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Français 3e : exercices corrigés pour réviser

Révise le français en troisième avec 12 exercices corrigés, dont un mini-contrôle sur 20. Grammaire, conjugaison, orthographe, réécriture, compréhension de texte et rédaction : choisis une difficulté, cherche sur une feuille, puis ouvre la correction pour comprendre chaque réponse.

NiveauTroisième
Parcours11 entraînements + 1 mini-contrôle
CorrectionsRéponses expliquées
ObjectifProgresser en cours et préparer le brevet

Pour progresser, écris avant de regarder le corrigé. Une réponse comprise à la lecture n’est pas toujours une réponse que tu sais retrouver seul. Après la correction, refais une question sans le modèle.

Accès rapide : grammaire · conjugaison · orthographe · réécriture · texte · rédaction · mini-contrôle.

Quels exercices de français choisir en 3e ?

Tu peux utiliser cette page avant un contrôle, après une absence ou pour reprendre le travail pendant une interruption des cours. Commence par le chapitre étudié en classe : tu n’as pas besoin de terminer tous les exercices en une séance.

Ce que tu veux travaillerExercicesObjectif concret
Grammaire1 à 3Analyser les mots, les propositions et les transformations.
Conjugaison4 et 5Former les temps et expliquer leur emploi.
Orthographe6 et 7Justifier un homophone ou un accord.
Réécriture8 et 9Appliquer une consigne sans oublier les changements.
Compréhension10Interpréter un texte avec des indices précis.
Rédaction11Développer un avis avec des arguments et un exemple.
Bilan12Travailler seul, puis utiliser le barème sur 20.

Prépare une feuille pour conserver tes essais. Pour les questions de langue, donne la réponse et sa justification. Pour les questions de lecture, adapte la longueur à la consigne : un relevé peut être court ; une interprétation demande une explication appuyée sur le texte.

Ces exercices sont des entraînements originaux. Ils travaillent plusieurs compétences utiles au brevet, sans constituer un sujet complet : tu peux compléter ce parcours par une dictée de préparation au brevet et une rédaction plus longue.

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Français 3e
Exercices et mini-contrôle

Grammaire : natures, fonctions et phrases complexes

La nature indique la classe d’un mot ou le type d’un groupe. La fonction précise son rôle dans la phrase, en relation avec un verbe, un nom ou l’ensemble de la phrase. Si tu hésites entre COD, COI et attribut, reprends le cours sur les fonctions grammaticales.

Exercice 1 — Donner la nature et la fonction

Pour chaque élément en gras, indique sa nature et sa fonction. Précise le mot auquel il se rattache lorsque c’est nécessaire.

  1. Mila ouvre la fenêtre.
  2. Les enfants répètent une scène.
  3. Sa réponse paraît convaincante.
  4. Nous parlons de ce roman.
  5. Elle relit un récit captivant.
  6. Demain, les acteurs répéteront.
Voir la correction de l’exercice 1
ÉlémentNatureFonction
la fenêtreGroupe nominalCOD du verbe « ouvre ».
Les enfantsGroupe nominalSujet du verbe « répètent ».
convaincanteAdjectif qualificatifAttribut du sujet « Sa réponse ».
de ce romanGroupe prépositionnelCOI du verbe « parlons ».
captivantAdjectif qualificatifÉpithète du nom « récit ».
DemainAdverbeComplément circonstanciel de temps de la phrase.

Comment vérifier ? « La fenêtre » peut être remplacé par « la » : « Mila l’ouvre ». « De ce roman » dépend de la construction « parler de » et peut être repris par « en » : « Nous en parlons ». « Convaincante » caractérise le sujet par l’intermédiaire de « paraît » ; « captivant » accompagne directement le nom « récit ».

Pour « demain », le déplacement conserve ici la construction : « Les acteurs répéteront demain ». Croise les indices : une seule question comme « quoi ? » ou un seul test de suppression ne suffit pas dans toutes les phrases.

Exercice 2 — Analyser trois subordonnées

  1. Le livre que tu cherches est sur la table.
  2. Je pense que ce livre te plaira.
  3. Quand la cloche sonne, les élèves ferment leur cahier.

Relève chaque proposition subordonnée, puis donne sa nature et sa fonction. Dans les deux premières phrases, précise aussi la nature de « que » et indique s’il occupe une fonction dans la subordonnée.

Voir la correction de l’exercice 2
  1. « que tu cherches » est une proposition subordonnée relative adjective, épithète du nom « livre ». Selon la terminologie de ton cours, tu peux rencontrer « complément de l’antécédent livre ». « Que » est un pronom relatif, COD de « cherches » : tu cherches le livre.
  2. « que ce livre te plaira » est une proposition subordonnée conjonctive complétive, COD de « pense ». « Que » est ici une conjonction de subordination : il introduit la proposition sans y occuper de fonction grammaticale.
  3. « Quand la cloche sonne » est une proposition subordonnée conjonctive circonstancielle de temps. Elle est complément circonstanciel de temps de la phrase et précise quand les élèves ferment leur cahier.

Le piège : reconnaître « que » ne suffit pas pour conclure à une relative. Dans la première phrase, il reprend un antécédent, « livre ». Dans la deuxième, il ne reprend aucun nom : toute la proposition complète « pense ».

Exercice 3 — Transformer une phrase sans changer son sens

  1. Mets à la voix passive en conservant le temps : « Les animateurs ont préparé l’exposition. »
  2. Mets à la voix active en conservant le temps : « Les affiches seront installées par les élèves. »
  3. Un lundi, Léa a annoncé : « Je présenterai mon projet demain. » Tu racontes cette annonce plusieurs semaines après. Passe au discours indirect en commençant par « Ce lundi-là, Léa a annoncé… ».
  4. Passe au discours indirect : « Sami demande à Zoé : “As-tu terminé ton affiche ?” »
Voir la correction de l’exercice 3
  1. L’exposition a été préparée par les animateurs. Le COD de la phrase active devient sujet. « A été préparée » est au passé composé de la voix passive ; « préparée » s’accorde avec « l’exposition ».
  2. Les élèves installeront les affiches. « Les élèves » devient sujet et « les affiches » devient COD. Le futur simple est conservé.
  3. Ce lundi-là, Léa a annoncé qu’elle présenterait son projet le lendemain. « Je » devient « elle », « mon » devient « son » et « demain » devient « le lendemain ». Le conditionnel présent « présenterait » exprime un événement futur par rapport à l’annonce passée.
  4. Sami demande à Zoé si elle a terminé son affiche. L’interrogation indirecte est introduite par « si ». L’ordre sujet-verbe est rétabli et le point d’interrogation disparaît. Le verbe introducteur reste au présent.

Les changements de temps et de repères dépendent de la situation dans laquelle les paroles sont rapportées. Pour revoir ces transformations, consulte le cours sur le discours direct et indirect.

Conjugaison : former un temps et expliquer sa valeur

Une question de conjugaison peut demander deux choses différentes : former le verbe ou expliquer pourquoi ce temps est employé. Pour la première, identifie le sujet et le temps demandé. Pour la seconde, lis toute la phrase et observe les repères comme « chaque soir » ou « soudain ».

Exercice 4 — Conjuguer au temps demandé

  1. Chaque soir, nous (relire, imparfait) notre dialogue.
  2. Soudain, elle (apercevoir, passé simple) une silhouette.
  3. Les élèves (venir, passé simple) saluer le public.
  4. Demain, tu (pouvoir, futur simple) terminer ton texte.
  5. Nous (ranger, passé composé) les livres.
  6. Il faut que vous (être, subjonctif présent) attentifs.
Voir la correction de l’exercice 4
  1. Nous relisions : imparfait de l’indicatif, terminaison « -ions ».
  2. Elle aperçut : passé simple de l’indicatif, avec une cédille devant « u ».
  3. Les élèves vinrent : passé simple de « venir », à la troisième personne du pluriel.
  4. Tu pourras : futur simple de l’indicatif, radical « pourr- » et terminaison « -as ».
  5. Nous avons rangé : auxiliaire « avoir » au présent et participe passé. Le COD « les livres » est après le verbe : « rangé » reste invariable ici.
  6. Il faut que vous soyez attentifs : « soyez » est au subjonctif présent, dans la subordonnée introduite après « il faut que ».

Pour les temps de l’indicatif, entraîne-toi à retrouver ensemble la personne, le radical et la terminaison avec les tableaux de conjugaison. À un temps composé, n’oublie pas l’auxiliaire.

Exercice 5 — Identifier les temps et leurs valeurs

Donne le temps de chaque verbe en gras, puis explique sa valeur dans le contexte.

  1. Chaque hiver, nous partions chez nos grands-parents.
  2. Le soleil éclairait les façades ; la place était déserte.
  3. Elle referma le livre et se leva.
  4. Il m’a expliqué qu’il reviendrait le lendemain.
  5. Si j’avais davantage de temps, je lirais ce roman.
Voir la correction de l’exercice 5
  1. Imparfait d’habitude : « chaque hiver » indique une action répétée dans le passé.
  2. Imparfaits de description : les deux verbes installent le décor, à l’arrière-plan du récit.
  3. Passés simples : les deux actions sont présentées comme achevées et se succèdent au premier plan du récit.
  4. Conditionnel présent à valeur de futur dans le passé : le retour est postérieur à l’explication, elle-même située dans le passé.
  5. Conditionnel présent à valeur hypothétique : la lecture dépend d’une condition, « si j’avais davantage de temps ». Dans cette construction, la proposition introduite par « si » est à l’imparfait.

À éviter : « imparfait = action longue » et « passé simple = action courte ». La durée réelle ne suffit pas à choisir le temps : c’est aussi la manière de présenter l’action et son rôle dans le récit qui comptent.

Orthographe : homophones et accords du participe passé

Ne choisis pas seulement à l’oreille. Identifie la construction de la phrase, puis utilise un remplacement ou une règle d’accord. Pour reprendre les bases, consulte les homophones grammaticaux et l’accord du participe passé.

Exercice 6 — Choisir la bonne forme et justifier

  1. Lina (a / à) prêté (son / sont) livre (a / à) Noé.
  2. Ils (on / ont) terminé et (ce / se) reposent.
  3. Elle (c’est / s’est) levée tôt : (c’est / s’est) un jour important.
  4. Veux-tu lire (ou / où) préfères-tu écrire ? Voici la salle (ou / où) nous répétons.
  5. Ils vont (préparer / préparé) le spectacle qu’ils ont (imaginer / imaginé).
Voir la correction de l’exercice 6
  1. Lina a prêté son livre à Noé. « A » est l’auxiliaire avoir : on peut dire « avait prêté ». « Son » est un déterminant possessif, remplaçable par « mon ». « À » est une préposition.
  2. Ils ont terminé et se reposent. « Ont » peut être remplacé par « avaient ». « Se » appartient au verbe pronominal « se reposer » : « je me repose ».
  3. Elle s’est levée tôt : c’est un jour important. « S’est levée » correspond à « se lever » au passé composé. Dans « c’est », le pronom démonstratif « c’ » peut être développé en « cela ».
  4. Veux-tu lire ou préfères-tu écrire ? Voici la salle où nous répétons. « Ou » propose un choix, comme « ou bien ». Le pronom relatif « où » renvoie ici à un lieu, « la salle ».
  5. Ils vont préparer le spectacle qu’ils ont imaginé. Après « vont », l’infinitif convient : « ils vont faire ». Après l’auxiliaire « ont », il faut un participe passé : « qu’ils ont fait ». « Imaginé » s’accorde avec le COD « qu’ », placé avant et reprenant « le spectacle », masculin singulier.

Exercice 7 — Accorder les participes passés

Écris le participe passé du verbe entre parenthèses et justifie sa terminaison. La dernière phrase constitue un défi supplémentaire.

  1. Les filles sont (rentrer) tard.
  2. Les lettres qu’elle a (écrire) ont été (envoyer) hier.
  3. Nous avons (rencontrer) nos voisins.
  4. Elles se sont (parler) après le cours.
  5. Elles se sont (laver) les mains.
  6. Les lettres qu’elles se sont (envoyer) sont arrivées lundi.
Voir la correction de l’exercice 7
  1. Rentrées. Avec l’auxiliaire être, hors cas des verbes pronominaux, le participe passé s’accorde avec le sujet « Les filles », féminin pluriel.
  2. Écrites ; envoyées. Dans « qu’elle a écrites », le COD « qu’ » reprend « les lettres » et précède le participe employé avec avoir. Dans « ont été envoyées », la construction est passive : « envoyées » s’accorde avec le sujet « Les lettres ». « Été » reste invariable.
  3. Rencontré. Le COD « nos voisins » suit le participe employé avec avoir : pas d’accord.
  4. Parlé. On parle à quelqu’un : « se » est COI et il n’y a pas de COD. Le participe reste invariable.
  5. Lavé. Elles ont lavé quoi ? « Les mains », COD placé après le participe. « Se » est COI : le participe reste invariable.
  6. Envoyées. Elles ont envoyé quoi ? Les lettres, reprises par « qu’ », COD placé avant. Elles les ont envoyées à qui ? L’une à l’autre : « se » est COI. L’accord se fait avec le COD antéposé, féminin pluriel.

Le piège : avec un verbe pronominal, la présence de l’auxiliaire être ne suffit pas pour accorder automatiquement avec le sujet. Dans ces trois derniers exemples, il faut analyser les compléments.

Réécriture : changer la personne ou le temps

Lis d’abord la consigne, puis repère les verbes, les pronoms et les déterminants concernés. Réécris ensuite tout le passage. Termine par deux relectures : une pour les transformations, une pour les mots qui devaient être recopiés sans changement.

Exercice 8 — Passer de « je » à « nous »

Réécris ce passage en remplaçant « je » par « nous », qui désigne plusieurs filles. Fais toutes les modifications nécessaires et conserve le passé composé.

Je suis entrée dans la salle. Je me suis installée au premier rang et j’ai ouvert mon cahier.

Voir la correction de l’exercice 8

Nous sommes entrées dans la salle. Nous nous sommes installées au premier rang et nous avons ouvert notre cahier.

  • Les trois pronoms sujets « Je », « Je » et « j’ » deviennent « Nous », « Nous » et « nous ».
  • Les deux formes « suis » deviennent « sommes » ; « ai » devient « avons ».
  • Le pronom réfléchi « me » devient « nous ».
  • « Entrée » et « installée » deviennent « entrées » et « installées », au féminin pluriel.
  • Le déterminant possessif « mon » devient « notre ».

Il y a dix formes modifiées. « Ouvert » ne change pas : son auxiliaire est avoir et le COD « notre cahier » est placé après. On conserve aussi « au premier rang », qui n’a pas à passer au pluriel.

Exercice 9 — Passer du présent à l’imparfait

Réécris le passage en mettant les cinq verbes conjugués à l’imparfait. Conserve les personnes et les autres mots.

Nous avançons dans le couloir. Nous voyons une porte ouverte. Au fond, une lampe éclaire la pièce ; je prends mon carnet et tu attends près de la fenêtre.

Voir la correction de l’exercice 9

Nous avancions dans le couloir. Nous voyions une porte ouverte. Au fond, une lampe éclairait la pièce ; je prenais mon carnet et tu attendais près de la fenêtre.

Les cinq transformations sont : « avançons → avancions », « voyons → voyions », « éclaire → éclairait », « prends → prenais » et « attends → attendais ».

Deux formes à surveiller : dans « avancions », le « c » n’a pas de cédille devant « i ». Dans « voyions », le « y » du radical est suivi du « i » de la terminaison « -ions ». « Ouverte » ne se transforme pas en verbe conjugué : c’est ici un participe employé comme adjectif, qui qualifie « porte ».

Compréhension de texte : répondre avec des indices précis

Lis le texte une première fois pour comprendre la situation, puis relis-le avec les questions. Une citation utile doit soutenir ta réponse : explique ce qu’elle montre. Pour approfondir cette démarche, consulte la méthode d’analyse de texte au brevet.

Exercice 10 — Lire « La première lecture »

Texte original d’entraînement. Les numéros renvoient aux paragraphes.

La première lecture

1. Au fond de la bibliothèque, les chaises formaient un demi-cercle. Je tenais contre moi le cahier dans lequel j’avais écrit mon histoire. Depuis une semaine, je la relisais chaque soir, mais, devant les autres, je ne retrouvais plus la première phrase.

2. Quand mon prénom résonna, je me levai. Mon cahier tremblait entre mes mains comme une feuille dans le vent. Je cherchai Nora du regard ; elle me sourit, et j’entendis de nouveau le bruit calme de la pluie contre les vitres.

3. Les premiers mots sortirent à peine. Je repris mon souffle, puis je ralentis. À mesure que je lisais, je levais davantage les yeux. Les visages ne disparaissaient plus derrière les pages : ils accompagnaient mon récit.

4. À la dernière phrase, personne ne parla tout de suite. Ce silence me sembla d’abord interminable. Puis Nora leva la main : « Tu peux relire le début ? J’aimerais l’entendre encore. » Je baissai les yeux vers la page. Cette fois, les mots m’attendaient.

  1. Où se déroule la scène et que doit faire le personnage qui raconte ?
  2. Quel sentiment domine au début ? Justifie avec deux indices pris dans les paragraphes 1 et 2.
  3. Dans « Mon cahier tremblait entre mes mains comme une feuille dans le vent », identifie la figure de style et explique son effet.
  4. Le récit adopte-t-il principalement un point de vue interne, externe ou omniscient ? Justifie autrement qu’en relevant seulement « je ».
  5. Identifie les temps de « formaient » et de « me levai ». Explique le rôle de chacun dans ce passage.
  6. Comment la demande de Nora éclaire-t-elle le silence du dernier paragraphe ? Appuie ta réponse sur ses paroles.
  7. La fin te paraît-elle encourageante ? Développe ton avis en quatre ou cinq phrases en t’appuyant sur deux détails du texte.
Voir la correction de l’exercice 10
  1. La scène se déroule dans une bibliothèque. Le personnage qui raconte doit lire devant un groupe l’histoire écrite dans son cahier. Le demi-cercle de chaises et la lecture devant « les autres » permettent de comprendre la situation.
  2. Le personnage éprouve du trac, de l’appréhension. Au paragraphe 1, « je ne retrouvais plus la première phrase » révèle un blocage malgré la préparation. Au paragraphe 2, « Mon cahier tremblait entre mes mains » traduit physiquement cette inquiétude. Les deux indices se complètent.
  3. C’est une comparaison. Le cahier est comparé à une feuille agitée par le vent, avec l’outil « comme ». L’image rend le tremblement visible et souligne la fragilité ressentie au moment de commencer.
  4. Le point de vue est interne. Le lecteur suit les perceptions et les difficultés du personnage qui raconte : son oubli initial, le bruit de la pluie qu’il entend, puis son impression que le silence est « interminable ». Le texte ne donne pas un accès direct aux pensées de Nora. Le pronom « je » identifie un narrateur-personnage, mais l’accès à son expérience justifie ici le point de vue.
  5. « Formaient » est à l’imparfait de description : il installe le décor. « Me levai » est au passé simple : il présente une action de premier plan qui fait avancer la scène, après l’appel du prénom.
  6. La demande de Nora permet d’interpréter le silence comme compatible avec une écoute attentive. Elle souhaite réentendre le début : « J’aimerais l’entendre encore. » Ses paroles témoignent d’un intérêt pour le récit. Elles ne prouvent pas ce que pensent tous les autres, mais elles donnent au personnage un signe d’encouragement.
  7. Exemple de réponse : « Cette fin me paraît encourageante parce que le personnage réussit à poursuivre sa lecture malgré le trac. Au troisième paragraphe, il lève davantage les yeux, ce qui montre qu’il ose regarder son public. Ensuite, Nora lui demande de relire le début : son histoire a donc suscité l’intérêt d’au moins une personne. La dernière phrase, “les mots m’attendaient”, suggère enfin qu’il retrouve de l’aisance face à son texte. »

Pour la dernière question, une réponse plus nuancée est possible, par exemple en soulignant que le personnage reste sensible au silence. L’essentiel est de défendre ton interprétation avec des détails exacts. Ne transforme pas une impression en certitude : le texte ne dit pas que tout le groupe applaudit ou admire le récit.

Rédaction : construire un paragraphe argumenté

Avant d’écrire, formule ta réponse au sujet en une phrase. Choisis ensuite deux raisons qui la soutiennent et un exemple concret. Les connecteurs servent à rendre le raisonnement lisible ; ils ne remplacent pas les arguments.

Exercice 11 — Défendre un avis avec un exemple

Sujet : lire à voix haute devant un groupe peut-il aider à prendre confiance en soi ?

Rédige un paragraphe de 100 à 140 mots. Défends une réponse nuancée avec deux arguments et un exemple précis. Tu peux t’appuyer sur « La première lecture » ou sur une autre situation. Cette longueur est une consigne d’entraînement propre à cet exercice.

Voir une proposition de correction de l’exercice 11

Une réponse possible :

Lire à voix haute devant un groupe peut aider à prendre confiance, à condition que les auditeurs restent bienveillants. D’abord, réussir à aller au bout d’un texte montre que le trac n’empêche pas forcément d’agir. Dans « La première lecture », le personnage commence avec difficulté, puis ose regarder les visages autour de lui. Ensuite, les réactions du public peuvent lui faire découvrir que ses idées intéressent les autres. La demande de Nora donne ainsi une raison de poursuivre et de recommencer. Cependant, cette expérience ne produit pas toujours immédiatement les mêmes effets : des moqueries ou une tâche trop difficile peuvent décourager. Pour progresser, on peut donc commencer par un passage court, devant quelques personnes, puis élargir progressivement le groupe.

Pourquoi ce paragraphe répond-il au sujet ?

  • Il formule une réponse dès la première phrase et pose une condition : la bienveillance du groupe.
  • Il distingue deux arguments : constater sa capacité à agir malgré le trac, puis recevoir des signes d’intérêt.
  • Il utilise un exemple précis : l’évolution du personnage et la demande de Nora.
  • Il apporte une nuance et propose une progression adaptée.

Tu peux défendre une autre réponse. Vérifie surtout que tu expliques tes arguments, que ton exemple leur correspond et que tu reviens au sujet. Relis ensuite les accords, les temps et la ponctuation. Pour développer un texte plus long, utilise la méthode de rédaction du brevet.

Mini-contrôle de français 3e corrigé — sur 20

Prévois environ 25 minutes, puis quelques minutes pour te corriger. Travaille sans ouvrir les réponses précédentes et adapte la durée à tes besoins. Ce bilan est un sujet original d’entraînement en lecture et en langue, avec un barème proposé ; il ne remplace pas un brevet blanc complet.

Exercice 12 — Vérifier tes acquis

À l’approche du concours, Lina répétait chaque soir son discours. Les phrases qu’elle avait écrites lui semblaient trop longues. Un jour, son frère lui proposa de l’écouter. Elle lut son texte, puis supprima quelques répétitions. Le lendemain, Lina était plus sereine : elle savait enfin comment commencer.

  1. Pourquoi peut-on penser que Lina progresse au cours du texte ? Donne une réponse, cite un indice et explique-le. 3 points
  2. Dans « son frère lui proposa de l’écouter », donne la nature et la fonction de « son frère », puis de « lui ». 4 points
  3. Dans « Les phrases qu’elle avait écrites », donne la nature et la fonction de « qu’ », puis explique l’accord d’« écrites ». 4 points
  4. Identifie le temps et la valeur de « répétait », puis le temps et la valeur de « proposa ». 4 points
  5. Réécris la phrase suivante en remplaçant « Elle » par « Elles » et fais toutes les modifications nécessaires : « Elle était sereine : elle savait comment commencer. » 5 points
Voir la correction et le barème du mini-contrôle

1. Compréhension — 3 points. Lina progresse parce qu’elle améliore son discours et aborde la suite avec davantage de confiance. L’expression « supprima quelques répétitions » montre qu’elle retravaille son texte pour le rendre moins répétitif. Accorde 1 point pour une réponse pertinente, 1 point pour un indice exact et 1 point pour son explication. Une réponse fondée sur « plus sereine » ou « elle savait enfin comment commencer » convient également si elle est expliquée.

2. Natures et fonctions — 4 points. « Son frère » est un groupe nominal, sujet du verbe « proposa » : 1 point pour chaque indication. « Lui » est un pronom personnel, COI du verbe « proposa » : 1 point pour chaque indication. Il signifie « à Lina ». Si ton cours emploie « complément d’objet second » pour ce complément, cette réponse est également recevable ici.

3. Pronom relatif et accord — 4 points. « Qu’ » est un pronom relatif : 1 point. Il est COD du verbe « avait écrites » : 1 point. Le participe est employé avec avoir et le COD est placé avant : 1 point. Ce COD reprend « Les phrases », féminin pluriel, d’où « écrites » : 1 point.

4. Temps et valeurs — 4 points. « Répétait » est à l’imparfait : 1 point ; il exprime une habitude, indiquée par « chaque soir » : 1 point. « Proposa » est au passé simple : 1 point ; il présente un événement de premier plan, survenu « un jour », qui fait avancer le récit : 1 point.

5. Réécriture — 5 points. Elles étaient sereines : elles savaient comment commencer. Accorde 1 point pour chacune des cinq transformations : « Elle → Elles », « était → étaient », « sereine → sereines », « elle → elles », « savait → savaient ». « Comment commencer » reste inchangé. Signale séparément les éventuelles erreurs de copie pour les retravailler.

Total : 3 + 4 + 4 + 4 + 5 = 20 points. Ce barème sert à suivre tes progrès sur cet entraînement. Il ne permet pas de prévoir ta note au brevet.

Comment utiliser tes erreurs pour progresser ?

Après la correction, note une erreur, sa cause et la règle utile. Par exemple : « J’ai écrit “elles se sont parlées” parce que j’ai accordé automatiquement avec le sujet. Or on parle à quelqu’un : “se” est COI, donc “parlé” reste invariable dans cette phrase. »

  1. Choisis une difficulté précise. Reprends la question où tu as hésité, même si tu as finalement trouvé la bonne réponse.
  2. Explique la correction avec tes mots. Pour un accord, nomme le sujet ou le COD ; pour une lecture, cite l’indice qui t’avait échappé.
  3. Refais la question sans aide lors d’une autre séance. Vérifie que tu retrouves la démarche et pas seulement la phrase apprise.
  4. Change légèrement l’exemple. Passe un groupe au pluriel, déplace un COD ou invente une phrase avec le même temps, puis vérifie le résultat avec le cours.

Si tu manques de temps, travaille deux exercices d’un même domaine, corrige-les, puis arrête-toi sur une règle à retenir. Pour organiser la suite, retrouve les cours de français du collège et le parcours de révision du brevet.

Si plusieurs leçons te manquent après une absence ou un blocus, utilise la méthode pour rattraper les cours au collège. Récupère d’abord le travail demandé, puis sélectionne ici les exercices correspondant aux notions à reprendre.

Questions fréquentes sur les exercices de français en 3e

Par quels exercices commencer si j’ai des difficultés en français ?

Commence par une compétence vue récemment en classe. Les exercices 1 et 4 permettent de reprendre l’analyse de la phrase et la conjugaison ; l’exercice 6 travaille les homophones. Si une correction reste difficile à comprendre, revois le cours lié avant de passer à la suite.

Quelle différence entre la nature et la fonction d’un mot ?

La nature est sa classe grammaticale ; la fonction est son rôle dans une phrase donnée. Dans « un récit captivant », « captivant » est un adjectif épithète de « récit ». Dans « Ce récit est captivant », c’est toujours un adjectif, mais il est attribut du sujet « Ce récit ».

Comment réussir une réécriture au brevet ?

Repère exactement ce que la consigne change : personne, nombre, genre ou temps. Prépare les modifications, recopie tout le passage, puis vérifie les verbes, les pronoms, les déterminants et les accords. Relis aussi les mots inchangés : une transformation réussie ne dispense pas d’une copie attentive.

Faut-il toujours citer le texte dans une réponse de compréhension ?

Suis la consigne. Pour un relevé, donne les éléments demandés. Pour une interprétation ou une justification, appuie ta réponse sur un indice précis, souvent une courte citation, puis explique le lien avec ton idée. Recopier un long passage sans l’expliquer ne suffit pas.

Les exercices couvrent-ils tout le programme de français de troisième ?

Non. Ils proposent un parcours transversal en langue, lecture et écriture. Complète-les avec les œuvres et les séquences étudiées en classe, des dictées, des sujets de rédaction plus longs et les autres activités demandées par ton professeur. Le mini-contrôle reste un bilan partiel.

Puis-je utiliser ces exercices pour rattraper des cours ?

Oui, en suivant les chapitres indiqués par ton professeur. Commence avec le cours à côté de toi, puis refais quelques questions sans aide. Garde une liste des points que tu ne comprends pas encore pour demander une explication précise lors de la reprise.