PrimaireDictees dhomophones cm1 cm2 lecon et exercices

Dictées d’homophones en CM1-CM2

Un seul son, deux écritures : a ou à, on ou ont, ce ou se… Les dictées d’homophones t’apprennent le réflexe qui sauve des points : prouver chaque choix.

Matière
Français
Chapitre
Dictées d’homophones
Niveau
CM1-CM2 — programme 2026-2027
Sections
Méthode de substitution, Paires du CM, Relecture, Dictées ciblées, Entraînement, FAQ

Pourquoi des dictées spéciales homophones ?

Une dictée d’homophones ne teste pas ton oreille — elle ne peut pas : a et à, on et ont, ce et se s’y prononcent exactement pareil. Elle teste un raisonnement. Pour choisir la bonne écriture, il faut identifier ce que le mot FAIT dans la phrase : verbe ou petit mot invariable, déterminant ou pronom. C’est pour cela que les fautes d’homophones résistent aux leçons apprises par cœur : tant que le réflexe d’analyse n’est pas installé, la main écrit le premier venu. Le programme du cycle 3 fait d’ailleurs des dictées régulières, sous toutes leurs formes, un entraînement à part entière de l’orthographe grammaticale.

La bonne stratégie tient en deux outils : un test de substitution par paire, et des dictées courtes qui obligent à choisir plusieurs fois de suite. Savoir reconnaître la nature des mots rend chaque test presque automatique.

La méthode de substitution : le test qui ne ment pas

Chaque paire d’homophones se départage en essayant un mot de remplacement. Si la phrase reste correcte, c’est la forme verbale ; sinon, c’est l’autre écriture. Les tests s’appuient presque tous sur les conjugaisons d’être et avoir :

J’hésite entre…Le testExemple
a / à« avait » possible → aIl a (avait) gagné. Il joue à midi.
est / et« était » possible → est ; « et puis » → etElle est (était) prête, et (et puis) elle part.
on / ont« avaient » possible → ont ; « il » → onOn (il) part. Ils ont (avaient) faim.
son / sont« étaient » possible → sont ; « le sien » → sonIls sont (étaient) là. Son (le sien) sac pèse.
ou / où« ou bien » possible → ou ; un lieu → oùFromage ou (ou bien) fruit ? Le pays où je vis.
ce / severbe qui suit (je me…) → se ; devant un nom → ceIl se (je me) lève. Ce chien aboie.
Un homophone ne se devine pas, il se prouve. Remplace par avait, était, avaient ou étaient : si la phrase tient debout, c’est le verbe ; si elle s’effondre, c’est l’autre écriture. Deux secondes de test, un point de gagné.

Quelles paires travailler, du CM1 au CM2 ?

Toutes les paires ne se travaillent pas en même temps. Dans la plupart des classes, la progression ressemble à ceci :

RepèrePairesObjectif
Vues au CE, à consolidera / à, est / et, on / ontZéro hésitation, même en fin de dictée
Cœur du CM1son / sont, ou / où, la / làInstaller le test de substitution
Cap du CM2ce / se, ces / ses, c’est / s’estRaisonner sur la nature des mots
L’erreur ne vient presque jamais d’une règle ignorée : elle vient d’une question qu’on ne s’est pas posée. En fin de dictée, fatigué, on écrit « à » ou « est » en pilote automatique. Le vrai travail des dictées d’homophones, c’est d’installer le déclic : chaque [a], chaque [é], chaque [on] entendu doit allumer le test.

La relecture spéciale homophones

Les correcteurs le savent : la plupart des fautes d’homophones se rattrapent à la relecture — à condition d’en faire une passe dédiée. Après avoir relu le sens et les accords, reprends ta dictée une dernière fois, crayon en main, en ne cherchant QUE les homophones : souligne chaque a, et, on, son, ou, ce… et justifie ton choix dans ta tête. Ce rituel prend une minute et devient vite un réflexe d’expert, celui qu’on attend de toi au collège.

Une dictée, trois relectures : le sens, les accords, les homophones. La troisième est la plus rentable — c’est elle qui transforme une dictée moyenne en bonne dictée.

Exercices d’application

Quatre dictées courtes à faire dicter, chacune saturée d’une ou deux paires. Après l’écriture, compare mot à mot, puis explique chaque homophone à voix haute : c’est l’explication qui ancre le réflexe.

Dictée ciblée : a / à et est / et

Marius a rangé son vélo à la cave : il est fier et il a promis à sa sœur de l’aider.

a (avait) rangé, a (avait) promis → verbe avoir. à la cave, à sa sœur → préposition, « avait » impossible. est (était) fier → verbe être. et (et puis) il a promis → conjonction.

Dictée ciblée : on / ont et son / sont

On frappe à la porte : les voisins ont apporté un gâteau. Ils sont ravis, et chacun montre son plus beau sourire.

On (il) frappe → pronom. ont (avaient) apporté → verbe avoir. sont (étaient) ravis → verbe être. son (le sien) sourire → déterminant possessif.

Dictée ciblée : ou / où et la / là

Où irons-nous dimanche : la rivière ou la forêt ? Là-bas, on verra la cabane où tu as dormi.

Où irons-nous, la cabane où → lieu, accent. ou (ou bien) la forêt → choix. la rivière, la forêt, la cabane → déterminant. Là-bas → lieu montré du doigt, accent.

Dictée ciblée : ce / se et c’est / s’est (CM2)

Ce matin, mon frère s’est levé tôt : il se prépare pour ce tournoi, et c’est lui qui se charge des maillots.

Ce matin, ce tournoi → déterminant devant un nom. se prépare, se charge (je me prépare, je me charge) → verbes pronominaux. s’est levé → passé composé pronominal (je me suis levé). c’est lui (cela est) → présentation.

Entraînement

Complète : « Léa … choisi un livre. »

  • a
  • à
  • as

« Léa avait choisi » fonctionne : c’est le verbe avoir, sans accent. « as » ne va qu’avec tu.

Complète : « Les joueurs … prêts. »

  • son
  • sont
  • sons

« Les joueurs étaient prêts » fonctionne : verbe être, donc sont. « Son » annoncerait un objet possédé.

Complète : « Dis-moi … tu habites. »

  • ou
  • houx

On parle d’un lieu et « ou bien » est impossible : c’est où, avec l’accent.

Complète : « Il … douche avant l’école. »

  • se
  • ce
  • ceux

Se doucher est un verbe pronominal : je me douche, il se douche. « Ce » se placerait devant un nom.

« Il a soif » : on peut dire « il avait soif », donc a s’écrit sans accent.

Pour vérifier « est », remplace-le par était.

« Ses » indique que les objets lui appartiennent : il range ses affaires.

Quand on peut dire « ou bien », on écrit ou sans accent.

a ou à ?

a = avait (verbe avoir) ; à = petit mot invariable

Il a dormi à l’hôtel.

est ou et ?

est = était (verbe être) ; et = et puis

Le ciel est gris et bas.

on ou ont ?

ont = avaient ; on = il

On dirait qu’ils ont gagné.

son ou sont ?

sont = étaient ; son = le sien

Ses coéquipiers sont dans son équipe.

ou / où ?

ou = ou bien ; où = un lieu ou un moment

Thé ou chocolat ? Voilà où j’hésite.

ce ou se ?

se + verbe (je me…) ; ce + nom

Ce chien se gratte.

Questions fréquentes

Quels homophones faut-il maîtriser en CM1-CM2 ?

Les paires a/à, est/et, on/ont vues au CE se consolident, puis viennent son/sont, ou/où et la/là, et enfin ce/se, ces/ses et c’est/s’est vers le CM2. Chaque paire se départage par un test de substitution, pas à l’oreille.

Quelle est l’astuce pour ne plus confondre a et à ?

Remplacer par « avait » : si la phrase reste correcte, c’est le verbe avoir et on écrit a sans accent. Sinon, c’est la préposition à. « Il a (avait) plu » fonctionne ; « il joue à (avait ?) midi » ne fonctionne pas.

Comment différencier ce et se ?

Se accompagne toujours un verbe pronominal : il se lave, je me lave. Ce se place devant un nom pour le désigner : ce cahier, ce soir. Si on peut conjuguer avec « je me », c’est se ; si un nom suit, c’est ce.

Pourquoi les fautes d’homophones persistent-elles en CM2 ?

Parce que la règle est sue, mais le réflexe pas encore automatisé : en fin de dictée, l’attention baisse et la main écrit la forme la plus fréquente. Des dictées courtes et ciblées, plus une relecture consacrée aux seuls homophones, installent l’automatisme — qui continue de se consolider au collège.

Les homophones sont-ils au programme du CM1-CM2 ?

Le programme de cycle 3 en vigueur prescrit des dictées régulières sous des formes variées et insiste sur l’orthographe grammaticale, sans dresser de liste officielle de paires. Distinguer les homophones mobilise exactement ce qu’il vise : reconnaître la nature des mots et les formes des verbes être et avoir.