LycéeEchantillonnage seconde cours fluctuation exemples

Statistiques et échantillonnage en seconde

Moyenne, médiane, quartiles, écart type, données regroupées en classes et fréquences conditionnelles : apprends à décrire une série, puis à comprendre la fluctuation d’échantillonnage avec des simulations Python et 20 exercices corrigés.

Matière
Mathématiques
Niveau
Seconde générale et technologique — 2026-2027
Objectif
Calculer, comparer et interpréter des données
Entraînement
20 exercices corrigés, 12 QCM, 12 phrases à trous et 12 cartes

Lire les données

Des temps de trajet, les réponses à un sondage ou les résultats de 200 lancers de pièce forment des séries de données. Les statistiques servent à les organiser et à en dégager des informations. Avant tout calcul, demande-toi qui est étudié, ce qui est mesuré et dans quelle unité. Une moyenne de 12 ne signifie rien tant que tu ignores s’il s’agit de minutes, de centimètres ou d’euros.

La population est l’ensemble auquel on s’intéresse. Un individu est une unité de cette population : une personne, mais aussi une plante ou un objet. Un échantillon est un ensemble d’individus sélectionnés dans cette population. Si tous les élèves d’une classe répondent à une enquête portant uniquement sur cette classe, il s’agit d’un recensement de cette population, pas nécessairement d’un échantillon incomplet.

Le caractère, aussi appelé variable statistique, est ce qu’on observe. Le moyen de transport est qualitatif ; le nombre de livres lus ou la durée d’un trajet sont quantitatifs. Un code postal reste une catégorie : faire la moyenne de ses chiffres n’a pas de sens pour décrire un lieu.

Effectif et fréquence

L’effectif d’une valeur ou d’une catégorie est le nombre d’observations correspondantes. Pour un effectif total N non nul :

Fréquence = effectif de la catégorie ÷ effectif total.

Avec 88 résultats « pile » sur 200 lancers, on obtient 88/200 = 0,44, soit 44 %. La fréquence est comprise entre 0 et 1 ; le pourcentage correspondant est compris entre 0 % et 100 %. Lorsque les catégories couvrent tous les cas sans se chevaucher, leurs effectifs totalisent N et leurs fréquences totalisent 1, à d’éventuels arrondis près.

Trois vérifications utiles : compte les observations, repère les unités et vérifie le dénominateur. Toutes les données numériques des exemples et exercices de cette fiche sont fictives, sauf les sorties de simulation, produites par le programme présenté.

Moyenne et médiane

Calculer une moyenne simple ou pondérée

Pour N valeurs x1, …, xN, la moyenne, notée x̄, est la somme des valeurs divisée par N. Si les valeurs distinctes xi sont regroupées avec leurs effectifs ni, chaque valeur doit être comptée autant de fois qu’elle apparaît :

x̄ = (n1x1 + … + nkxk)/(n1 + … + nk).

Une série contient deux trajets de 5 minutes, trois de 10 minutes et un de 20 minutes. Sa moyenne vaut (2 × 5 + 3 × 10 + 1 × 20)/6 = 10 minutes. Diviser 5 + 10 + 20 par 3 traiterait les trois durées comme si elles avaient le même effectif.

Pour réunir deux groupes, on pondère également leurs moyennes par leurs effectifs. Un groupe de 10 personnes ayant une moyenne de 12 et un groupe de 30 personnes ayant une moyenne de 16 donnent une moyenne globale de (10 × 12 + 30 × 16)/40 = 15. La moyenne simple de 12 et 16, égale à 14, serait ici incorrecte.

Trouver la médiane

  1. Range toutes les valeurs dans l’ordre croissant, en conservant les répétitions.
  2. Si N est impair, prends la valeur de rang (N + 1)/2.
  3. Si N est pair, utilise la convention usuelle : la moyenne des deux valeurs centrales, de rangs N/2 et N/2 + 1.

Pour 4 ; 7 ; 9 ; 12 ; 18, la médiane est 9. Pour 4 ; 7 ; 9 ; 12, elle vaut (7 + 9)/2 = 8 : elle n’est donc pas forcément une valeur observée. Une médiane m vérifie qu’au moins la moitié des observations sont inférieures ou égales à m et qu’au moins la moitié sont supérieures ou égales à m. Avec des valeurs répétées, les deux groupes peuvent se chevaucher.

Les rappels détaillés de calcul se trouvent dans la fiche moyenne et médiane au collège.

Comprendre l’effet d’une valeur extrême

Considère sept temps d’attente, en minutes : 6 ; 8 ; 10 ; 12 ; 13 ; 14 ; 21. La somme vaut 84, donc la moyenne est 12 minutes ; la quatrième valeur donne également une médiane de 12 minutes. Si l’on remplace 21 par 84, la somme devient 147 et la moyenne 21 minutes. La médiane reste 12 minutes.

La moyenne tient compte de toutes les valeurs ; la médiane dépend de leur ordre. Elles répondent à des questions différentes. Une attente de 84 minutes peut être réelle : il faut vérifier le contexte avant de parler d’erreur ou de supprimer la donnée. Ajouter ou retirer une observation peut aussi déplacer les rangs centraux et modifier la médiane.

Linéarité : si chaque valeur x devient ax + b, la moyenne devient ax̄ + b. Ajouter 3 minutes à chaque trajet augmente ainsi la moyenne de 3 minutes. Convertir toutes les durées de minutes en secondes multiplie leur moyenne par 60.

Mesurer la dispersion

Une moyenne seule ne décrit pas la régularité d’une série. Les séries 9 ; 10 ; 10 ; 11 et 0 ; 10 ; 10 ; 20 ont toutes deux une moyenne et une médiane de 10. Pourtant, leurs valeurs sont beaucoup plus dispersées dans le second cas.

Étendue et quartiles

L’étendue vaut maximum − minimum. Elle est facile à calculer, mais ne renseigne que sur les deux extrêmes. Pour les deux séries précédentes, les étendues sont respectivement 2 et 20.

Dans cette fiche, on utilise la convention scolaire française des quartiles : dans la série ordonnée, Q1 est la valeur de rang N/4 arrondi à l’entier supérieur ; Q3 est celle de rang 3N/4 arrondi à l’entier supérieur. Si le rang calculé est déjà entier, on le conserve. On arrondit le rang, pas la valeur observée.

Pour 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12, N = 11. Les rangs sont 3 et 9 : Q1 = 4 et Q3 = 10. L’écart interquartile vaut Q3 − Q1 = 6. L’intervalle fermé [Q1 ; Q3] contient au moins la moitié des observations ; les effectifs discrets et les répétitions peuvent conduire à davantage.

Une boîte à moustaches permet de comparer les médianes et les quartiles sur une même échelle. La longueur de la boîte correspond à l’écart interquartile. Vérifie la légende des moustaches : selon le graphique ou le logiciel, elles représentent les extrêmes ou suivent une autre convention. Les quartiles calculés par certains logiciels peuvent aussi utiliser une interpolation différente.

Écart type : le sens du calcul

L’écart type, noté σ, mesure la dispersion autour de la moyenne. Il est la racine carrée de la moyenne des carrés des écarts à cette moyenne :

σ = √[((x1 − x̄)² + … + (xN − x̄)²)/N].

Pour 8 ; 10 ; 10 ; 12, la moyenne vaut 10. Les écarts sont −2 ; 0 ; 0 ; 2, leurs carrés 4 ; 0 ; 0 ; 4. La moyenne de ces carrés vaut 8/4 = 2 ; l’écart type vaut donc √2 ≈ 1,41. Il ne s’agit pas de la moyenne des distances à 10, qui vaudrait ici 1.

Avec un tableau d’effectifs, chaque carré d’écart est multiplié par l’effectif correspondant avant de diviser par N. La calculatrice ou Python facilite le calcul, mais il faut savoir ce que le résultat mesure. Pour décrire la série observée, on utilise ici le diviseur N ; la valeur calculée avec N − 1 correspond à une autre convention, utilisée pour l’estimation.

IndicateurCe qu’il décritPoint de vigilance
Moyenne et écart typeCentre et dispersion autour du centreSensibles aux valeurs très éloignées
Médiane et écart interquartilePosition centrale et étalement entre les quartilesGénéralement plus résistants aux valeurs extrêmes, sans être immuables
ÉtendueÉcart entre les deux extrêmesIgnore la répartition des autres valeurs

Les indicateurs de dispersion ont la même unité que les données. Si tous les temps sont identiques, leur écart type est nul. Pour comparer deux séries, vérifie l’unité, la population et les conditions de mesure : un écart type plus faible indique davantage de régularité, pas nécessairement une meilleure performance.

Données regroupées en classes

Des mesures nombreuses peuvent être regroupées dans des intervalles, appelés classes. L’écriture [10 ; 20[ désigne les valeurs supérieures ou égales à 10 et strictement inférieures à 20. Des classes consécutives ainsi définies évitent de compter deux fois une valeur située à une frontière.

Trajet en minutesEffectifCentreEffectif cumulé
[0 ; 10[454
[10 ; 20[101514
[20 ; 30[62520

Moyenne exacte ou estimée ?

Si l’on connaît la moyenne réelle de chaque classe, on peut calculer exactement la moyenne globale en la pondérant par les effectifs. Si l’on connaît seulement les bornes, remplacer toutes les valeurs par le centre de leur classe fournit une estimation : ici (4 × 5 + 10 × 15 + 6 × 25)/20 = 16 minutes.

Ce calcul correspond à un modèle où les données sont réparties uniformément dans chaque intervalle. Il ne reconstitue pas les trajets individuels. Par exemple, connaître six trajets entre 20 et 30 minutes ne suffit pas à affirmer que leur moyenne réelle est exactement 25 minutes.

Classe médiane et interpolation

Les 10e et 11e observations appartiennent à [10 ; 20[ : c’est la classe médiane de cet exemple. Sa seule connaissance ne donne pas la médiane exacte. Avec une répartition supposée uniforme dans cette classe, on estime la médiane en cherchant où l’effectif cumulé atteint N/2 = 10.

Il y a 4 observations avant la classe, puis 10 observations réparties sur une largeur de 10 minutes. L’estimation est donc 10 + ((10 − 4)/10) × 10 = 16 minutes. C’est une interpolation dans un modèle continu, distincte du calcul exact sur la liste des 20 valeurs.

Représentations graphiques

Dans un histogramme, les aires des rectangles représentent les effectifs ou les fréquences. Pour des classes de même amplitude, comme ici, leurs hauteurs peuvent être directement proportionnelles aux effectifs : 4, 10 et 6. La classe la plus représentée est [10 ; 20[ ; elle ne contient pas nécessairement la moyenne ou tous les trajets « typiques ».

Pour le polygone des fréquences cumulées, place les points (0 ; 0), (10 ; 0,20), (20 ; 0,70) et (30 ; 1), puis relie-les. Ces cumuls comptent les durées strictement inférieures à chaque borne supérieure. L’abscisse correspondant à la fréquence cumulée 0,50 donne l’estimation de la médiane : 16 minutes. Les segments traduisent l’hypothèse d’une répartition uniforme à l’intérieur des classes.

Croiser deux variables

Un tableau croisé décrit simultanément deux caractères. Voici les réponses fictives de 100 élèves sur leur inscription à un club et leur moyen de transport :

SituationVéloAutre transportTotal
Inscrits au club241640
Non-inscrits184260
Total4258100

La fréquence marginale des cyclistes est 42/100 = 42 % : on utilise un total situé dans la marge du tableau. La fréquence des élèves à la fois inscrits au club et cyclistes est 24/100 = 24 %.

La fréquence conditionnelle des cyclistes parmi les inscrits au club est 24/40 = 60 %. Le mot « parmi » précise le groupe de référence, donc le dénominateur. À l’inverse, la fréquence des inscrits au club parmi les cyclistes vaut 24/42 ≈ 57,1 %. Inverser les deux caractères change généralement le résultat.

Si l’on tire au sort un élève avec la même probabilité pour chacun des 100 élèves, ces proportions deviennent les probabilités correspondantes. Sachant que l’élève est inscrit au club, sa probabilité d’utiliser le vélo vaut 24/40. Ce rapprochement suppose de préciser l’expérience aléatoire et le groupe dans lequel on choisit.

Association ne signifie pas cause. Le tableau décrit un lien entre deux caractères dans cette série. Il ne prouve pas que l’inscription au club provoque l’usage du vélo. D’autres facteurs, comme la distance au lycée, peuvent intervenir.

Comprendre l’échantillonnage

Fréquence observée et probabilité

La probabilité p appartient au modèle choisi ; la fréquence f se calcule après les observations. Dans le modèle d’une pièce équilibrée, p = 0,5 pour pile. Sur 50 lancers, 23 piles donnent f = 0,46 et 27 piles donnent f = 0,54. Ces résultats sont possibles sans contradiction avec le modèle.

On parle de fluctuation d’échantillonnage parce que des échantillons obtenus dans les mêmes conditions peuvent donner des fréquences différentes. Ils peuvent aussi donner exactement la même fréquence : deux séries de 50 lancers contenant chacune 25 piles ont toutes deux f = 0,5.

Dans les simulations de cette fiche, un échantillon de taille n correspond à n répétitions indépendantes d’une expérience, avec une même probabilité de succès. Pour une enquête, il désigne les n individus retenus. Interroger n personnes ne garantit pas à lui seul l’indépendance ni la représentativité ; les résultats d’un tirage sans remise dans une population finie ne sont pas automatiquement indépendants.

La fiche probabilités au collège permet de reprendre le vocabulaire d’expérience aléatoire, d’événement et d’équiprobabilité.

Le hasard n’explique pas tous les écarts

Deux enquêtes peuvent différer par fluctuation, mais aussi parce qu’elles ne portent pas sur la même population, n’utilisent pas la même question ou ont été réalisées à des dates différentes. Une enquête publiée uniquement dans un groupe de cyclistes risque, par exemple, de surreprésenter les utilisateurs du vélo.

Un biais est une déformation systématique liée notamment à la sélection, à la formulation de la question ou aux non-réponses. Augmenter l’effectif ne le fait pas disparaître automatiquement. Avant de réunir deux sondages, il faut vérifier qu’ils portent sur une même question, une même population et une période comparable, avec des répondants distincts et une méthode de sélection compatible.

Loi des grands nombres

Pour des répétitions indépendantes ayant une même probabilité de succès p, la fréquence observée a tendance à se stabiliser autour de p lorsque le nombre de répétitions devient grand. À précision fixée, le risque d’un écart important devient faible pour n suffisamment grand. C’est l’idée de la loi des grands nombres utilisée ici.

Ce rapprochement n’est pas régulier à chaque lancer. Après 10 lancers, 6 piles donnent 0,6. Si le lancer suivant donne pile, la fréquence devient 7/11 ≈ 0,636 : elle s’éloigne provisoirement de 0,5. Cela ne contredit pas la stabilisation à long terme.

Le modèle ne garantit pas non plus exactement 50 % de piles après 1 000 lancers. Il ne prévoit aucun « rattrapage » : après plusieurs piles consécutifs, la probabilité de face au prochain lancer reste 0,5 si les lancers sont indépendants et la pièce équilibrée.

Obtenir 70 % de piles sur 10 lancers est possible sans surprise particulière. Obtenir cette même fréquence sur 10 000 lancers serait extrêmement peu compatible avec le modèle de lancers indépendants d’une pièce équilibrée. On examinerait alors le modèle, le protocole et les données. Ce seul résultat ne prouverait pas une manipulation intentionnelle.

Simuler avec Python

Décrire une série

Le module statistics permet de vérifier les indicateurs. pstdev calcule l’écart type descriptif avec le diviseur N. Le programme suivant reprend les cinq trajets de 12 ; 4 ; 18 ; 9 ; 7 minutes :

from statistics import mean, median, pstdev

valeurs = [12, 4, 18, 9, 7]
print(mean(valeurs))
print(median(valeurs))
print(round(pstdev(valeurs), 2))

Il affiche 10, puis 9, puis 4.77. Le point est le séparateur décimal en Python : l’écart type vaut environ 4,77 minutes. Vérifie que les données saisies et les unités sont correctes avant d’interpréter un affichage.

Produire plusieurs échantillons

Pour représenter une expérience à deux issues, on génère un nombre entre 0 inclus et 1 exclu. Un nombre inférieur à p correspond à un succès. La fonction ci-dessous compte les succès sur n essais, puis renvoie leur fréquence. On suppose n entier strictement positif et 0 ≤ p ≤ 1.

from random import Random
from statistics import mean, pstdev

generateur = Random(2026)

def frequence(n, p=0.5):
    succes = 0
    for _ in range(n):
        if generateur.random() < p:
            succes += 1
    return succes / n

for n in (20, 200, 2000):
    frequences = []
    for _ in range(100):
        frequences.append(frequence(n))
    print(n, round(mean(frequences), 3),
          round(pstdev(frequences), 3))

Random(2026) fixe une graine pour rendre l’expérience reproductible. Elle est définie une seule fois, avant les boucles. La réinitialiser avec la même graine avant chaque échantillon ferait répéter les mêmes tirages. Les nombres sont pseudo-aléatoires : le programme reproduit le modèle choisi, pas une enquête réelle.

Taille nÉchantillons simulésMoyenne des fréquencesÉcart type des fréquences
201000,5070,115
2001000,5100,039
2 0001000,5020,011

Ces valeurs proviennent d’une exécution du code. Les fréquences sont ici moins dispersées lorsque n augmente. Attention aux deux effectifs : n désigne les essais dans un échantillon ; 100 désigne le nombre d’échantillons. L’écart type du tableau décrit les 100 fréquences obtenues, pas les temps de trajet du premier programme.

La moyenne 0,510 est un peu plus éloignée de 0,5 que 0,507 : même ce résumé d’un ensemble de simulations n’a pas à se rapprocher à chaque étape. Changer la graine produit d’autres résultats. Une simulation illustre un phénomène et aide à formuler une conjecture ; elle ne constitue pas une démonstration ni une validation automatique du modèle.

Méthode et erreurs fréquentes

  1. Identifier la série : population, caractère, unité, effectif et éventuelles données manquantes.
  2. Organiser : trier une liste, compléter les effectifs ou lire les totaux du tableau.
  3. Choisir : indicateur de position, dispersion, fréquence globale ou conditionnelle.
  4. Calculer : écrire la formule avec les données et garder suffisamment de précision.
  5. Interpréter : donner une phrase adaptée au contexte, avec les limites de la conclusion.

Garde les valeurs exactes pendant le calcul et arrondis à la fin selon la consigne. Par exemple, 31/60 ≈ 0,5167, soit environ 51,7 %. Écrire 0,52 convient pour un arrondi au centième, mais transforme le pourcentage affiché en 52 %.

ErreurRéflexe utile
Prendre la valeur du milieu d’une liste non triéeOrdonner les valeurs avant de chercher la médiane
Faire la moyenne des valeurs distinctesTenir compte de leurs effectifs
Confondre le rang d’un quartile avec sa valeurCalculer le rang, puis lire la valeur correspondante
Diviser toute fréquence par le total généralRepérer le groupe indiqué après « parmi »
Prendre une estimation par classes pour un résultat exactIndiquer l’hypothèse de répartition utilisée
Conclure qu’un grand sondage est forcément représentatifExaminer comment les répondants ont été sélectionnés

20 exercices corrigés

Commence par les calculs sur une série, puis travaille les tableaux et l’interprétation du hasard. Chaque exercice contient ses propres données. Cherche une réponse et une justification avant de consulter la correction.

Exercice 1 — Portrait d’une série

Cinq élèves mettent 12 ; 4 ; 18 ; 9 ; 7 minutes pour venir au lycée. Calcule la moyenne, la médiane et l’étendue. Interprète la médiane.

La série ordonnée est 4 ; 7 ; 9 ; 12 ; 18. La somme vaut 50, donc la moyenne est 50/5 = 10 minutes. Pour cinq valeurs, le rang central est 3 : la médiane vaut 9 minutes. L’étendue est 18 − 4 = 14 minutes.

Au moins la moitié des élèves ont un trajet d’au plus 9 minutes, et au moins la moitié un trajet d’au moins 9 minutes. Prendre 18 parce qu’il occupe le milieu de la liste initiale serait incorrect : il faut d’abord trier.

Exercice 2 — Passer de l’effectif à la fréquence

Sur 200 lancers d’une pièce, on compte 88 piles. Calcule les fréquences de pile et de face, puis exprime-les en pourcentages.

Pour pile, f = 88/200 = 0,44 = 44 %. Il reste 200 − 88 = 112 faces, donc 112/200 = 0,56 = 56 %. La somme des fréquences vaut bien 1. Ces calculs décrivent les observations ; ils ne donnent pas à eux seuls la probabilité réelle de pile.

Exercice 3 — Tenir compte des effectifs

Dix élèves ont lu des livres pendant une période : 3 élèves en ont lu 2 chacun, 5 en ont lu 4 chacun et 2 en ont lu 6 chacun. Calcule la moyenne et la médiane.

Le total est 3 × 2 + 5 × 4 + 2 × 6 = 38 livres. La moyenne vaut donc 3,8 livres par élève. Une moyenne n’a pas besoin d’être un entier, même si chaque nombre de livres l’est.

Les rangs 1 à 3 portent la valeur 2, les rangs 4 à 8 la valeur 4, les rangs 9 et 10 la valeur 6. Les deux valeurs centrales, aux rangs 5 et 6, valent 4 : la médiane est 4 livres.

Exercice 4 — Une médiane non observée

Quatre temps d’attente valent 14 ; 3 ; 9 ; 6 minutes. Calcule la médiane selon la convention usuelle et la moyenne.

Après tri : 3 ; 6 ; 9 ; 14. La médiane est la moyenne des deux valeurs centrales : (6 + 9)/2 = 7,5 minutes. La moyenne est (3 + 6 + 9 + 14)/4 = 8 minutes. La médiane peut être absente des données, et elle peut différer de la moyenne.

Exercice 5 — Quartiles et rangs

La série ordonnée est 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12. Détermine Q1, Q3, l’écart interquartile et l’étendue avec la convention de cette fiche.

N = 11. Le premier rang est l’entier supérieur à 11/4 = 2,75, soit 3 ; le second est l’entier supérieur à 33/4 = 8,25, soit 9. Donc Q1 = 4 et Q3 = 10. L’écart interquartile vaut 6 ; l’étendue vaut 12 − 2 = 10. Les nombres 3 et 9 sont des rangs, pas les quartiles.

Exercice 6 — Remplacer une valeur extrême

Sept attentes durent 6 ; 8 ; 10 ; 12 ; 13 ; 14 ; 21 minutes. Calcule la moyenne et la médiane, puis recommence en remplaçant 21 par 84. Peut-on supprimer 84 sans autre information ?

Initialement, la somme vaut 84 : moyenne et médiane valent 12 minutes. Après remplacement, la somme devient 84 − 21 + 84 = 147, donc la moyenne vaut 21 minutes. La quatrième valeur reste 12 : la médiane est inchangée.

On ne supprime pas automatiquement 84. Il peut s’agir d’une attente réellement longue ou d’une erreur à vérifier. La modification montre ici la sensibilité de la moyenne à une valeur extrême.

Exercice 7 — Ajouter puis retirer une observation

Pour la série 2 ; 4 ; 6 ; 8, calcule la moyenne et la médiane. Ajoute la valeur 20, puis recalcule ces deux indicateurs. Que se passe-t-il si l’on retire ensuite 20 ?

Avant l’ajout, moyenne et médiane valent 5. Avec 20, la somme devient 40 pour cinq valeurs : la moyenne vaut 8. La troisième valeur est 6 : la médiane vaut 6. En retirant 20, on retrouve les deux valeurs initiales, égales à 5.

La médiane n’est donc pas insensible à tout changement de la série : l’ajout a modifié l’effectif et le rang central.

Exercice 8 — Calculer un écart type

Quatre durées valent 8 ; 10 ; 10 ; 12 secondes. Calcule leur écart type descriptif en détaillant les carrés des écarts à la moyenne.

La moyenne est 10 secondes. Les carrés des écarts sont 4 ; 0 ; 0 ; 4. Leur moyenne vaut (4 + 0 + 0 + 4)/4 = 2. L’écart type est donc √2 ≈ 1,41 seconde.

On divise ici par 4, l’effectif de la série décrite. Oublier la racine carrée donnerait la variance, égale à 2 secondes carrées, et non l’écart type.

Exercice 9 — Même centre, autre dispersion

On observe deux files d’attente. Les attentes, en secondes, sont A : 9 ; 10 ; 10 ; 11 et B : 0 ; 10 ; 10 ; 20. Compare leurs moyennes, médianes, étendues et écarts types. Quelle file présente les attentes les plus régulières sur ces observations ?

Les deux moyennes et les deux médianes valent 10 secondes. Les étendues sont 2 secondes pour A et 20 pour B. Pour A, σ = √(2/4) ≈ 0,71 seconde ; pour B, σ = √(200/4) ≈ 7,07 secondes.

A présente la dispersion la plus faible. Cette régularité concerne les quatre observations disponibles ; elle ne suffit pas à conclure sur toutes les attentes futures.

Exercice 10 — Transformer les valeurs

Trois durées valent 2 ; 4 ; 6 minutes. On ajoute 3 minutes à chacune. Quelle est la nouvelle moyenne ? Exprime ensuite cette moyenne en secondes.

La moyenne initiale est 4 minutes. Ajouter 3 à chaque valeur donne une moyenne de 7 minutes, ce que confirme la nouvelle série 5 ; 7 ; 9. La conversion en secondes donne 7 × 60 = 420 secondes. La même transformation doit s’appliquer à toutes les valeurs pour utiliser cette propriété.

Exercice 11 — Moyennes de classes

Des trajets sont regroupés en trois classes : [0 ; 10[ compte 4 trajets, [10 ; 20[ en compte 10 et [20 ; 30[ en compte 6. Leurs moyennes réelles sont respectivement 6, 14 et 24 minutes. Calcule la moyenne globale exacte, puis l’estimation obtenue avec les centres des classes.

Les moyennes réelles donnent (4 × 6 + 10 × 14 + 6 × 24)/20 = 308/20 = 15,4 minutes. Avec les centres 5, 15 et 25, on obtiendrait 320/20 = 16 minutes.

Les 0,6 minute d’écart viennent de l’approximation par les centres. Ici, les moyennes de classes sont connues : il faut utiliser 15,4 comme moyenne exacte de la série.

Exercice 12 — Classe médiane et graphique

Une série de 20 durées est répartie ainsi : 4 dans [0 ; 10[, 10 dans [10 ; 20[ et 6 dans [20 ; 30[. Donne les fréquences des durées strictement inférieures à 10, à 20 et à 30. Détermine la classe médiane puis estime la médiane en supposant une répartition uniforme dans cette classe.

Les effectifs cumulés sont 4, 14 et 20 ; les fréquences cumulées sont donc 0,20 ; 0,70 ; 1. Les deux observations centrales se trouvent dans [10 ; 20[.

On cherche à atteindre l’effectif cumulé 10. Après les 4 premières observations, il en manque 6 sur les 10 de la classe : 10 + (6/10) × 10 = 16 minutes. Sur le polygone cumulé, c’est l’abscisse du point de fréquence 0,50. La médiane exacte reste inconnue sans les données individuelles.

Exercice 13 — Choisir le bon dénominateur

Parmi 100 élèves, 40 sont inscrits à un club : 24 viennent à vélo et 16 autrement. Parmi les 60 non-inscrits, 18 viennent à vélo et 42 autrement. Calcule la fréquence des cyclistes dans l’ensemble, parmi les inscrits, puis celle des inscrits parmi les cyclistes.

Il y a 24 + 18 = 42 cyclistes. Leur fréquence marginale est 42/100 = 42 %. Parmi les inscrits, la fréquence des cyclistes vaut 24/40 = 60 %. Parmi les cyclistes, la fréquence des inscrits vaut 24/42 ≈ 57,1 %.

Le numérateur 24 est identique dans les deux derniers calculs, mais les groupes de référence sont différents. Ces proportions ne prouvent aucun lien de causalité.

Exercice 14 — Deux sondages, deux résultats

Deux groupes distincts de 60 élèves, sélectionnés aléatoirement dans un même lycée selon un protocole comparable, répondent à la même question pendant la même période. Le premier compte 27 réponses favorables à la cantine, le second 31. Calcule les fréquences. Cet écart prouve-t-il une erreur ? Quelle est la fréquence après regroupement ?

Les fréquences sont 27/60 = 45 % et 31/60 ≈ 51,7 %. L’écart peut provenir de la fluctuation : il ne prouve pas une erreur. Les informations données rendent le regroupement cohérent : (27 + 31)/(60 + 60) = 58/120 ≈ 48,3 %.

Cette fréquence décrit les 120 réponses recueillies. Elle ne garantit pas la proportion exacte du lycée. Sans informations sur les protocoles, on ne pourrait pas attribuer automatiquement l’écart au seul hasard.

Exercice 15 — Réunir des effectifs inégaux

Deux groupes disjoints ont répondu à une même question : 18 réponses favorables sur 30 dans le premier et 27 sur 90 dans le second. Calcule la fréquence globale des réponses favorables parmi ces 120 personnes. Pourquoi ne vaut-elle pas la moyenne simple des deux pourcentages ?

Les fréquences sont 60 % et 30 %. La fréquence globale vaut (18 + 27)/(30 + 90) = 45/120 = 37,5 %. La moyenne simple donnerait 45 %, en accordant le même poids aux deux groupes. Le second groupe, trois fois plus nombreux, doit peser trois fois plus dans le calcul.

Exercice 16 — Deux échantillons identiques ?

Deux séries de 50 lancers d’une pièce contiennent chacune 25 piles, placés dans des ordres différents. Ont-elles la même fréquence de pile ? Est-ce incompatible avec la fluctuation d’échantillonnage ?

Les deux fréquences valent 25/50 = 0,5. La fluctuation signifie que les résultats peuvent varier entre échantillons, pas qu’ils doivent toujours différer. Des séries différentes peuvent avoir les mêmes indicateurs ; la fréquence ne décrit pas l’ordre des lancers.

Exercice 17 — S’éloigner provisoirement

Dans le modèle de lancers indépendants d’une pièce équilibrée, on observe 6 piles après 10 lancers, puis un nouveau pile. Compare les fréquences et leurs distances à 0,5. Y a-t-il contradiction avec la loi des grands nombres ?

La fréquence passe de 0,6 à 7/11 ≈ 0,636. La distance à 0,5 passe de 0,1 à environ 0,136 : elle augmente. Il n’y a aucune contradiction, car la stabilisation à long terme n’impose pas un rapprochement à chaque essai. Le prochain lancer conserve une probabilité de pile égale à 0,5 dans ce modèle.

Exercice 18 — Taille et biais

Pour connaître les habitudes de transport de tous les lycéens d’une ville, on publie un questionnaire uniquement dans un groupe en ligne consacré au vélo. On reçoit 10 000 réponses. Cet effectif suffit-il à garantir une estimation représentative ?

Non. Le mode de recrutement peut surreprésenter les personnes intéressées par le vélo ; les volontaires ne représentent pas automatiquement tous les lycéens. Un grand effectif ne corrige pas cette sélection. Il faut examiner la population accessible, le recrutement et les non-réponses avant de généraliser.

Exercice 19 — Lire les sorties d’une simulation

On simule 100 échantillons pour chaque taille n, avec p = 0,5. Les écarts types des fréquences obtenues sont 0,115 pour n = 20, 0,039 pour n = 200 et 0,011 pour n = 2 000. Que signifie cette évolution ? Combien d’essais sont réalisés pour produire les 100 échantillons de taille 2 000 ?

Dans cette simulation, les fréquences des échantillons de grande taille sont moins dispersées. C’est cohérent avec la stabilisation attendue sous le modèle. Cela ne garantit pas que chaque fréquence soit plus proche de 0,5 que toute fréquence issue d’un petit échantillon.

Le dernier ensemble de simulations comporte 100 × 2 000 = 200 000 essais. Il faut distinguer taille d’un échantillon et nombre d’échantillons.

Exercice 20 — Suivre un algorithme

Pour simuler des succès de probabilité p = 0,3, un programme compte les nombres strictement inférieurs à 0,3. On lui fournit la liste 0,12 ; 0,70 ; 0,29 ; 0,30 ; 0,05. Quel est le nombre de succès et la fréquence obtenue ? Pourquoi la condition de comparaison doit-elle être lue précisément ?

Les succès correspondent à 0,12, 0,29 et 0,05 : il y en a 3. La fréquence vaut 3/5 = 0,6. La valeur 0,30 n’est pas strictement inférieure à 0,3 et n’est donc pas comptée.

La liste sert ici à vérifier le fonctionnement du code pas à pas. La fréquence observée peut différer du paramètre p ; cinq valeurs ne permettent pas d’établir la qualité d’un générateur aléatoire.

Entraînement

Les questions suivantes vérifient les calculs essentiels et les limites d’interprétation. Chaque QCM possède une seule bonne réponse.

1. Quelle est la médiane de 4 ; 7 ; 9 ; 12 ; 18 ?

  • 10
  • 12
  • 9

La série est ordonnée et contient cinq valeurs : la troisième, 9, est la médiane. La moyenne vaut 10.

2. Quelle est l’étendue de 4 ; 7 ; 9 ; 12 ; 18 ?

  • 18
  • 14
  • 5

On soustrait le minimum au maximum : 18 − 4 = 14. Le nombre de valeurs est l’effectif, pas l’étendue.

3. Sur 200 lancers, on observe 88 piles. Quelle est leur fréquence ?

  • 0,44
  • 0,88
  • 0,56

88/200 = 0,44, soit 44 %. La fréquence 0,56 correspond aux 112 faces.

4. Dans le modèle de lancers indépendants d’une pièce équilibrée, quand la taille des échantillons augmente, les fréquences obtenues sur de nombreux échantillons sont généralement…

  • toutes exactement égales à 0,5
  • moins dispersées autour de 0,5
  • plus dispersées autour de 0,5

La dispersion typique diminue. Cela ne garantit ni une fréquence exactement égale à 0,5 ni un rapprochement à chaque nouveau lancer.

5. Quelle est la moyenne de 6 ; 8 ; 10 ; 12 ; 13 ; 14 ; 21 ?

  • 11
  • 14
  • 12

La somme vaut 84 et l’effectif 7 : 84/7 = 12. L’égalité avec la médiane n’est pas une règle générale.

6. Deux trajets durent 5 minutes, trois durent 10 minutes et un dure 20 minutes. Quelle est la durée moyenne ?

  • 10 minutes
  • 35/3 minutes
  • 60 minutes

La somme pondérée vaut 2 × 5 + 3 × 10 + 20 = 60 minutes. Il faut diviser par six trajets : 10 minutes.

7. Pour la série ordonnée 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 ; 12, quel est Q1 selon la convention de cette fiche ?

  • 2,75
  • 3
  • 4

Le rang est l’entier supérieur à 11/4, soit 3. La troisième valeur est 4.

8. Quel est l’écart type descriptif de 8 ; 10 ; 10 ; 12 ?

  • 1
  • √2
  • 2

La moyenne vaut 10 et la moyenne des carrés des écarts vaut 2. Il reste à prendre sa racine carrée.

9. On connaît seulement les bornes et les effectifs des classes. Une moyenne calculée à partir de leurs centres est…

  • toujours la moyenne exacte
  • toujours la médiane exacte
  • une estimation reposant sur une hypothèse de répartition

Les centres remplacent des valeurs individuelles inconnues. Les effectifs seuls ne permettent pas de retrouver leur somme exacte.

10. Parmi 100 élèves, 40 sont inscrits à un club, dont 24 cyclistes. Quelle est la fréquence des cyclistes parmi les inscrits ?

  • 24 %
  • 60 %
  • 40 %

Le groupe de référence est celui des 40 inscrits : 24/40 = 0,6. Le calcul 24/100 répond à une autre question.

11. Deux échantillons différents peuvent-ils donner la même fréquence ?

  • Oui, c’est possible.
  • Non, ils doivent toujours différer.
  • Seulement si tous les résultats sont dans le même ordre.

La fréquence dépend du nombre de succès et de l’effectif, pas de l’ordre des résultats.

12. Un sondage reçoit 10 000 réponses volontaires dans un groupe consacré au vélo. Peut-on le généraliser automatiquement à tous les lycéens ?

  • Oui, car 10 000 dépasse 1 000.
  • Oui, si le pourcentage est donné avec deux décimales.
  • Non, il faut examiner le recrutement des répondants.

Ni un grand effectif ni un affichage précis ne corrigent automatiquement un biais de sélection.

Pour calculer une médiane à partir d’une liste, il faut d’abord trier les valeurs.

Dans un échantillon, la fréquence des succès est leur nombre divisé par la taille de l’échantillon.

La différence maximum − minimum s’appelle l’étendue.

Sous le modèle de répétitions indépendantes identiques, la fréquence tend à se stabiliser autour de la probabilité de succès.

Sur 300 essais comportant 123 succès, la fréquence vaut, en écriture décimale, 0,41.

Avec N = 11, le rang de Q1 selon la convention de cette fiche est 3.

Si Q1 = 4 et Q3 = 10, l’écart interquartile vaut 6.

Pour 24 cyclistes parmi 40 inscrits à un club, la fréquence conditionnelle est 24 divisé par 40.

Pour calculer l’écart type descriptif d’une série de quatre valeurs, la somme des carrés des écarts est divisée par 4 avant de prendre la racine carrée.

La moyenne de 4 ; 7 ; 9 ; 12 ; 18 vaut 10.

Une moyenne qui tient compte des effectifs est une moyenne pondérée.

Une déformation systématique liée au recrutement des répondants est un biais de sélection.

Moyenne

Somme des valeurs divisée par l’effectif, avec pondération lorsque les valeurs ont des effectifs différents.

Pour 6 ; 8 ; 10 ; 12 ; 13 ; 14 ; 21 : 84/7 = 12.

Médiane

Après tri, valeur centrale pour un effectif impair ; moyenne des deux valeurs centrales selon la convention usuelle pour un effectif pair.

Pour 3 ; 6 ; 9 ; 14 : médiane = 7,5.

Rangs des quartiles

Convention de cette fiche : N/4 et 3N/4 arrondis à l’entier supérieur, puis lecture des valeurs dans la série ordonnée.

Avec N = 11, on lit les rangs 3 et 9.

Écart interquartile

Différence Q3 − Q1 ; mesure de dispersion généralement moins sensible aux valeurs extrêmes que l’étendue.

Q1 = 4 et Q3 = 10 donnent un écart interquartile de 6.

Écart type descriptif

Racine carrée de la moyenne des carrés des écarts à la moyenne, avec le diviseur N.

Pour 8 ; 10 ; 10 ; 12 : σ = √2 ≈ 1,41.

Échantillon

Enquête : individus sélectionnés dans une population. Simulation de cette fiche : résultats de n essais indépendants de même probabilité de succès.

Interroger 60 élèves définit un effectif ; cela ne garantit pas leur représentativité.

Fréquence et probabilité

La fréquence décrit des observations ; la probabilité appartient au modèle.

88 piles sur 200 donnent f = 0,44, même si le modèle retenu utilise p = 0,5.

Fluctuation d’échantillonnage

Variabilité possible des fréquences entre échantillons produits dans les mêmes conditions.

23 piles puis 27 piles sur deux séries de 50 lancers donnent 0,46 et 0,54.

Loi des grands nombres

Sous le modèle de répétitions indépendantes identiques, les grands effectifs favorisent la stabilisation de la fréquence autour de p.

Cela n’interdit pas de s’éloigner provisoirement de p au lancer suivant.

Données regroupées en classes

Les centres permettent d’estimer la moyenne lorsque les valeurs individuelles et les moyennes de classes sont inconnues.

Le centre de [10 ; 20[ vaut 15 ; la moyenne réelle de la classe n’est pas forcément 15.

Fréquence conditionnelle

Fréquence calculée dans un sous-groupe précisé, dont l’effectif sert de dénominateur.

24 cyclistes parmi 40 inscrits : 24/40 = 60 %.

Biais de sélection

Déformation liée à la manière de choisir ou de recruter les individus observés.

Un questionnaire diffusé uniquement dans un club de vélo ne représente pas automatiquement toute une ville.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la fluctuation d’échantillonnage en seconde ?

C’est la variabilité possible des résultats entre échantillons obtenus dans les mêmes conditions. Deux séries de 50 lancers peuvent donner 23 et 27 piles, mais aussi le même nombre de piles. Dans le modèle de répétitions indépendantes de même probabilité, les fréquences des grands échantillons sont généralement moins dispersées.

Quelle est la différence entre moyenne et médiane ?

La moyenne utilise toutes les valeurs et leurs effectifs. La médiane repose sur la position des valeurs dans la série ordonnée. Elle résiste généralement mieux à la modification d’un extrême, mais peut changer lorsqu’on ajoute ou retire une donnée. Pour interpréter une série, on peut associer chaque indicateur à une mesure de dispersion.

Comment calculer les quartiles avec un tableau d’effectifs ?

Calcule N, puis les rangs N/4 et 3N/4 arrondis à l’entier supérieur. Additionne progressivement les effectifs dans l’ordre des valeurs : ces effectifs cumulés permettent de repérer où chaque rang est atteint. Lis alors la valeur correspondante. Vérifie la convention si un logiciel donne un résultat différent.

Quel écart type faut-il lire sur la calculatrice ?

Pour décrire une série dans cette fiche, utilise l’écart type calculé avec le diviseur N, souvent noté σx. Une valeur notée sx peut utiliser N − 1. Les libellés varient selon la calculatrice : vérifie la définition proposée. En Python, statistics.pstdev correspond au calcul descriptif utilisé ici.

Une moyenne calculée avec les centres des classes est-elle exacte ?

Pas en général. Elle estime la moyenne à partir d’une hypothèse sur la répartition à l’intérieur des classes. Si les moyennes réelles de chaque classe sont connues, leur moyenne pondérée par les effectifs donne la moyenne globale exacte. Les seules bornes des classes ne suffisent pas à retrouver les valeurs individuelles.

Comment choisir le dénominateur d’une fréquence conditionnelle ?

Identifie le groupe indiqué après « parmi ». Pour la proportion de cyclistes parmi les inscrits au club, divise par le nombre d’inscrits. Pour la proportion d’inscrits parmi les cyclistes, divise par le nombre de cyclistes. Ces deux questions peuvent partager un numérateur et avoir des réponses différentes.

Quelle est la différence entre fréquence et probabilité ?

La fréquence est calculée après observation ; la probabilité décrit le modèle de l’expérience. On peut utiliser des fréquences pour proposer ou estimer un modèle, en examinant la manière dont les données ont été obtenues. Dans un tirage équiprobable au sein d’une population connue, une proportion de cette population donne aussi la probabilité de l’événement correspondant.

Un plus grand échantillon donne-t-il toujours un meilleur résultat ?

Il réduit généralement la dispersion liée au hasard lorsque le modèle et le protocole restent comparables. Il ne garantit pas que chaque résultat particulier soit plus proche de la valeur recherchée, et ne corrige pas automatiquement les biais. La qualité de la sélection et celle de la question posée restent essentielles.

Comment simuler un échantillon en Python ?

Effectue n tirages pseudo-aléatoires, compte les succès puis divise par n. Recommence pour étudier plusieurs fréquences. Dans le code de cette fiche, un tirage inférieur à p représente un succès. La graine fixe une exécution reproductible ; elle ne rend pas les résultats réels ni ne démontre le modèle.

L’échantillonnage est-il au programme de seconde en 2026-2027 ?

Oui. Le programme applicable à la rentrée 2026 introduit la fluctuation d’échantillonnage et l’observation de la loi des grands nombres par simulation. Il comprend aussi l’écart type, les données regroupées en classes et les fréquences conditionnelles. Cette fiche travaille ces thèmes ; les taux d’évolution et l’étude complète des arbres de probabilités demandent un travail complémentaire.

Fiches pour poursuivre

Pour consolider les calculs, reprends les rappels de moyenne et de médiane. Les deux autres ressources proposent un traitement plus avancé : leur contenu dépasse les notions utilisées ici.