FicheFiche de révision

Programme de spécialité maths en première 2026-2027

Suites, second degré, dérivation, exponentielle, géométrie et probabilités : découvre les chapitres de première spécialité maths, leurs méthodes et 20 exercices corrigés pour organiser tes révisions.

Matière
Mathématiques
Chapitre
Programme de spécialité
Niveau
Première générale
Contenu
20 exercices corrigés

Le programme de spécialité maths en première relie quatre grands domaines : l’algèbre, l’analyse, la géométrie, les probabilités et statistiques. Tu apprends notamment à modéliser une évolution avec une suite, à étudier une fonction avec sa dérivée et à calculer une probabilité en tenant compte d’une information.

Cette page te donne une vue d’ensemble de l’année, puis des exemples et 20 exercices corrigés. Elle sert à repérer les compétences à travailler, pas à tout apprendre en une séance. Choisis d’abord les exercices correspondant aux chapitres déjà étudiés en classe.

Quel programme en 2026-2027 ?

Le programme applicable en première générale est fixé par l’arrêté du 26 février 2026, publié au Bulletin officiel du 2 avril 2026. Il remplace l’annexe du programme de 2019 à la rentrée scolaire 2026-2027. Le renouvellement des programmes de terminale intervient, lui, à la rentrée 2027-2028.

La spécialité représente 4 heures de cours par semaine en première, selon les horaires du cycle terminal. Ce volume ne correspond pas au travail personnel à fournir : celui-ci dépend des exercices demandés et des difficultés à reprendre. Il ne faut pas non plus confondre cette spécialité avec l’enseignement de mathématiques spécifique suivi par les élèves qui ne la choisissent pas.

Le texte distingue quatre parties thématiques et trois parties transversales : logique, algorithmique et programmation, automatismes. Ce classement n’impose pas l’ordre des cours. Ton professeur peut commencer par le second degré, les suites ou une autre entrée, puis faire revenir certaines notions plusieurs fois.

Pour un élève de première en 2026-2027, l’épreuve anticipée passée en 2027 relève normalement de la session 2028 du baccalauréat. Ne confonds pas l’année de passage des épreuves anticipées avec celle de l’obtention du diplôme.

Les outils fondamentaux restent reconnaissables dans les anciens cours : fractions, factorisation, suites, dérivées et vecteurs. En revanche, vérifie le périmètre des notions et le format de l’examen. Un ancien sujet peut être utile pour s’entraîner sans décrire exactement les modalités désormais applicables.

Les chapitres de première spécialité

Voici les principaux ensembles de notions. Les objectifs de la dernière colonne traduisent les contenus en tâches concrètes ; ils ne constituent pas une liste exhaustive des questions possibles.

DomaineChapitreExemple de savoir-faire
AlgèbreSuites numériquesCalculer un terme, une somme ou un seuil.
AlgèbreSecond degréRésoudre une équation et étudier le signe d’un trinôme.
AnalyseDérivationCalculer une dérivée et une équation de tangente.
AnalyseVariations et optimisationJustifier un maximum sur un intervalle.
AnalyseFonction exponentielleTransformer une expression et étudier une évolution.
AnalyseTrigonométrieLire un sinus et un cosinus sur le cercle.
GéométrieProduit scalaireDémontrer une orthogonalité ou calculer une longueur.
GéométrieGéométrie repéréeDéterminer une droite, un cercle ou une projection.
ProbabilitésConditionnement et indépendanceConstruire un arbre et calculer une probabilité.
ProbabilitésVariables aléatoiresDéterminer une loi, une espérance et une variance.
TransversalLogique, Python, automatismesJustifier, programmer et mobiliser les bases.

Les chapitres communiquent entre eux : un problème de géométrie peut conduire à un trinôme ; son maximum peut se déterminer par une forme canonique ou une dérivée. Une suite géométrique et une exponentielle peuvent décrire deux modèles d’une même évolution, l’un discret, l’autre continu.

Algèbre : suites et second degré

Définir et calculer les termes d’une suite

Une suite associe un nombre à chaque indice entier de son ensemble de définition. Il faut distinguer l’indice n, qui indique une position, et le terme un, qui est la valeur correspondante. Avec un = 3n + 2, le terme d’indice 4 est u4 = 14.

Une formule explicite permet de calculer directement un terme. Une relation de récurrence utilise un ou plusieurs termes précédents : si u0 = 2 et un+1 = 3un + 1, on obtient successivement 7, puis 22. Écrire u2 = 3 × 2 + 1 serait confondre l’indice avec le terme précédent.

Une définition par récurrence n’est pas une démonstration par récurrence. Dans le premier cas, tu disposes d’une règle pour produire des termes. La méthode de preuve appelée raisonnement par récurrence n’est pas à confondre avec cette construction.

Suites arithmétiques, géométriques et sommes

Une suite arithmétique ajoute toujours une même raison r : un+1 = un + r. Si elle commence à l’indice 0, son terme général est un = u0 + nr. Une suite géométrique multiplie chaque terme par une même raison q : un+1 = qun, d’où un = u0qn. Si le premier indice est 1, adapte les formules : il y a alors n − 1 passages jusqu’au terme d’indice n.

Une augmentation de 5 unités à chaque étape produit un modèle arithmétique. Une augmentation de 5 % à chaque étape multiplie par 1,05 et produit un modèle géométrique. Ce ne sont pas deux écritures interchangeables de la même évolution.

Les sommes demandent de compter les termes. De u0 à un inclus, il y en a n + 1. Pour une suite arithmétique, la somme vaut le nombre de termes multiplié par la moyenne du premier et du dernier. Pour une suite géométrique de raison q ≠ 1, on utilise 1 + q + … + qn = (1 − qn+1)/(1 − q). Si q = 1, cette somme vaut simplement n + 1.

Pour les variations, la différence un+1 − un est souvent utile. Avec une suite géométrique, le signe du premier terme et celui de la raison comptent aussi : « q > 1 » ne suffit pas, à lui seul, à conclure que toutes les suites géométriques sont croissantes. Les limites sont abordées intuitivement en première, sans formalisation générale. La fiche suites numériques : bases et prolongements de terminale permet de reprendre les formules ; réserve sa partie sur la convergence formelle aux approfondissements.

Choisir la bonne forme d’un trinôme

Un trinôme du second degré s’écrit ax² + bx + c avec a ≠ 0. Sa forme développée permet de lire les coefficients ; sa forme factorisée rend visibles les racines ; sa forme canonique fait apparaître le sommet de la parabole. Le bon réflexe est de regarder la question avant de transformer l’expression.

Pour x² − 6x + 5, les trois écritures sont x² − 6x + 5, (x − 1)(x − 5) et (x − 3)² − 4. Elles décrivent la même fonction. La deuxième permet de résoudre une équation produit nul ; la troisième montre que la valeur minimale est −4.

Le discriminant vaut Δ = b² − 4ac. S’il est positif, il existe deux racines réelles distinctes ; s’il est nul, une racine double ; s’il est négatif, aucune racine réelle. Quand Δ > 0, les racines sont (−b − √Δ)/(2a) et (−b + √Δ)/(2a). Une factorisation évidente peut toutefois éviter ce calcul.

Le programme demande de déterminer la forme canonique dans des cas simples par complétion du carré ; il n’impose pas son calcul systématique dans le cas général. Pour étudier le signe, garde aussi le coefficient a : avec deux racines distinctes, le trinôme a le signe de a à l’extérieur des racines et le signe opposé entre elles. La fiche sur le second degré détaille ces transformations.

Dans 3x² − 5x + 2, le coefficient b vaut −5. Dans Δ, on calcule donc (−5)², qui vaut 25, et non −5², qui vaut −25. Les parenthèses font partie du raisonnement, pas seulement de la présentation.

Analyse : dériver et étudier une fonction

Du taux de variation au nombre dérivé

Le taux de variation entre deux abscisses distinctes a et b vaut (f(b) − f(a))/(b − a). Il mesure une variation moyenne et correspond à la pente d’une sécante. Le nombre dérivé f′(a) décrit le comportement local lorsque le second point se rapproche du premier.

Pour f(x) = x², le taux entre a et a + h, avec h ≠ 0, vaut ((a + h)² − a²)/h = 2a + h. Lorsque h se rapproche de 0, cette expression se rapproche de 2a. On obtient f′(a) = 2a. La tangente au point d’abscisse a a pour équation y = f(a) + f′(a)(x − a).

Ne confonds pas f(a), l’ordonnée du point, et f′(a), la pente de la tangente. À l’abscisse 3 sur la courbe du carré, elles valent respectivement 9 et 6. Le programme utilise aussi l’approximation locale f(a + h) ≈ f(a) + f′(a)h ; ce n’est pas une égalité exacte pour n’importe quel h.

Calculer une fonction dérivée

Les dérivées des fonctions usuelles et les règles de calcul se combinent. Par exemple, la dérivée de x² vaut 2x, celle de x³ vaut 3x², celle de 1/x vaut −1/x² pour x ≠ 0. La dérivée de √x vaut 1/(2√x) pour x > 0 : cette formule ne s’applique pas en 0.

Pour deux fonctions dérivables u et v, (uv)′ = u′v + uv′. Pour un quotient, (u/v)′ = (u′v − uv′)/v², là où v ne s’annule pas. La dérivée d’un produit n’est donc généralement pas le produit des dérivées. Avant de calculer, indique le domaine utile et repère la structure de l’expression.

Une courbe n’a pas nécessairement une tangente de pente finie en chaque point. La valeur absolue, par exemple, n’est pas dérivable en 0 : les pentes à gauche et à droite ne coïncident pas. La fiche sur les dérivées et les tangentes permet de travailler les règles et leurs applications.

Variations, extremums et optimisation

Sur un intervalle, le signe de la dérivée renseigne sur les variations d’une fonction dérivable. Si f′ est positive ou nulle partout, f est croissante ; si elle est négative ou nulle partout, f est décroissante. Un tableau de signes de f′ sert donc à construire un tableau de variations de f.

Une dérivée nulle en un point ne prouve pas qu’il existe un extremum. La fonction x³ a une dérivée nulle en 0, mais elle reste croissante de part et d’autre. Pour un problème d’optimisation, examine les variations et les bornes de l’intervalle étudié, puis interprète la valeur obtenue dans la situation.

La parité reste également utile : une fonction paire vérifie f(−x) = f(x) et sa courbe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées ; une fonction impaire vérifie f(−x) = −f(x) et sa courbe est symétrique par rapport à l’origine. Ces vérifications supposent un domaine symétrique par rapport à 0.

Comprendre la fonction exponentielle

La fonction exponentielle est définie comme l’unique fonction dérivable sur ℝ vérifiant f′ = f et f(0) = 1 ; son existence et son unicité sont admises. On note sa valeur exp(x) ou ex. Elle est strictement positive et strictement croissante sur ℝ.

Les règles principales sont ex+y = exey et e−x = 1/ex. Ainsi, e³ × e² = e⁵, mais e³ + e² ne devient pas e⁵. La dérivée de t ↦ eat est t ↦ aeat, pour une constante réelle a.

Une exponentielle sert notamment à modéliser une évolution continue. Il faut préciser l’unité du temps et le sens des paramètres, plutôt que de choisir une formule uniquement parce qu’une quantité augmente. La fiche fonction exponentielle : propriétés et approfondissements contient également des outils de terminale, à distinguer du socle de première.

Se repérer sur le cercle trigonométrique

Le cercle trigonométrique a pour centre l’origine et pour rayon 1 dans un repère orthonormé. Le radian relie une mesure d’angle à une longueur d’arc ; un tour complet correspond à 2π radians. Le point associé à x a pour coordonnées (cos(x) ; sin(x)).

Les valeurs remarquables se comprennent avec les triangles usuels : cos(π/3) = 1/2 et sin(π/3) = √3/2. Les symétries donnent ensuite cos(−x) = cos(x) et sin(−x) = −sin(x). Ajouter 2π ramène au même point.

Localise d’abord l’angle et le signe des coordonnées. Au deuxième quadrant, le cosinus est négatif et le sinus positif. Cette vérification permet de retrouver cos(2π/3) = −1/2 sans réciter une liste déconnectée du cercle. La fiche de trigonométrie, première et terminale propose un parcours plus large : concentre-toi d’abord sur le cercle, les radians et les valeurs remarquables.

Géométrie : vecteurs, droites et cercles

Calculer et interpréter un produit scalaire

Le produit scalaire de deux vecteurs est un nombre réel, pas un vecteur. Dans une base orthonormée, pour u(x ; y) et v(x′ ; y′), on calcule u · v = xx′ + yy′. Deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul.

Pour deux vecteurs non nuls formant un angle θ, la formule u · v = ‖u‖ × ‖v‖ × cos(θ) relie le calcul à la géométrie. On choisit donc entre les coordonnées, les longueurs, l’angle ou une projection selon les informations disponibles. Les conditions « orthonormée » et « non nuls » ne sont pas décoratives.

Le produit scalaire permet notamment de retrouver la formule d’Al-Kashi : dans un triangle ABC, BC² = AB² + AC² − 2 × AB × AC × cos(Â). Si l’angle A est droit, le terme avec le cosinus s’annule et on retrouve Pythagore.

Équations et projections dans un repère

Dans une équation de droite ax + by + c = 0, avec (a ; b) ≠ (0 ; 0), le vecteur (a ; b) est normal à la droite. Il est perpendiculaire à sa direction ; ce n’est pas, en général, un vecteur directeur. Un vecteur directeur possible est (−b ; a).

Dans un repère orthonormé, le cercle de centre Ω(a ; b) et de rayon r > 0 a pour équation (x − a)² + (y − b)² = r². Pour reconnaître un cercle à partir d’une expression développée, regroupe les termes en x et en y puis complète les carrés.

Le projeté orthogonal H d’un point A sur une droite d satisfait deux conditions : H appartient à d et le vecteur AH est orthogonal à la direction de d. Si A appartient déjà à d, son projeté est A. Par exemple, la projection de A(4 ; 3) sur la droite y = 1 est H(4 ; 1).

Une figure aide à comprendre, mais le calcul doit justifier la conclusion. Pour démontrer que deux droites sont perpendiculaires, indique les vecteurs utilisés et le produit scalaire nul ; ne te contente pas de leur apparence sur le dessin.

Probabilités et variables aléatoires

Conditionnement, arbres et indépendance

La probabilité P(B | A), aussi notée PA(B), signifie « probabilité de B sachant A ». Lorsque P(A) > 0, elle vaut P(A ∩ B)/P(A). L’information A change l’ensemble sur lequel on raisonne : parmi tous les élèves d’un lycée et parmi ceux d’un atelier, le dénominateur n’est pas le même.

Sur un arbre pondéré, les probabilités des branches issues d’un même nœud totalisent 1. Pour obtenir la probabilité d’un chemin, on multiplie les probabilités de ses branches. Pour un événement constitué de plusieurs chemins incompatibles, on additionne leurs probabilités.

Si A et son contraire forment une partition, avec des probabilités non nulles, la formule des probabilités totales donne P(B) = P(A)P(B | A) + P(non A)P(B | non A). Elle additionne deux contributions, pas deux probabilités conditionnelles isolées.

Deux événements sont indépendants lorsque P(A ∩ B) = P(A)P(B). Cela ne signifie pas qu’ils sont incompatibles : des événements incompatibles ne peuvent pas se produire ensemble. Pour une situation réelle, l’indépendance doit être justifiée ou donnée dans le modèle, jamais déduite automatiquement du mot « hasard ». La fiche probabilités conditionnelles et indépendance développe ces raisonnements.

Répéter des épreuves de Bernoulli

Une épreuve de Bernoulli possède deux issues, appelées succès et échec. Le succès a une probabilité p ; l’échec a une probabilité 1 − p. Les termes « succès » et « échec » sont des étiquettes mathématiques, sans jugement de valeur sur le résultat.

Le programme de première prévoit la répétition de telles épreuves, indépendantes et identiques, pour n ≤ 4, avec une représentation par arbre. Pour obtenir exactement deux succès en trois essais, il faut prendre en compte trois ordres : succès-succès-échec, succès-échec-succès, échec-succès-succès. Chaque chemin a une probabilité p²(1 − p).

On peut donc calculer cette probabilité en additionnant les trois chemins. La formule générale de la loi binomiale n’est pas à imposer ici : l’objectif est de comprendre la répétition et de compter les chemins dans ces cas limités.

Espérance, variance et simulation

Une variable aléatoire réelle associe un nombre à chaque issue d’une expérience. Sa loi donne ses valeurs possibles et leurs probabilités, dont la somme doit être égale à 1. Dans ce programme, on travaille sur des univers finis.

L’espérance est la moyenne théorique pondérée : si X prend les valeurs xi avec les probabilités pi, alors E(X) est la somme des produits xipi. Elle n’est pas forcément une valeur possible de X. Une moyenne observée sur quelques essais n’a aucune raison de lui être exactement égale.

La variance mesure la dispersion autour de l’espérance. La formule de König-Huygens s’écrit V(X) = E(X²) − E(X)². L’écart type est la racine carrée de la variance. Ne confonds pas E(X²), moyenne des carrés, avec E(X)², carré de la moyenne.

La linéarité de l’espérance donne notamment E(aX + b) = aE(X) + b et E(X + Y) = E(X) + E(Y). Cette dernière égalité ne demande pas que X et Y soient indépendantes. Les simulations avec Python ou un tableur permettent d’observer des moyennes d’échantillons ; elles illustrent les phénomènes, sans remplacer une démonstration.

Logique, Python et automatismes

Le raisonnement ne constitue pas un supplément réservé aux meilleurs élèves. Il intervient quand tu distingues une équation d’une identité, une implication de sa réciproque ou une observation d’une preuve. Une affirmation universelle peut être réfutée par un seul contre-exemple : « si x² = 9, alors x = 3 » est fausse puisque x = −3 convient aussi.

Les notations d’ensembles, d’intervalles, d’intersection et de réunion servent autant pour une inéquation que pour une probabilité. Les mots « et » et « ou » changent les ensembles de solutions. Écrire une réponse sous forme d’intervalle demande donc de comprendre ce que l’on conserve.

En programmation, la notion de liste complète les variables, les conditions, les boucles et les fonctions. La liste [2, 6, 18] contient trois éléments ; son premier élément a l’indice 0. Ne confonds pas un indice de liste Python et le premier indice choisi pour une suite mathématique.

Tu dois pouvoir expliquer ce que fait un programme, le compléter et vérifier quelques étapes à la main. Le cours de Python peut servir à revoir la syntaxe des listes et des boucles ; il contient aussi des développements informatiques qui dépassent les besoins de cette spécialité.

Les automatismes entretiennent le calcul, les évolutions, les fonctions et les représentations, les statistiques et les probabilités. Ils ne se réduisent pas à réciter des formules : lire une pente, reconnaître une équation produit nul ou choisir le bon dénominateur sont aussi des gestes à rendre disponibles rapidement.

L’épreuve anticipée en fin de première

Pour l’année scolaire 2026-2027, la note de service du 11 septembre 2026 définit l’épreuve passée par les élèves de première au titre de la session 2028. La première partie est une liste de questions à réponses courtes, et non le QCM décrit dans les premières présentations de l’épreuve.

RepèreModalité
Durée totale2 heures
Coefficient2
Première partieAutomatismes, réponses courtes : 6 points
Deuxième partieDeux ou trois exercices indépendants : 14 points
CalculatriceInterdite pendant toute l’épreuve
Programme pour les élèves de spécialitéSpécialité mathématiques de première

Le texte prévoit aussi que la maîtrise de la langue compte pour 2 points sur les 20 : il ne s’agit pas de deux points ajoutés au barème. Soigne les phrases qui expliquent une conclusion, les notations et le vocabulaire. Une valeur numérique seule ne remplace pas la justification attendue dans un exercice.

Le total de deux heures est national ; ne transforme pas un découpage d’entraînement en durée officielle réservée à chaque partie. Teste ton organisation sur un sujet, puis ajuste-la. La fiche contient des QCM pour réviser les notions, mais ils ne reproduisent pas le format des réponses courtes de l’épreuve.

La calculatrice reste un outil possible pendant certains cours et travaux : son interdiction à cet examen ne signifie pas son interdiction toute l’année. Pour les exercices proposés ici, cherche d’abord des valeurs exactes et des simplifications réalisables sans machine.

Comment organiser tes révisions ?

Commence par séparer trois tâches : apprendre une définition, appliquer une méthode et choisir une stratégie dans un problème. Relire le cours aide la première, mais ne suffit pas pour les deux autres. Un exercice réussi avec le corrigé sous les yeux doit être repris sans ce soutien.

  1. Reprends les bases utiles au chapitre. Fractions, identités remarquables, équations et fonctions de référence servent de points d’appui. Cible la difficulté rencontrée plutôt que de refaire toute la seconde.
  2. Construis une fiche courte. Note les définitions, les conditions d’utilisation des formules et un exemple commenté. Pour une suite, indique le premier indice ; pour une probabilité conditionnelle, le dénominateur.
  3. Travaille sans correction immédiate. Essaie une méthode, écris une étape même partielle, puis compare. Cherche l’endroit précis où ton raisonnement diverge.
  4. Reviens sur les erreurs. Classe-les : lecture, calcul, formule mal choisie, hypothèse oubliée ou rédaction. Refais ensuite une question avec d’autres nombres.
  5. Mélange progressivement les chapitres. Un problème peut demander une expression algébrique, une dérivée et une interprétation. Entraîne-toi aussi à expliquer oralement pourquoi tu passes d’une étape à l’autre.

Une organisation possible est de consacrer une séance courte aux automatismes, une autre aux exercices du chapitre et une troisième à un problème plus complet. Ce n’est pas un quota de travail universel. Adapte la durée aux devoirs donnés et demande de l’aide sur une question précise plutôt que d’accumuler des corrections non comprises.

Évite les raccourcis qui donnent un résultat sans contrôle : « la dérivée s’annule donc c’est un maximum », « les événements sont indépendants parce qu’ils sont différents », « la suite augmente puisque la raison est supérieure à 1 ». Dans chaque cas, il manque une condition ou une vérification.

20 exercices corrigés de première

Ces exercices sont créés pour cette fiche ; ils ne sont pas des sujets officiels. Les situations chiffrées servent uniquement d’exemples. Les cinq premières questions vérifient surtout l’algèbre, puis les exercices mobilisent l’analyse, la géométrie, les probabilités et Python. Ils ne constituent pas un sujet de bac à réaliser en deux heures.

Exercice 1 — Suite arithmétique et indices

La suite (un) est arithmétique, de premier terme u0 = 7 et de raison 3. Calcule u5, puis la somme u0 + u1 + … + u5.

Corrigé. On utilise un = 7 + 3n, donc u5 = 22. De l’indice 0 à l’indice 5 inclus, il y a six termes : 7, 10, 13, 16, 19 et 22. Leur somme vaut 6 × (7 + 22)/2 = 87. Le piège serait de compter cinq termes parce que le dernier indice est 5.

Exercice 2 — Suite géométrique

La suite (un) est géométrique de raison 3 et u0 = 2. Donne sa formule explicite, puis calcule u2 et u4.

Corrigé. Chaque passage multiplie par 3 : un = 2 × 3n. Ainsi u2 = 18 et u4 = 162. Vérification par récurrence : 2, 6, 18, 54, 162. Entre u0 et u4, on effectue bien quatre multiplications. La formule 2 + 3n décrirait une suite arithmétique différente.

Exercice 3 — Une augmentation et un seuil

Un modèle commence à 100 et augmente de 20 % à chaque étape. On note un la valeur après n étapes. Écris la relation de récurrence et trouve le premier indice n pour lequel un dépasse 160.

Corrigé. Augmenter de 20 % revient à multiplier par 1,2. On a u0 = 100 et un+1 = 1,2un. Les valeurs successives sont 100, 120, 144 et 172,8. Le premier dépassement se produit donc pour n = 3. On ne peut pas ajouter 20 à chaque étape : le pourcentage porte sur la nouvelle valeur, pas toujours sur 100.

Exercice 4 — Compter les termes d’une somme

Calcule A = 1 + 2 + … + 20 et B = 1 + 2 + 4 + 8 + 16. Explique pourquoi les deux sommes n’utilisent pas la même règle.

Corrigé. Pour A, les termes forment une suite arithmétique : A = 20 × 21/2 = 210. Pour B, ce sont cinq termes géométriques de raison 2, de 20 à 24. Ainsi B = (1 − 25)/(1 − 2) = 31. Dans la formule géométrique, l’exposant 5 vient du nombre de termes, non du dernier exposant écrit.

Exercice 5 — Racines et signe d’un trinôme

Résous x² − 6x + 5 = 0, puis x² − 6x + 5 ≤ 0. Donne les racines et l’ensemble des solutions de l’inéquation.

Corrigé. Le discriminant vaut Δ = 36 − 20 = 16. Les racines sont (6 − 4)/2 = 1 et (6 + 4)/2 = 5. Le trinôme s’écrit (x − 1)(x − 5). Son coefficient dominant est positif : il est négatif entre ses racines et nul aux bornes. L’équation a pour solutions 1 et 5 ; l’inéquation a pour ensemble solution [1 ; 5].

Exercice 6 — Forme canonique et minimum

Écris x² − 6x + 5 sous forme canonique. Déduis-en la valeur minimale de cette expression et l’abscisse où elle est atteinte.

Corrigé. On complète le carré : x² − 6x + 5 = (x − 3)² − 9 + 5 = (x − 3)² − 4. Un carré est positif ou nul. Le minimum est donc −4, atteint pour x = 3. La valeur minimale et l’abscisse qui permet de l’obtenir sont deux informations différentes ; répondre seulement « 3 » ne donne pas le minimum.

Exercice 7 — Équation d’une tangente

On considère f(x) = x². Détermine l’équation de la tangente à sa courbe au point d’abscisse 3.

Corrigé. On calcule f(3) = 9 et f′(x) = 2x, donc f′(3) = 6. La tangente a pour équation y = 9 + 6(x − 3), soit y = 6x − 9. Pour vérifier, remplace x par 3 : tu retrouves y = 9. La droite y = 6x aurait la bonne pente, mais elle ne passerait pas par le point de contact.

Exercice 8 — Dérivée d’un quotient

Soit f(x) = (2x + 1)/(x + 1). Indique son domaine de définition, puis calcule f′(x).

Corrigé. Le dénominateur impose x ≠ −1. Pour x différent de −1, la règle du quotient donne f′(x) = [2(x + 1) − (2x + 1)]/(x + 1)² = 1/(x + 1)². Le dénominateur doit être mis au carré et le signe moins concerne tout le second produit. La dérivée est strictement positive sur chacun des deux intervalles de définition ; on ne raisonne pas à travers la valeur interdite.

Exercice 9 — Un rectangle d’aire maximale

Un rectangle a un périmètre de 24 cm. On note x une dimension et 12 − x l’autre, avec 0 < x < 12. Détermine l’aire maximale et les dimensions correspondantes.

Corrigé. L’aire vaut A(x) = x(12 − x) = −x² + 12x. Sa dérivée est A′(x) = 12 − 2x, positive pour x < 6 et négative pour x > 6. L’aire augmente puis diminue : elle est maximale pour x = 6. On obtient 36 cm², avec un carré de 6 cm de côté. Le maximum est une aire ; il faut donc écrire une unité au carré.

Exercice 10 — Exponentielle : calcul et variations

Simplifie e³ × e−1/e. Puis calcule la dérivée de h(x) = 4e−2x et détermine son sens de variation sur ℝ.

Corrigé. Les exposants se combinent : e³ × e−1/e = e3−1−1 = e. Pour h, la dérivée de e−2x est −2e−2x, donc h′(x) = −8e−2x. L’exponentielle étant strictement positive, h′ est strictement négative : h est strictement décroissante. Le facteur −2 ne doit pas disparaître lors de la dérivation.

Exercice 11 — Angles associés

Détermine cos(2π/3), sin(2π/3) et sin(−π/3) à partir des valeurs remarquables et des symétries du cercle.

Corrigé. L’angle 2π/3 est associé à π/3 par symétrie autour de l’axe des ordonnées. L’abscisse change de signe et l’ordonnée reste identique : cos(2π/3) = −1/2 et sin(2π/3) = √3/2. Le sinus est impair, donc sin(−π/3) = −√3/2. Vérifier le quadrant évite de conserver une valeur positive au mauvais endroit.

Exercice 12 — Produit scalaire et orthogonalité

Dans une base orthonormée, u a pour coordonnées (3 ; −1) et v a pour coordonnées (2 ; 6). Calcule leur produit scalaire. Sont-ils orthogonaux ?

Corrigé. On multiplie les coordonnées correspondantes et on additionne : u · v = 3 × 2 + (−1) × 6 = 0. Les vecteurs sont donc orthogonaux. Ne confonds pas ce calcul avec le déterminant 3 × 6 − (−1) × 2 = 20, qui sert à étudier la colinéarité dans le plan, pas l’orthogonalité.

Exercice 13 — Une longueur avec Al-Kashi

Dans un triangle ABC, AB = 5 cm, AC = 3 cm et l’angle BAC mesure 60°. Calcule la longueur exacte de BC.

Corrigé. La formule d’Al-Kashi donne BC² = 5² + 3² − 2 × 5 × 3 × cos(60°). Comme cos(60°) = 1/2, on obtient BC² = 25 + 9 − 15 = 19. Ainsi BC = √19 cm. La réponse 19 cm confondrait la longueur et son carré. Pythagore seul ne convient pas : le triangle n’est pas annoncé rectangle en A.

Exercice 14 — Une droite et son vecteur normal

Détermine une équation de la droite passant par A(1 ; 3) et de vecteur normal n(2 ; −1). Le point B(2 ; 5) appartient-il à cette droite ?

Corrigé. Une équation est 2(x − 1) − (y − 3) = 0, soit 2x − y + 1 = 0. En remplaçant x et y par les coordonnées de B, on obtient 4 − 5 + 1 = 0 : B appartient à la droite. Le vecteur normal fournit les coefficients de x et y ; la constante se détermine avec le point A.

Exercice 15 — Reconnaître un cercle

Dans un repère orthonormé, on considère l’équation x² + y² − 4x + 2y − 4 = 0. Détermine le centre et le rayon du cercle. Vérifie que B(5 ; −1) lui appartient.

Corrigé. On regroupe les termes : (x − 2)² − 4 + (y + 1)² − 1 − 4 = 0, donc (x − 2)² + (y + 1)² = 9. Le centre est Ω(2 ; −1) et le rayon est 3. Pour B, (5 − 2)² + (−1 + 1)² = 9. Le signe +1 dans le carré correspond bien à une ordonnée de centre égale à −1.

Exercice 16 — Probabilités totales

Dans un lycée fictif, 60 % des élèves participent à un atelier A. Parmi eux, 30 % pratiquent la musique B ; parmi les autres, 10 % la pratiquent. On choisit un élève au hasard. Calcule P(A ∩ B), puis P(B).

Corrigé. On traduit les données : P(A) = 0,6, P(B | A) = 0,3 et P(B | non A) = 0,1. Donc P(A ∩ B) = 0,18. Les deux branches donnent P(B) = 0,6 × 0,3 + 0,4 × 0,1 = 0,22, soit 22 %. Additionner 30 % et 10 % serait oublier que ces proportions portent sur des groupes de tailles différentes.

Exercice 17 — Indépendants ou incompatibles ?

On donne P(A) = 0,5, P(B) = 0,4 et P(A ∩ B) = 0,2. Les événements sont-ils indépendants ? Sont-ils incompatibles ? Calcule P(A ∪ B).

Corrigé. P(A)P(B) = 0,5 × 0,4 = 0,2 = P(A ∩ B) : A et B sont indépendants. Ils ne sont pas incompatibles puisque leur intersection a une probabilité positive. Enfin P(A ∪ B) = 0,5 + 0,4 − 0,2 = 0,7. On soustrait l’intersection pour ne pas compter deux fois les issues qui réalisent simultanément A et B.

Exercice 18 — Trois épreuves de Bernoulli

On répète trois épreuves indépendantes ayant chacune une probabilité de succès de 1/4. Calcule la probabilité d’obtenir exactement deux succès, puis celle d’obtenir au moins un succès.

Corrigé. Pour exactement deux succès, les trois chemins sont SSE, SES et ESS. Chacun a une probabilité (1/4)² × 3/4 = 3/64. Leur somme vaut 9/64. Pour au moins un succès, utilise le contraire : aucun succès a pour probabilité (3/4)³ = 27/64. La probabilité cherchée vaut donc 1 − 27/64 = 37/64. Les lettres S et E désignent respectivement succès et échec.

Exercice 19 — Loi, espérance et variance

Une variable aléatoire X prend les valeurs 0, 1 et 2 avec les probabilités respectives 1/4, 1/2 et 1/4. Calcule E(X), V(X), puis E(2X + 3).

Corrigé. Les probabilités totalisent bien 1. L’espérance est E(X) = 0 × 1/4 + 1 × 1/2 + 2 × 1/4 = 1. Puis E(X²) = 0 + 1/2 + 4/4 = 3/2. Ainsi V(X) = 3/2 − 1² = 1/2. Enfin, par linéarité, E(2X + 3) = 2 × 1 + 3 = 5. Calculer E(X²) séparément empêche de la confondre avec E(X)².

Exercice 20 — Lire une liste Python

On exécute le programme suivant. Donne la liste finale et son nombre d’éléments. Explique pourquoi trois tours de boucle ne produisent pas une liste de trois éléments.

u = 2
termes = [u]
for n in range(3):
    u = 2*u + 1
    termes.append(u)

Corrigé. La liste contient déjà 2 avant la boucle. Les trois passages calculent successivement 5, 11 et 23, ajoutés à la fin. La liste finale est [2, 5, 11, 23] et contient 4 éléments. L’instruction range(3) fait prendre à n les valeurs 0, 1 et 2. Cette suite n’est ni arithmétique ni géométrique : la règle 2u + 1 combine une multiplication et une addition, et ses premières différences comme ses premiers rapports ne sont pas constants.

QCM, textes à trous et cartes

Ces questions servent à vérifier les notions de la fiche. Le QCM est un outil de révision : pour préparer l’épreuve anticipée, réponds aussi sans regarder les propositions. Les textes à trous et les cartes permettent de reprendre les définitions avant de revenir aux exercices rédigés.

Combien de racines réelles distinctes possède x² − 6x + 5 ?

  • Aucune
  • Une
  • Deux

Le discriminant vaut 16, strictement positif. Les deux racines sont 1 et 5.

Une suite géométrique a pour raison 3 et u₀ = 2. Que vaut u₂ ?

  • 18
  • 12
  • 8

Il faut deux multiplications : 2 × 3 × 3 = 18. La raison ne s’ajoute pas au terme précédent.

Que représente graphiquement f′(a) ?

  • L’ordonnée du point de la courbe
  • La pente de la tangente en a
  • La distance du point à l’origine

L’ordonnée est f(a). Le nombre dérivé f′(a) est le coefficient directeur de la tangente.

Que vaut exp(0) ?

  • 0
  • e
  • 1

La fonction exponentielle vérifie exp(0) = 1. Son égalité avec sa dérivée ne change pas cette valeur initiale.

Dans une base orthonormée, quel est le produit scalaire de u(3 ; −1) et v(2 ; 6) ?

  • 0
  • 12
  • 6

On calcule 3 × 2 + (−1) × 6 = 0. Les deux vecteurs sont orthogonaux.

Que vaut la dérivée de f(x) = 3x² − 2x + 5 ?

  • 3x − 2
  • 6x − 2
  • 6x + 5

La dérivée de 3x² est 6x, celle de −2x est −2 et celle de la constante 5 est 0.

La condition f′(a) = 0 permet-elle toujours de conclure à un maximum ?

  • Oui, pour toute fonction dérivable
  • Oui, si a est positif
  • Non, il faut poursuivre l’étude

La dérivée de x³ s’annule en 0 sans extremum. Il faut étudier les variations et le domaine du problème.

Dans P(B | A) = P(A ∩ B)/P(A), quelle condition est nécessaire ?

  • P(A) > 0
  • P(B) = 1
  • A et B sont incompatibles

La probabilité de l’événement sur lequel on conditionne doit être non nulle, puisque l’on divise par P(A).

Un prix augmente de 20 %, puis baisse de 20 %. Quel est son coefficient global ?

  • 1
  • 0,96
  • 1,04

Les coefficients se multiplient : 1,2 × 0,8 = 0,96. La valeur finale est inférieure de 4 % à la valeur initiale.

Si E(X) = 4, que vaut E(2X − 3) ?

  • 8
  • 2
  • 5

La linéarité donne E(2X − 3) = 2E(X) − 3 = 8 − 3 = 5.

Pour x² − 6x + 5, le discriminant vaut 16.

La valeur exp(0) est 1.

Une suite qui ajoute toujours une même raison est arithmétique.

Deux vecteurs orthogonaux ont un produit scalaire égal à 0.

En Python, [2, 6, 18] est une liste.

L’indice du premier élément d’une liste Python est 0.

Le rayon du cercle (x − 2)² + (y + 1)² = 9 est 3.

Si E(X²) = 10 et E(X) = 3, la variance vaut 1.

Discriminant

Δ = b² − 4ac

Son signe donne le nombre de racines réelles d’un trinôme avec a ≠ 0.

Nombre dérivé

La pente de la tangente en un point

Pour f(x) = x², f′(3) = 6, tandis que f(3) = 9.

Suite géométrique

Chaque terme est multiplié par la raison q

Avec u₀ = 2 et q = 3 : 2, 6, 18, 54…

Probabilités totales

Additionner les contributions d’une partition

On multiplie le long de chaque chemin puis on additionne les chemins qui réalisent l’événement.

Espérance

La moyenne théorique pondérée par les probabilités

E(X) n’est pas nécessairement une valeur possible de X ni la moyenne exacte d’un échantillon.

Cercle trigonométrique

Cosinus en abscisse, sinus en ordonnée

Le cercle est de rayon 1 : cos(π/3) = 1/2 et sin(π/3) = √3/2.

Vecteur normal

Un vecteur perpendiculaire à la direction d’une droite

Pour 2x − y + 1 = 0, le vecteur (2 ; −1) est normal.

Variance

V(X) = E(X²) − E(X)²

L’écart type vaut √V(X). Il ne faut pas confondre moyenne des carrés et carré de la moyenne.

Questions fréquentes

Quels sont les chapitres de la spécialité maths en première ?

Les principaux chapitres sont les suites, le second degré, la dérivation, les variations, l’exponentielle, la trigonométrie, le produit scalaire, la géométrie repérée, les probabilités conditionnelles et les variables aléatoires. La logique, Python et les automatismes se travaillent à travers ces domaines. Leur ordre dépend de la progression de la classe.

Combien d’heures de spécialité maths a-t-on en première ?

L’horaire de la spécialité est de 4 heures par semaine en première générale. Il ne comprend pas le travail personnel. La spécialité conservée en terminale représente ensuite 6 heures hebdomadaires. Il faut distinguer ces horaires de ceux des options et des mathématiques spécifiques intégrées à l’enseignement scientifique.

Le programme a-t-il changé à la rentrée 2026 ?

Oui. L’arrêté du 26 février 2026, publié au BO du 2 avril, remplace le programme antérieur à la rentrée 2026-2027. La structure comprend quatre parties thématiques et trois transversales. Le programme prévoit notamment les automatismes et la répétition d’épreuves de Bernoulli indépendantes et identiques jusqu’à quatre essais.

La loi binomiale est-elle au programme de première ?

Le programme prévoit des répétitions de n épreuves de Bernoulli indépendantes et identiques pour n ≤ 4, en utilisant un arbre pour calculer les probabilités. Cela ne revient pas à imposer la formule générale de la loi binomiale. Comprendre les chemins et leurs probabilités reste ici l’objectif.

Faut-il calculer toutes les formes canoniques avec une formule générale ?

Non. Il faut comprendre ce qu’est une forme canonique, savoir l’utiliser et la déterminer dans des cas simples par complétion du carré. Le texte précise que son calcul effectif dans le cas général n’est pas un attendu. Choisis la forme développée, factorisée ou canonique selon ce que demande l’exercice.

Les limites et la récurrence sont-elles étudiées en première ?

Les limites des suites sont abordées intuitivement, sur des exemples, sans formalisation. La définition d’une suite par récurrence est bien étudiée : elle donne le terme suivant à partir du précédent. Ne la confonds pas avec une démonstration par récurrence, qui est une méthode de preuve distincte.

Quelle épreuve passe un élève de première en 2027 ?

L’élève passe l’épreuve anticipée de mathématiques, normalement au titre du baccalauréat 2028. Elle dure 2 heures, a un coefficient 2 et se déroule sans calculatrice. Pour un élève inscrit en spécialité, le sujet porte sur ce programme. La première partie comporte des réponses courtes sur 6 points ; la seconde deux ou trois exercices sur 14 points.

Pourquoi cette fiche propose-t-elle des QCM si l’examen demande des réponses courtes ?

Le QCM permet de comparer des réponses et de repérer une confusion précise. Ce n’est pas une simulation complète de l’examen. Pour te rapprocher des réponses courtes, masque les propositions et calcule la réponse toi-même. Les exercices corrigés de la fiche permettent aussi de travailler la rédaction.

Quel niveau faut-il pour suivre la spécialité maths ?

Examine surtout tes acquis concrets : manipuler des fractions, développer et factoriser, résoudre une équation simple, lire une courbe et expliquer une démarche. Une moyenne seule ne décrit pas ces compétences. Discute avec ton professeur des difficultés à reprendre et de tes projets, plutôt que d’appliquer un seuil de note proposé sans contexte.

Comment préparer une évaluation quand plusieurs chapitres se mélangent ?

Identifie les outils possibles avant de calculer. Une quantité dépendant d’un entier peut appeler une suite ; un maximum peut demander une étude de fonction ; « sachant que » peut signaler un conditionnement. Reprends ensuite un exercice de chaque famille, puis un problème qui les combine, et vérifie aussi les hypothèses et la rédaction.

Poursuivre chapitre par chapitre

Après avoir identifié une difficulté, approfondis la notion correspondante. Les fiches de suites, d’exponentielle et de trigonométrie couvrent aussi des prolongements : utilise d’abord les sections adaptées à la première et les consignes de ton professeur.