Offres de Soins en France â Cours PASS/LAS
Professionnels de santé, secteur hospitalier, parcours de soins coordonnés, urgences, télémédecine et soins de ville
1. Offreurs de soins et producteurs de biens en santé
2. Professions médicales et pharmaceutiques
3. Médecins généralistes : effectifs, densité et répartition
4. Pharmaciens, dentistes et sages-femmes
5. Auxiliaires médicaux
6. Consommation de soins selon l’Ăąge
7. Parcours de soins coordonnés
8. Le secteur hospitalier
9. Missions des hĂŽpitaux publics et ESPIC
10. Les soins d’urgence (SAMU, SMUR, services d’urgence)
11. Soins de longue durée et établissements médico-sociaux
12. Alternatives Ă l’hospitalisation
13. La télésanté et la télémédecine
14. Le secteur de ville
15. Les officines de pharmacie
16. Exercices
17. FAQ
Offreurs de soins et producteurs de biens en santé
L’offre de soins dĂ©signe l’ensemble des dispositifs mis en place pour rĂ©pondre Ă la demande de soins, qu’ils soient curatifs ou prĂ©ventifs. Elle repose sur trois grandes catĂ©gories d’acteurs qui forment le socle du systĂšme de santĂ© français.
| Catégorie | Composition | Détails |
|---|---|---|
| Professionnels de santé | Professions médicales et pharmaceutiques + auxiliaires médicaux | Médecins, pharmaciens, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes, etc. Statuts divers : libéraux, salariés ou mixtes. |
| Secteur hospitalier | Ătablissements de santĂ© | Ătablissements publics (CHR, CHU), Ă©tablissements privĂ©s d’intĂ©rĂȘt collectif (ESPIC : hĂŽpitaux privĂ©s, centres de lutte contre le cancer, centres de dialyse) et Ă©tablissements privĂ©s Ă but lucratif (cliniques). |
| Secteur de ville | RĂ©seaux de santĂ© pluridisciplinaires | Maisons de santĂ© pluridisciplinaires (MSP), communautĂ©s professionnelles territoriales de santĂ© (CPTS), centres de santĂ©. IntĂšgrent mĂ©decins, infirmiers et autres professionnels pour favoriser l’accĂšs aux soins, la coordination et la continuitĂ© des prises en charge. |
Professions médicales et pharmaceutiques
Les professions mĂ©dicales et pharmaceutiques constituent le noyau central de l’offre de soins. Voici la rĂ©partition de leurs effectifs :
| Profession | Effectifs | Mode d’exercice dominant |
|---|---|---|
| Médecins | 220 000 | 1/2 libéral exclusif, 1/3 salariés, ~10 % mixtes (cabinet + hÎpital) |
| Pharmaciens | 75 000 | Majoritairement en officine ; 22 000 salariés (surtout hospitaliers) |
| Chirurgiens-dentistes | 40 000 | Majoritairement libéraux exclusifs ; 15 % salariés |
| Sages-femmes | 20 000 | Majoritairement Ă l’hĂŽpital |
Médecins généralistes : effectifs, densité et répartition
Ăvolution des effectifs
Les effectifs mĂ©dicaux ont connu une augmentation jusqu’en 2016, suivie d’une diminution puis d’une stagnation Ă partir de 2021. On observe une augmentation continue de la part de femmes dans la profession, qui atteint environ 50 % en 2021. Un phĂ©nomĂšne marquant se dessine : la proportion de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes diminue tandis que celle des spĂ©cialistes augmente. En France, il y a dĂ©sormais davantage de mĂ©decins spĂ©cialistes que de gĂ©nĂ©ralistes. Or, les gĂ©nĂ©ralistes reprĂ©sentent la premiĂšre Ă©tape vers l’accĂšs aux soins et jouent le rĂŽle d’orienteurs vers les spĂ©cialistes : leur diminution entraĂźne donc des difficultĂ©s d’accĂšs aux soins.
Répartition territoriale et déserts médicaux
La rĂ©partition des mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes sur le territoire français est trĂšs inĂ©gale. La densitĂ© moyenne s’Ă©lĂšve Ă 140 mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes pour 100 000 habitants en 2021. On observe un phĂ©nomĂšne d’hĂ©liotropisme : les rĂ©gions attractives par leur climat et leur gĂ©ographie (Sud, littoral) sont mieux dotĂ©es, tandis que les rĂ©gions du Nord et du Centre prĂ©sentent des zones de sous-densitĂ©, voire de vĂ©ritables dĂ©serts mĂ©dicaux. Entre 2012 et 2021, la densitĂ© de mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes a diminuĂ© dans la quasi-totalitĂ© des rĂ©gions françaises, et ce malgrĂ© l’augmentation de la population.
Types d’exercice des mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes (2022)
La majorité des médecins généralistes exercent désormais en groupe (70 %), contre seulement 30 % en exercice seul. Parmi ceux qui exercent en groupe, on distingue deux configurations principales :
| Type de cabinet | Proportion | Composition |
|---|---|---|
| Cabinet pluriprofessionnel | 40 % | Avec des paramĂ©dicaux seulement (27 %), avec des paramĂ©dicaux et d’autres professions mĂ©dicales (12 %), ou avec d’autres professionnels de santĂ© (1 %) |
| Cabinet monoprofessionnel | 30 % | Avec d’autres mĂ©decins uniquement gĂ©nĂ©ralistes (26 %), ou avec des spĂ©cialistes/chirurgiens-dentistes (3 %) |
Pharmaciens, dentistes et sages-femmes
Pharmaciens
Les effectifs de pharmaciens sont restĂ©s relativement stables autour de 70 000 entre 2012 et 2021. La part des femmes reprĂ©sente environ deux tiers de la profession (contre 50 % chez les mĂ©decins), avec une tendance Ă la hausse. En termes de densitĂ© territoriale, on retrouve le mĂȘme hĂ©liotropisme que pour les mĂ©decins, avec une inĂ©galitĂ© Nord-Sud marquĂ©e : les rĂ©gions du Sud-Ouest sont mieux dotĂ©es que celles du Nord ou du Centre.
Chirurgiens-dentistes
Les effectifs de dentistes ont augmenté pour atteindre environ 40 000 sur la décennie 2012-2021. La part des femmes représente un peu moins de 50 % de la profession, avec une tendance croissante. La répartition territoriale montre à nouveau un héliotropisme, avec une densité trÚs forte dans le Sud-Est (notamment en PACA) et des densités plus faibles dans les régions du Nord (ex. Normandie).
Sages-femmes
Les effectifs de sages-femmes ont connu une augmentation continue, dĂ©passant les 20 000 entre 2012 et 2021. Il s’agit d’une profession trĂšs fĂ©minisĂ©e. Les sages-femmes exercent majoritairement Ă l’hĂŽpital, avec seulement 3 800 cabinets libĂ©raux sur l’ensemble du territoire.
Auxiliaires médicaux
Les auxiliaires mĂ©dicaux constituent une part essentielle de l’offre de soins. Voici la rĂ©partition de leurs effectifs et modes d’exercice :
| Profession | Effectifs | Mode d’exercice dominant |
|---|---|---|
| Infirmiers | + de 660 000 | 2/3 Ă l’hĂŽpital exclusivement, le reste en libĂ©ral ou mixte |
| Aides-soignants | 390 000 | Majoritairement hospitaliers |
| KinĂ©sithĂ©rapeutes | 86 000 | Plus des 3/4 en libĂ©ral ou mixte ; seulement 13 000 Ă l’hĂŽpital |
| Manipulateurs radio | 34 000 | 26 000 Ă l’hĂŽpital exclusivement |
| Orthophonistes | 24 000 | Largement en libéral |
| Psychomotriciens | 11 000 | Répartis entre libéral et hÎpital |
| ErgothĂ©rapeutes | 10 000 | Majoritairement Ă l’hĂŽpital |
| Orthoptistes | 4 400 | â |
| AudioprothĂ©sistes | 3 200 | â |
Consommation de soins selon l’Ăąge
La consommation de soins (consultations, recours aux soins) varie considĂ©rablement selon les tranches d’Ăąge. En mĂ©decine gĂ©nĂ©rale, on observe un pic de consultations durant les premiers mois de vie, suivi d’une pĂ©riode de sous-consommation jusqu’Ă environ 45 ans, puis un nouveau pic chez les personnes ĂągĂ©es. La mĂ©decine spĂ©cialisĂ©e devient prĂ©dominante aprĂšs 60 ans, en raison de l’apparition de maladies chroniques. En ce qui concerne les sages-femmes et la gynĂ©cologie, la forte consommation se concentre entre 15 et 50 ans, correspondant Ă la pĂ©riode de procrĂ©ation.
Parcours de soins coordonnés
Le parcours de soins coordonnĂ©s impose Ă chaque assurĂ© social de plus de 16 ans de dĂ©signer un mĂ©decin traitant auprĂšs de sa caisse d’assurance maladie. Ce mĂ©decin traitant est le premier interlocuteur du patient et, le cas Ă©chĂ©ant, l’oriente vers d’autres professionnels de santĂ© (spĂ©cialistes, hospitaliers). Le choix du mĂ©decin traitant est libre : il peut s’agir d’un gĂ©nĂ©raliste ou d’un spĂ©cialiste, sans restriction gĂ©ographique, et peut ĂȘtre modifiĂ© Ă tout moment.
Les soins spécialisés sont également dispensés dans les établissements hospitaliers sous forme de consultations externes (ambulatoires), sans hospitalisation, assurées par des praticiens spécialistes. Ces consultations sont intégrées au parcours de soins et sont prescrites par les médecins traitants.
Place de la France dans le paysage international
La France se situe au 26e rang mondial pour le nombre de médecins en exercice (3,2 pour 1 000 habitants), avec une population médicale relativement ùgée (44 % des médecins ont 55 ans ou plus). En termes de médecins nouvellement diplÎmés, la France est 30e. Pour le personnel infirmier en exercice, elle se place au 12e rang.
Le secteur hospitalier
Le secteur hospitalier français est composĂ© d’environ 3 000 Ă©tablissements totalisant 386 000 lits :
| Type d’Ă©tablissement | Nombre | Pourcentage | Lits |
|---|---|---|---|
| Ătablissements publics (CHR, CHU, etc.) | 1 300 | 45 % | 240 000 |
| ESPIC (Ă©tablissements privĂ©s d’intĂ©rĂȘt collectif) | 660 | 22 % | 55 000 |
| Ătablissements privĂ©s Ă but lucratif (cliniques) | 970 | 33 % | 90 000 |
Missions des hĂŽpitaux publics et ESPIC
Les Ă©tablissements hospitaliers ont des missions multiples. Ils doivent assurer le diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessĂ©s et des femmes enceintes, en tenant compte de la singularitĂ© et des aspects psychologiques des personnes. Ils dĂ©livrent des soins avec ou sans hĂ©bergement, sous forme ambulatoire ou Ă domicile. Ils participent Ă la coordination des soins avec les professionnels exerçant en ville et les services mĂ©dico-sociaux, ainsi qu’Ă la mise en Ćuvre de la politique de santĂ© publique et des dispositifs de vigilance sanitaire. Ils mĂšnent une rĂ©flexion sur l’Ă©thique liĂ©e Ă l’accueil et Ă la prise en charge mĂ©dicalisĂ©e. Enfin, ils participent Ă la formation, Ă l’enseignement et Ă la recherche en santĂ©, notamment au sein des CHU.
Les hĂŽpitaux publics et ESPIC partagent des missions fondamentales : l’Ă©gal accĂšs Ă des soins de qualitĂ© pour tous, la permanence de l’accueil de jour comme de nuit (y compris en urgence), la continuitĂ© des soins pendant et aprĂšs l’hospitalisation (en s’assurant que les patients disposent des conditions nĂ©cessaires Ă la poursuite de leur traitement, ou en les orientant vers des structures adaptĂ©es Ă leur situation de prĂ©caritĂ©), l’adaptation des soins aux besoins de chaque patient, et l’offre de soins prĂ©ventifs, curatifs ou palliatifs.
Centres de lutte contre le cancer
La France compte 20 centres de lutte contre le cancer rĂ©partis sur l’ensemble du territoire. Ce sont essentiellement des ESPIC, exclusivement dĂ©diĂ©s Ă la cancĂ©rologie. Ils exercent des missions de service public, garantissent une prise en charge sans dĂ©passement d’honoraires, visent l’excellence et sont Ă la pointe de la recherche et de l’innovation. Leur aspect privĂ© rĂ©side principalement dans le recrutement des mĂ©decins et la gestion des ressources humaines.
Groupements hospitaliers de territoire (GHT)
Les GHT sont des dispositifs conventionnels, devenus obligatoires depuis juillet 2016, entre Ă©tablissements publics de santĂ© d’un mĂȘme territoire. Les Ă©tablissements membres s’engagent Ă se coordonner autour d’une stratĂ©gie de prise en charge commune et graduĂ©e du patient, formalisĂ©e dans un projet mĂ©dical partagĂ©. Le principe est d’inciter les Ă©tablissements Ă mutualiser leurs Ă©quipes mĂ©dicales et Ă rĂ©partir les activitĂ©s de façon complĂ©mentaire, afin que chaque structure trouve son positionnement dans l’offre de soins rĂ©gionale.
Les soins d’urgence (SAMU, SMUR, services d’urgence)
Les services d’aide mĂ©dicale urgente (SAMU), situĂ©s dans les hĂŽpitaux, et la permanence des soins assurent les soins prĂ©hospitaliers d’urgence. Le SAMU est accessible gratuitement sur tout le territoire national en composant le 15. Les centres partagent les informations avec les centres d’appel d’urgence de la police (17) et des pompiers (18), afin que les urgences mĂ©dicales soient traitĂ©es de maniĂšre appropriĂ©e. Les centres d’appels mĂ©dicaux et de pompiers rĂ©pondent Ă©galement au numĂ©ro d’urgence europĂ©en 112.
Les appels d’urgence arrivant au centre d’appel mĂ©dical sont traitĂ©s par des rĂ©ceptionnistes spĂ©cialisĂ©s, supervisĂ©s par des mĂ©decins qui Ă©valuent le niveau d’urgence. Selon la situation, ils peuvent envoyer une unitĂ© mobile de soins intensifs (SMUR), une Ă©quipe de premiers secours des pompiers ou un mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste de garde. Dans les autres cas, le patient est orientĂ© vers le service d’urgence hospitalier le plus proche.
Le systĂšme de continuitĂ© des soins assure une rĂ©ponse rapide et appropriĂ©e la nuit, les week-ends et les jours fĂ©riĂ©s. Ă leur arrivĂ©e Ă l’hĂŽpital, les patients en situation d’urgence sont pris en charge dans un service d’urgence, chargĂ© d’accueillir 24h/24 toute personne en situation d’urgence rĂ©elle ou ressentie, sans sĂ©lection.
Soins de longue durée et établissements médico-sociaux
Les Ă©tablissements mĂ©dico-sociaux regroupent notamment les Ă©tablissements d’hĂ©bergement pour personnes ĂągĂ©es dĂ©pendantes (EHPAD) et les structures pour personnes handicapĂ©es. Les soins rĂ©sidentiels ou temporaires pour les personnes ĂągĂ©es sont fournis par diffĂ©rents types d’institutions :
| Type de structure | Services proposés |
|---|---|
| Foyers logements collectifs | Installations non médicales (restauration, blanchisserie) mais quasiment aucun soin médical |
| Maisons de retraite (EHPAD) | Hébergement des personnes ùgées avec offre de soins médicaux |
| Unités de soins de longue durée (USLD) | Accueil des personnes nécessitant un suivi médical constant (patients trÚs malades et dépendants) |
Alternatives Ă l’hospitalisation
Plusieurs dispositifs permettent de limiter ou de remplacer l’hospitalisation complĂšte :
La chirurgie ambulatoire permet de raccourcir les dĂ©lais de prise en charge Ă 12 heures maximum, avec la garantie d’une sĂ©curitĂ© des soins et d’un rĂ©el suivi mĂ©dical. Elle comprend les actes chirurgicaux programmĂ©s rĂ©alisĂ©s dans les conditions nĂ©cessitant impĂ©rativement la sĂ©curitĂ© d’un bloc opĂ©ratoire, sous anesthĂ©sie adaptĂ©e, suivie d’une surveillance postopĂ©ratoire en salle de rĂ©veil, permettant la sortie du patient le jour mĂȘme. Parmi les interventions concernĂ©es : opĂ©ration de la cataracte, extraction dentaire, arthroscopie du genou, chirurgie des varices, opĂ©ration des vĂ©gĂ©tations et des amygdales. Ces actes ne peuvent pas ĂȘtre rĂ©alisĂ©s en cabinet mĂ©dical. L’objectif est d’atteindre un taux de recours Ă la chirurgie ambulatoire de 70 %, contre 54 % en 2022 (le taux est passĂ© de 46 % en 2012 Ă 54 % en 2022).
L’hospitalisation Ă domicile (HAD) permet de maintenir, sous certaines conditions, le confort de vie des patients et de leurs proches. Les services de soins infirmiers Ă domicile (SSIAD) assurent la surveillance mĂ©dicale, les soins d’hygiĂšne et les soins paramĂ©dicaux. L’accueil temporaire en EHPAD permet d’amĂ©liorer la qualitĂ© de vie des personnes et d’accorder un temps de rĂ©pit aux aidants.
La télésanté et la télémédecine
La tĂ©lĂ©santĂ© se dĂ©ploie pour permettre Ă tous un accĂšs Ă distance aux soins mĂ©dicaux et paramĂ©dicaux. Il s’agit d’une forme de pratique mĂ©dicale Ă distance utilisant les technologies de l’information et de la communication, mettant en rapport un ou plusieurs professionnels de santĂ© entre eux ou avec un patient.
| Type d’acte | Description |
|---|---|
| TĂ©lĂ©consultation | Consultation Ă distance depuis le domicile du patient ou un EHPAD. Inclut diagnostics et prescriptions. Doit ĂȘtre rĂ©alisĂ©e aprĂšs orientation par le mĂ©decin traitant pour les spĂ©cialistes. S’inscrit dans le parcours de soins coordonnĂ©s. |
| TĂ©lĂ©expertise | Ăchanges entre confrĂšres : un mĂ©decin sollicite l’avis d’autres experts sur la pathologie de son patient. |
| TĂ©lĂ©assistance | Un professionnel de santĂ© assiste un de ses collĂšgues au cours d’un soin Ă distance. |
| Télésurveillance | Recueil des informations médicales depuis le lieu de vie du patient. |
| RĂ©ponse mĂ©dicale | Appels tĂ©lĂ©phoniques d’urgence dans le cadre de la rĂ©gulation mĂ©dicale (SAMU). |
Le secteur de ville
Les soins ambulatoires (ou soins de ville) dĂ©signent les soins effectuĂ©s en cabinet de ville, dispensaires, centres de soins, lors de consultations externes d’hĂŽpitaux publics ou privĂ©s, en cures thermales et les analyses en laboratoire. Ils sont dispensĂ©s par les mĂ©decins, dentistes et auxiliaires mĂ©dicaux dans le cadre de leur activitĂ© libĂ©rale. Le secteur de ville reprĂ©sente environ 48 000 cabinets libĂ©raux d’infirmiers, 37 000 masseurs-kinĂ©sithĂ©rapeutes, 36 500 mĂ©decins, 30 000 chirurgiens-dentistes, 12 000 pĂ©dicures et 3 800 cabinets de sages-femmes.
Les soins Ă domicile sont principalement fournis par des mĂ©decins et des infirmiers indĂ©pendants, et dans une moindre mesure par les SSIAD, qui prennent en charge les soins de nursing (toilette) ou les actes infirmiers (pansements, distribution de mĂ©dicaments, injections). Les soins intermĂ©diaires fournissent des soins temporaires aux patients dĂ©pendants et des services de rĂ©pit Ă leurs aidants, favorisant une meilleure autonomie. Le financement relĂšve de l’assurance maladie ou des services d’aide et d’accompagnement Ă domicile (SAAD), qui prennent en charge, dans le cadre de l’aide sociale, les services mĂ©nagers et les prestations d’aide Ă la personne pour les actes essentiels de la vie quotidienne.
Les maisons de santé
Les maisons de santĂ© sont des structures pluriprofessionnelles constituĂ©es de professionnels mĂ©dicaux, auxiliaires mĂ©dicaux ou pharmaciens. Les professionnels qui y exercent doivent Ă©laborer un projet de santĂ© attestant de leur exercice coordonnĂ©. Les maisons de santĂ© concluent avec l’agence rĂ©gionale de santĂ© un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens prĂ©alablement Ă tout versement d’aide financiĂšre. Les professionnels y ont un statut libĂ©ral.
Les centres de santé
Dans la lignĂ©e des dispensaires, les centres de santĂ© ont une mission sociale d’accĂšs aux soins pour tous. Ils sont surtout implantĂ©s dans les zones urbaines dĂ©favorisĂ©es et pratiquent quasi systĂ©matiquement le tiers payant et des tarifs conventionnels, mĂȘme pour des spĂ©cialitĂ©s comme la gynĂ©cologie ou l’ophtalmologie. Il en existe trois catĂ©gories : centres de santĂ© mĂ©dicaux, infirmiers et dentaires. Ils peuvent ĂȘtre gĂ©rĂ©s par des associations, des collectivitĂ©s territoriales ou par des assureurs de santĂ© (centres mutualistes). Contrairement aux maisons de santĂ©, les professionnels qui y exercent sont salariĂ©s.
Plateformes territoriales d’appui
Les plateformes territoriales d’appui ont pour objectifs d’apporter un soutien aux professionnels pour la prise en charge des situations complexes (patients prĂ©sentant plusieurs pathologies associĂ©es Ă des problĂšmes sociaux, psychosociaux ou Ă©conomiques), d’informer et d’orienter les professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et mĂ©dico-sociales de leur territoire, d’appuyer l’organisation des parcours complexes (incluant les admissions et sorties d’Ă©tablissements), et de soutenir les initiatives professionnelles en matiĂšre de sĂ©curitĂ© des parcours et d’accĂšs aux soins.
Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
Les CPTS sont des dispositifs constituĂ©s Ă l’initiative des professionnels de santĂ© d’un territoire. Elles assurent une meilleure coordination territoriale (organisation des soins et des parcours de patients), mais n’ont pas pour objet la coordination clinique autour du patient (contrairement aux MSP, centres de santĂ© ou Ă©quipes de soins primaires). Elles sont composĂ©es de professionnels de santĂ© du premier ou du second recours, d’acteurs mĂ©dico-sociaux et sociaux, et d’Ă©tablissements de santĂ© d’un mĂȘme territoire.
Les officines de pharmacie
La distribution des mĂ©dicaments est Ă©troitement rĂ©glementĂ©e en France. Les grossistes rĂ©partiteurs ont une mission de service public et sont soumis au contrĂŽle de l’Agence nationale de sĂ©curitĂ© du mĂ©dicament (ANSM) concernant la gamme de mĂ©dicaments fournis, le niveau des stocks, les dĂ©lais de livraison et leurs marges bĂ©nĂ©ficiaires.
Les pharmacies dĂ©tiennent un monopole sur la distribution des mĂ©dicaments dĂ©livrĂ©s sur ordonnance. Elles doivent ĂȘtre la propriĂ©tĂ© d’un pharmacien qualifiĂ© ou d’un groupe de pharmaciens associĂ©s, qui ne peuvent pas possĂ©der plus d’une officine. Le nombre de pharmacies est rĂ©glementĂ© par un numerus clausus tenant compte de la population Ă desservir et de la distance Ă la pharmacie la plus proche. Les pharmaciens bĂ©nĂ©ficient d’incitations financiĂšres pour la dĂ©livrance de mĂ©dicaments gĂ©nĂ©riques.
La publicitĂ© directe aux consommateurs pour les mĂ©dicaments est soumise Ă autorisation prĂ©alable et limitĂ©e aux spĂ©cialitĂ©s remplissant trois critĂšres : dĂ©livrance sans ordonnance, non couverture par l’assurance maladie, et absence de restriction publicitaire dans l’autorisation de mise sur le marchĂ©. Les vaccins constituent la seule exception Ă cette rĂšgle. La vente de mĂ©dicaments en ligne est autorisĂ©e, mais exclusivement par des pharmaciens, dans le cadre d’une activitĂ© directement liĂ©e Ă une pharmacie physique et autorisĂ©e par les agences rĂ©gionales de santĂ©.



































