Automatismes en maths au lycée : cours et exercices corrigés
Fractions, calcul littéral, pourcentages, fonctions et probabilités : consolide tes automatismes en seconde et en première avec des méthodes expliquées, 20 exercices corrigés et des questions de révision sans calculatrice.
Comprendre les automatismes
Un automatisme mathématique est une connaissance, une méthode ou une procédure que tu sais mobiliser avec aisance dans une situation familière. Simplifier 45/60, calculer 15 % d’un prix, développer (x − 5)² ou reconnaître une fonction affine en sont des exemples. L’objectif est de calculer avec fiabilité et de garder de l’attention pour le raisonnement.
Un automatisme ne se limite donc pas au calcul mental. Il peut concerner une lecture graphique, le choix du bon dénominateur dans une probabilité ou la vérification d’une unité. Tu peux écrire quelques étapes au brouillon : sans calculatrice ne signifie pas sans écrire. Il n’existe pas de seuil universel d’une minute ou de cent secondes qui permettrait de décider qu’une notion est acquise.
Ces réflexes se construisent à partir d’une méthode comprise. Par exemple, pour obtenir 15 % de 240, tu peux calculer 10 %, soit 24, puis 5 %, soit 12, et additionner : 24 + 12 = 36. Tu n’as pas seulement mémorisé une réponse : tu disposes d’une procédure réutilisable avec d’autres nombres. La fiche de calcul mental propose d’autres décompositions utiles.
Comprendre, s’exercer, vérifier, puis gagner en fluidité : cet ordre évite d’automatiser une erreur. Une réponse rapide mais obtenue avec une règle fausse ne constitue pas une maîtrise solide.
Les automatismes au bac
En première générale et technologique, l’épreuve anticipée de mathématiques dure 2 heures, compte coefficient 2 et se déroule sans calculatrice. Le sujet correspond à ton enseignement : spécialité mathématiques, mathématiques intégrées à l’enseignement scientifique ou enseignement commun de la voie technologique.
Pour l’année scolaire 2026-2027, le format change : la partie automatismes comporte des questions à réponses courtes. Elle ne doit plus être présentée comme un QCM. Ce cadre concerne les épreuves anticipées passées en 2027 au titre du baccalauréat 2028.
| Partie | Travail demandé | Points |
|---|---|---|
| Automatismes | Répondre à des questions courtes | 6 sur 20 |
| Exercices | Résoudre deux ou trois exercices indépendants | 14 sur 20 |
La maîtrise de la langue est prise en compte à hauteur de deux points dans la note sur 20. Soigne tes formulations et ton vocabulaire. Les consignes du sujet précisent la réponse attendue à chaque question.
Les annales de 2026 restent utiles pour réviser des notions, mais leur QCM correspond à l’ancien format. Les QCM proposés plus bas sont des outils d’apprentissage ; entraîne-toi aussi à produire une réponse sans choix proposés. Pour les modalités détaillées, consulte la définition officielle de l’épreuve.
Que réviser en seconde et première ?
Les six familles ci-dessous servent à organiser tes révisions. Ce classement pédagogique n’est ni un découpage obligatoire du sujet ni une liste exhaustive de tout le programme. En première, tu entretiens les acquis de seconde et tu complètes ton entraînement avec les notions étudiées dans ton parcours.
| Famille | Réflexes à travailler | Exemple |
|---|---|---|
| Calcul numérique et algébrique | Priorités, fractions, puissances, racines, développement et factorisation | 2³ × 2⁻¹ = 4 |
| Proportions et pourcentages | Identifier le tout, passer d’une fraction à un pourcentage | 15 % de 240 = 36 |
| Évolutions | Calculer un taux, appliquer ou inverser une évolution | De 60 à 45 : −25 % |
| Fonctions et graphiques | Distinguer image et antécédent, lire une pente, un signe ou une variation | Pour f(x) = 2x + 3, f(2) = 7 |
| Statistiques | Lire des données, calculer une moyenne, une médiane, une étendue | Pour 9 valeurs ordonnées : rang médian 5 |
| Probabilités | Identifier l’univers et les événements ; en première, exploiter un tableau ou un arbre conditionnel | Dé équilibré : P(nombre pair) = 1/2 |
En seconde, commence par les bases de calcul, les équations simples, les pourcentages et la lecture des fonctions. En première, reprends ces bases et travaille notamment les évolutions successives, les signes d’expressions et les probabilités conditionnelles selon la progression de ta classe. L’exercice 20 est consacré à ce dernier apprentissage.
En spécialité, ces acquis te serviront aussi dans le cours sur le second degré et dans celui sur les dérivées en première spécialité. Ces chapitres ne remplacent pas le travail des bases. Le formulaire de maths du lycée couvre plusieurs niveaux : sélectionne les formules correspondant à ce que tu as déjà étudié.
Calcul numérique sans calculatrice
Respecter les priorités et les signes
Calcule d’abord les parenthèses, puis les puissances, puis les multiplications et divisions, enfin les additions et soustractions. Pour des opérations de même priorité, avance de gauche à droite. Ainsi, 18 ÷ 3 × 2 = 6 × 2 = 12 ; on ne regroupe pas spontanément 3 × 2 au dénominateur.
Le signe moins mérite une attention particulière : −3² = −(3²) = −9, tandis que (−3)² = 9. Si tu remplaces x par −3 dans x², écris bien (−3)². Cette simple habitude évite de nombreuses erreurs lors du calcul de l’image d’un nombre négatif.
Simplifier et calculer avec des fractions
Pour simplifier une fraction, divise son numérateur et son dénominateur par un même nombre non nul : 45/60 = 3/4 en divisant par 15. Pour additionner ou soustraire, utilise un dénominateur commun : 2/3 + 1/4 = 8/12 + 3/12 = 11/12. Additionner les dénominateurs donnerait une autre valeur.
Pour multiplier, multiplie les numérateurs entre eux et les dénominateurs entre eux. Tu peux simplifier des facteurs avant de terminer : (3/5) × (10/9) = 2/3. Pour diviser par une fraction non nulle, multiplie par son inverse. En revanche, tu ne peux pas « barrer » des termes à travers une addition : (x + 2)/x ne vaut pas 2.
Utiliser les puissances et les racines carrées
Pour une base a non nulle et des exposants entiers, am × an = am+n et am ÷ an = am−n. Un exposant négatif indique un inverse : 2⁻¹ = 1/2. Ces règles concernent des produits et des quotients ; elles ne permettent pas de transformer a² + a³ en a⁵.
Une racine carrée est positive ou nulle. Pour simplifier √72, repère un facteur carré parfait : √72 = √(36 × 2) = 6√2. Mais √(a + b) n’est généralement pas égal à √a + √b. De même, √(x²) = |x| : pour x = −5, la racine vaut 5, pas −5.
Vérifier l’ordre de grandeur et l’unité
Avant d’accepter un résultat, demande-toi s’il est plausible. Un quart de 80 doit être inférieur à 80 ; une probabilité ne peut pas dépasser 1. Pour les conversions, distingue longueurs, aires et volumes : 1 m = 100 cm, mais 1 m² = 10 000 cm² et 1 m³ = 1 000 000 cm³.
Les durées ne fonctionnent pas en base 100 : 1,5 h représente 1 h 30 min, soit 90 min, et non 1 h 50 min. Écrire l’unité à chaque étape aide à repérer une conversion oubliée.
Calcul littéral et équations
Développer ou factoriser : choisir le bon sens
Développer transforme un produit en somme ; factoriser transforme une somme en produit. Par exemple, 3(x + 4) = 3x + 12, tandis que 6x² − 9x = 3x(2x − 3). Choisis la forme utile : la forme développée facilite la réduction, la forme factorisée aide à résoudre une équation produit nul.
- (a + b)² = a² + 2ab + b².
- (a − b)² = a² − 2ab + b².
- (a + b)(a − b) = a² − b².
Dans (x − 5)², le double produit vaut −2 × x × 5 = −10x. Le développement est donc x² − 10x + 25. Pour contrôler une identité proposée, tu peux essayer une valeur de x : un résultat différent suffit à prouver qu’elle est fausse. Un seul essai réussi ne prouve toutefois pas qu’elle est vraie pour tout x.
Résoudre une équation simple
Effectue la même opération sur les deux membres pour conserver l’égalité. Dans 3x − 7 = 11, ajoute 7, puis divise par 3 : 3x = 18, donc x = 6. Vérifie ensuite dans l’équation de départ : 3 × 6 − 7 = 11.
Pour un produit nul, au moins un facteur est nul. Ainsi, (x − 2)(x + 3) = 0 donne x = 2 ou x = −3. Diviser directement par x − 2 ferait perdre la solution x = 2, puisque ce facteur peut justement être nul.
Résoudre une inéquation et lire un signe
Lorsque tu multiplies ou divises les deux membres d’une inégalité par un nombre strictement négatif, inverse son sens. Par exemple, −2x > 4 donne x < −2. Une valeur de contrôle aide : x = −3 convient, car −2 × (−3) = 6 > 4.
Pour étudier le signe de 2x − 6, repère d’abord son zéro, x = 3. L’expression est négative pour x < 3 et positive pour x > 3. Pour un produit comme (x − 2)(x + 3), étudie chaque facteur puis utilise la règle des signes : les deux facteurs ont le même signe en dehors de l’intervalle entre −3 et 2.
Pourcentages et évolutions
Identifier la quantité de référence
Une proportion compare une partie à un tout : proportion = effectif de la partie ÷ effectif total. Si 18 élèves sur 60 participent à une activité, la proportion est 18/60 = 0,3, soit 30 %. Pour prendre t % d’une quantité, multiplie-la par t/100.
Attention au mot « parmi ». Si 40 % des élèves d’un groupe sont internes et que 25 % de ces internes suivent un atelier, la part des élèves à la fois internes et inscrits à l’atelier représente 0,40 × 0,25 = 0,10, soit 10 % du groupe. Le second pourcentage porte sur un sous-ensemble.
Appliquer et calculer une évolution
Une hausse de t % correspond au coefficient multiplicateur 1 + t/100 ; une baisse de t % au coefficient 1 − t/100, avec t positif dans ces deux formulations. Une hausse de 30 % multiplie donc la valeur par 1,3, et une baisse de 30 % par 0,7.
Le taux d’évolution est (valeur finale − valeur initiale) ÷ valeur initiale, lorsque la valeur initiale n’est pas nulle. De 60 € à 45 €, on obtient −15/60 = −0,25, soit −25 %. Le dénominateur est le prix de départ, pas le prix d’arrivée.
Enchaîner des variations et retrouver un prix initial
Pour des évolutions successives, multiplie les coefficients. Une hausse de 20 % suivie d’une baisse de 20 % donne 1,20 × 0,80 = 0,96 : la baisse globale est de 4 %. La deuxième évolution ne porte plus sur la même base que la première.
Pour revenir en arrière, divise par le coefficient appliqué. Un article vendu 64 € après une réduction de 20 % coûtait 64 ÷ 0,8 = 80 €. Le passage inverse de 64 € à 80 € représente une hausse de 25 %. Une évolution réciproque n’est donc généralement pas obtenue en changeant seulement le signe du pourcentage.
Distinguer pourcentage, points et indice
Un taux qui passe de 20 % à 25 % augmente de 5 points de pourcentage. Relativement à sa valeur initiale, la hausse est de 5/20 = 25 %. Pour un indice base 100, l’indice 115 correspond à une hausse de 15 % par rapport à la base. Passer ensuite de l’indice 115 à 120 représente une hausse de 5/115, et non de 5 %.
Fonctions et lectures graphiques
Distinguer image et antécédent
Dans l’égalité f(2) = 7, 7 est l’image de 2 et 2 est un antécédent de 7. Calculer une image consiste à remplacer x dans l’expression de f. Chercher les antécédents de 7 consiste à résoudre f(x) = 7. Une valeur peut avoir plusieurs antécédents, un seul ou aucun dans l’ensemble de définition considéré.
Par exemple, pour f(x) = x² définie sur les réels, 4 a deux antécédents : −2 et 2. En revanche, −1 n’en a aucun, car un carré réel n’est jamais négatif.
Reconnaître une fonction affine
Une fonction affine s’écrit f(x) = ax + b. Le nombre a est son coefficient directeur, et b = f(0) son ordonnée à l’origine. Si l’on sait que f est affine, avec f(0) = 3 et f(2) = 7, alors a = (7 − 3)/(2 − 0) = 2 et f(x) = 2x + 3.
Pour deux points A et B d’abscisses différentes, le coefficient directeur de la droite (AB) est (yB − yA)/(xB − xA). Conserve le même ordre dans les deux différences. Si les abscisses sont égales, la droite est verticale et cette formule ne donne pas de coefficient directeur. Reprends au besoin les fonctions affines en seconde.
Lire un graphique sans confondre les axes
- Repère les axes et les graduations. Un carreau ne représente pas nécessairement une unité ; les deux axes peuvent avoir des échelles différentes.
- Pour une image, pars de l’abscisse donnée, rejoins la courbe verticalement, puis lis l’ordonnée.
- Pour des antécédents, pars de l’ordonnée demandée, cherche les intersections avec la courbe, puis lis toutes les abscisses correspondantes.
Résoudre graphiquement f(x) > 2 revient à repérer les abscisses pour lesquelles la courbe est au-dessus de la droite horizontale d’ordonnée 2. Respecte les bornes incluses ou exclues. Si la lecture ne permet qu’une estimation, donne une valeur approchée au lieu d’affirmer une égalité exacte.
Le signe et les variations répondent à deux questions différentes. Une fonction positive peut être décroissante : sur l’intervalle [0 ; 2], f(x) = −x + 3 descend de 3 à 1 tout en restant au-dessus de zéro.
Statistiques et probabilités
Moyenne, médiane et étendue
La moyenne est la somme des valeurs divisée par l’effectif total. Si des effectifs ou des coefficients sont fournis, tiens compte de leur poids : trois notes de coefficient 1 et une note de coefficient 2 représentent cinq unités de coefficient, pas quatre.
Pour trouver la médiane, ordonne les valeurs en tenant compte des répétitions. Avec neuf valeurs, la cinquième est une médiane. Avec un effectif pair, on retient habituellement la moyenne des deux valeurs centrales. Une médiane partage la série de sorte qu’au moins la moitié des valeurs lui sont inférieures ou égales et au moins la moitié supérieures ou égales.
L’étendue vaut maximum − minimum. Elle ne donne pas la moyenne, et la valeur la plus fréquente, appelée mode, n’est pas nécessairement la médiane. Devant un diagramme, vérifie aussi la légende, les unités et l’origine des axes avant de comparer des hauteurs.
Probabilités simples et événement contraire
Lorsque les issues sont équiprobables, P(A) = nombre d’issues favorables ÷ nombre total d’issues. Pour un dé équilibré à six faces, les issues paires sont 2, 4 et 6 : leur probabilité vaut 3/6 = 1/2. Cette formule par comptage suppose bien que les issues élémentaires ont la même probabilité.
L’événement contraire de A se réalise lorsque A ne se réalise pas. Sa probabilité est 1 − P(A). Si P(A) = 0,35, celle de son contraire vaut 0,65. Le résultat doit toujours appartenir à l’intervalle [0 ; 1].
En première : choisir le bon groupe de référence
PA(B) signifie la probabilité de B sachant A, avec P(A) > 0. Dans un tableau d’effectifs, tu te limites au groupe A pour déterminer le total de référence. P(A ∩ B) porte, elle, sur la réalisation simultanée de A et de B dans l’ensemble de la population étudiée.
Sur un arbre pondéré, multiplie les probabilités des branches d’un même chemin. La relation P(A ∩ B) = P(A) × PA(B) ne suppose pas l’indépendance. Pour additionner des chemins, vérifie qu’ils décrivent des cas disjoints. Pour approfondir, la fiche de probabilités conditionnelles en première spécialité développe ces méthodes.
Une méthode d’entraînement
Tu peux commencer par des séances de dix à quinze minutes, puis adapter leur durée à tes besoins. C’est un repère d’organisation, pas une durée officielle ni une garantie de résultat. Cherche d’abord à expliquer tes réponses ; introduis le chronomètre lorsque les procédures deviennent fiables.
- Fais un diagnostic sans aide. Choisis quelques questions de familles différentes. Distingue les réponses justes, les hésitations et les erreurs.
- Identifie la cause de chaque erreur. Une formule oubliée, une mauvaise lecture et une erreur de signe ne se corrigent pas de la même façon.
- Reprends un exemple expliqué. Cache ensuite la correction et refais le calcul. Change les nombres pour vérifier que tu as compris la méthode.
- Mélange les thèmes. Alterne fraction, pourcentage et fonction : tu dois aussi apprendre à reconnaître l’outil adapté.
- Reviens sur les questions difficiles. Refais-les lors d’une séance ultérieure, sans t’appuyer uniquement sur le souvenir du résultat.
| Séance | Travail proposé | Contrôle utile |
|---|---|---|
| 1 | Fractions et priorités | Expliquer chaque transformation |
| 2 | Pourcentages et évolutions | Nommer la valeur de référence |
| 3 | Calcul littéral et fonctions | Vérifier avec une substitution |
| 4 | Statistiques et probabilités | Repérer les effectifs pertinents |
| 5 | Questions mélangées à réponses courtes | Comparer précision et aisance aux séances précédentes |
Pendant la recherche, travaille sans calculatrice. Après avoir rédigé ton raisonnement, un outil peut servir à contrôler un calcul, mais il ne remplace pas l’analyse de l’erreur. Pour organiser ce travail avec tes autres matières, consulte les conseils pour planifier tes révisions du bac.
Les erreurs à éviter
| Erreur | Bon réflexe |
|---|---|
| Confondre −3² et (−3)² | Repérer ce qui est réellement élevé au carré. |
| Additionner les dénominateurs | Écrire les fractions avec un dénominateur commun. |
| Oublier le double produit dans (a − b)² | Écrire les trois termes de l’identité remarquable. |
| Diviser une équation par un facteur qui peut être nul | Étudier ce cas pour ne pas perdre de solution. |
| Additionner deux taux successifs | Multiplier leurs coefficients multiplicateurs. |
| Calculer un taux avec la valeur finale au dénominateur | Revenir à la valeur de départ. |
| Confondre « croissante » et « positive » | Distinguer le sens de variation et la position par rapport à zéro. |
| Prendre toujours l’effectif total en probabilité | Lire si la question impose une condition : « sachant », « parmi ». |
Dans ton carnet d’erreurs, écris une règle courte et un exemple corrigé. « Attention aux signes » est trop vague ; « quand je divise une inégalité par −2, j’inverse son sens » indique une action précise.
20 exercices corrigés
Les exercices 1 à 19 consolident les bases et leur réemploi au lycée. Le dernier aborde les probabilités conditionnelles de première. Certaines notions se travaillent à des moments différents selon ta classe : utilise les corrections comme appui. Les situations chiffrées sont construites pour l’entraînement.
Réponds sur une feuille avant de lire le corrigé. Ces 20 exercices autonomes sont distincts des 12 questions du QCM de révision présenté ensuite.
Exercice 1 — Priorités et carré d’un nombre négatif
Calcule A = −3² + 2 × 5 et B = (−3)² + 2 × 5. Pourquoi les résultats sont-ils différents ?
A = 1 et B = 19. Pour A, le carré concerne seulement 3 : −9 + 10 = 1. Pour B, il concerne le nombre −3 entre parenthèses : 9 + 10 = 19. Dans les deux cas, la multiplication 2 × 5 se fait avant l’addition.
La différence ne vient pas d’une règle de multiplication des signes mal appliquée : elle vient de la base de la puissance. Repère cette base avant de calculer.
Exercice 2 — Une fraction, trois écritures
Simplifie 45/60, puis donne son écriture décimale et son écriture en pourcentage.
45/60 = 3/4 = 0,75 = 75 %. Divise 45 et 60 par 15. Comme un quart vaut 0,25, trois quarts valent 0,75. Pour écrire ce nombre en pourcentage, exprime-le comme une fraction de dénominateur 100 : 75/100.
Ces trois écritures désignent le même nombre. Le résultat est inférieur à 1, ce qui est cohérent puisque 45 est inférieur à 60.
Exercice 3 — Soustraire deux fractions
Calcule 5/6 − 1/4 et donne le résultat sous forme de fraction irréductible.
5/6 − 1/4 = 7/12. Le nombre 12 est un multiple commun de 6 et de 4. On écrit 5/6 = 10/12 et 1/4 = 3/12, puis on soustrait les numérateurs : (10 − 3)/12.
La fraction 7/12 est irréductible. Le résultat reste positif, car 5/6 est plus grand que 1/4, et il est inférieur à 5/6 : ces deux contrôles sont cohérents avec une soustraction.
Exercice 4 — Diviser par une fraction
Calcule (3/5) ÷ (9/10). Explique la transformation utilisée.
Le résultat est 2/3. Diviser par 9/10 revient à multiplier par 10/9 : (3/5) × (10/9) = 30/45 = 2/3. Tu peux aussi simplifier 10 avec 5 et 3 avec 9 avant de multiplier.
La division par 9/10, nombre positif inférieur à 1, augmente ici la valeur de départ : 2/3 est bien supérieur à 3/5. Inverser la première fraction aurait donné une autre opération.
Exercice 5 — Puissances et exposants négatifs
Calcule 2³ × 2⁻¹, puis 10³ × 10⁻⁵. Donne aussi l’écriture décimale du second résultat.
Les résultats sont 4 et 0,01. Pour des puissances de même base, on additionne les exposants : 23−1 = 2² = 4 et 103−5 = 10⁻² = 1/100 = 0,01.
Un exposant négatif ne rend pas automatiquement le résultat négatif. Il indique un inverse : 10⁻² reste un nombre positif.
Exercice 6 — Racines carrées
Simplifie √72. Calcule ensuite √(25 + 144) et compare avec √25 + √144.
√72 = 6√2. On décompose 72 en 36 × 2, puis on utilise √36 = 6. Ensuite, √(25 + 144) = √169 = 13, alors que √25 + √144 = 5 + 12 = 17.
Les deux expressions ne sont donc pas égales. Cet exemple montre pourquoi on ne peut pas distribuer une racine carrée sur une addition.
Exercice 7 — Convertir des durées et des aires
Convertis 1,5 h en minutes, puis 2,4 m² en cm².
1,5 h = 90 min, car 1,5 × 60 = 90. Pour l’aire, 1 m² est l’aire d’un carré de côté 100 cm : 100 × 100 = 10 000 cm². Donc 2,4 m² = 24 000 cm².
La première conversion utilise 60, la seconde 10 000. Il faut identifier la grandeur avant de choisir le facteur de conversion.
Exercice 8 — Développer une identité remarquable
Développe et réduis (x − 5)². Vérifie ton résultat pour x = 5.
(x − 5)² = x² − 10x + 25. Avec a = x et b = 5, l’identité (a − b)² fournit a² − 2ab + b². Pour x = 5, l’expression initiale vaut 0² = 0 et l’expression développée vaut 25 − 50 + 25 = 0.
Le développement repose sur l’identité. La substitution sert de contrôle ; elle ne suffirait pas, seule, à démontrer l’égalité pour tout x.
Exercice 9 — Factoriser puis résoudre
Factorise 6x² − 9x, puis résous l’équation 6x² − 9x = 0.
6x² − 9x = 3x(2x − 3). Le facteur commun 3x apparaît dans les deux termes. Le produit est nul si 3x = 0 ou si 2x − 3 = 0. Les solutions sont donc 0 et 3/2.
Ne divise pas l’équation initiale par x sans examiner x = 0 : tu supprimerais une solution. La factorisation permet de traiter directement les deux possibilités.
Exercice 10 — Équation et inéquation
Résous séparément 3x − 7 = 11 et −2x + 3 > 7.
Pour l’équation : 3x = 18, donc x = 6. Pour l’inéquation : −2x > 4, puis x < −2. Le sens change parce qu’on divise par −2.
L’ensemble des solutions de l’inéquation est ]−∞ ; −2[. La borne −2 est exclue, car elle donnerait 7 > 7, ce qui est faux. La valeur −3 convient, puisqu’elle donne 9 > 7.
Exercice 11 — Calculer une part et une proportion
Calcule 15 % de 240. Dans un autre groupe, 18 personnes sur 60 participent à un atelier : quel pourcentage cela représente-t-il ?
15 % de 240 = 36. Prends 10 %, soit 24, puis 5 %, soit la moitié de 24 : 12. Leur somme vaut 36. Pour l’atelier, 18/60 = 3/10 = 30 %.
La première question cherche une quantité à partir d’un pourcentage. La seconde cherche un pourcentage à partir de deux effectifs. Identifier l’inconnue évite de confondre les opérations.
Exercice 12 — Taux d’évolution éclair
Un jean passe de 70 € à 84 €. Quel est le taux d’évolution du prix ?
Le prix augmente de 20 %. La variation est de 84 − 70 = 14 €. On la rapporte au prix initial : 14/70 = 1/5 = 0,20. On peut vérifier en calculant 70 × 1,20 = 84.
La hausse en euros, 14 €, et la hausse relative, 20 %, répondent à deux questions différentes. Diviser par 84 utiliserait la mauvaise référence pour l’évolution demandée.
Exercice 13 — Deux évolutions successives
Dans une situation fictive, la valeur d’une action augmente de 25 % lundi, puis baisse de 20 % mardi. Quel est le bilan sur les deux jours ?
Le bilan est nul : la valeur revient à son niveau initial. Le coefficient global vaut 1,25 × 0,80 = 1. En partant de 100, on obtient 125, puis 100 après une baisse de 25, qui représente bien 20 % de 125.
Ajouter 25 % et −20 % donnerait à tort +5 %. La seconde variation s’applique à la valeur déjà modifiée.
Exercice 14 — Retrouver le prix avant réduction
Un article coûte 64 € après une réduction de 20 %. Quel était son prix initial ? Quelle hausse permet de passer de 64 € à ce prix ?
Si P est le prix initial, 0,80P = 64, donc P = 80 €. Pour revenir de 64 € à 80 €, la hausse vaut 16/64 = 1/4, soit 25 %.
Ajouter 20 % à 64 € donnerait 76,80 €, pas 80 €. L’évolution réciproque utilise une nouvelle base ; son coefficient est 1/0,80 = 1,25.
Exercice 15 — Image et antécédent
Soit f(x) = −2x + 6. Calcule l’image de 4 et détermine l’antécédent de 0.
f(4) = −2, car −2 × 4 + 6 = −8 + 6. Pour l’antécédent de 0, résous −2x + 6 = 0 : −2x = −6, donc x = 3.
Dans la première question, tu connais x et tu calcules f(x). Dans la seconde, tu connais f(x) et tu cherches x. Vérifie le résultat : f(3) = 0.
Exercice 16 — Coefficient directeur
La fonction f est affine, avec f(0) = 3 et f(2) = 7. Détermine son coefficient directeur et son expression.
Le coefficient directeur est 2 et f(x) = 2x + 3. L’accroissement des ordonnées vaut 7 − 3 = 4, celui des abscisses 2 − 0 = 2. Leur quotient donne 4/2 = 2. L’ordonnée à l’origine est directement f(0) = 3.
L’hypothèse « f est affine » est essentielle : deux valeurs ne suffisent pas à déterminer l’expression d’une fonction quelconque.
Exercice 17 — Tracer une droite et lire une inéquation
Dans un repère gradué d’une unité par carreau, trace la droite de g(x) = −2x + 4 à l’aide de A(0 ; 4) et B(2 ; 0). Lis g(1), puis les solutions de g(x) > 0.
La droite passe aussi par (1 ; 2), donc g(1) = 2. Elle est au-dessus de l’axe des abscisses à gauche de B : g(x) > 0 pour x < 2. En x = 2, l’image vaut 0 ; cette valeur est exclue.
Le calcul confirme la lecture : −2x + 4 > 0 donne −2x > −4, puis x < 2. La fonction est décroissante, mais reste positive sur toute cette zone.
Exercice 18 — Statistiques et effectifs
Une série contient une fois la valeur 8, deux fois la valeur 12 et une fois la valeur 16. Calcule sa moyenne, sa médiane et son étendue.
La série ordonnée est 8 ; 12 ; 12 ; 16. Sa moyenne vaut 12 : (8 + 2 × 12 + 16)/4 = 48/4. Sa médiane vaut 12, moyenne des deux valeurs centrales. Son étendue vaut 8 : 16 − 8.
Le dénominateur de la moyenne est 4, l’effectif total, et non 3, le nombre de valeurs distinctes. Ici, moyenne et médiane coïncident ; ce n’est pas une règle générale.
Exercice 19 — Tirage et événement contraire
Un sac contient 3 jetons rouges, 2 bleus et 3 verts. Chaque jeton a la même chance d’être tiré. Calcule la probabilité de tirer un jeton bleu, puis de ne pas tirer de bleu.
Le sac contient 8 jetons. La probabilité de tirer un bleu est 2/8 = 1/4. Celle de ne pas tirer de bleu est 1 − 1/4 = 3/4.
On peut vérifier en comptant les six jetons rouges ou verts : 6/8 = 3/4. Les trois couleurs ne sont pas équiprobables ; ce sont les huit jetons qui le sont. On ne doit donc pas répondre 1/3.
Exercice 20 — Probabilités conditionnelles en première
Dans ce groupe fictif de 60 élèves, S désigne l’inscription au sport et M l’inscription à la musique. On choisit un élève au hasard, chaque élève ayant la même probabilité d’être choisi. Calcule P(S ∩ M), PS(M) et PM(S).
| Élèves | Musique | Sans musique | Total |
|---|---|---|---|
| Sport | 12 | 12 | 24 |
| Sans sport | 6 | 30 | 36 |
| Total | 18 | 42 | 60 |
P(S ∩ M) = 12/60 = 1/5 : on cherche les élèves inscrits aux deux activités parmi tous les élèves. PS(M) = 12/24 = 1/2 : on se limite aux 24 élèves inscrits au sport. PM(S) = 12/18 = 2/3 : on se limite cette fois aux 18 inscrits à la musique.
Le numérateur reste 12, mais les dénominateurs changent. Un arbre commençant par S donnerait P(S) × PS(M) = (24/60) × (1/2) = 1/5. Inverser le conditionnement ne conserve donc pas nécessairement la probabilité.
QCM, textes à trous et cartes
Ce module comprend 12 questions de QCM, 12 phrases à compléter et 12 cartes de révision. Le QCM comporte une seule bonne réponse par question. Pour t’entraîner aux réponses courtes, cherche d’abord ton résultat en cachant les choix, puis explique la méthode à voix haute ou au brouillon.
Un article passe de 60 € à 45 €. Quel est le taux d’évolution ?
- −15 %
- −25 %
- −33 %
La variation est −15 €. Rapportée au prix initial de 60 €, elle donne −15/60 = −0,25, soit −25 %.
Que vaut 2³ × 2⁻¹ ?
- 1/8
- 8
- 4
On additionne les exposants : 3 + (−1) = 2. Le résultat est 2² = 4.
Que vaut −3² ?
- −9
- 9
- −6
Le carré est calculé avant le signe moins : −3² = −(3²) = −9. Les parenthèses de (−3)² changeraient le résultat.
f est affine, avec f(0) = 3 et f(2) = 7. Quel est son coefficient directeur ?
- 4
- 3
- 2
La variation de l’image se divise par celle de x : (7 − 3)/(2 − 0) = 2. Le nombre 3 est l’ordonnée à l’origine.
Une série ordonnée compte 9 valeurs. Comment déterminer une médiane ?
- Prendre la moyenne des 4e et 5e valeurs
- Prendre la 5e valeur
- Prendre systématiquement la valeur la plus fréquente
Avec un effectif impair de 9, le rang central est (9 + 1)/2 = 5. La fréquence maximale concerne le mode.
Que vaut 2/3 + 1/4 ?
- 3/7
- 11/12
- 3/12
On écrit 8/12 + 3/12, puis on additionne les numérateurs. Les dénominateurs ne s’additionnent pas.
Quelle est la forme développée de (x − 5)² ?
- x² + 25
- x² − 25
- x² − 10x + 25
Le double produit est −2 × x × 5 = −10x. Le dernier terme est positif : (−5)² = 25.
Une quantité augmente de 20 %, puis baisse de 20 %. Quel est le bilan ?
- Aucun changement
- Une baisse de 4 %
- Une hausse de 4 %
Le coefficient global est 1,2 × 0,8 = 0,96. La quantité finale représente 96 % de la quantité initiale.
Après une baisse de 20 %, un prix vaut 64 €. Quel était le prix initial ?
- 80 €
- 76,80 €
- 51,20 €
On résout 0,8P = 64, donc P = 64/0,8 = 80. Ajouter 20 % au prix final ne suffit pas.
Quelles sont les solutions de −2x > 4 ?
- x > −2
- x < 2
- x < −2
En divisant par −2, on inverse le sens de l’inégalité. La borne reste exclue puisque l’inégalité est stricte.
Pour f(x) = x² définie sur les réels, quels sont les antécédents de 4 ?
- 2 seulement
- −2 et 2
- 16
Il faut résoudre x² = 4. Les deux nombres −2 et 2 ont pour carré 4 ; 16 serait l’image de 4.
Première : parmi 24 élèves inscrits au sport, 12 font aussi de la musique. Quelle est la probabilité de faire de la musique sachant que l’élève fait du sport ?
- 1/5
- 2/3
- 1/2
Le groupe de référence est celui des 24 élèves inscrits au sport. La probabilité conditionnelle vaut 12/24 = 1/2.
Augmenter une grandeur de 30 %, c’est la multiplier par 1,3 (écriture décimale).
Diminuer une grandeur de 20 %, c’est la multiplier par 0,8 (écriture décimale).
15 % de 240 vaut 36.
La forme irréductible de 45/60, écrite avec une barre oblique, est 3/4.
Dans (a + b)² = a² + 2ab + b², le coefficient du terme ab est 2.
Le résultat de −3² est -9 (utilise le signe moins du clavier).
La solution de 3x − 7 = 11 est x = 6.
Pour f(x) = 2x + 3, l’image de 2 est 7.
Dans une série ordonnée de 9 valeurs, le rang de la médiane est 5.
L’étendue de la série 3 ; 5 ; 8 ; 9 ; 12 est 9.
1,5 heure représente 90 minutes.
Si P(A) = 0,35, la probabilité de l’événement contraire vaut 0,65 (écriture décimale).
Appliquer un pourcentage
Prendre t % d’une quantité revient à la multiplier par t/100.
15 % de 240 = 0,15 × 240 = 36.
Coefficient multiplicateur
Hausse de t % : 1 + t/100. Baisse de t % : 1 − t/100, avec t positif.
Une hausse de 8 % multiplie la valeur par 1,08.
Taux d’évolution
(Valeur finale − valeur initiale) ÷ valeur initiale, si celle-ci est non nulle.
De 80 à 100 : 20/80 = 0,25, soit +25 %.
Évolutions successives
Multiplier les coefficients, puis soustraire 1 pour obtenir le taux global.
+20 %, puis −20 % : 1,2 × 0,8 − 1 = −0,04, soit −4 %.
(a − b)²
a² − 2ab + b².
(x − 5)² = x² − 10x + 25.
Multiplier des puissances
Pour a non nul et m, n entiers : am × an = am+n.
5³ × 5² = 5⁵.
Image et antécédent
Dans f(a) = b, b est l’image de a et a est un antécédent de b.
Si f(2) = 9, l’image de 2 est 9.
Coefficient directeur d’une droite
Variation des ordonnées divisée par variation des abscisses, si ces dernières sont différentes.
Entre (0 ; 3) et (2 ; 7), la pente vaut (7 − 3)/(2 − 0) = 2.
Médiane
Au moins la moitié des valeurs sont inférieures ou égales à une médiane, et au moins la moitié supérieures ou égales.
Dans 3 ; 5 ; 8 ; 9 ; 12, la médiane est 8.
Équation produit nul
Un produit de nombres réels est nul si et seulement si au moins un facteur est nul.
(x − 2)(x + 3) = 0 donne x = 2 ou x = −3.
Événement contraire
Sa probabilité vaut 1 − P(A).
Si P(A) = 0,35, son contraire a pour probabilité 0,65.
Probabilité conditionnelle — première
PA(B) = P(A ∩ B)/P(A), avec P(A) > 0.
12 élèves musiciens parmi 24 sportifs : PS(M) = 12/24 = 1/2.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un automatisme en maths au lycée ?
C’est une connaissance ou une méthode que tu mobilises avec aisance dans une situation familière : calculer une fraction, appliquer un pourcentage, lire une image sur un graphique. Il repose sur une compréhension suffisante de la procédure, puis sur un entraînement régulier. La vitesse seule ne suffit pas à prouver la maîtrise.
Quels automatismes faut-il travailler en seconde ?
Commence par les priorités opératoires, les fractions, les puissances, les conversions, le calcul littéral, les équations simples et les pourcentages. Ajoute la lecture des fonctions, les indicateurs statistiques et les probabilités de base. Appuie-toi sur la progression de ton professeur pour choisir les exercices déjà accessibles.
Que faut-il ajouter en première ?
Entretiens les bases de seconde et complète-les avec les apprentissages de l’année : évolutions successives et réciproques, signes d’expressions, lectures graphiques et probabilités conditionnelles. Le programme dépend aussi de ton enseignement. Une fiche commune de révision ne remplace pas les chapitres propres à ton parcours.
L’épreuve anticipée de maths de 2027 est-elle un QCM ?
Pour les élèves de première en 2026-2027, la partie automatismes est composée de questions à réponses courtes. Ce sont les épreuves anticipées comptant pour le bac 2028. Les QCM des annales de 2026 correspondent au cadre précédent : ils restent utiles pour travailler les notions, en complément de réponses produites sans choix proposés.
La calculatrice est-elle autorisée et combien de points vaut cette partie ?
La calculatrice est interdite pendant toute l’épreuve. Les automatismes représentent 6 points sur 20, soit 30 % de la note ; les exercices comptent pour 14 points. L’épreuve entière dure deux heures et son coefficient est 2.
Faut-il tout calculer de tête ?
Non. Tu peux écrire une étape, poser une opération ou noter une formule au brouillon. L’enjeu est d’être autonome sans calculatrice et d’utiliser une procédure efficace. Un raisonnement court et exact vaut mieux qu’un calcul mental précipité dont tu ne peux pas contrôler les signes.
Combien de temps consacrer aux automatismes chaque jour ?
Une séance de dix à quinze minutes peut servir de point de départ. Adapte-la à tes difficultés et répartis le travail dans la semaine. Il n’y a pas de durée magique : vérifie surtout que tu sais refaire les questions sans aide, y compris lorsque les nombres ou le contexte changent.
Comment progresser si je fais souvent les mêmes erreurs ?
Classe-les par cause : lecture, signe, formule, calcul ou unité. Reprends une méthode expliquée, refais l’exercice sans regarder, puis teste-la sur une variante. Garde une trace précise du bon réflexe. Si une étape reste incomprise, demande une explication avant de multiplier les répétitions.
Pourquoi une hausse puis une baisse du même pourcentage ne s’annulent-elles pas ?
La baisse porte sur la quantité obtenue après la hausse. Avec 100 au départ, une hausse de 20 % donne 120, puis une baisse de 20 % retire 24 : il reste 96. Les coefficients donnent le même résultat : 1,2 × 0,8 = 0,96.
Comment savoir si un automatisme est vraiment acquis ?
Tu reconnais la méthode, tu l’appliques correctement sans aide et tu sais vérifier la cohérence du résultat. Refais une variante plusieurs jours plus tard : réussir uniquement juste après avoir lu le corrigé ne suffit pas. Observe d’abord la fiabilité, puis l’aisance ; ne te limite pas au chronomètre.




































