FicheFiche de révision

Totalitarismes et Seconde Guerre mondiale : cours de terminale

De la crise de 1929 à la fin de la guerre en 1945 : comprendre les fragilités des démocraties, comparer les régimes totalitaires et expliquer la violence d’un conflit mondial.

Matière
Histoire, enseignement commun
Niveau
Terminale générale
Programme
Thème 1 : « Fragilités des démocraties, totalitarismes et Seconde Guerre mondiale (1929-1945) »

Cette fiche suit les trois chapitres du programme officiel de terminale générale, toujours présenté parmi les programmes en vigueur par éduscol en 2026. Le thème est prévu pour 13 à 15 heures. La terminale technologique possède un programme distinct : les repères ci-dessous suivent la voie générale.

La question directrice. Comment la crise économique déstabilise-t-elle les sociétés, comment les régimes totalitaires remettent-ils en cause l’ordre européen, et pourquoi la guerre de 1939-1945 prend-elle une dimension mondiale et génocidaire ? La crise de 1929 éclaire le contexte des années 1930 ; elle ne suffit pas, à elle seule, à expliquer le nazisme ni à rendre la guerre inévitable.

1. La crise de 1929 : des déséquilibres économiques et sociaux

Du krach américain à la dépression mondiale

À la fin des années 1920, l’économie américaine combine forte production, consommation financée par le crédit et spéculation boursière. L’effondrement des cours à Wall Street en octobre 1929 ruine des investisseurs et fragilise les banques. Faillites, restriction du crédit, baisse de la demande, recul de la production et chômage de masse s’alimentent ensuite mutuellement. Le krach est un événement déclencheur ; la dépression résulte de mécanismes plus longs et plus larges.

La crise franchit l’Atlantique parce que les économies sont liées par les prêts, les investissements et le commerce. Les banques américaines réduisent leurs crédits à l’étranger et rapatrient des capitaux. L’Allemagne, qui dépend de financements américains, est particulièrement touchée. La baisse des achats des pays industrialisés frappe aussi les producteurs de matières premières. Le protectionnisme adopté par plusieurs États accentue la contraction des échanges.

Des conséquences différentes selon les pays

En Amérique latine, les économies exportatrices de produits agricoles et miniers subissent l’effondrement de leurs débouchés et de leurs recettes. La chute des importations pousse certains pays à développer des productions industrielles locales, tandis que la crise sociale et politique favorise l’intervention de l’État. Il faut distinguer les trajectoires nationales : tout le continent ne réagit pas de la même manière. Les conséquences de la crise dans cette région sont un point de passage et d’ouverture du programme.

Aux États-Unis, Franklin D. Roosevelt, élu en 1932 et entré en fonctions en 1933, engage le New Deal : réformes bancaires, travaux publics, aide aux agriculteurs et mesures de protection sociale. Cette politique renforce l’action fédérale et apporte des réponses à la dépression, sans y mettre immédiatement fin. Elle s’inscrit dans le cadre démocratique.

En France, la crise est plus tardive et nourrit chômage, mécontentement et tensions politiques. La coalition du Front populaire remporte les élections législatives de 1936. Les accords Matignon, conclus en juin entre patronat et syndicats sous l’égide du gouvernement Blum, prévoient notamment des hausses de salaires et la reconnaissance des délégués du personnel. Les congés payés et la semaine de 40 heures relèvent de lois votées séparément : ils ne sont pas des clauses des accords Matignon. En Allemagne, la dépression affaiblit davantage la République de Weimar et favorise la progression électorale des nazis, mais leur accession au pouvoir dépend aussi de choix politiques et institutionnels.

Ne pas confondre. Le krach de 1929 est un effondrement boursier ; la dépression des années 1930 désigne une crise durable de l’économie et de l’emploi. Les accords Matignon ne sont pas la loi sur les congés payés. La crise constitue un contexte, pas une cause unique et automatique de la Seconde Guerre mondiale.

2. Les régimes totalitaires : comparaison et différences

Une notion utile, à employer avec précision

Le terme totalitarisme sert à comparer des régimes qui prétendent transformer profondément la société selon une idéologie, mobilisent la population et utilisent la violence contre des ennemis désignés. Parti dominant, propagande, organisations de jeunesse, culte du chef et police politique sont des instruments importants. Mais l’emprise n’est jamais totale : les pratiques, les degrés d’adhésion, les accommodements et les résistances varient. Il n’existe pas de test à cinq critères qui classerait mécaniquement un régime. La comparaison doit toujours préciser les objectifs et les formes de violence propres à chacun.

En Italie, le roi Victor-Emmanuel III nomme Benito Mussolini président du Conseil en octobre 1922, après la marche sur Rome. Les lois de 1925-1926 installent la dictature fasciste. Le régime exalte la nation, l’obéissance et la puissance impériale ; il encadre la jeunesse, censure et réprime les opposants. Les lois raciales antijuives de 1938 marquent une radicalisation qu’il faut dater, sans projeter sur l’Italie des années 1920 la politique génocidaire de l’Allemagne nazie.

En URSS, Staline s’impose progressivement après la mort de Lénine en 1924. À partir de 1928-1929, plans quinquennaux et collectivisation forcée visent une industrialisation rapide et la transformation des campagnes. Les réquisitions et la politique du pouvoir contribuent aux famines de 1932-1933, particulièrement meurtrières en Ukraine. Déportations au Goulag, surveillance et procès fabriqués accompagnent la répression. La Grande Terreur de 1937-1938 touche cadres du parti, armée et population : c’est un point de passage officiel.

En Allemagne, le président Hindenburg nomme Hitler chancelier le 30 janvier 1933 ; Hitler n’est pas élu chancelier au suffrage populaire. Le régime détruit ensuite les libertés et l’opposition, notamment grâce à la loi des pleins pouvoirs de mars 1933, votée dans un climat d’intimidation. Le nazisme fonde sa politique sur une hiérarchie raciste, l’antisémitisme et la conquête d’un « espace vital ». Les lois de Nuremberg de 1935 excluent les Juifs de la citoyenneté du Reich. Pendant la nuit de Cristal des 9 et 10 novembre 1938, un pogrom organisé marque une nouvelle étape de la persécution.

À comparerItalie fascisteURSS stalinienneAllemagne nazie
Installation du pouvoirMussolini nommé en 1922 ; dictature consolidée en 1925-1926Staline s’impose dans le parti ; tournant de 1928-1929Hitler nommé en 1933 ; destruction rapide de la démocratie
Projet centralPuissance de la nation et empireTransformation socialiste de l’économie et de la sociétéCommunauté nationale définie par la « race » et expansion territoriale
Encadrement et répressionParti fasciste, organisations de masse, police politiqueParti communiste, propagande, NKVD, GoulagParti nazi, organisations de jeunesse, Gestapo, SS, camps
Violence caractéristiqueRépression des opposants ; guerres de conquête ; lois raciales en 1938Collectivisation forcée, déportations, Grande TerreurPersécution raciale croissante, puis génocide pendant la guerre

Des individus adhèrent par conviction, d’autres recherchent des avantages ou se conforment sous la contrainte. Les oppositions existent aussi, malgré les risques. Pour revoir les bases avant cette comparaison, consulte la fiche de collège sur les régimes totalitaires.

Une remise en cause de l’ordre européen

Les ambitions expansionnistes bouleversent les relations internationales : l’Italie envahit l’Éthiopie en 1935 ; l’Allemagne remilitarise la Rhénanie en 1936, annexe l’Autriche en mars 1938 puis obtient les Sudètes aux accords de Munich en septembre. Les dirigeants français et britanniques cherchent alors à éviter la guerre, mais cette politique n’arrête pas Hitler, qui occupe la Bohême-Moravie en mars 1939.

La guerre civile espagnole (1936-1939) révèle la dimension internationale de ces tensions. L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste soutiennent militairement les nationalistes de Franco ; l’URSS aide la République espagnole, tandis que des volontaires étrangers combattent dans les Brigades internationales. La France et le Royaume-Uni défendent officiellement une politique de non-intervention. Ce conflit ne se réduit pas à une répétition générale de la Seconde Guerre mondiale : il garde ses causes et ses enjeux espagnols.

Le pacte germano-soviétique du 23 août 1939 comprend un accord public de non-agression et des protocoles secrets sur le partage de zones d’influence en Europe orientale. L’Allemagne attaque la Pologne le 1er septembre 1939 ; la France et le Royaume-Uni lui déclarent la guerre le 3 septembre. L’URSS envahit l’est de la Pologne le 17 septembre. L’alliance de circonstance entre Berlin et Moscou prend fin quand l’Allemagne attaque l’URSS en juin 1941.

Raisonner sans déterminisme. La crise, l’affaiblissement des démocraties, les décisions des dictatures et les réponses des autres États se combinent. Pour expliquer l’entrée en guerre, il faut restituer cette succession de décisions plutôt que tracer une flèche directe de 1929 à 1939.

3. La Seconde Guerre mondiale : un conflit mondial et une violence extrême

Trois grandes phases, plusieurs théâtres

1939-1941 : l’expansion de l’Axe. Après la Pologne, l’Allemagne conquiert une grande partie de l’Europe occidentale en 1940, dont la France. Le Royaume-Uni poursuit la guerre. En Asie, le Japon mène depuis 1937 une guerre de grande ampleur en Chine et étend ses conquêtes dans le Pacifique. Le 22 juin 1941, l’Allemagne envahit l’URSS. Le 7 décembre 1941, le Japon attaque la base américaine de Pearl Harbor ; les États-Unis entrent dans la guerre. Le conflit relie désormais directement fronts européens, africains, asiatiques, maritimes et pacifiques.

1942-1943 : les retournements. Dans le Pacifique, la victoire américaine de Midway en juin 1942 freine l’expansion japonaise. En Afrique du Nord, El-Alamein à l’automne 1942 puis les débarquements alliés modifient le rapport de force. À Stalingrad, la capitulation allemande en février 1943 marque une défaite majeure sur le front de l’Est. Ces événements ne terminent pas la guerre : les combats restent longs et meurtriers.

1944-1945 : les offensives alliées et la fin de la guerre. Le 6 juin 1944, les forces alliées débarquent en Normandie ; le 22 juin, l’Armée rouge lance l’opération Bagration à l’Est. Leur simultanéité montre le poids des fronts occidental et oriental. Paris est libéré en août 1944. L’Allemagne capitule le 8 mai 1945. Dans le Pacifique, les États-Unis larguent des bombes atomiques sur Hiroshima le 6 août et Nagasaki le 9 août 1945 ; l’entrée en guerre de l’URSS contre le Japon en août compte aussi dans la fin du conflit. Le Japon signe sa capitulation le 2 septembre 1945.

La guerre d’anéantissement à l’Est

L’invasion de l’URSS ouvre une guerre idéologique et raciale. Le pouvoir nazi veut conquérir des terres et réduire ou éliminer des populations considérées comme « inférieures ». Des civils meurent lors des sièges, des représailles et des politiques de famine ; des millions de prisonniers de guerre soviétiques périssent en captivité. Derrière le front, les Einsatzgruppen et d’autres unités fusillent notamment des communautés juives entières. L’Armée rouge combat ensuite jusqu’à Berlin, au prix de pertes immenses. La violence contre les civils existe aussi sur d’autres fronts, notamment dans la guerre menée par le Japon en Asie et lors des bombardements de villes.

La Shoah et le génocide des Roms et des Sinti

La Shoah est le génocide des Juifs d’Europe perpétré par l’Allemagne nazie avec l’aide d’alliés et de collaborateurs. Les persécutions d’avant-guerre s’aggravent dans les territoires conquis : exclusion, spoliations, ghettos, déportations. À partir de l’été 1941, les fusillades de masse se multiplient à l’Est. Le centre de mise à mort de Chełmno commence à fonctionner en décembre 1941. Le 20 janvier 1942, la conférence de Wannsee coordonne entre administrations la mise en œuvre du génocide ; elle ne marque pas le début des assassinats. Les centres de mise à mort, dont Auschwitz-Birkenau et Treblinka, sont construits pour assassiner massivement les déportés. Les nazis et leurs complices tuent environ six millions de Juifs.

Le régime nazi et ses alliés persécutent et assassinent aussi les Roms et les Sinti, désignés par le terme historique « Tsiganes » dans le programme. Fusillades, internement, déportations et mises à mort forment un génocide distinct. Son bilan exact est difficile à établir : le United States Holocaust Memorial Museum estime qu’au moins 250 000 personnes ont été tuées, et que le nombre pourrait atteindre 500 000. D’autres groupes sont persécutés ou massacrés ; leurs histoires ne doivent pas être fondues dans un seul bilan indifférencié.

Les mots comptent. Un camp de concentration sert à enfermer, exploiter et terroriser ; un centre de mise à mort est organisé pour assassiner à l’arrivée. Auschwitz-Birkenau combine plusieurs fonctions. La conférence de Wannsee coordonne une politique meurtrière déjà engagée : elle n’en constitue pas la décision initiale.

Le témoignage des survivants complète les archives des bourreaux. Si c’est un homme, de Primo Levi, raconte sa déportation à Auschwitz. Une œuvre de témoignage doit être située dans son expérience propre ; elle n’est pas une description de tous les camps.

4. La France dans la guerre : défaite, Vichy et Résistance

Juin 1940 : arrêter la guerre ou poursuivre le combat ?

L’offensive allemande lancée le 10 mai 1940 provoque l’effondrement militaire français et l’exode de millions de civils. Le maréchal Pétain, devenu chef du gouvernement le 16 juin, demande l’armistice. Le général de Gaulle, parti à Londres, appelle à continuer la guerre le 18 juin 1940. Ce choix entre armistice et poursuite du combat est un point de passage du programme.

L’armistice franco-allemand est signé à Rethondes le 22 juin 1940 par la délégation française conduite par le général Huntziger, et non personnellement par Pétain. Il impose notamment une occupation allemande du nord et de l’ouest du territoire ; une zone non occupée subsiste au sud jusqu’en novembre 1942. Le 10 juillet 1940, l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs constituants à Pétain. Le régime de Vichy, ou « État français », remplace alors la République.

Vichy : autoritarisme, antisémitisme et collaboration

Vichy promeut la « Révolution nationale », rejette les principes de la République parlementaire, censure la presse et réprime ses adversaires. Le premier statut des Juifs du 3 octobre 1940 exclut les Juifs de nombreuses fonctions ; il est adopté à l’initiative du régime français. L’entrevue de Montoire, le 24 octobre 1940, symbolise la collaboration d’État avec l’Allemagne. Les autorités françaises participent ensuite à la persécution et aux déportations. Lors de la rafle du Vél d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942, la police française arrête à Paris des milliers de Juifs, parmi lesquels de nombreux enfants. Le ministère des Armées retrace cette politique.

La collaboration prend plusieurs formes : politique d’État, aide policière, coopération économique et engagements individuels. Elle ne décrit pas l’attitude de tous les Français. La population subit l’Occupation de façons diverses : pénuries, contraintes, attente, accommodements, solidarité, engagement résistant ou collaboration. À partir de 1943, le Service du travail obligatoire (STO) pousse aussi des jeunes à entrer dans la clandestinité.

Des résistances à la Libération

La France libre, rassemblée autour de de Gaulle, poursuit le combat depuis l’extérieur avec des forces militaires et l’appui des territoires qui la rejoignent. La Résistance intérieure naît de groupes variés : tracts, presse clandestine, aide aux persécutés, renseignement, filières d’évasion, sabotages et maquis. Elle évolue au fil de la guerre ; les femmes y participent activement, même si leurs rôles ont été moins reconnus après-guerre. Les résistants affrontent arrestations, torture et déportation.

Envoyé par de Gaulle, Jean Moulin travaille à rapprocher mouvements, partis et syndicats. Le Conseil national de la Résistance (CNR) se réunit pour la première fois le 27 mai 1943. Son programme, adopté le 15 mars 1944, prépare des mesures pour la Libération : c’est surtout un point de passage du thème suivant, consacré à la reconstruction après 1945. En 1944, l’action de la Résistance intérieure et des Forces françaises libres s’articule aux offensives alliées pour libérer le territoire. Pour prolonger, consulte la fiche sur la refondation de la République et le cours de collège sur la Seconde Guerre mondiale.

Dates et notions à relier

DateÉvénementCe qu’il faut comprendre
Octobre 1929Krach de Wall StreetPoint de départ d’une dépression qui se mondialise.
1933Roosevelt entre en fonctions ; Hitler devient chancelierDeux trajectoires politiques différentes dans le contexte de crise.
Juin 1936Accords MatignonNégociation sociale du Front populaire ; distinguer des lois sociales.
1937-1938Grande Terreur en URSSRépression de masse stalinienne.
9-10 novembre 1938Nuit de CristalViolence antisémite organisée dans le Reich.
1er septembre 1939Invasion allemande de la PologneDébut de la guerre en Europe.
Juin 1940Défaite française, appel du 18 juin, armistice du 22 juinDeux choix politiques opposés face à la défaite.
22 juin et 7 décembre 1941Invasion de l’URSS ; attaque de Pearl HarborExtension décisive du conflit.
20 janvier 1942Conférence de WannseeCoordination administrative d’un génocide déjà engagé.
Juin 1944Débarquement de Normandie ; opération BagrationOffensives alliées simultanées à l’Ouest et à l’Est.
6 et 9 août ; 2 septembre 1945Bombardements atomiques ; capitulation du JaponFin de la guerre dans le Pacifique.

Comment construire une réponse d’histoire ?

Commence par définir les termes et fixer les bornes chronologiques. Distingue ensuite les échelles : crise mondiale, régimes européens, fronts de guerre, France occupée. Pour expliquer, associe toujours une décision ou un mécanisme à un exemple daté : le retrait des capitaux américains aide à comprendre la diffusion de la crise ; l’attaque de l’URSS en 1941 permet d’expliquer la guerre d’anéantissement à l’Est.

Devant un document, identifie l’auteur, la date, le destinataire et le contexte. Une affiche de propagande renseigne sur le message que le pouvoir veut diffuser, pas directement sur ce que toute la population pense. Un témoignage éclaire une expérience vécue, dont il faut préciser le lieu et la période. Confronte les documents à tes connaissances et sépare ce qu’ils montrent de ce que tu en déduis.

Entraînement

Quel mécanisme contribue à diffuser la crise américaine vers l’Europe ?

  • La disparition immédiate de toutes les exportations européennes
  • Le retrait de capitaux et de crédits américains placés à l’étranger
  • Une décision commune de fermer toutes les banques européennes

Les liens financiers et commerciaux transmettent la dépression, en particulier à l’Allemagne.

Que prévoient les accords Matignon de juin 1936 ?

  • Ils instaurent directement les deux semaines de congés payés.
  • Ils prévoient notamment des hausses de salaires et des délégués du personnel.
  • Ils mettent fin à la crise mondiale.

Les congés payés et la semaine de 40 heures sont établis par des lois distinctes.

Comment Hitler devient-il chancelier en janvier 1933 ?

  • Il est élu directement chancelier par les électeurs.
  • Il est nommé par le président Hindenburg.
  • Il prend le pouvoir par un coup d’État militaire.

Sa nomination est suivie d’une destruction rapide des institutions démocratiques.

Quel est le rôle de la conférence de Wannsee en janvier 1942 ?

  • Elle déclenche les premières persécutions antijuives.
  • Elle met fin aux fusillades de masse.
  • Elle coordonne la mise en œuvre du génocide entre services allemands.

Les massacres ont commencé avant Wannsee, notamment les fusillades à l’Est en 1941.

Qui signe l’armistice franco-allemand du 22 juin 1940 pour la France ?

  • Le maréchal Pétain en personne
  • Le général de Gaulle
  • La délégation française conduite par le général Huntziger

Pétain dirige le gouvernement qui demande l’armistice, mais ne le signe pas personnellement.

Les conséquences de la crise de 1929 en Amérique latine figurent parmi les points de passage du programme.

La répression soviétique de 1937-1938 est appelée la Grande Terreur.

L’Allemagne envahit l’URSS le 22 juin 1941.

En juin 1944, le débarquement en Normandie accompagne à l’Est l’opération Bagration.

Le Conseil national de la Résistance se réunit pour la première fois le 27 mai 1943.

Dépression

Crise économique durable, marquée notamment par la chute de la production et le chômage.

Après le krach de 1929, la dépression se diffuse à l’échelle mondiale.

Totalitarisme

Notion utilisée pour comparer des régimes qui cherchent à transformer et encadrer la société selon une idéologie, par la mobilisation et la répression.

Comparer suppose de distinguer le fascisme, le stalinisme et le nazisme.

Guerre d’anéantissement

Guerre menée avec l’objectif de détruire un adversaire et des populations désignées comme ennemies.

L’invasion nazie de l’URSS en 1941 en est un exemple central.

Shoah

Génocide des Juifs d’Europe perpétré par l’Allemagne nazie, ses alliés et ses collaborateurs.

Fusillades, déportations et centres de mise à mort s’inscrivent dans ce processus.

Collaboration d’État

Politique de coopération du régime de Vichy avec l’Allemagne nazie.

Elle inclut la participation des autorités françaises à la persécution des Juifs.

Résistance

Actions civiles et militaires menées contre l’occupant et Vichy, depuis la France ou l’extérieur.

France libre, mouvements clandestins, réseaux et maquis ont des rôles différents.

Questions fréquentes

Quel est le programme officiel étudié dans cette fiche ?

Elle suit le thème 1 d’histoire de terminale générale, « Fragilités des démocraties, totalitarismes et Seconde Guerre mondiale (1929-1945) ». Le programme en vigueur prévoit trois chapitres : la crise de 1929, les régimes totalitaires et la Seconde Guerre mondiale. La voie technologique suit un programme distinct.

Peut-on comparer nazisme, fascisme et stalinisme ?

Oui. On peut comparer leurs idéologies, leurs moyens d’encadrement, les formes d’adhésion et la répression. Il faut aussi distinguer leurs projets : le nazisme repose sur une idéologie raciale et mène au génocide des Juifs d’Europe ; le stalinisme impose notamment la collectivisation forcée et une terreur politique de masse ; le fascisme italien poursuit un projet nationaliste et impérial.

La conférence de Wannsee a-t-elle décidé le génocide des Juifs ?

Non. Le 20 janvier 1942, des responsables nazis coordonnent sa mise en œuvre à l’échelle européenne. Les fusillades de masse ont commencé en 1941 et le centre de mise à mort de Chełmno fonctionne depuis décembre 1941.

Quelle est la différence entre Vichy et la France libre ?

Après la défaite de 1940, le gouvernement dirigé par Pétain demande l’armistice, puis le régime de Vichy mène une politique autoritaire et collabore avec l’Allemagne nazie. De Gaulle appelle à poursuivre le combat depuis Londres le 18 juin et rassemble progressivement la France libre. La Résistance intérieure agit clandestinement sur le territoire.

Comment apprendre les dates de ce thème ?

Relie chaque date à un mécanisme ou à une décision : 1929 à la diffusion de la dépression, 1933 à des réponses politiques différentes, 1941 à l’élargissement de la guerre, juin 1944 aux offensives alliées sur deux fronts. Explique ensuite ce qui change avant et après chaque événement, au lieu de mémoriser une liste isolée.