Produit scalaire en première : cours et exercices corrigés
Apprends à calculer un produit scalaire, choisir la bonne formule, démontrer une orthogonalité et déterminer un angle. Un cours de première spécialité avec les projections, Al-Kashi, les droites, les cercles et 20 exercices corrigés.
Définition du produit scalaire
Le produit scalaire de deux vecteurs est un nombre réel, qui peut être positif, nul ou négatif. Il permet de relier des calculs à des propriétés géométriques : perpendicularité, angles, longueurs, équations de droites et de cercles. Contrairement à la somme de deux vecteurs, son résultat n’est pas un vecteur.
Dans cette fiche, les symboles de vecteurs sont écrits en gras : u, v ou AB. La notation AB sans gras désigne la distance entre A et B, et ‖AB‖ = AB. Cette distinction est essentielle : AB · AC est un produit scalaire, tandis que AB × AC est un produit de longueurs.
Pour deux vecteurs non nuls u et v, si θ est leur angle non orienté, compris entre 0° et 180°, alors :
u · v = ‖u‖ × ‖v‖ × cos θ.
Si l’un des vecteurs est nul, leur produit scalaire vaut 0. On n’utilise alors pas d’angle avec ce vecteur, car cet angle n’est pas défini.
Pour visualiser l’angle de deux vecteurs représentés à des endroits différents, translate-les pour les faire partir d’un même point. Leur longueur, leur direction et leur sens sont conservés. L’angle dépend du sens des flèches : retourner un seul vecteur change le signe du produit scalaire.
| Angle θ | Cosinus | Produit scalaire de vecteurs non nuls |
|---|---|---|
| 0° | 1 | Positif : vecteurs de même direction et de même sens |
| 60° | 1/2 | Positif |
| 90° | 0 | Nul : vecteurs orthogonaux |
| 120° | −1/2 | Négatif |
| 180° | −1 | Négatif : vecteurs de même direction et de sens opposés |
Le produit scalaire appartient au programme de première spécialité mathématiques. Il s’appuie sur les vecteurs et la géométrie repérée. Le travail présenté ici reste dans le plan ; son prolongement en terminale est abordé dans la fiche de géométrie dans l’espace.
Les quatre méthodes de calcul
Il n’existe pas une formule à utiliser systématiquement. Commence par repérer les informations disponibles : coordonnées, longueurs, angle ou projection. Les méthodes suivantes donnent le même résultat lorsqu’elles sont appliquées aux mêmes vecteurs.
| Données | Formule | Condition à vérifier |
|---|---|---|
| Coordonnées u(x ; y), v(x′ ; y′) | u · v = xx′ + yy′ | Base orthonormée |
| Normes et angle θ | u · v = ‖u‖ ‖v‖ cos θ | Deux vecteurs non nuls pour définir l’angle |
| Projection H de C sur (AB) | AB · AC = AB × h | A ≠ B ; h est la projection signée définie plus bas |
| Normes seules | u · v = (‖u‖² + ‖v‖² − ‖u − v‖²)/2 | Identifier correctement la différence des vecteurs |
Avec les coordonnées : vérifier le repère
Un repère orthonormé possède deux axes perpendiculaires et des vecteurs de base de norme 1. C’est dans ce cadre que l’on applique directement xx′ + yy′. La seule présence d’un repère ne suffit pas : dans une base quelconque, cette expression n’est pas la formule générale du produit scalaire.
Pour u(2 ; 5) et v(3 ; −1), on calcule u · v = 2 × 3 + 5 × (−1) = 1. On multiplie les abscisses entre elles et les ordonnées entre elles, puis on additionne. Le calcul croisé xy′ − yx′ correspond au déterminant, pas au produit scalaire.
Si l’énoncé donne des points, calcule d’abord les coordonnées des vecteurs : AB = (xB − xA ; yB − yA). Soustrais toujours les coordonnées de l’origine à celles de l’extrémité. Pour la norme, utilise ‖u‖ = √(x² + y²). Attention : x² + y² est le carré de la norme.
Le produit scalaire permet aussi de retrouver les coordonnées. Dans une base orthonormée (i ; j), si u = xi + yj, alors u · i = x et u · j = y. En effet, chaque vecteur de base a un carré scalaire égal à 1 et leur produit scalaire mutuel est nul.
Avec un angle connu
Deux vecteurs de normes 4 et 3 formant un angle de 60° donnent un produit scalaire de 4 × 3 × cos 60° = 6. Si l’angle était 120°, le résultat serait −6. Les normes sont positives : c’est le cosinus qui détermine ici le signe.
Les valeurs remarquables évitent souvent un calcul approché : cos 0° = 1, cos 30° = √3/2, cos 45° = √2/2, cos 60° = 1/2 et cos 90° = 0. La fiche de trigonométrie au lycée permet de revoir le cercle, les radians et ces valeurs.
Avec des normes ou les trois côtés d’un triangle
Une seconde forme, également appelée identité de polarisation, utilise la somme des vecteurs :
u · v = (‖u + v‖² − ‖u‖² − ‖v‖²)/2.
Dans un triangle ABC, la formule avec la différence est particulièrement pratique. Comme AC − AB = BC, on obtient :
AB · AC = (AB² + AC² − BC²)/2.
Par exemple, si AB = 5, AC = 4 et BC = 3, le produit scalaire vaut (25 + 16 − 9)/2 = 16. Il n’est pas nécessaire de calculer d’abord l’angle en A. Les deux longueurs qui partent du sommet commun portent un signe plus ; le côté opposé porte un signe moins.
Projection orthogonale et signe
Soient A et B distincts, et H le projeté orthogonal de C sur la droite (AB). Cela signifie que H appartient à (AB) et que, lorsque C ≠ H, la droite (CH) est perpendiculaire à (AB). On oriente la droite de A vers B et on appelle h la distance algébrique de A à H.
| Position de H | Valeur de h | Produit scalaire |
|---|---|---|
| H est sur la demi-droite [AB), avec H ≠ A | h = AH | AB · AC = AB × AH |
| H est sur la demi-droite opposée à [AB), avec H ≠ A | h = −AH | AB · AC = −AB × AH |
| H = A | h = 0 | AB · AC = 0 |
La longueur AH est toujours positive ou nulle. Écrire seulement AB × AH ne peut donc pas donner un produit scalaire négatif. Il faut conserver le signe de la projection : la formule valable dans les trois cas est AB · AC = AB × h.
Si AB = 4 et AH = 2 avec H placé derrière A, dans le sens opposé à B, le résultat est 4 × (−2) = −8. Si H se trouve au-delà de B, le signe reste positif : ce n’est pas l’appartenance au segment [AB] qui compte, mais le sens de A vers H.
Pourquoi la méthode fonctionne-t-elle ? La relation de Chasles donne AC = AH + HC. La composante HC est orthogonale à AB, donc sa contribution est nulle. Il reste AB · AH, calculé avec deux vecteurs colinéaires, de même sens ou de sens opposés.
Propriétés et développements
Symétrie et bilinéarité
Le produit scalaire est symétrique : u · v = v · u. Il est aussi distributif par rapport à l’addition des vecteurs et compatible avec la multiplication par un réel. Pour tous réels k et ℓ :
- (u + v) · w = u · w + v · w.
- u · (v + w) = u · v + u · w.
- (ku) · (ℓv) = kℓ(u · v).
- u · u = ‖u‖².
Ces propriétés permettent de développer une expression avant de remplacer les produits scalaires connus par leurs valeurs. Par exemple, (2u − v) · (u + 3v) = 2‖u‖² + 5(u · v) − 3‖v‖².
Changer le sens d’un seul vecteur change le signe : BA · AC = −AB · AC. Changer le sens des deux vecteurs le conserve : (−u) · (−v) = u · v.
Développer le carré d’une norme
Les identités suivantes sont valables pour tous vecteurs du plan :
- ‖u + v‖² = ‖u‖² + 2(u · v) + ‖v‖².
- ‖u − v‖² = ‖u‖² − 2(u · v) + ‖v‖².
Pour retrouver la première, écris ‖u + v‖² = (u + v) · (u + v), puis développe. Les deux termes croisés sont égaux grâce à la symétrie. La formule avec une différence se démontre de la même façon, en conservant les signes moins.
Ne remplace pas ‖u + v‖ par ‖u‖ + ‖v‖ sans justification. Cette égalité n’est vraie que lorsque les deux vecteurs non nuls ont même direction et même sens, ou lorsque l’un d’eux est nul. Dans le cas général, calcule d’abord le carré de la norme, puis prends la racine positive.
Démontrer une orthogonalité
Deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul. Le vecteur nul est ainsi orthogonal à tout vecteur. Pour en déduire que deux droites sont perpendiculaires, il faut choisir des vecteurs directeurs non nuls : un vecteur nul ne définit pas de direction de droite.
Dans une base orthonormée, u(1 ; 2) et v(−4 ; 2) vérifient u · v = −4 + 4 = 0. Ils sont donc orthogonaux. Aucun calcul d’angle n’est nécessaire.
Montrer qu’un triangle est rectangle
- Repère le sommet où tu veux prouver l’angle droit. Pour le sommet A, choisis AB et AC.
- Vérifie que ces vecteurs sont non nuls et calcule leurs coordonnées, ou choisis une autre formule adaptée aux données.
- Calcule le produit scalaire en détaillant les signes.
- S’il vaut 0, conclus que (AB) et (AC) sont perpendiculaires et que le triangle est rectangle en A.
Si tu trouves un produit scalaire non nul, tu peux seulement conclure que l’angle considéré n’est pas droit. Le triangle peut éventuellement être rectangle à un autre sommet. Par ailleurs, u · v = 0 n’implique pas que l’un des vecteurs soit nul : la règle du produit nul pour deux nombres ne se transpose pas ainsi aux vecteurs.
Angles et formule d’Al-Kashi
Calculer un angle à partir du produit scalaire
Pour deux vecteurs non nuls, isole le cosinus :
cos θ = (u · v)/(‖u‖ × ‖v‖).
Calcule séparément le numérateur et les deux normes. Conserve les valeurs exactes aussi longtemps que possible. Si le quotient vaut √2/2, l’angle non orienté vaut 45° ; s’il vaut −1/2, il vaut 120°. Pour une autre valeur, une approximation peut être obtenue avec la fonction arccos lorsque l’usage de la calculatrice est autorisé.
Un cosinus appartient à [−1 ; 1]. Un quotient égal à 1,4 révèle donc une erreur de calcul ou des données incompatibles. Vérifie en particulier que tu as divisé par le produit des normes, et non par leur somme. Pour un résultat en degrés, utilise le mode degrés de la calculatrice.
Al-Kashi : une longueur ou un angle dans un triangle
Dans tout triangle ABC, la formule d’Al-Kashi s’écrit :
BC² = AB² + AC² − 2 × AB × AC × cos(BÂC).
L’angle utilisé est celui compris entre les deux côtés AB et AC. Le côté BC, opposé à cet angle, apparaît seul au premier membre.
Pour la démontrer, pars de BC = AC − AB. Le développement de ‖AC − AB‖² donne AC² + AB² − 2(AB · AC). Remplace ensuite le produit scalaire par AB × AC × cos(BÂC) : tu obtiens la formule.
Lorsque BÂC = 90°, le cosinus vaut 0 et on retrouve le théorème de Pythagore. Lorsque AB = 3, AC = 5 et BÂC = 60°, BC² = 9 + 25 − 30 × 1/2 = 19, donc BC = √19.
Si les trois côtés sont connus, tu peux isoler le cosinus : cos(BÂC) = (AB² + AC² − BC²)/(2 × AB × AC). Ne confonds pas cette expression avec celle du produit scalaire : pour obtenir le cosinus, il faut encore diviser par AB × AC.
Droites et vecteurs normaux
Déterminer une équation cartésienne
Un vecteur normal à une droite est un vecteur non nul orthogonal à ses vecteurs directeurs. Dans un repère orthonormé, si la droite passe par A(xA ; yA) et admet n(a ; b) pour vecteur normal, alors un point M(x ; y) lui appartient exactement lorsque :
n · AM = 0, soit a(x − xA) + b(y − yA) = 0.
En développant, on obtient ax + by + c = 0, avec a et b non tous deux nuls. Par exemple, la droite passant par A(2 ; −1) et de vecteur normal n(3 ; 2) a pour équation 3(x − 2) + 2(y + 1) = 0, soit 3x + 2y − 4 = 0.
Un vecteur directeur possible est d(−b ; a), car a(−b) + ba = 0. Il ne faut pas confondre ce vecteur avec le vecteur normal (a ; b). Une équation cartésienne permet aussi de décrire une droite verticale ; la forme y = mx + p, étudiée avec les fonctions affines, ne convient qu’aux droites non verticales.
Trouver le projeté orthogonal d’un point
Pour projeter C sur une droite d, cherche un point H qui vérifie deux conditions : H appartient à d et le vecteur CH est orthogonal à un vecteur directeur de d. En coordonnées, ces deux conditions donnent deux équations à résoudre.
Une autre méthode utilise un vecteur normal n de d : écris CH = tn, puis impose que H appartienne à d. Si C est déjà sur d, le résultat est H = C. Dans tous les cas, vérifie les coordonnées obtenues dans l’équation de la droite.
Cercles, diamètre et tangente
Équation d’un cercle
Dans un repère orthonormé, le cercle de centre I(a ; b) et de rayon R > 0 a pour équation (x − a)² + (y − b)² = R². Cette équation traduit IM² = R². Le centre se lit en tenant compte des signes : (x − 2)² + (y + 3)² = 25 décrit le cercle de centre (2 ; −3) et de rayon 5.
Pour reconnaître ce cercle sous la forme x² + y² − 4x + 6y − 12 = 0, complète les carrés : x² − 4x = (x − 2)² − 4 et y² + 6y = (y + 3)² − 9. On retrouve (x − 2)² + (y + 3)² = 25. Ce calcul utilise les identités remarquables également mobilisées dans le cours sur le second degré.
Si une transformation conduit à une somme de deux carrés égale à un nombre négatif, aucun point réel ne convient. Si ce nombre est nul, l’ensemble se réduit à un point : il ne s’agit pas d’un cercle de rayon strictement positif.
Cercle de diamètre [AB]
Pour deux points A et B distincts, un point M appartient au cercle de diamètre [AB] si et seulement si MA · MB = 0. Pour M distinct de A et B, cela traduit un angle AMB droit. Les points A et B appartiennent aussi au cercle : l’un des deux vecteurs est alors nul, et le produit scalaire reste égal à 0.
Cette caractérisation peut se démontrer sans exclure les extrémités. Si I est le milieu de [AB], écris MA = MI + IA et MB = MI + IB. Comme IB = −IA, les termes croisés s’annulent et :
MA · MB = MI² − IA² = MI² − AB²/4.
Le produit est donc nul exactement lorsque MI = AB/2, ce qui définit le cercle de centre I et de rayon AB/2. Pour interpréter davantage cette identité, son signe est négatif à l’intérieur du disque et positif à l’extérieur.
Équation d’une tangente
Si T appartient à un cercle de centre I, la tangente en T est perpendiculaire au rayon [IT]. Le vecteur IT, non nul, est donc normal à cette tangente. Son équation se déduit de IT · TM = 0.
Vérifie d’abord que T est bien sur le cercle. Si T est distinct de I mais n’appartient pas au cercle, l’équation obtenue définit une droite passant par T et perpendiculaire à (IT), mais pas une tangente au cercle.
Méthode et erreurs fréquentes
Avant de calculer, nomme le résultat recherché : un nombre, un angle, une longueur ou une équation. Choisis ensuite des vecteurs adaptés et relève les informations disponibles. Une figure à main levée peut aider à repérer le sommet d’un angle ou le signe d’une projection, sans remplacer la démonstration.
| Situation | Premier réflexe |
|---|---|
| Coordonnées dans un repère orthonormé | Calculer les vecteurs, puis xx′ + yy′ |
| Deux côtés et l’angle compris | Utiliser le cosinus ; Al-Kashi si une longueur est demandée |
| Trois côtés d’un triangle | Utiliser (AB² + AC² − BC²)/2 |
| Un pied de hauteur est connu | Utiliser la projection en contrôlant son signe |
| Une expression de vecteurs est donnée | Développer par bilinéarité, puis remplacer les données |
| Une droite et un point sont donnés | Distinguer vecteur directeur et vecteur normal |
- Ne confonds pas ‖u‖ et ‖u‖² : pour u(3 ; 4), ils valent 5 et 25.
- Ne supprime pas le signe d’une coordonnée négative ou d’une projection.
- Ne suppose pas qu’un produit scalaire nul impose un vecteur nul.
- Ne « simplifie » pas par un vecteur : u · v = u · w n’impose pas v = w.
- Ne déduis pas une longueur négative : une racine de carré de norme est positive ou nulle.
- Dans Al-Kashi, associe bien l’angle au côté opposé et aux deux côtés qui l’encadrent.
Termine par un contrôle géométrique : le signe correspond-il à l’angle ? Le cosinus est-il entre −1 et 1 ? Le point appartient-il à la droite annoncée ? Une équation cartésienne peut être multipliée par un réel non nul sans changer la droite ; deux écritures différentes ne sont donc pas nécessairement deux réponses différentes.
20 exercices corrigés
Les exercices 1 à 9 travaillent le choix des formules ; les exercices 10 à 16 développent les calculs et le raisonnement ; les exercices 17 à 20 portent sur les droites et les cercles. Tous les calculs de coordonnées se font dans un repère orthonormé. Les corrections expliquent la méthode : cherche d’abord sur une feuille avant de les lire.
Sauf pour l’approximation d’angle explicitement demandée à l’exercice 16, les résultats peuvent être obtenus sans calculatrice.
Exercice 1 — Produit scalaire en coordonnées
On donne u(2 ; 5) et v(3 ; −1). Calcule u · v et précise le signe du cosinus de leur angle.
u · v = 2 × 3 + 5 × (−1) = 6 − 5 = 1. Les deux vecteurs sont non nuls et le produit scalaire est positif : le cosinus de leur angle est positif.
La valeur 1 est un nombre, pas une paire de coordonnées. Le résultat 11 proviendrait de l’oubli du signe moins dans la seconde coordonnée de v.
Exercice 2 — Passer des points aux vecteurs
Soient A(1 ; −2), B(4 ; 2) et C(−1 ; 3). Calcule les coordonnées de AB et AC, puis leur produit scalaire.
AB = (4 − 1 ; 2 − (−2)) = (3 ; 4) et AC = (−1 − 1 ; 3 − (−2)) = (−2 ; 5). Donc AB · AC = 3 × (−2) + 4 × 5 = 14.
Chaque différence se calcule « extrémité moins origine ». Soustraire une coordonnée négative revient ici à additionner 2. Utiliser directement les coordonnées de B et C oublierait le point d’origine A.
Exercice 3 — Norme et carré scalaire
Pour u(3 ; 4), calcule u · u, puis ‖u‖.
u · u = 3² + 4² = 25. Il s’agit de ‖u‖². La norme vaut donc √25 = 5.
Le carré scalaire et la norme ne sont pas interchangeables. Le nombre 25 conviendrait à la première question, mais pas à la seconde. Comme une norme est positive ou nulle, on ne retient pas −5.
Exercice 4 — Normes et angle remarquable
Deux vecteurs ont pour normes 4 et 3. Leur angle vaut 60°. Calcule leur produit scalaire.
On utilise la formule avec le cosinus : 4 × 3 × cos 60° = 12 × 1/2 = 6.
Le résultat est positif, ce qui est cohérent avec un angle aigu. Multiplier seulement 4 par 3 donnerait 12 : cette valeur correspondrait à des vecteurs de même direction et de même sens, formant un angle de 0°.
Exercice 5 — Un produit scalaire négatif
On sait que ‖u‖ = 6, ‖v‖ = 5 et que leur angle vaut 120°. Calcule u · v.
Comme cos 120° = −1/2, u · v = 6 × 5 × (−1/2) = −15.
Un produit scalaire négatif est parfaitement possible : les normes restent positives, mais l’angle obtus a un cosinus négatif. Prendre la valeur absolue du résultat ferait perdre une information géométrique.
Exercice 6 — Projection dans le sens positif
H est le projeté orthogonal de C sur (AB). On donne AB = 5 et AH = 3, avec H sur la demi-droite [AB). Calcule AB · AC.
La projection est positive : h = AH = 3. Ainsi, AB · AC = AB × h = 5 × 3 = 15.
La longueur CH n’est pas nécessaire : la composante perpendiculaire ne contribue pas au produit scalaire. La position de H sur la demi-droite orientée de A vers B justifie le signe plus.
Exercice 7 — Projection dans le sens opposé
H est le projeté orthogonal de C sur (AB). AB = 4 et AH = 2. Les points H, A et B sont alignés dans cet ordre. Calcule AB · AC.
H est situé sur la demi-droite opposée à [AB), donc h = −2. Le produit scalaire vaut 4 × (−2) = −8.
La longueur AH vaut bien 2, mais la projection signée vaut −2. L’ordre H, A, B fournit l’information nécessaire : le résultat ne pourrait pas être déterminé avec les seules longueurs AB et AH sans connaître cette position.
Exercice 8 — Retrouver un produit avec des normes
On donne ‖u‖ = 3, ‖v‖ = 4 et ‖u + v‖ = 6. Calcule u · v, puis ‖u − v‖.
Avec la formule utilisant la somme, u · v = (6² − 3² − 4²)/2 = 11/2.
Ensuite, ‖u − v‖² = 9 + 16 − 2 × 11/2 = 14, donc ‖u − v‖ = √14. Les deux calculs mobilisent le même produit scalaire, mais avec des signes opposés devant le double produit.
Exercice 9 — Utiliser les trois côtés
Dans un triangle ABC, AB = 5, AC = 4 et BC = 3. Calcule AB · AC, puis cos(BÂC).
Le produit scalaire vaut (AB² + AC² − BC²)/2 = (25 + 16 − 9)/2 = 16. Le cosinus vaut ensuite 16/(5 × 4) = 4/5.
Le dénominateur 2 appartient à la formule du produit scalaire. Pour passer au cosinus, il faut encore diviser par le produit des longueurs AB et AC. L’angle en A est aigu puisque son cosinus est positif et inférieur à 1.
Exercice 10 — Développer par bilinéarité
On sait que ‖u‖ = 2, ‖v‖ = 3 et u · v = 1. Calcule (2u − v) · (u + 3v).
Le développement donne 2‖u‖² + 6(u · v) − v · u − 3‖v‖². Par symétrie, les deux termes croisés se regroupent en 5(u · v).
La valeur cherchée est 2 × 4 + 5 × 1 − 3 × 9 = −14. Il faut utiliser les carrés des normes, 4 et 9, et non les normes 2 et 3.
Exercice 11 — Normes d’une somme et d’une différence
On donne ‖u‖ = 3, ‖v‖ = 4 et u · v = −6. Calcule ‖u + v‖ et ‖u − v‖.
Pour la somme : ‖u + v‖² = 9 + 16 + 2 × (−6) = 13. Sa norme vaut √13.
Pour la différence : ‖u − v‖² = 9 + 16 − 2 × (−6) = 37. Sa norme vaut √37. Soustraire le double produit négatif revient à ajouter 12 ; c’est le point de vigilance de ce calcul.
Exercice 12 — Un triangle rectangle sans figure
On donne A(2 ; 1), B(5 ; 3) et C(0 ; 4). Montre que le triangle ABC est rectangle en A.
AB = (3 ; 2) et AC = (−2 ; 3). Leur produit scalaire vaut 3 × (−2) + 2 × 3 = 0.
Ces deux vecteurs sont non nuls et orthogonaux. Les droites (AB) et (AC) sont donc perpendiculaires : le triangle ABC est rectangle en A. On peut contrôler le résultat : AB² = AC² = 13 et BC² = 26, ce qui vérifie aussi Pythagore.
Exercice 13 — Déterminer un paramètre
Pour quelle valeur de k les vecteurs u(k ; 2) et v(3 ; −4) sont-ils orthogonaux ?
Le produit scalaire vaut 3k − 8. L’orthogonalité équivaut donc à 3k − 8 = 0, d’où k = 8/3.
Les vecteurs sont non nuls pour cette valeur ; u est même non nul pour tout k, puisque sa seconde coordonnée vaut 2. Vérifie : 3 × 8/3 − 8 = 0. Le déterminant ne conviendrait pas ici, car il testerait la colinéarité.
Exercice 14 — Retrouver un angle exact
Soient u(4 ; 2) et v(1 ; 3). Calcule leur produit scalaire, puis leur angle non orienté.
u · v = 4 × 1 + 2 × 3 = 10. Les normes valent √20 = 2√5 et √10. Leur produit est √200 = 10√2.
Ainsi, cos θ = 10/(10√2) = 1/√2 = √2/2. Comme θ est compris entre 0° et 180°, θ = 45°. La valeur exacte remarquable permet de conclure sans approximation ni calculatrice.
Exercice 15 — Calculer un côté avec Al-Kashi
Dans le triangle ABC, AB = 3, AC = 5 et BÂC = 60°. Détermine la longueur exacte BC.
L’angle de 60° est compris entre les côtés de longueurs 3 et 5. Al-Kashi donne BC² = 3² + 5² − 2 × 3 × 5 × cos 60° = 34 − 15 = 19.
La longueur cherchée est donc BC = √19. Le nombre 19 est le carré de la longueur, pas la longueur elle-même. Pythagore seul ne convient pas, car l’angle en A n’est pas droit.
Exercice 16 — Un angle approché avec Al-Kashi
Dans un triangle ABC, AB = 5, AC = 7 et BC = 8. Calcule cos(BÂC), puis une mesure de l’angle au dixième de degré. La calculatrice est autorisée pour cette approximation.
cos(BÂC) = (5² + 7² − 8²)/(2 × 5 × 7) = (25 + 49 − 64)/70 = 1/7.
En mode degrés, arccos(1/7) donne environ 81,8°. Le cosinus positif indique un angle aigu, ce qui est cohérent. On conserve 1/7 jusqu’au calcul final pour éviter un arrondi intermédiaire inutile.
Exercice 17 — Équation d’une droite
Détermine une équation cartésienne de la droite passant par A(1 ; 2) et de vecteur normal n(2 ; −3). Donne un vecteur directeur.
Pour M(x ; y), la condition n · AM = 0 s’écrit 2(x − 1) − 3(y − 2) = 0. Une équation est donc 2x − 3y + 4 = 0.
Le vecteur d(3 ; 2) est directeur, car 2 × 3 − 3 × 2 = 0. Le point A vérifie bien l’équation : 2 − 6 + 4 = 0. Toute multiplication de l’équation par un réel non nul donne la même droite.
Exercice 18 — Coordonnées d’un projeté
La droite d a pour équation x + y − 2 = 0. Détermine le projeté orthogonal H du point C(3 ; 1) sur d.
Un vecteur normal est n(1 ; 1). Écrivons CH = tn : H a pour coordonnées (3 + t ; 1 + t). Comme H appartient à d, 3 + t + 1 + t − 2 = 0, donc t = −1.
Ainsi, H(2 ; 0). Vérification : 2 + 0 − 2 = 0 et CH = (−1 ; −1) est orthogonal au vecteur directeur (1 ; −1), puisque −1 + 1 = 0.
Exercice 19 — Reconnaître un cercle
Identifie l’ensemble des points M(x ; y) vérifiant x² + y² − 2x + 4y − 4 = 0. Précise son centre et son rayon, puis vérifie si P(4 ; −2) lui appartient.
On complète les carrés : x² − 2x = (x − 1)² − 1 et y² + 4y = (y + 2)² − 4. L’équation devient (x − 1)² + (y + 2)² = 9.
C’est le cercle de centre I(1 ; −2) et de rayon 3. Pour P(4 ; −2), le membre de gauche vaut 3² + 0² = 9 : P appartient au cercle. Le signe plus devant 2 dans la parenthèse correspond à une ordonnée du centre égale à −2.
Exercice 20 — Diamètre et tangente : synthèse guidée
Soient A(−1 ; 1), B(3 ; 1) et T(1 ; 3). Détermine le cercle de diamètre [AB]. Vérifie avec un produit scalaire que T lui appartient, puis trouve l’équation de sa tangente en T.
Le milieu de [AB] est I(1 ; 1) et AB = 4. Le cercle a donc pour équation (x − 1)² + (y − 1)² = 4.
TA = (−2 ; −2) et TB = (2 ; −2), d’où TA · TB = −4 + 4 = 0. Le point T appartient bien au cercle.
Le rayon donne le vecteur normal IT = (0 ; 2). La tangente vérifie 0(x − 1) + 2(y − 3) = 0, soit y = 3. Elle passe par T et est perpendiculaire à la droite verticale (IT).
QCM, textes à trous et cartes
Révise avec 12 QCM à réponse unique, 12 phrases à compléter et 12 cartes. Dans tous les items utilisant des coordonnées, la base est orthonormée. Pour les réponses négatives à saisir, utilise le signe moins du clavier.
Que vaut le produit scalaire de u(2 ; 5) et v(3 ; −1) ?
- 11
- 1
- 6
2 × 3 + 5 × (−1) = 6 − 5 = 1. Il faut conserver le signe négatif de la dernière coordonnée.
Quelle est la norme de u(3 ; 4) ?
- 7
- 25
- 5
La norme vaut √(3² + 4²) = 5. Le nombre 25 est le carré de la norme.
‖u‖ = 4, ‖v‖ = 3 et leur angle vaut 60°. Que vaut leur produit scalaire ?
- 6
- 12
- 3
Il faut multiplier les deux normes par cos 60° : 4 × 3 × 1/2 = 6.
Dans un triangle non dégénéré ABC, que signifie AB · AC = 0 ?
- Les points sont alignés
- Le triangle est rectangle en A
- AB = AC
Les deux vecteurs partant de A sont non nuls et orthogonaux : l’angle droit est en A.
AB = 3, AC = 5 et BÂC = 60°. Que vaut BC² ?
- 19
- 34
- 49
Al-Kashi donne 9 + 25 − 2 × 3 × 5 × 1/2 = 19.
H est le projeté de C sur (AB), avec AB = 4, AH = 2 et les points dans l’ordre H, A, B. Que vaut AB · AC ?
- 8
- −8
- 0
La projection signée vaut −2 car H est derrière A par rapport au sens A vers B. Le résultat est −8.
Que vaut le produit scalaire du vecteur nul avec un vecteur quelconque ?
- 0
- 1
- Il n’est jamais défini
Ce produit scalaire est défini et vaut 0. C’est l’angle avec le vecteur nul qui n’est pas défini.
Quelle égalité développe correctement ‖u − v‖² ?
- ‖u‖² − ‖v‖²
- ‖u‖² − 2(u · v) + ‖v‖²
- ‖u‖² + 2(u · v) + ‖v‖²
La différence change le signe du double produit. Les deux carrés de normes restent précédés d’un signe plus.
Un angle non orienté entre deux vecteurs non nuls a pour cosinus −1/2. Quelle est sa mesure ?
- 60°
- 120°
- 30°
Sur [0° ; 180°], l’angle dont le cosinus vaut −1/2 est 120°. Le signe négatif exclut les angles aigus proposés.
Quel vecteur est normal à la droite 2x − 3y + 4 = 0 ?
- (2 ; −3)
- (3 ; 2)
- (2 ; 3)
Les coefficients de x et de y donnent un vecteur normal. Le vecteur (3 ; 2) est, lui, directeur.
Quel est le centre du cercle (x − 2)² + (y + 3)² = 25 ?
- (−2 ; 3)
- (2 ; 3)
- (2 ; −3)
On compare avec (x − a)² + (y − b)² = R² : a = 2 et b = −3.
A et B sont distincts. Quel ensemble est défini par MA · MB = 0 ?
- La médiatrice de [AB]
- Le cercle de diamètre [AB]
- La droite (AB)
Avec I milieu de [AB], le produit vaut MI² − AB²/4. Son annulation définit le cercle de centre I et de rayon AB/2, extrémités A et B incluses.
Le produit scalaire donne un nombre réel.
Le produit scalaire de (2 ; 5) et (3 ; −1) vaut 1.
La norme du vecteur (3 ; 4) vaut 5.
Le carré de la norme du vecteur (3 ; 4) vaut 25.
Deux vecteurs non nuls formant un angle droit ont un produit scalaire égal à 0.
Avec des normes 4 et 3 et un angle de 60°, le produit scalaire vaut 6.
Avec des normes 6 et 5 et un angle de 120°, le produit scalaire vaut -15.
Si u · v = 7, alors (−u) · v = -7.
Si ‖u‖ = 2, alors u · u = 4.
La formule d’Al-Kashi retrouve Pythagore lorsque le cosinus de l’angle considéré vaut 0.
Le cercle (x − 2)² + (y + 3)² = 25 a pour rayon 5.
Un cercle dont le diamètre mesure 8 a pour rayon 4.
Produit scalaire en coordonnées
u · v = xx′ + yy′, dans une base orthonormée.
Pour (1 ; 2) et (4 ; 3), le résultat est 4 + 6 = 10.
Norme d’un vecteur
‖u‖ = √(x² + y²), dans une base orthonormée.
Le vecteur (6 ; 8) a pour norme √100 = 10.
Formule avec un angle
u · v = ‖u‖ ‖v‖ cos θ, pour deux vecteurs non nuls.
Normes 4 et 3, angle 60° : produit égal à 6.
Projection orthogonale
AB · AC = AB × h, avec h projection signée sur (AB) orientée de A vers B, A ≠ B.
Si H est sur la demi-droite opposée à [AB), h = −AH.
Orthogonalité
Deux vecteurs sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire vaut 0.
(1 ; 2) et (−4 ; 2) : −4 + 4 = 0. Le vecteur nul est orthogonal à tout vecteur.
Carré scalaire
u · u = ‖u‖².
Si ‖u‖ = 5, le carré scalaire vaut 25.
Norme d’une somme au carré
‖u + v‖² = ‖u‖² + 2(u · v) + ‖v‖².
Normes 3 et 4, produit nul : norme de la somme égale à 5.
Trois côtés d’un triangle
AB · AC = (AB² + AC² − BC²)/2.
Avec AB = 5, AC = 4, BC = 3 : produit scalaire égal à 16.
Formule d’Al-Kashi
BC² = AB² + AC² − 2 × AB × AC × cos(BÂC).
Pour BÂC = 90°, le terme en cosinus s’annule : on retrouve Pythagore.
Vecteur normal et droite
Dans un repère orthonormé, ax + by + c = 0 admet (a ; b) comme vecteur normal si a et b ne sont pas tous deux nuls.
2x − 3y + 4 = 0 admet (2 ; −3) comme vecteur normal.
Équation de cercle
Dans un repère orthonormé : (x − a)² + (y − b)² = R², avec centre (a ; b) et rayon R > 0.
(x − 1)² + (y + 2)² = 9 : centre (1 ; −2), rayon 3.
Cercle de diamètre [AB]
Pour A ≠ B, M appartient au cercle si et seulement si MA · MB = 0.
Avec I milieu de [AB], cela revient à MI² = AB²/4.
Questions fréquentes
À quoi sert le produit scalaire en première ?
Il transforme des relations géométriques en calculs. Il permet notamment de démontrer une perpendicularité, de déterminer un angle ou une longueur, et de travailler sur les équations de droites et de cercles. Son intérêt vient du choix de la formule adaptée aux données, pas seulement de la mémorisation d’une expression.
Quelle formule du produit scalaire faut-il utiliser ?
Avec des coordonnées dans un repère orthonormé, utilise xx′ + yy′. Avec deux normes et un angle, utilise leur produit multiplié par le cosinus. Avec une projection connue, conserve son signe. Avec les trois côtés d’un triangle, la formule (AB² + AC² − BC²)/2 évite de chercher l’angle au préalable.
Peut-on calculer xx′ + yy′ dans n’importe quel repère ?
Non, cette formule directe suppose une base orthonormée. Les vecteurs de base doivent être orthogonaux et de norme 1. Vérifie cette hypothèse dans l’énoncé ; un repère seulement orthogonal, avec des vecteurs de base de normes différentes de 1, ne permet pas d’utiliser la formule sans adaptation.
Pourquoi un produit scalaire peut-il être négatif ?
Pour deux vecteurs non nuls, son signe est celui du cosinus de leur angle. Un angle strictement supérieur à 90° et inférieur ou égal à 180° donne un résultat négatif. Avec une projection, cela correspond à une composante orientée dans le sens opposé au vecteur sur lequel on projette.
Un produit scalaire nul impose-t-il un vecteur nul ?
Non. Les vecteurs (1 ; 0) et (0 ; 1) sont tous deux non nuls, mais leur produit scalaire est nul. Ils sont orthogonaux. Le vecteur nul donne également un produit nul avec tout vecteur ; en revanche, on ne lui associe pas d’angle ou de direction de droite.
Quel signe prendre avec un projeté orthogonal ?
Oriente la droite de A vers B. Si le projeté H se trouve dans ce sens, utilise +AH ; s’il est dans le sens opposé, utilise −AH. Si H = A, la projection vaut 0. Le produit scalaire est AB multiplié par cette projection signée, et non systématiquement par une longueur positive.
Quelle différence entre produit scalaire et déterminant ?
Dans une base orthonormée, le produit scalaire xx′ + yy′ sert notamment à tester l’orthogonalité. Le déterminant xy′ − yx′ sert à tester la colinéarité dans le plan. Les calculs ne sont donc pas interchangeables : identifie si la question porte sur la perpendicularité ou sur le parallélisme.
Quand faut-il utiliser Al-Kashi plutôt que Pythagore ?
Al-Kashi convient à un triangle quelconque lorsqu’on connaît deux côtés et leur angle compris, ou les trois côtés pour chercher un angle. Pythagore est le cas où l’angle considéré est droit. Sans angle droit établi, supprimer le terme en cosinus n’est pas justifié.
Comment trouver une équation de tangente à un cercle ?
Vérifie que le point T appartient au cercle de centre I. Le vecteur du rayon IT est normal à la tangente. Écris alors IT · TM = 0 pour M(x ; y), puis développe. La droite obtenue doit passer par T et être perpendiculaire au rayon.
Comment réviser le produit scalaire efficacement ?
Commence par les coordonnées et les valeurs remarquables, puis alterne projections, normes et triangles. Pour chaque exercice, explique pourquoi tu choisis une formule et vérifie le signe du résultat. Travaille ensuite les droites et les cercles. Refais les exercices où tu as hésité avec des données différentes pour vérifier que la méthode est comprise.




































