Bonjour et au revoir en arabe : salutations et politesse
Bonjour, merci, comment ça va et au revoir : écriture arabe, transcription, réponses et exemples en arabe standard et dans plusieurs dialectes.
1. Dire bonjour en arabe
2. Demander des nouvelles
3. Dire au revoir
4. Formules de politesse essentielles
5. Formules à connotation religieuse
6. Salutations dans les principaux dialectes
7. Exercices
8. FAQ
Dire bonjour en arabe
Pour saluer en arabe, commence par distinguer une formule générale, une salutation liée au moment de la journée et une formule d’accueil. Marḥaban convient pour commencer un échange sans référence religieuse explicite. As-salāmu ʿalaykum porte un souhait de paix et une connotation islamique ; son usage dépasse les seuls pays arabophones. Aucune de ces formules ne se traduit mécaniquement par le même mot dans tous les contextes.
| Français | Arabe | Transcription | Contexte |
|---|---|---|---|
| Que la paix soit sur vous | السَّلَامُ عَلَيْكُمْ | as-salāmu ʿalaykum | Salutation très répandue, à connotation islamique |
| Et sur vous la paix | وَعَلَيْكُمُ السَّلَام | wa ʿalaykumu s-salām | Réponse conventionnelle à la formule précédente |
| Bonjour (matin) | صَبَاح الخَيْر | ṣabāḥ al-khayr | Pour saluer le matin |
| Bonjour (réponse du matin) | صَبَاح النُّور | ṣabāḥ an-nūr | Réponse usuelle : « matin de lumière » |
| Bonsoir | مَسَاء الخَيْر | masāʾ al-khayr | L’après-midi ou le soir, selon les habitudes |
| Bonsoir (réponse) | مَسَاء النُّور | masāʾ an-nūr | Réponse usuelle : « soir de lumière » |
| Bonjour / Salut | مَرْحَبًا | marḥaban | Formule générale, sans référence religieuse explicite |
| Salut / Bonjour | أَهْلًا | ahlan | Salutation ou accueil, selon le contexte |
| Bienvenue | أَهْلًا وَسَهْلًا | ahlan wa sahlan | Pour accueillir quelqu’un |
Exemple le matin : une personne dit صَبَاح الخَيْر (ṣabāḥ al-khayr, « bonjour »). Tu peux répondre صَبَاح النُّور (ṣabāḥ an-nūr, « bonjour »), puis demander des nouvelles. Le mot nūr signifie « lumière » : cette traduction littérale aide à retenir la réponse, mais on ne dit pas « matin de lumière » dans une conversation française ordinaire.
Comment lire les transcriptions ? Le u se rapproche du « ou » français, sh du « ch » de « chat ». Les signes ā, ī, ū indiquent des voyelles longues. Kh note une consonne comme dans khayr, pas deux sons « k » puis « h ». Le ḥ note un souffle plus profond que le h ; ʿ représente la lettre ʿayn, différente de la petite interruption notée ʾ, la hamza. Une transcription aide à démarrer, mais ne remplace pas l’écoute d’un locuteur.
Ces écritures latines sont des repères de prononciation simplifiés, pas une notation phonétique exhaustive. Les voyelles finales et les liaisons peuvent varier selon le registre et la région. Ainsi, l’article écrit al- se prononce avec une consonne doublée dans as-salām et an-nūr. Pour relier progressivement les sons aux lettres, utilise la fiche sur l’alphabet arabe.
Demander des nouvelles
« Comment ça va ? » en arabe standard se dit notamment kayfa ḥāluka? à un homme et kayfa ḥāluki? à une femme. C’est le genre de la personne à qui tu parles qui change la terminaison, pas le tien. Dans les conversations quotidiennes, tu entendras aussi les formes locales présentées plus bas : elles ne sont pas des erreurs d’arabe standard, mais des usages dialectaux.
| Français | Arabe | Transcription | Remarque |
|---|---|---|---|
| Comment vas-tu ? (à un homme) | كَيْفَ حَالُكَ؟ | kayfa ḥāluka? | Destinataire masculin singulier |
| Comment vas-tu ? (à une femme) | كَيْفَ حَالُكِ؟ | kayfa ḥāluki? | Destinataire féminin singulier |
| Comment allez-vous ? (à un groupe) | كَيْفَ حَالُكُمْ؟ | kayfa ḥālukum? | Pluriel masculin ou groupe mixte |
| Tout va bien ? | كُلّ شَيْء تَمَام؟ | kull shayʾ tamām? | Formulation conversationnelle |
| Quelles nouvelles ? | مَا الأَخْبَار؟ | mā al-akhbār? | Pour prendre des nouvelles |
Attention au « vous » français : ḥālukum vise ici plusieurs personnes. Il ne suffit pas d’utiliser systématiquement cette forme pour vouvoyer une personne seule : les marques de respect ne se construisent pas exactement comme en français. Pour un premier échange, une salutation sobre et une question adaptée à ton interlocuteur suffisent.
Répondre aux salutations
| Français | Arabe | Transcription |
|---|---|---|
| Bien, Dieu merci | بِخَيْر، الْحَمْدُ لِلّٰه | bikhayr, al-ḥamdu lillāh |
| Je vais bien, merci | أَنَا بِخَيْر، شُكْرًا | anā bikhayr, shukran |
| Pas mal / Ça va | لَا بَأْس | lā baʾs |
| Et toi ? (à un homme) | وَأَنْتَ؟ | wa anta? |
| Et toi ? (à une femme) | وَأَنْتِ؟ | wa anti? |
| Louange à Dieu / Dieu merci | الْحَمْدُ لِلّٰه | al-ḥamdu lillāh |
Petit dialogue en arabe standard :
A : مَرْحَبًا، كَيْفَ حَالُكِ؟ — Marḥaban, kayfa ḥāluki? — Bonjour, comment vas-tu ? (à une femme)
B : أَنَا بِخَيْر، شُكْرًا. وَأَنْتَ؟ — Anā bikhayr, shukran. Wa anta? — Je vais bien, merci. Et toi ? (à un homme)
A : بِخَيْر، شُكْرًا. — Bikhayr, shukran. — Bien, merci.
Le dialogue montre deux choses : on peut remercier après avoir donné de ses nouvelles, et le pronom « toi » dépend de la personne à laquelle on renvoie la question. Pour poursuivre par ton prénom ou ton pays, consulte les expressions pour se présenter en arabe. Il n’est pas nécessaire d’enchaîner toutes les questions de la fiche à chaque rencontre.
Dire au revoir en arabe
Au revoir en arabe se dit couramment maʿa s-salāma. L’expression évoque la sécurité et le fait de partir sain et sauf ; elle ne contient pas le mot « Dieu ». Ilā al-liqāʾ signifie « jusqu’à la prochaine rencontre ». Choisis une formule de départ, puis précise éventuellement « à demain » ou « à plus tard » selon ce que tu veux réellement dire.
| Français | Arabe | Transcription | Contexte |
|---|---|---|---|
| Au revoir | مَعَ السَّلَامَة | maʿa s-salāma | Souhait de partir sain et sauf |
| Que Dieu te garde / te préserve | اللّٰه يِسَلِّمَك | allāh yisallimak | Réponse dialectale possible à un homme |
| Au revoir / À une prochaine rencontre | إِلَى اللِّقَاء | ilā al-liqāʾ | Arabe standard ; sans date précise |
| À demain | إِلَى الغَد | ilā al-ghad | Quand on se reverra le lendemain |
| Je te verrai plus tard / À plus tard | أَرَاكَ لَاحِقًا | arāka lāḥiqan | Arabe standard, à un homme |
| Bonne nuit | تُصْبِحُ عَلَى خَيْر | tuṣbiḥu ʿalā khayr | Forme standard adressée à un homme |
| Bonne nuit à toi aussi | وَأَنْتَ مِنْ أَهْلِ الخَيْر | wa anta min ahl al-khayr | Réponse conventionnelle à un homme |
| Bye / Au revoir | بَاي | bāy | Emprunt, conversation informelle |
| Bon, salut ! / Allez, au revoir ! | يَلَّا بَاي | yalla bāy | Formule familière, selon la région |
Bonsoir ou bonne nuit ? Masāʾ al-khayr sert à saluer lorsque la journée est avancée. Tuṣbiḥu ʿalā khayr sert notamment à souhaiter une bonne nuit : ces expressions ne sont donc pas interchangeables. Tu peux dire « bonsoir » en arrivant chez quelqu’un, puis « bonne nuit » en terminant la conversation avant le coucher.
Adapter la formule à une femme : en arabe standard, « je te verrai plus tard » devient أَرَاكِ لَاحِقًا (arāki lāḥiqan). Pour souhaiter bonne nuit, on peut dire تُصْبِحِينَ عَلَى خَيْر (tuṣbiḥīna ʿalā khayr). Ces formes standard sont plus développées que certaines réalisations dialectales entendues à l’oral. N’essaie pas de reconstituer un dialecte uniquement en supprimant des syllabes.
Exemple après un cours :
A : شُكْرًا، إِلَى الغَد. — Shukran, ilā al-ghad. — Merci, à demain.
B : إِلَى الغَد، مَعَ السَّلَامَة. — Ilā al-ghad, maʿa s-salāma. — À demain, au revoir.
L’ajout « à demain » donne ici une information précise. Une formule générale comme « au revoir » n’annonce, à elle seule, ni la durée de la séparation ni un prochain rendez-vous.
Formules de politesse essentielles
Pour être poli en arabe, apprends des groupes de mots complets : demander quelque chose, remercier, répondre à un remerciement, attirer l’attention ou présenter des excuses sont des actes différents. Shukran signifie « merci » ; min faḍlika ou min faḍliki, « s’il te plaît ». La traduction française « je t’en prie » peut, elle, correspondre à plusieurs expressions selon la situation.
| Français | Arabe | Transcription |
|---|---|---|
| Merci | شُكْرًا | shukran |
| Merci beaucoup | شُكْرًا جَزِيلًا | shukran jazīlan |
| De rien | عَفْوًا | ʿafwan |
| S’il te plaît (à un homme) | مِنْ فَضْلِكَ | min faḍlika |
| S’il te plaît (à une femme) | مِنْ فَضْلِكِ | min faḍliki |
| S’il vous plaît (à un groupe) | مِنْ فَضْلِكُمْ | min faḍlikum |
| Pardon / Excuse-moi | عَفْوًا | ʿafwan |
| Je suis désolé / désolée | أَنَا آسِف / أَنَا آسِفَة | anā āsif / anā āsifa |
| Pas de problème | لَا مُشْكِلَة | lā mushkila |
| S’il te plaît / Excuse-moi (m. / f.) | لَوْ سَمَحْتَ / لَوْ سَمَحْتِ | law samaḥta / law samaḥti |
| Avec plaisir | بِكُلِّ سُرُور | bikulli surūr |
| Je t’en prie (invitation, m. / f.) | تَفَضَّلْ / تَفَضَّلِي | tafaḍḍal / tafaḍḍalī |
Exemple pour demander de l’eau :
A : مَاء، مِنْ فَضْلِكَ. — Māʾ, min faḍlika. — De l’eau, s’il te plaît. (à un homme)
B : تَفَضَّلِي. — Tafaḍḍalī. — Voilà / Je t’en prie. (en servant une femme)
A : شُكْرًا. — Shukran. — Merci.
B : عَفْوًا. — ʿAfwan. — De rien.
Qui commande l’accord ? Dans min faḍlika / min faḍliki, regarde la personne à qui tu demandes quelque chose. Dans anā āsif / anā āsifa, regarde la personne qui parle : un homme dit āsif, une femme āsifa. En revanche, shukran ne change pas selon le genre du locuteur. Ces distinctions évitent de choisir toutes les terminaisons à partir de son propre genre.
Faire répéter poliment : عَفْوًا، لَمْ أَفْهَمْ. (ʿAfwan, lam afham.) signifie « pardon, je n’ai pas compris ». Pour demander à un homme de répéter, on peut ajouter أَعِدْ، مِنْ فَضْلِكَ. (Aʿid, min faḍlika.) ; à une femme, أَعِيدِي، مِنْ فَضْلِكِ. (Aʿīdī, min faḍliki.). Ce sont des exemples en arabe standard : tu peux les apprendre avant de travailler la version dialectale de ton interlocuteur.
Formules à connotation religieuse
Plusieurs expressions arabes du quotidien font référence à Dieu. Leur fréquence et leur portée dépendent des personnes, des milieux et des situations. Les comprendre aide à suivre un échange ; les apprendre ne t’oblige pas à les utiliser. Il faut distinguer le sens littéral, l’intention dans la conversation et les convictions de la personne, qu’on ne peut pas déduire d’un seul mot.
| Français | Arabe | Transcription | Quand l’utiliser |
|---|---|---|---|
| Au nom de Dieu | بِسْمِ اللّٰه | bismi llāh | Invocation, notamment avant un repas ou une action |
| Louange à Dieu / Dieu merci | الْحَمْدُ لِلّٰه | al-ḥamdu lillāh | Louange, gratitude ; peut accompagner des nouvelles |
| Si Dieu le veut | إِنْ شَاءَ اللّٰه | in shāʾa llāh | Projet, intention ou espoir, selon le contexte |
| Ce que Dieu a voulu | مَا شَاءَ اللّٰه | mā shāʾa llāh | Admiration, souvent associée à une bénédiction |
| Que Dieu te bénisse | بَارَكَ اللّٰه فِيك | bāraka llāhu fīk | Bénédiction ou remerciement |
| Que Dieu te guérisse | اللّٰه يِشْفِيك | allāh yishfīk | Souhait de guérison, forme dialectale |
| Que Dieu lui fasse miséricorde | اللّٰه يَرْحَمُهُ | allāh yarḥamuhu | Notamment en parlant d’un défunt masculin |
| Il n’y a de puissance ni de force sinon en Dieu | لَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللّٰه | lā ḥawla wa lā quwwata illā billāh | Invocation, notamment dans l’épreuve |
Ne confonds pas in shāʾa llāh et mā shāʾa llāh : la première formule envisage ce qui pourrait arriver ; la seconde peut exprimer l’admiration devant ce que l’on constate. Un projet de voyage et un compliment ne demandent donc pas la même expression. Les graphies françaises « inchallah » et « machallah » rendent ces formules, mais elles ne remplacent pas leur écriture arabe lorsqu’on apprend à lire la langue.
Dans les souhaits et les condoléances, identifie aussi la personne concernée. اللّٰه يَرْحَمُهُ (allāh yarḥamuhu) parle de « lui » ; اللّٰه يَرْحَمُهَا (allāh yarḥamuhā) parle d’« elle ». Une formule évoquant un défunt n’est pas une salutation générale. Pour un message personnel, privilégie des mots dont tu comprends le sens et tiens compte des convictions du destinataire.
Salutations dans les principaux dialectes
L’arabe standard moderne sert de langue commune dans de nombreux contextes formels, à l’écrit mais aussi à l’oral. Les dialectes sont très présents dans les échanges quotidiens et les messages. Les exemples suivants donnent des repères : ils ne représentent ni toutes les variantes d’un pays ni des frontières linguistiques étanches. Pour converser, concentre-toi d’abord sur le dialecte de la personne avec qui tu échanges.
Égyptien (masri)
| Français | Égyptien | Transcription |
|---|---|---|
| Comment vas-tu ? | إِزَّيَّك؟ / إِزَّيِّك؟ | izzayyak? (m.) / izzayyik? (f.) |
| Bien / Je vais bien | كُوَيِّس / كُوَيِّسَة | kuwayyis (m.) / kuwayyisa (f.) |
| Au revoir | مَع السَّلَامَة | maʿ is-salāma |
Izzayyak? demande des nouvelles : ce n’est pas une simple traduction mot à mot de « salut ». Dans la réponse kuwayyis / kuwayyisa, c’est la personne qui décrit son état qui commande l’accord. Un échange possible est Izzayyik? — Kuwayyisa, shukran. : « Comment vas-tu ? » — « Bien, merci », lorsqu’on s’adresse à une femme qui répond. Les écritures dialectales peuvent varier d’un support à l’autre.
Marocain (darija)
| Français | Marocain | Transcription |
|---|---|---|
| Ça va ? | لَابَاس؟ | labas? |
| Ça va, Dieu merci | لَابَاس، الْحَمْدُ لِلّٰه | labas, l-ḥamdullah |
| Que Dieu te bénisse / Merci | بَارَك اللّٰه فِيك | bārak llāhu fīk |
| Comment vas-tu ? | كِي دَايْر؟ / كِي دَايْرَة؟ | ki dayr? (m.) / ki dayra? (f.) |
Labas? peut appeler la réponse labas, comme « ça va ? — ça va ». La formule se rencontre aussi ailleurs au Maghreb : elle ne permet pas, à elle seule, d’identifier la nationalité d’une personne. Au Maroc, tu peux également entendre bslama pour prendre congé. La forme bārak llāhu fīk garde le sens d’une bénédiction, même lorsqu’elle sert à remercier ; ce n’est pas un mot propre au seul Maroc.
Levantin (shami — Syrie, Liban)
| Français | Levantin | Transcription |
|---|---|---|
| Comment vas-tu ? | كِيفَك؟ / كِيفِك؟ | kīfak? (m.) / kīfik? (f.) |
| Bien, merci | مْنِيح، شُكْرًا / مْنِيحَة، شُكْرًا | mnīḥ, shukran (m.) / mnīḥa, shukran (f.) |
| Bonjour / Salut | مَرْحَبَا | marḥaba |
| Au revoir / Bye | بَاي | bāy |
Les parlers levantins comprennent aussi des usages jordaniens et palestiniens. Les formes présentées ici sont des repères, avec des variations de voyelles selon les régions. Marḥaba ouvre l’échange, puis kīfak? ou kīfik? demande des nouvelles. La réponse mnīḥ / mnīḥa varie selon la personne qui parle. Apprendre les répliques ensemble permet de distinguer le genre du destinataire de celui du locuteur.
Golfe (khaliji)
| Français | Golfe | Transcription |
|---|---|---|
| Comment vas-tu ? | شْلُونَك؟ | shlōnak? (m.) ; variante féminine shlōnich? |
| Bien | زَيْن | zayn |
| Merci (en s’adressant à un homme) | مَشْكُور | mashkūr |
Le Golfe n’a pas une prononciation unique. Shlōnak? se rencontre notamment dans certains parlers du Golfe et en Irak ; la variante féminine en -ich n’est pas générale à tous les pays. Mashkūr est une formule de remerciement adressée à un homme ; mashkūra s’adresse à une femme. Tu peux garder shukran comme première formule, puis apprendre les usages locaux au fil des conversations.
Pour mémoriser sans mélanger : écris une situation sur une carte, par exemple « saluer le matin », puis une formule et une réponse de la même variété d’arabe au verso. Entraîne-toi d’abord sur trois échanges : arriver, remercier, partir. Ajoute ensuite les nouvelles et les formes féminines. La fiche sur les bases du vocabulaire arabe peut compléter ces premières expressions. La répétition sert ici à retrouver la bonne formule dans une situation, pas à réciter dix variantes à la suite.
Exercices
Exercice 1 — Quelle réponse ?
1. السَّلَامُ عَلَيْكُمْ (as-salāmu ʿalaykum)
2. صَبَاح الخَيْر (ṣabāḥ al-khayr)
3. مَسَاء الخَيْر (masāʾ al-khayr)
4. كَيْفَ حَالُكَ؟ (kayfa ḥāluka?)
5. شُكْرًا (shukran)
Voir la réponse
2. صَبَاح النُّور — ṣabāḥ an-nūr : réponse usuelle du matin.
3. مَسَاء النُّور — masāʾ an-nūr : réponse usuelle de l’après-midi ou du soir.
4. أَنَا بِخَيْر، شُكْرًا — anā bikhayr, shukran : « je vais bien, merci ». On peut aussi répondre bikhayr, al-ḥamdu lillāh.
5. عَفْوًا — ʿafwan : « de rien » dans ce contexte.
À vérifier : ne confonds pas une réponse conventionnelle à apprendre et l’idée qu’aucune autre formule ne serait recevable.
Exercice 2 — Quelle formule utiliser ?
1. Une personne souhaite commencer son repas « au nom de Dieu ».
2. Elle répond « bien, Dieu merci » lorsqu’on lui demande des nouvelles.
3. Elle ajoute « si Dieu le veut » en parlant de son projet de voyage.
4. Elle accompagne son admiration de la formule étudiée dans le cours.
5. Elle évoque un homme décédé en souhaitant que Dieu lui fasse miséricorde.
Voir la réponse
2. بِخَيْر، الْحَمْدُ لِلّٰه — bikhayr, al-ḥamdu lillāh.
3. إِنْ شَاءَ اللّٰه — in shāʾa llāh : la formule ne suffit pas à conclure que le projet est abandonné.
4. مَا شَاءَ اللّٰه — mā shāʾa llāh : formule d’admiration, différente de la précédente.
5. اللّٰه يَرْحَمُهُ — allāh yarḥamuhu : le pronom renvoie ici à un homme.
À vérifier : distingue les projets, les compliments et les condoléances. Une expression apprise ne convient pas automatiquement à toutes les situations.
Exercice 3 — Quel dialecte ?
1. Izzayyak?
2. Kīfak?
3. Labas?
4. Shlōnak?
Voir la réponse
2. Kīfak? → levantin : « comment vas-tu ? », à un homme.
3. Labas? → rubrique marocaine ; expression également présente dans d’autres parlers du Maghreb.
4. Shlōnak? → rubrique du Golfe ; expression que l’on rencontre aussi en Irak.
Pour pratiquer : reprends une question avec sa réponse, puis rejoue l’échange en changeant de rôle. Tu travailles ainsi la compréhension et la prise de parole, pas seulement une association de mots à des pays.



































