Alimentation et nutrition en 5e : cours et exercices corrigés
Pourquoi mange-t-on ? Quelle différence entre aliment et nutriment ? Comprends les besoins du corps, la digestion, l’équilibre alimentaire et la nutrition des végétaux, puis entraîne-toi avec 20 exercices corrigés.
L’alimentation désigne notamment le choix et la consommation des aliments. La nutrition regroupe les mécanismes qui permettent à un être vivant de se procurer et d’utiliser la matière et l’énergie nécessaires à son fonctionnement. Chez l’être humain, manger ne suffit donc pas : il faut aussi digérer, absorber et distribuer les substances utiles aux cellules.
Cette fiche d’alimentation et nutrition en 5e relie les besoins de l’organisme, la composition des aliments et les modes de nutrition des êtres vivants. Ces notions appartiennent au programme de SVT du cycle 4. Leur répartition entre la 5e, la 4e et la 3e dépend de la progression de la classe : utilise ton cours pour identifier ce que ton professeur attend à chaque évaluation.
Pourquoi l’organisme a-t-il besoin de manger ?
Ton corps a besoin de matière pour construire et renouveler ses constituants, et d’énergie pour fonctionner. Ces deux besoins sont liés, mais ne se confondent pas. Une substance peut participer à la construction des cellules sans être utilisée principalement comme source d’énergie.
Fonctionner, même au repos
Marcher, courir ou porter un sac demande de l’énergie. Mais les organes travaillent aussi lorsque tu es assis ou endormi : le cœur propulse le sang, les muscles respiratoires fonctionnent et les cellules réalisent leurs activités. Le repos ne signifie donc pas une dépense énergétique nulle.
Pour beaucoup de leurs activités, les cellules utilisent des nutriments et du dioxygène. Les transformations qui se déroulent dans les cellules rendent disponible de l’énergie et produisent notamment du dioxyde de carbone. Il ne faut pas confondre ce fonctionnement avec la digestion : l’estomac ne fournit pas directement de l’énergie aux muscles.
Grandir et renouveler la matière du corps
Pendant la croissance, l’organisme fabrique de la matière supplémentaire : les os s’allongent et les différents tissus se développent. À tout âge, il renouvelle aussi certains de ses constituants. Les substances apportées par l’alimentation participent à ces constructions, comme des matériaux utilisés puis réorganisés.
L’eau intervient dans le fonctionnement des cellules et le transport de substances. Elle est apportée par les boissons, mais aussi par des aliments comme les fruits, les légumes ou les yaourts. Elle est indispensable sans fournir d’énergie alimentaire. « Utile au corps » et « énergétique » ne veulent donc pas dire la même chose.
Aliments, nutriments et grandes familles
Une pomme, du pain et un œuf sont des aliments. Le glucose, l’eau et les acides aminés sont des exemples de nutriments, c’est-à-dire des substances que l’organisme peut absorber et utiliser. Dans le vocabulaire du cours, on distingue ainsi ce qui est consommé de ce qui franchit la paroi digestive et devient disponible pour les cellules.
Beaucoup de nutriments deviennent disponibles grâce à la digestion. D’autres sont déjà présents sous une forme absorbable dans les aliments : c’est notamment le cas de l’eau et de certains sucres simples. Il serait donc inexact de définir tous les nutriments comme des substances obligatoirement fabriquées par la digestion.
Un même aliment contient plusieurs constituants
Le pain ne contient pas uniquement des glucides, et le lait n’apporte pas uniquement du calcium. Classer les aliments selon un apport intéressant aide à les comparer ; cela ne signifie pas qu’un aliment appartient à une seule case ou ne joue qu’un seul rôle.
| Constituant | Rôles à comprendre | Exemples de sources |
|---|---|---|
| Glucides | Apport d’énergie ; l’amidon est transformé au cours de la digestion. | Pain, riz, pâtes, pommes de terre, fruits. |
| Lipides | Apport et réserve d’énergie ; constituants des membranes des cellules. | Huiles, beurre, noix, poissons gras. |
| Protéines | Construction et fonctionnement de l’organisme ; leur digestion fournit des acides aminés. | Œufs, poissons, viandes, produits laitiers, lentilles, pois chiches. |
| Eau | Milieu de nombreuses réactions et transport de substances. | Eau de boisson et eau contenue dans les aliments. |
| Sels minéraux | Rôles variés : calcium dans les os, fer dans le transport du dioxygène. | Produits laitiers, légumes secs et autres aliments selon le minéral. |
| Vitamines | Participation au fonctionnement de l’organisme, sans apport d’énergie alimentaire. | Aliments variés ; chaque vitamine a ses propres sources. |
| Fibres alimentaires | Participation au fonctionnement intestinal ; certaines sont transformées par le microbiote. | Légumes, fruits, légumes secs, céréales complètes. |
Ce tableau regroupe des constituants des aliments, pas uniquement des substances absorbées telles quelles. Par exemple, l’amidon et les protéines doivent être transformés, tandis que nos enzymes digestives ne dégradent pas les fibres comme elles dégradent l’amidon.
Trois confusions à éviter
Glucides ne signifie pas seulement sucre ajouté. L’amidon des féculents est aussi un glucide. Protéines ne signifie pas seulement viande. Les légumes secs en apportent également. Enfin, lipides ne signifie pas substances inutiles : le corps en a besoin pour plusieurs fonctions.
Du repas aux cellules : que devient l’aliment ?
Les aliments progressent dans le tube digestif. La mastication et le brassage les fragmentent et les mélangent : ce sont des actions mécaniques. Les enzymes digestives permettent des transformations chimiques de certains constituants. Mâcher un morceau plus petit n’est donc pas, à lui seul, le transformer en nutriments absorbables.
La digestion de l’amidon conduit, en plusieurs étapes, à du glucose. Celle des protéines fournit notamment des acides aminés. Ces exemples servent à comprendre le principe ; il n’est pas nécessaire ici d’apprendre le détail de toutes les réactions ou le nom de chaque enzyme.
L’absorption intestinale correspond au passage des nutriments à travers la paroi de l’intestin, principalement celle de l’intestin grêle. Ses replis et ses villosités augmentent la surface d’échange. Le glucose et les acides aminés rejoignent le sang ; une partie des produits de la digestion des lipides emprunte d’abord la lymphe, un autre liquide de transport, puis rejoint la circulation sanguine.
Ces étapes sont décrites dans la présentation du système digestif du NIDDK. Pour reprendre les organes et leur rôle en français, consulte la fiche digestion et absorption intestinale.
Le sang distribue les nutriments aux organes. Le cœur assure sa circulation ; il ne digère pas les aliments. La fiche sur la circulation sanguine et le cœur complète ce trajet.
Les résidus qui ne sont pas absorbés poursuivent leur chemin dans le tube digestif. Le microbiote intestinal, ensemble des micro-organismes qui y vivent, transforme notamment certaines fibres. Tous les micro-organismes ne sont donc pas des agents de maladie. Pour élargir cette notion, la fiche micro-organismes et immunité est un prolongement du cycle 4.
Des besoins différents selon les personnes
Les besoins nutritionnels varient avec la croissance, la taille et la composition du corps, l’activité physique et l’état de santé. Deux personnes du même âge peuvent donc avoir des besoins différents. L’âge ne suffit pas à établir un classement entre elles.
Un adolescent doit disposer de matière et d’énergie pour grandir, mais cela ne prouve pas qu’il a systématiquement besoin de plus d’énergie que n’importe quel adulte. De même, une personne qui ne pratique pas de sport a quand même besoin de nutriments pour le fonctionnement de ses organes.
Pour une même personne, les dépenses énergétiques changent avec les activités. Dans un exercice, on peut comparer le repos et un effort pendant une durée identique. Pour comparer deux personnes différentes, il faut davantage d’informations : l’activité observée n’est qu’une partie de l’explication.
Apports qualitatifs et quantitatifs
Un apport qualitatif décrit ce que l’alimentation fournit : eau, glucides, protéines, vitamines, etc. Un apport quantitatif décrit les quantités. Deux repas peuvent fournir une énergie comparable tout en ayant des compositions différentes. L’énergie ne résume donc pas la valeur nutritionnelle d’un repas.
Les étiquettes expriment l’énergie en kilojoules (kJ) et en kilocalories (kcal). Ce sont deux unités pour une même grandeur, pas deux apports à additionner. Une masse, en grammes, est encore une autre grandeur. Dans les exercices de cette fiche, utilise les unités indiquées sans en déduire un objectif alimentaire personnel.
Comprendre l’équilibre alimentaire
Une alimentation équilibrée apporte une diversité de substances en quantités adaptées aux besoins. Elle tient compte des repas successifs, des préférences, de la culture alimentaire et des possibilités de la famille. Il n’existe pas un menu unique que tout le monde devrait reproduire.
La variété s’observe dans la durée : manger une fois un aliment peu habituel ne permet pas de qualifier toute une alimentation. Inversement, ajouter un fruit à un seul repas ne suffit pas à démontrer que tous les besoins sont couverts. Il faut examiner l’ensemble plutôt qu’un aliment isolé.
Le plateau de cantine de Nina
Nina choisit des carottes râpées, du colin avec de la semoule et des courgettes, un yaourt nature et une clémentine. Ce repas réunit plusieurs sources : la semoule apporte notamment de l’amidon ; le poisson et le yaourt, des protéines ; les végétaux, de l’eau, des fibres et différents micronutriments. Le yaourt contribue aussi à l’apport de calcium.
On peut conclure que le menu est varié. On ne peut pas affirmer, sans connaître les quantités, les autres repas et les besoins de Nina, qu’il couvre exactement tous ses besoins. La présence de plusieurs familles est un indice intéressant, pas une preuve complète.
Des repères, pas des aliments à culpabiliser
Les repères de Santé publique France pour les 4–17 ans encouragent notamment la diversité des végétaux, les légumes secs et les féculents complets ou semi-complets. L’eau est la boisson de référence ; les boissons sucrées ne remplacent pas un fruit entier.
Varier les sources de protéines peut inclure des œufs, du poisson, des produits laitiers ou des légumes secs, selon les repas et les contraintes individuelles. Les matières grasses ont aussi une place dans l’alimentation. Un aliment ne devient pas « mauvais » simplement parce qu’il apporte des lipides.
Un goûter peut répondre à la faim entre deux repas. Ce n’est pas la même situation que manger de façon répétée sans y prêter attention, mais on ne peut pas deviner la faim d’une personne en la regardant. L’analyse porte sur des habitudes, pas sur un jugement moral.
Enfin, « varier » ne signifie pas consommer un aliment auquel on est allergique ou qui doit être évité pour une raison médicale. Les adaptations individuelles se discutent avec un professionnel de santé. Il n’est pas question de supprimer un repas pour compenser un dessert.
Carences et excès : raisonner sans simplifier
Une carence est une insuffisance d’un nutriment dans l’organisme. Elle peut venir d’apports insuffisants, mais aussi d’une mauvaise absorption, de pertes ou de besoins augmentés. Manger beaucoup ne garantit donc pas de recevoir tous les nutriments nécessaires.
Le fer intervient dans le transport du dioxygène par le sang. Un manque de fer peut conduire à une anémie. Cependant, une fatigue ne permet pas de conclure seule à une carence : l’Assurance maladie explique que le diagnostic repose sur un bilan. Une fatigue persistante ou une difficulté à s’alimenter mérite d’être signalée à un adulte et à un professionnel de santé.
À long terme, certaines habitudes alimentaires peuvent contribuer à des problèmes de santé. Il faut toutefois éviter de ramener une maladie au seul contenu d’une assiette : l’Inserm décrit l’obésité comme une maladie aux causes multiples, dans laquelle interviennent notamment des facteurs biologiques et environnementaux.
Dans un contrôle, distingue une association, un facteur de risque et une cause certaine. Un document montrant un risque plus élevé dans un groupe ne signifie pas que chaque personne de ce groupe développera la maladie, ni qu’une seule cause explique toutes les situations.
Comment les autres êtres vivants se nourrissent-ils ?
La nutrition n’est pas réservée à l’être humain. Les animaux et les végétaux ont eux aussi besoin de matière et d’énergie, mais ils ne se les procurent pas tous de la même façon. Comparer leurs modes de nutrition permet de comprendre leurs relations dans un milieu.
Les animaux utilisent de la matière organique déjà produite
Un herbivore consomme des végétaux ; un carnivore consomme des animaux ; un omnivore peut consommer les deux. Dans chaque cas, les aliments apportent de la matière organique déjà produite par d’autres êtres vivants, par exemple des glucides, des lipides et des protéines.
Les organes digestifs transforment cette matière, puis des systèmes de transport distribuent les substances utiles. Le détail des appareils varie selon les espèces. Le point commun à retenir est la nécessité d’approvisionner les cellules, y compris celles qui sont éloignées du lieu où l’animal se nourrit.
Les végétaux chlorophylliens réalisent la photosynthèse
Une plante verte prélève de l’eau et des sels minéraux par ses racines, et du dioxyde de carbone par ses parties aériennes. Ses cellules chlorophylliennes utilisent l’énergie lumineuse pour produire de la matière organique à partir de matière minérale : c’est la photosynthèse, présentée dans cette ressource scientifique de l’ENS.
La lumière apporte de l’énergie : ce n’est ni un aliment ni une matière absorbée par les racines. Les sels minéraux, indispensables au fonctionnement de la plante, ne remplacent pas non plus cette énergie. Le dioxyde de carbone fournit le carbone qui entre dans la matière organique fabriquée.
L’eau et les sels minéraux circulent dans la sève brute. Les sucres produits dans les parties chlorophylliennes peuvent être distribués dans la sève élaborée, notamment vers les racines ou des organes de réserve. Toutes les cellules d’une plante ne réalisent donc pas forcément la photosynthèse.
Photosynthèse et respiration ne sont pas opposées dans le temps
Une plante respire le jour comme la nuit. Sans lumière, elle ne réalise plus la photosynthèse, mais elle peut utiliser des réserves. Une graine peut ainsi commencer à germer grâce à ses réserves avant de posséder des feuilles capables de photosynthèse.
Dans la chaîne « herbe → lapin → renard », la flèche signifie ici « est mangé par ». L’herbe produit de la matière organique, dont une partie passe ensuite d’un organisme à l’autre. Les organismes photosynthétiques sont à la base de nombreuses chaînes alimentaires. Cela ne signifie pas que tous les êtres vivants font la photosynthèse : les champignons, par exemple, utilisent une matière organique déjà présente.
Lire un document et préparer le contrôle
Une question de nutrition peut porter sur un tableau, une étiquette, un menu ou une expérience. Ne cherche pas uniquement un mot de la leçon à recopier : repère ce qui est mesuré, ce qui est comparé et ce que les données permettent réellement de conclure.
- Identifie la question. Faut-il définir, calculer, comparer ou expliquer ? Une comparaison doit citer les deux situations.
- Lis les unités. Des grammes, des kilojoules et des milligrammes par volume de sang ne décrivent pas la même grandeur.
- Repère la référence. Une valeur pour 100 g n’est pas forcément celle d’un paquet entier. Deux observations d’activité doivent porter sur des durées comparables.
- Relie le résultat au cours. Explique pourquoi une différence observée peut correspondre à un prélèvement, une transformation ou un besoin.
- Limite ta conclusion. Une expérience sur la lumière ne démontre pas à elle seule le rôle de tous les sels minéraux.
Pour une étiquette, imagine un aliment qui apporte 8 g de protéines pour 100 g. Une quantité de 50 g représente la moitié de la référence : elle en apporte donc 4 g. Il s’agit d’un calcul de proportionnalité, pas d’un conseil sur la quantité à manger.
| Erreur | Réponse plus précise |
|---|---|
| « Au repos, le corps ne dépense rien. » | Les organes continuent à fonctionner. |
| « Tous les nutriments sont créés par la digestion. » | Certains sont déjà présents sous une forme absorbable. |
| « Un menu varié prouve que tous les besoins sont couverts. » | Il faut aussi connaître les quantités et le contexte. |
| « Les vitamines apportent des calories. » | Elles sont utiles sans être une source d’énergie alimentaire. |
| « Une plante respire seulement la nuit. » | Elle respire aussi le jour. |
| « Le témoin sert à prouver que l’expérience a réussi. » | Il fournit une situation de comparaison pour interpréter les résultats. |
Pour réviser, explique d’abord le trajet d’un nutriment sans regarder la leçon. Compare ensuite un animal et une plante verte. Termine par quelques exercices de documents, puis reprends seulement les notions dont l’explication reste hésitante.
20 exercices corrigés sur l’alimentation
Ces exercices sont créés pour cette fiche, et ne sont pas des sujets officiels. Les étiquettes, les valeurs et les résultats expérimentaux chiffrés sont fictifs et simplifiés pour apprendre à raisonner. Ils ne servent ni à diagnostiquer un état de santé ni à fixer une ration alimentaire. Essaie de répondre avant de lire la correction.
1. Aliment ou nutriment ?
Classe les éléments suivants en deux groupes : pain, glucose, pomme, acide aminé, yaourt. Explique le critère de classement.
Correction
Aliments : pain, pomme, yaourt. Nutriments : glucose, acide aminé. Les premiers sont consommés comme aliments et contiennent plusieurs constituants. Les seconds sont des substances absorbables et utilisables par l’organisme. La taille visible ne suffit pas à décider : une miette reste un morceau d’aliment.
2. Relier un constituant à un rôle
Associe les lipides, le calcium et les protéines aux propositions suivantes : constitution des membranes ; minéralisation des os ; construction et renouvellement de nombreuses protéines du corps. Un rôle est-il nécessairement exclusif ?
Correction
Les lipides participent aux membranes ; le calcium, à la minéralisation des os ; les protéines alimentaires fournissent les acides aminés utilisés pour fabriquer les protéines du corps. Ces associations indiquent des rôles, pas des fonctions exclusives. Les lipides fournissent aussi de l’énergie et les protéines du corps ont des fonctions variées.
3. Un aliment, plusieurs apports
Une fiche fictive indique, pour 100 g de préparation : 15 g de glucides, 6 g de protéines et 3 g de lipides. L’affirmation « cette préparation apporte uniquement des protéines » est-elle correcte ?
Correction
Non. Le document indique trois familles de constituants. La présence de protéines n’efface pas les glucides et les lipides. Les masses indiquées totalisent 24 g ; on ne peut pas identifier précisément les 76 g restants avec ces seules données. Il peut notamment y avoir de l’eau, mais il ne faut pas inventer une composition absente du document.
4. Remettre le trajet dans l’ordre
Remets dans l’ordre ces étapes pour le glucose issu de l’amidon : transport sanguin ; consommation du pain ; absorption intestinale ; utilisation par les cellules ; transformation digestive de l’amidon.
Correction
Consommation du pain → transformation digestive de l’amidon → absorption intestinale → transport sanguin → utilisation par les cellules. La transformation et le passage de la paroi sont deux étapes différentes. Un nutriment présent dans l’intestin doit encore être absorbé avant d’être distribué par le sang.
5. Tous les nutriments doivent-ils être digérés ?
Tom écrit : « L’eau devient un nutriment seulement quand l’estomac la découpe. » Corrige sa phrase en une ou deux phrases.
Correction
L’eau est déjà une substance absorbable. Elle n’a pas besoin d’être découpée par les enzymes digestives pour devenir utilisable. Il faut distinguer l’absorption de l’eau de la digestion de grosses molécules comme l’amidon. Le passage de la paroi digestive reste nécessaire pour rejoindre les liquides de l’organisme.
6. Vitamines et énergie
Une publicité fictive affirme : « Les vitamines sont le carburant calorique du corps. » Quelle confusion cette phrase contient-elle ?
Correction
Elle confond participer au fonctionnement de l’organisme et fournir de l’énergie alimentaire. Les vitamines ont des rôles indispensables, mais elles ne fournissent pas de calories. Un aliment contenant des vitamines peut aussi être énergétique grâce à d’autres constituants : les deux caractéristiques ne doivent pas être attribuées à la même substance sans justification.
7. Pourquoi manger les jours sans sport ?
Inès pense que ses organes n’ont pas besoin d’énergie le dimanche si elle reste au repos. Donne deux arguments pour corriger cette idée.
Correction
Le cœur continue à faire circuler le sang et les mouvements respiratoires continuent. Les autres activités cellulaires ne s’arrêtent pas non plus. Une journée sans sport n’est donc pas une journée sans besoins. L’énergie nécessaire à une activité sportive s’ajoute au fonctionnement de l’organisme ; elle ne le remplace pas.
8. Comparer deux activités
Pour une même personne et une même durée, un document fictif indique une dépense de 180 kJ au repos et de 540 kJ pendant une activité. Compare les valeurs. Peut-on en déduire ses besoins de toute la journée ?
Correction
La valeur pendant l’activité est trois fois celle du repos : 540 ÷ 180 = 3. La différence est de 360 kJ. Ces données concernent seulement la période étudiée ; elles ne décrivent pas les autres activités ni tous les besoins de la journée. Elles ne permettent donc pas de calculer une ration quotidienne.
9. Lire une quantité sur une étiquette
Une étiquette fictive donne 1 600 kJ pour 100 g. Quelle énergie correspond à 25 g de ce produit ? Écris le calcul.
Correction
25 g représentent le quart de 100 g. L’énergie correspondante est donc 1 600 ÷ 4 = 400 kJ. Il faut appliquer le même changement de quantité à la valeur énergétique. La réponse reste en kilojoules : on n’a pas effectué une conversion vers les kilocalories.
10. Calculer une masse de sel
Un plat fictif contient 0,8 g de sel pour 100 g. Une portion de l’exercice pèse 150 g. Quelle masse de sel contient-elle ? Ce résultat suffit-il à décrire tout le plat ?
Correction
150 g représentent 100 g plus la moitié de 100 g. La masse de sel est 0,8 + 0,4 = 1,2 g. Ce calcul renseigne seulement sur le sel de cette quantité. Il ne donne ni les protéines, ni les fibres, ni les autres caractéristiques du plat, et ne suffit pas à évaluer toute une alimentation.
11. Analyser le menu de Nina
Nina mange carottes râpées, colin, semoule, courgettes, yaourt nature et clémentine. Cite une source d’amidon, une source de protéines et une source de fibres. Quelle conclusion doit rester prudente ?
Correction
Amidon : semoule. Protéines : colin ou yaourt. Fibres : carottes, courgettes ou clémentine. Le menu rassemble des aliments variés. Sans les quantités et les autres repas, on ne peut pas prouver qu’il couvre exactement tous les besoins de Nina. Une analyse doit préciser ce que l’on sait et ce qui manque.
12. Deux produits de même valeur énergétique
Deux produits fictifs apportent chacun 500 kJ pour une même quantité. Le premier contient 2 g de fibres et le second 6 g. Peut-on dire que leur composition est identique ?
Correction
Non. Une égalité d’énergie n’est pas une égalité de composition : les quantités de fibres diffèrent déjà de 4 g. D’autres différences peuvent exister, mais le document ne les indique pas. On peut constater la différence fournie sans inventer une liste de nutriments supplémentaires ni déclarer un produit adapté à tout le monde.
13. Comparer un adolescent et un adulte
Un document indique seulement les âges de Léa, 12 ans, et de Karim, 35 ans. Peut-on affirmer que Léa a nécessairement les besoins énergétiques les plus élevés ? Justifie.
Correction
Non. La croissance compte, mais l’âge ne suffit pas. Il manque notamment les caractéristiques corporelles et les activités des deux personnes. On peut expliquer que Léa grandit ; on ne peut pas chiffrer ni classer leurs besoins avec ces seules informations. C’est un exemple de conclusion que les données ne permettent pas.
14. Fatigue et carence : quelle conclusion ?
Une affiche de cours rappelle qu’une anémie par manque de fer peut provoquer de la fatigue. Un élève fatigué en conclut : « Je manque donc forcément de fer. » Son raisonnement est-il valable ?
Correction
Non. Un effet possible ne permet pas de retrouver une cause unique : plusieurs situations peuvent provoquer une fatigue. Le document ne fournit aucun diagnostic pour cet élève. Une fatigue qui persiste doit être signalée à un adulte et à un professionnel de santé ; l’exercice ne justifie pas de prendre du fer de sa propre initiative.
15. Le rôle du microbiote
Certaines fibres ne sont pas dégradées par les enzymes digestives humaines. Des micro-organismes intestinaux peuvent en transformer une partie. Que montre cet exemple sur les relations entre micro-organismes et organisme humain ?
Correction
Il montre que certains micro-organismes participent au fonctionnement digestif. Leur présence n’équivaut donc pas automatiquement à une infection. Il faut préciser le rôle étudié : ici, la transformation de certaines fibres. Cette observation ne signifie pas que toutes les bactéries sont utiles ni que toutes les fibres sont transformées de la même façon.
16. Matière ou énergie pour la plante ?
Classe l’eau, les sels minéraux, le dioxyde de carbone et la lumière en deux catégories : apports de matière et source d’énergie pour la photosynthèse.
Correction
Matière : eau, sels minéraux et dioxyde de carbone. Énergie : lumière. La plante utilise l’eau et le dioxyde de carbone pour fabriquer des molécules organiques grâce à cette énergie ; les sels minéraux contribuent à sa nutrition et à son fonctionnement. La lumière ne devient pas un gramme de matière supplémentaire.
17. Interpréter une expérience sur la lumière
Deux lots de plantes comparables sont placés dans les mêmes conditions d’eau, de température et d’air, après épuisement préalable de leurs réserves d’amidon. Un seul lot est éclairé. Le document fictif indique ensuite de l’amidon détecté dans les feuilles éclairées, mais pas dans celles maintenues à l’obscurité. Quel facteur est testé ?
Correction
Le facteur testé est la présence de lumière. Le lot éclairé sert de référence dans cette comparaison. Les résultats soutiennent l’idée que la lumière permet la production de matière organique stockable sous forme d’amidon, dans les conditions étudiées. Ils ne démontrent pas que la lumière est le seul besoin de la plante : les autres conditions ont été maintenues identiques.
18. Une graine dans l’obscurité
Une graine commence à germer quelques jours dans l’obscurité, avec de l’eau et du dioxygène. Cela prouve-t-il que la lumière est inutile à la photosynthèse ? Explique l’origine de la matière utilisée au départ.
Correction
Non. La graine contient des réserves de matière organique qui peuvent être mobilisées au début de la germination. Cette croissance initiale ne prouve pas qu’une photosynthèse a lieu dans l’obscurité. Il faut distinguer l’utilisation de réserves déjà présentes de la fabrication de nouvelle matière organique à partir de matière minérale grâce à la lumière.
19. Lire une chaîne alimentaire
Dans « herbe → lapin → renard », les flèches signifient « est mangé par ». Quel organisme réalise la photosynthèse ? Pourquoi le renard dépend-il indirectement de l’herbe dans cette chaîne ?
Correction
L’herbe réalise la photosynthèse. Le lapin consomme sa matière organique et le renard consomme le lapin. Le renard dépend donc indirectement de la production végétale décrite. La flèche ne signifie pas que toute la matière consommée devient de la matière du prédateur : une partie est utilisée pour fonctionner ou n’est pas assimilée.
20. Rédiger un bilan de nutrition
Rédige un court texte reliant les mots : aliments, digestion, nutriments, absorption, sang, cellules. Termine par une différence avec une plante verte.
Correction
Exemple de réponse : l’être humain consomme des aliments. La digestion transforme une partie de leurs constituants en nutriments absorbables. Après l’absorption intestinale, des nutriments comme le glucose sont transportés par le sang jusqu’aux cellules, où ils contribuent aux besoins en matière et en énergie. Une plante verte peut produire de la matière organique à partir de matière minérale grâce à l’énergie lumineuse.
QCM, textes à trous et cartes de révision
Ces modules reprennent le vocabulaire et les liens essentiels. Après une réponse, lis l’explication et formule un exemple différent : reconnaître une proposition juste n’est pas encore savoir expliquer le mécanisme.
Lequel de ces éléments est un nutriment ?
- Le glucose
- Le pain
- La pomme
Le pain et la pomme sont des aliments. Le glucose est une substance absorbable et utilisable par l’organisme ; il peut être présent dans un aliment ou provenir de la digestion de certains glucides.
Quelle liste rassemble plusieurs sources de protéines ?
- Huile, eau et sel
- Poisson, œufs et lentilles
- Eau et sucre de table
Les protéines peuvent venir de sources animales ou végétales. Les aliments cités apportent également d’autres constituants : ils ne sont pas faits uniquement de protéines.
Que produit une plante verte grâce à la photosynthèse ?
- Des sels minéraux à partir de lumière
- Sa matière organique à partir de matière minérale
- Du glucose sans aucun apport de matière
La plante utilise de la matière minérale et de l’énergie lumineuse pour produire de la matière organique. Elle ne fabrique pas cette matière à partir de lumière seule.
Pourquoi la croissance intervient-elle dans les besoins alimentaires ?
- Parce que l’organisme construit de la matière supplémentaire
- Parce que la digestion ne fonctionne pas chez les adolescents
- Parce que les organes cessent de fonctionner au repos
La croissance demande des matériaux et de l’énergie. Elle ne permet cependant pas de comparer les besoins de deux personnes sans connaître leurs autres caractéristiques.
L’absorption intestinale est…
- le broyage des aliments par les dents
- le passage des nutriments à travers la paroi intestinale
- le déplacement du sang dans le cœur
Le broyage est une action mécanique ; le passage de la paroi est l’absorption. Le transport sanguin intervient ensuite pour les nutriments qui rejoignent le sang.
Quelle proposition à propos de l’eau est correcte ?
- Elle est inutile si elle ne fournit pas de calories
- Elle doit être transformée en glucose
- Elle est indispensable sans apporter d’énergie alimentaire
Le rôle d’une substance ne se limite pas à l’énergie. L’eau participe au fonctionnement des cellules et au transport de substances.
Une étiquette donne 12 g de protéines pour 100 g. Pour 50 g, cela représente…
- 6 g
- 12 g
- 24 g
50 g est la moitié de 100 g. On divise donc aussi la quantité de protéines par deux : 12 ÷ 2 = 6 g.
Un menu varié permet, à lui seul, d’affirmer que…
- tous les besoins exacts de la journée sont couverts
- les quantités n’ont aucune importance
- plusieurs aliments et sources de constituants sont présents
La variété est une information qualitative. Pour conclure sur la couverture des besoins, il faudrait aussi connaître les quantités et le contexte.
Une plante respire…
- seulement la nuit
- le jour et la nuit
- seulement quand elle ne possède pas de feuilles
La respiration cellulaire existe aussi pendant la photosynthèse. Sans lumière, la plante peut continuer à utiliser ses réserves.
Dans une expérience, le témoin sert surtout à…
- fournir une situation de comparaison
- garantir la conclusion avant les résultats
- changer tous les facteurs en même temps
La comparaison aide à relier les différences observées au facteur testé. Changer plusieurs facteurs à la fois rend l’interprétation plus difficile.
Le glucose fait partie des substances absorbables appelées nutriments.
Le passage des nutriments à travers la paroi intestinale s’appelle l’absorption.
Le calcium appartient à la famille des sels minéraux.
Les végétaux chlorophylliens utilisent la lumière pour réaliser la photosynthèse.
Le liquide qui transporte le glucose vers les organes est le sang.
L’ensemble des micro-organismes de l’intestin porte le nom de microbiote intestinal.
Pour une étiquette fictive indiquant 10 g pour 100 g, 50 g contiennent 5 g du constituant étudié.
Une plante respire le jour comme la nuit.
Aliment
Ce que l’on consomme, avec plusieurs constituants
Le pain apporte notamment de l’amidon, mais aussi d’autres substances.
Nutriment
Substance absorbable et utilisable par l’organisme
Glucose, eau et acides aminés sont des exemples.
Digestion
Transformations mécaniques et chimiques dans le tube digestif
La digestion de l’amidon conduit, en plusieurs étapes, à du glucose.
Absorption intestinale
Passage des nutriments à travers la paroi de l’intestin
Le glucose traverse la paroi et rejoint le sang.
Glucides, lipides, protéines
Trois familles de constituants organiques des aliments
Elles ne désignent pas trois groupes d’aliments exclusifs.
Équilibre alimentaire
Diversité et quantités adaptées aux besoins, dans la durée
Un menu varié ne suffit pas à prouver la couverture exacte de tous les besoins.
Photosynthèse
Production de matière organique grâce à l’énergie lumineuse
La plante utilise notamment l’eau et le dioxyde de carbone.
Carence
Insuffisance d’un nutriment dans l’organisme
Une fatigue isolée ne suffit pas à identifier une carence.
Questions fréquentes sur la nutrition en 5e
Quelle différence entre alimentation et nutrition ?
L’alimentation concerne les aliments choisis et consommés. La nutrition comprend les mécanismes qui approvisionnent l’organisme en matière et en énergie et permettent leur utilisation. Chez l’être humain, elle met notamment en relation digestion, absorption et transport vers les cellules.
Quelle est la différence entre un aliment et un nutriment ?
Un aliment est ce que l’on consomme, comme une pomme ou du pain. Un nutriment est une substance absorbable et utilisable par l’organisme, comme le glucose ou l’eau. Certains nutriments sont obtenus par digestion ; d’autres sont déjà présents sous une forme absorbable.
Faut-il vraiment manger de tout ?
Il faut rechercher la diversité des apports, pas consommer obligatoirement chaque aliment existant. Plusieurs aliments peuvent contribuer à un même besoin. Les allergies, certaines maladies et les contraintes individuelles peuvent nécessiter des adaptations accompagnées ; la variété ne les annule pas.
Combien de repas faut-il prendre au collège ?
Les repas structurent la journée et un goûter peut compléter les apports selon la faim et l’organisation. Cette fiche n’impose pas un nombre identique pour tous. L’objectif est de disposer de repas suffisants et variés, sans supprimer un repas pour compenser ce qui a été mangé auparavant.
Le grignotage est-il toujours la même chose qu’un goûter ?
Non. Une collation qui répond à la faim et des prises répétées sans attention ne décrivent pas forcément la même habitude. Pour raisonner, il faut considérer la faim, la composition et l’ensemble des repas. Une prise alimentaire isolée ne suffit pas à juger l’alimentation d’une personne.
L’eau et les vitamines apportent-elles de l’énergie ?
Non : elles ne fournissent pas d’énergie alimentaire, mais sont indispensables au fonctionnement de l’organisme. Un aliment contenant des vitamines peut apporter de l’énergie grâce à ses glucides, lipides ou protéines. La présence de vitamines n’explique pas à elle seule cette énergie.
Pourquoi les besoins changent-ils pendant la croissance ?
L’organisme construit de la matière supplémentaire tout en continuant à fonctionner et à renouveler ses constituants. Les besoins varient aussi avec les caractéristiques du corps et l’activité. On ne peut donc pas les déduire du seul âge ni comparer automatiquement tous les adolescents à tous les adultes.
Qu’est-ce qu’une carence alimentaire ?
C’est une insuffisance d’un nutriment dans l’organisme, qui peut avoir plusieurs origines. Une alimentation peu diversifiée peut contribuer à des apports insuffisants, mais des problèmes d’absorption ou des besoins particuliers peuvent aussi intervenir. Une carence ne se diagnostique pas à partir d’un seul symptôme ou de l’apparence.
Une plante verte a-t-elle besoin de manger de la terre ?
Non. Ses racines prélèvent de l’eau et des sels minéraux ; ses parties aériennes prélèvent du dioxyde de carbone. Les cellules chlorophylliennes produisent de la matière organique grâce à la lumière. La terre peut servir de support et de réserve d’éléments minéraux, mais elle n’est pas avalée comme un aliment.
Que réviser pour une évaluation sur l’alimentation en 5e ?
Reprends les besoins en matière et en énergie, la distinction aliment-nutriment, le trajet des nutriments et les critères d’une alimentation variée. Entraîne-toi à lire des documents et à justifier tes conclusions. Si la nutrition végétale a été étudiée en classe, révise aussi prélèvements, photosynthèse et transport de matière.
Pour poursuivre les révisions de SVT
Approfondis d’abord le trajet des aliments et la circulation des nutriments. Les fiches sur le système nerveux, l’immunité et le brevet constituent des prolongements vers les autres classes du cycle 4, et non des prérequis à apprendre intégralement pour ce chapitre de 5e.



































