FicheFiche de révision

Météo, climat et biodiversité en 5e : cours et exercices corrigés

Quelle différence entre météo et climat ? Comment fonctionne l’effet de serre et pourquoi le réchauffement modifie-t-il la biodiversité ? Comprends les mécanismes, apprends à lire les documents et entraîne-toi avec 20 exercices corrigés.

Matière
SVT
Chapitre
Météo, climat et biodiversité
Niveau
5e — cycle 4
Contenu
Cours, 20 exercices et QCM

La météo décrit l’état de l’atmosphère à un moment et dans un lieu précis. Le climat décrit les conditions atmosphériques sur une longue durée, avec leurs moyennes et leur variabilité. Le changement climatique modifie ces conditions et peut transformer les milieux de vie, la répartition des espèces et leurs périodes d’activité.

Cette fiche de SVT est conçue pour travailler ces notions en 5e. Elles appartiennent au programme du cycle 4, de la 5e à la 3e : leur ordre et leur approfondissement dépendent de la progression choisie par ton professeur. Pour préparer un contrôle, associe les explications de cette page aux documents et au vocabulaire étudiés en classe.

Météo ou climat ?

La météo : un état de l’atmosphère

Dire « il pleut ce matin à Brest » ou « le vent soufflera fort demain sur la côte » concerne la météo. On s’intéresse à une situation particulière, observée ou prévue. L’atmosphère est l’enveloppe gazeuse qui entoure la Terre. La météorologie étudie notamment sa température, les précipitations, le vent, la pression atmosphérique et l’humidité de l’air.

Une situation météorologique peut concerner une ville, une région ou un espace beaucoup plus vaste. La différence avec le climat ne se réduit donc pas à « petit territoire contre grand territoire » : la durée étudiée et le type d’information sont essentiels.

Le climat : des caractéristiques sur la durée

Le climat d’une région décrit les conditions que l’on y rencontre habituellement : températures selon les saisons, répartition des pluies, fréquence du gel ou des fortes chaleurs. Il comprend des moyennes, mais aussi des variations et des événements extrêmes. Deux lieux peuvent avoir la même température moyenne annuelle et des hivers très différents.

Pour établir des références appelées normales climatiques, les services météorologiques utilisent des périodes de trente ans. La période 1991–2020 constitue ainsi une référence employée par Météo-France. Ces trente ans sont une convention utile pour décrire le climat ; cela ne signifie pas que toute étude climatique doit obligatoirement attendre trente nouvelles années de mesures.

CritèreMétéoClimat
QuestionQuel temps fait-il ou fera-t-il ?Quelles conditions observe-t-on sur la durée ?
Échelle de tempsHeures, jours ; prévisions à court termeDécennies et périodes plus longues
InformationsSituation particulièreMoyennes, variations, fréquence des extrêmes
ExempleUne averse cet après-midi à MarseilleDes étés généralement secs sur le littoral méditerranéen
Pour choisir entre météo et climat, repère d’abord la période : un épisode particulier ou des caractéristiques établies sur de nombreuses années. Un mois froid reste possible dans un climat qui se réchauffe.

Mesurer le temps qu’il fait

Les scientifiques utilisent des instruments plutôt que des impressions. « J’ai froid » dépend aussi des vêtements, du vent ou de l’activité physique. Une mesure devient comparable à une autre lorsque l’on connaît son unité, son lieu, sa date et ses conditions de réalisation.

GrandeurInstrumentUnité ou indication
Température de l’airThermomètreDegré Celsius : °C
Hauteur des précipitationsPluviomètreMillimètre : mm
Vitesse du ventAnémomètrekm/h ou m/s
Direction du ventGirouetteDirection d’où vient le vent
Pression atmosphériqueBaromètreHectopascal : hPa
Humidité relativeHygromètrePourcentage : %

Les stations au sol sont complétées par des satellites, des radars, des bouées et des ballons-sondes. Ces observations permettent de suivre les nuages, les pluies ou l’évolution de l’atmosphère en altitude. Elles alimentent les prévisions et, lorsqu’elles sont conservées et contrôlées, les études du climat.

Dans un exercice, 10 mm de pluie correspondent à 10 litres d’eau par mètre carré. Il faut préciser la durée : 10 mm en une heure et 10 mm répartis sur un mois ne décrivent pas la même situation.

La machine climatique

Pourquoi l’équateur reçoit-il plus d’énergie ?

Le Soleil fournit l’essentiel de l’énergie qui fait fonctionner le système climatique. La Terre étant sphérique, les rayons solaires n’arrivent pas partout avec le même angle. En moyenne sur l’année, près de l’équateur, une même quantité d’énergie se répartit sur une surface plus petite qu’aux hautes latitudes. L’énergie reçue par mètre carré est donc plus importante.

Tu peux te représenter ce mécanisme avec une lampe éclairant une feuille : lorsque le faisceau arrive de face, la tache lumineuse est compacte ; lorsqu’il arrive obliquement, elle s’étale. Cette comparaison explique la répartition de l’énergie, mais ne reproduit pas tous les mécanismes du climat.

L’équateur n’est pas plus chaud parce qu’il serait sensiblement plus proche du Soleil. De même, les saisons s’expliquent principalement par l’inclinaison de l’axe terrestre, qui modifie l’ensoleillement et la durée du jour au cours de l’année.

Vents et courants transportent de la chaleur

Le réchauffement inégal de la surface participe aux différences de température et de pression de l’air. Des masses d’air se déplacent : ce sont les vents. Dans une situation simple, l’air réchauffé devient moins dense et peut s’élever ; d’autres mouvements d’air compensent cette ascension. À grande échelle, la rotation de la Terre intervient aussi dans la circulation.

Les océans stockent et transportent eux aussi de l’énergie. Les vents entraînent notamment des courants de surface. D’autres circulations dépendent de différences de densité de l’eau, liées à sa température et à sa salinité. L’atmosphère et les océans redistribuent ainsi une partie de la chaleur entre les régions du globe.

Le cycle de l’eau relie l’air, les sols et l’océan

L’eau liquide peut s’évaporer à la surface des océans, des lacs et des sols. Les végétaux libèrent également de la vapeur d’eau. Lorsque de l’air humide se refroidit suffisamment, une partie de cette vapeur se condense en gouttelettes ; des cristaux de glace peuvent aussi se former. Les nuages contiennent ces gouttelettes ou cristaux : la vapeur d’eau, elle, est invisible.

L’eau revient à la surface sous forme de précipitations, puis s’infiltre, ruisselle ou est utilisée par les êtres vivants. Ces déplacements et changements d’état s’accompagnent de transferts d’énergie. Pour approfondir ce point plus tard dans le cycle, consulte la fiche sur les changements d’état de l’eau en physique-chimie, niveau 4e–3e.

De grandes zones, mais des climats variés

Grande zoneRepèresExemples de milieux
Chaude, aux basses latitudesFort ensoleillement ; pluies très variablesForêt équatoriale, savane, désert chaud
Tempérée, aux latitudes intermédiairesVariations saisonnières ; influences océaniques ou continentalesForêt tempérée, prairie, milieu méditerranéen
Froide, aux hautes latitudesFaible énergie solaire annuelle ; froid durableToundra, régions polaires englacées

Ce découpage est simplifié. La latitude ne suffit pas à décrire un climat : l’altitude, le relief, la proximité de l’océan et les circulations de l’air et de l’eau interviennent aussi. Une montagne tropicale peut être froide ; deux régions tempérées peuvent recevoir des quantités de pluie différentes. Un pays étendu peut appartenir à plusieurs zones climatiques.

Prévoir les risques naturels

Une tempête, une canicule ou une pluie intense peut avoir des conséquences très différentes selon le territoire touché. Pour expliquer un risque, distingue trois notions.

  • L’aléa est la possibilité qu’un phénomène potentiellement dangereux se produise dans un lieu, avec une certaine intensité.
  • Les enjeux sont les personnes, les bâtiments, les activités ou les milieux susceptibles d’être affectés.
  • La vulnérabilité correspond à leur fragilité face au phénomène et à leurs difficultés éventuelles pour y faire face.

Le risque dépend donc de l’aléa, de l’exposition des enjeux et de leur vulnérabilité. Une crue près d’un camping installé au bord de la rivière n’a pas les mêmes conséquences possibles qu’une crue comparable dans un secteur sans habitation. Une zone inhabitée peut toutefois contenir des enjeux agricoles ou environnementaux.

Prévision, prévention et protection

La prévision cherche à anticiper le phénomène à partir des observations et de modèles. Sa précision dépend du type d’événement et de l’échéance : prévoir une tendance régionale n’est pas annoncer avec certitude l’heure et l’emplacement de chaque orage.

La prévention réduit les risques avant un événement : informer, préparer une évacuation, adapter les constructions ou éviter certaines implantations. La protection vise à limiter les dommages, par exemple avec des ouvrages adaptés. Alerter la population et suivre les consignes contribue aussi à réduire les conséquences, sans empêcher la pluie ou le vent.

Dans une réponse, ne te contente pas d’écrire « la tempête est dangereuse ». Précise ce qui peut se produire, ce qui est exposé et pourquoi cela peut être endommagé.

Comprendre le réchauffement

L’effet de serre naturel

La surface terrestre absorbe une partie de l’énergie solaire et se réchauffe. Elle émet de l’énergie sous forme de rayonnement infrarouge. Certains gaz de l’atmosphère en absorbent une partie et émettent à leur tour un rayonnement, notamment vers la surface. Ce mécanisme contribue à maintenir une température plus élevée près du sol : c’est l’effet de serre.

La vapeur d’eau, le dioxyde de carbone et le méthane sont des gaz à effet de serre. L’effet de serre existe naturellement et joue un rôle essentiel dans les conditions de vie sur Terre. Le problème actuel est son renforcement par les émissions humaines, pas son existence.

Pourquoi les activités humaines réchauffent-elles le climat ?

Brûler du charbon, du pétrole ou du gaz naturel libère du dioxyde de carbone, noté CO₂. La déforestation et d’autres activités contribuent aussi aux émissions. Le méthane et le protoxyde d’azote participent également au réchauffement. L’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre modifie le bilan entre l’énergie reçue et celle renvoyée vers l’espace.

Les transports, les bâtiments, l’industrie, l’agriculture et la production d’énergie sont concernés. Toutes les façons de produire de l’électricité n’émettent pas la même quantité de gaz à effet de serre. La fiche sur les sources et conversions d’énergie en 3e permet d’approfondir cette distinction.

Quelles observations montrent le changement ?

Les scientifiques croisent des séries de températures mesurées sur les continents et dans les océans avec d’autres observations : recul de nombreux glaciers, réchauffement de l’océan, élévation du niveau marin et évolution de certains extrêmes. Les archives naturelles, comme les glaces et les sédiments, permettent aussi de reconstituer des climats plus anciens.

Un repère daté du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat : la température moyenne mondiale de surface sur 2011–2020 était environ 1,1 °C plus élevée que sur 1850–1900. Ce chiffre compare deux périodes précises ; il ne désigne ni la hausse dans chaque ville, ni la valeur d’une année actuelle. Le réchauffement observé à l’échelle mondiale est dû aux activités humaines, principalement à leurs émissions de gaz à effet de serre.

Le niveau marin augmente notamment parce que l’eau de l’océan se dilate en se réchauffant et parce que les glaciers et calottes situés sur les continents perdent de la glace. La banquise flotte déjà sur l’océan : sa fonte n’a pas le même effet direct sur le niveau de l’eau.

Une semaine froide ne réfute pas le réchauffement mondial. Inversement, un seul après-midi chaud ne suffit pas à le démontrer. Les tendances s’étudient sur des séries de données ; des études spécifiques peuvent ensuite évaluer l’influence du changement climatique sur la probabilité ou l’intensité d’un événement.

Climat et biodiversité

Les trois niveaux de la biodiversité

La biodiversité est la diversité du vivant. Elle comprend la diversité des écosystèmes, celle des espèces et la diversité génétique au sein d’une espèce. Les relations entre les êtres vivants et avec leur milieu font également partie du fonctionnement de cette biodiversité.

Une forêt et une mare sont deux exemples d’écosystèmes. Les chênes, les mésanges et les champignons illustrent la présence de nombreuses espèces. Au sein d’une espèce, les individus possèdent des différences génétiques. Compter uniquement les oiseaux observés ne décrit donc pas toute la biodiversité d’un lieu.

Le climat influence la répartition des espèces

L’aire de répartition est la zone géographique occupée par une espèce. Les conditions de température et la disponibilité en eau influencent sa survie et sa reproduction. Mais la nourriture, les sols, les relations avec d’autres espèces et les activités humaines interviennent aussi.

Lorsque les conditions changent, certaines populations peuvent se développer dans des secteurs auparavant moins favorables et diminuer ailleurs. On observe notamment des déplacements de répartition vers des latitudes plus élevées ou vers l’altitude. Ce n’est ni automatique ni identique pour toutes les espèces. Une route, l’absence d’habitat adapté ou une faible capacité de dispersion peut empêcher l’occupation d’un nouveau territoire.

Pour une plante, ce déplacement ne signifie pas que l’arbre adulte marche vers le nord : il peut résulter de l’installation de nouvelles générations à partir de graines. Un changement de répartition est différent d’une adaptation évolutive, étudiée plus en détail dans le cours sur l’évolution des espèces en 3e.

Des calendriers biologiques peuvent se décaler

La phénologie étudie les dates d’événements périodiques du vivant, comme la floraison, la sortie des feuilles ou certaines migrations. Un printemps plus chaud peut avancer certains de ces événements. Toutefois, la durée du jour, les pluies et d’autres facteurs comptent également.

Si des insectes apparaissent plus tôt tandis que la reproduction d’un oiseau se décale moins, la période où les jeunes ont besoin de nourriture peut moins bien coïncider avec son abondance. Il faut des observations répétées pour établir ce décalage et en comprendre les causes.

Le cas du blanchissement des coraux

De nombreux coraux constructeurs de récifs vivent en association avec des microalgues présentes dans leurs tissus. Lors d’un stress, notamment si l’eau reste trop chaude, ils peuvent perdre ces algues et blanchir. Ils perdent alors une source importante de nourriture. Un corail blanchi n’est pas nécessairement mort : une récupération est possible, mais un stress durable augmente le risque de mortalité.

Le changement climatique n’explique pas à lui seul toute diminution de biodiversité. La destruction des habitats, les pollutions, la surexploitation et certaines espèces exotiques envahissantes exercent aussi des pressions. Plusieurs causes peuvent agir ensemble ; observer moins d’animaux ne suffit pas à identifier celle qui domine.

Agir sur les causes et les effets

L’atténuation consiste à limiter les causes du changement climatique, notamment en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. L’adaptation consiste à diminuer les dommages liés au climat actuel ou attendu. Les deux approches se complètent.

ActionObjectif principalExplication
Réduire l’usage des énergies fossilesAtténuationÉmettre moins de gaz à effet de serre
Créer des espaces ombragésAdaptationLimiter l’exposition à la chaleur
Préserver une zone d’expansion des cruesAdaptationLaisser de l’espace à l’eau pour réduire certains dommages
Protéger des milieux naturelsBiodiversité ; bénéfices climatiques possiblesConserver des habitats et, selon les milieux, du carbone stocké

Au collège, un projet peut associer la réduction du gaspillage, l’observation des espèces et la recherche de solutions contre la chaleur. Pour les trajets où cela est possible, marcher ou utiliser le vélo évite les émissions d’un déplacement motorisé. Les possibilités dépendent cependant des distances et des aménagements disponibles.

Les choix collectifs comptent aussi : transports, isolation des bâtiments, production d’énergie et protection des milieux. Restaurer des haies ou des connexions entre habitats peut faciliter les déplacements d’espèces, sans garantir leur survie face à tous les changements. Une action se juge par son mécanisme et ses effets, pas seulement par son étiquette « écologique ».

Lire un document scientifique

Dans un contrôle de météo, climat et biodiversité, tu peux rencontrer un tableau, une carte ou un graphique. Avant de chercher une explication, établis précisément ce que le document montre.

  1. Lis le titre et la source. Repère ce qui est mesuré et s’il s’agit de données réelles, d’une simulation ou d’un exemple pédagogique.
  2. Identifie les axes, la légende et les unités. Une température en °C, un écart de température et un nombre de jours ne désignent pas la même grandeur.
  3. Précise le lieu et la période. Un relevé communal ne représente pas automatiquement la planète.
  4. Décris avec des valeurs. Cite deux repères utiles ou une tendance d’ensemble, en signalant les variations.
  5. Explique avec le cours. Relie les observations à un mécanisme sans affirmer plus que les documents ne le permettent.

Exemple de réponse argumentée

Exemple fictif : dans une station, une moyenne passe de 12,2 °C pour une première période à 13,4 °C pour une seconde période comparable. Tu peux écrire : « La moyenne augmente de 1,2 °C dans cette station. Cette observation indique un réchauffement local entre les périodes étudiées. D’autres stations sont nécessaires pour discuter l’évolution à une échelle plus large. »

Une anomalie de température est un écart par rapport à une référence. Une anomalie de +1 °C ne signifie pas qu’il fait 1 °C : elle signifie que la température est supérieure de 1 °C à la référence indiquée. Pour comparer deux graphiques, vérifie que leurs références sont compatibles.

Une réponse solide distingue l’observation (« la valeur augmente »), le calcul (« l’écart est de 1,2 °C ») et l’interprétation (« cela indique un réchauffement local »). Une corrélation entre deux évolutions ne démontre pas, à elle seule, leur lien de cause à effet.

Les erreurs à éviter

ErreurCorrection
« Le climat, c’est la météo de toute la planète. »Il existe aussi des climats régionaux ; la durée et les statistiques comptent.
« Un nuage est de la vapeur visible. »Il contient des gouttelettes ou des cristaux ; la vapeur est invisible.
« L’être humain a créé l’effet de serre. »Il renforce un phénomène naturel.
« Le trou dans la couche d’ozone cause le réchauffement. »La protection contre les ultraviolets et l’effet de serre sont deux questions différentes.
« Une espèce s’adapte forcément. »Ses possibilités de déplacement et de réponse au changement ont des limites.
« Une alerte supprime le risque. »Elle aide à réduire les conséquences sans supprimer le phénomène.

20 exercices corrigés

Commence par les exercices 1 à 6 pour les repères, puis poursuis avec les mécanismes et les analyses de documents. L’exercice 20 propose une synthèse accompagnée. Les relevés chiffrés, les lieux non nommés et les situations d’étude ci-dessous sont fictifs et créés pour l’entraînement. Les 20 exercices sont distincts des questions du QCM qui suit.

Exercice 1 — Classer quatre informations

Indique si chaque phrase concerne la météo ou le climat et justifie : A. « Il neige ce matin. » B. « Les étés sont généralement secs dans cette région. » C. « Des rafales sont prévues demain. » D. « La fréquence des jours de gel diminue sur les cinquante années étudiées. »

Correction : A et C concernent la météo : un épisode observé ou prévu à court terme. B et D concernent le climat : une caractéristique habituelle et une évolution sur une longue durée. Le climat inclut la fréquence d’événements comme le gel, pas uniquement la température moyenne.

Exercice 2 — Choisir les instruments

Tu veux relever la température, la hauteur de pluie et la vitesse du vent. Associe chaque mesure à son instrument et à une unité. Quel instrument ajouter pour connaître la direction du vent ?

Correction : température : thermomètre, en °C ; pluie : pluviomètre, en mm ; vitesse du vent : anémomètre, en km/h ou en m/s. La girouette indique la direction d’où vient le vent. L’anémomètre et la girouette n’apportent donc pas la même information.

Exercice 3 — Calculer une moyenne

Les températures moyennes de cinq journées sont 12 °C, 14 °C, 13 °C, 16 °C et 15 °C. Calcule leur moyenne. Ce résultat suffit-il à caractériser le climat du lieu ?

Correction : la somme vaut 70 °C. On divise par cinq : 70 ÷ 5 = 14 °C. C’est la moyenne de ces cinq journées. Elle ne décrit pas les autres saisons ni la variabilité entre les années : elle ne suffit donc pas à caractériser le climat.

Exercice 4 — Choisir les bonnes données

Pour décrire le climat d’une ville, tu disposes de trois documents : A. une photo prise pendant une averse ; B. les températures et précipitations mensuelles moyennes de 1991 à 2020 ; C. la prévision de demain. Lequel est le plus adapté ?

Correction : le document B résume trente années et permet de comparer les saisons. La photo et la prévision décrivent des situations particulières. Pour une description plus complète du climat, on pourrait ajouter la fréquence des extrêmes et les variations entre les années.

Exercice 5 — Expliquer l’effet de la latitude

Un même faisceau lumineux apporte autant d’énergie dans deux essais. Il éclaire une petite surface lorsqu’il arrive de face et une plus grande surface lorsqu’il arrive obliquement. Dans quel cas chaque unité de surface reçoit-elle le plus d’énergie ? Relie cette observation aux zones climatiques.

Correction : chaque unité de surface reçoit davantage d’énergie lorsque le faisceau est concentré sur la petite surface. En moyenne annuelle, les rayons sont moins obliques aux basses latitudes qu’aux pôles. Cela contribue au contraste thermique, sans l’expliquer par une différence de distance au Soleil.

Exercice 6 — Distinguer chaleur et humidité

Deux régions appartiennent à la grande zone chaude. L’une reçoit beaucoup de pluie ; l’autre est désertique. Est-ce contradictoire ? Explique pourquoi connaître la température ne suffit pas à décrire leur climat.

Correction : ce n’est pas contradictoire. Une zone chaude peut comprendre des climats humides et arides. Il faut aussi étudier la quantité de précipitations, leur répartition dans l’année et les périodes sèches. La grande zone climatique est un premier repère, pas une description complète.

Exercice 7 — Comprendre une brise de mer

Dans un modèle simplifié de journée ensoleillée, le sol côtier chauffe plus vite que la mer. L’air au-dessus du sol se réchauffe et s’élève. D’où vient l’air qui le remplace près de la surface ? Que montre cet exemple ?

Correction : de l’air vient de la mer vers la terre : c’est une brise de mer. L’exemple montre qu’un réchauffement inégal peut mettre l’air en mouvement. Ce modèle local ne permet pas, à lui seul, d’expliquer tous les vents du globe.

Exercice 8 — Retrouver le cycle de l’eau

Remets dans l’ordre, en partant de l’eau liquide de l’océan : précipitations ; évaporation ; condensation en gouttelettes dans l’air refroidi. Précise quelle forme de l’eau est invisible.

Correction : évaporation, puis condensation, puis précipitations. L’eau passe de l’état liquide à la vapeur, puis peut redevenir liquide dans les nuages avant de tomber. La vapeur d’eau est invisible ; les gouttelettes et les cristaux rendent les nuages visibles.

Exercice 9 — Corriger une définition

Un élève écrit : « L’effet de serre est une pollution créée par les voitures, qui empêche toute chaleur de quitter la Terre. » Corrige les deux erreurs principales.

Correction : l’effet de serre est un phénomène naturel, renforcé par certaines émissions humaines, dont celles des véhicules brûlant des carburants fossiles. Il n’empêche pas toute énergie de partir vers l’espace : certains gaz absorbent et réémettent une partie du rayonnement infrarouge. L’image d’un couvercle totalement fermé est donc trompeuse.

Exercice 10 — Construire une explication

Remets ces éléments dans l’ordre et rédige une phrase : renforcement de l’effet de serre ; combustion de charbon ; contribution au réchauffement ; augmentation du CO₂ atmosphérique.

Correction : brûler du charbon libère du CO₂, ce qui contribue à augmenter sa concentration dans l’atmosphère. Cette augmentation renforce l’effet de serre et contribue au réchauffement. La phrase relie une activité à un mécanisme physique, puis à une conséquence climatique.

Exercice 11 — Lire des anomalies de température

Ce tableau fictif présente des anomalies moyennes pour une région, toutes calculées par rapport à la même référence. Décris l’évolution et calcule l’écart entre la première et la dernière valeur. Peut-on en déduire exactement le réchauffement mondial ?

PériodeAnomalie moyenne
1981–1990+0,1 °C
1991–2000+0,4 °C
2001–2010+0,7 °C
2011–2020+1,0 °C

Correction : les anomalies augmentent au fil des quatre périodes. L’écart est 1,0 − 0,1 = 0,9 °C. Le document indique un réchauffement de la région étudiée, mais ne donne pas à lui seul la moyenne mondiale. +1,0 °C est un écart à une référence, pas la température absolue de la région.

Exercice 12 — Expliquer la montée des mers

Cite deux mécanismes qui contribuent à l’élévation du niveau marin. Explique pourquoi il faut distinguer un glacier continental de la banquise.

Correction : l’océan se dilate en se réchauffant et reçoit de l’eau provenant de la fonte des glaces continentales. Un glacier continental repose sur la terre ; son eau de fonte peut rejoindre l’océan. La banquise flotte déjà et sa fonte ne produit pas le même apport direct d’eau supplémentaire.

Exercice 13 — Identifier un risque d’inondation

Un camping occupé est installé dans une zone inondable. Des pluies intenses peuvent provoquer une crue rapide. L’unique route d’évacuation traverse un point bas. Identifie l’aléa, les enjeux et un facteur de vulnérabilité.

Correction : l’aléa est la possibilité d’une crue rapide inondant le secteur. Les campeurs, les équipements et l’activité du camping sont des enjeux. La route unique pouvant être coupée est un facteur de vulnérabilité : elle rend l’évacuation plus difficile. Les pluies constituent ici un facteur déclencheur possible de la crue.

Exercice 14 — Prévoir ou prévenir ?

Associe chaque action à son rôle : A. utiliser un modèle pour estimer l’arrivée d’une tempête ; B. organiser à l’avance un exercice d’évacuation ; C. renforcer les bâtiments exposés. Ces actions empêchent-elles la tempête de se former ?

Correction : A relève de la prévision ; B de la préparation et de la prévention ; C réduit la vulnérabilité des bâtiments. Aucune de ces actions n’empêche la formation de la tempête. Elles permettent d’anticiper l’événement et de limiter ses conséquences.

Exercice 15 — Reconnaître les niveaux de biodiversité

Associe chaque exemple à un niveau de biodiversité : A. une mare et une forêt ; B. plusieurs espèces de libellules ; C. des différences génétiques entre individus d’une même espèce de chêne.

Correction : A illustre la diversité des écosystèmes, B celle des espèces et C la diversité génétique au sein d’une espèce. Les trois niveaux se complètent. Décrire un milieu par son seul nombre d’espèces laisse de côté une partie de la biodiversité.

Exercice 16 — Interpréter un déplacement en altitude

Dans un suivi fictif réalisé avec la même méthode, une plante est surtout observée entre 800 et 1 200 m lors d’une première période, puis entre 1 000 et 1 400 m lors d’une seconde. Décris le changement. Peut-on conclure que chaque plante a grimpé de 200 m ?

Correction : les deux limites de la bande où la plante est surtout observée se déplacent de 200 m vers le haut. Ce résultat concerne la répartition de populations, pas le déplacement de chaque individu. L’installation de nouvelles générations peut intervenir. Il faut examiner les températures et d’autres facteurs pour expliquer la modification.

Exercice 17 — Étudier une floraison

Pour les mêmes arbres suivis dans un lieu fictif, la date moyenne de floraison passe du 20 avril au 8 avril entre deux périodes. De combien de jours a-t-elle avancé ? Quelle donnée complémentaire aiderait à étudier une influence du climat ?

Correction : la floraison a avancé de 12 jours. Des températures printanières relevées sur les mêmes périodes seraient utiles, avec des informations sur les pluies et les conditions de suivi. Un décalage de floraison est une observation ; son attribution au réchauffement demande une analyse complémentaire.

Exercice 18 — Expliquer le blanchissement

Après une période d’eau anormalement chaude, des coraux blanchissent. Un élève conclut qu’ils sont tous déjà morts. Explique le mécanisme possible et corrige sa conclusion.

Correction : un stress thermique peut provoquer la perte des microalgues associées aux coraux. Le blanchissement traduit alors une fragilisation, pas nécessairement une mort. Le maintien du stress peut entraîner la mortalité ; une récupération est possible si les conditions redeviennent favorables. D’autres stress peuvent aussi provoquer un blanchissement.

Exercice 19 — Atténuation ou adaptation ?

Classe ces actions selon leur objectif indiqué : A. remplacer un trajet en voiture à essence par la marche pour réduire les émissions ; B. installer un préau pour protéger les élèves du soleil ; C. isoler un bâtiment pour réduire sa consommation de chauffage. Justifie.

Correction : A relève de l’atténuation. B relève de l’adaptation aux fortes chaleurs. C contribue à l’atténuation lorsque les économies de chauffage réduisent les émissions associées. Une même action peut avoir plusieurs bénéfices, mais on classe ici les actions selon l’objectif précisé dans l’énoncé.

Exercice 20 — Synthèse accompagnée

Documents fictifs : A. Dans une rivière, la température moyenne estivale augmente entre deux périodes. B. Une espèce de poisson préférant une eau fraîche devient moins abondante sur le secteur suivi. Rédige quatre ou cinq phrases : une observation par document, une hypothèse reliant les deux, une limite et une piste d’étude ou d’action.

Exemple de correction : « L’eau de la rivière est devenue plus chaude en été. L’espèce de poisson suivie est moins abondante. La hausse de température peut rendre le milieu moins favorable à cette espèce. Cependant, une pollution ou une modification du débit peut aussi intervenir, donc ces deux observations ne suffisent pas à établir une cause unique. Il faudrait suivre ces facteurs ; préserver une végétation riveraine adaptée pourrait aussi aider à maintenir des zones ombragées. »

La réponse relie les documents sans transformer une hypothèse plausible en certitude. Elle ne généralise pas le résultat à tous les poissons ni à toutes les rivières.

Entraînement interactif

Vérifie tes repères avec 12 questions à choix unique, 12 phrases à compléter et 12 cartes de révision. Pour progresser, explique aussi pourquoi les autres propositions du QCM sont incorrectes.

Quelle information décrit une évolution du climat ?

  • Un orage hier soir
  • La hausse d’une moyenne de température sur plusieurs décennies
  • La prévision du vent pour demain

Une évolution climatique se repère dans des séries longues. Un orage et une prévision quotidienne décrivent des situations météorologiques particulières.

Sur quelle durée calcule-t-on habituellement les normales climatiques ?

  • Trente heures
  • Trente jours
  • Trente ans

Les normales reposent sur des périodes de trente ans. Cette référence ne signifie pas que toute recherche climatique porte exclusivement sur cette durée.

Quel instrument mesure la hauteur de pluie recueillie ?

  • Le baromètre
  • Le pluviomètre
  • La girouette

Le pluviomètre mesure les précipitations. Le baromètre mesure la pression et la girouette indique la direction du vent.

Pourquoi les basses latitudes reçoivent-elles davantage d’énergie solaire par mètre carré en moyenne annuelle ?

  • Les rayons y arrivent moins obliquement qu’aux pôles
  • L’équateur est beaucoup plus proche du Soleil
  • Les océans y fabriquent la lumière solaire

L’angle d’arrivée des rayons modifie la surface sur laquelle l’énergie se répartit. Ce mécanisme contribue aux grandes différences climatiques.

Que contient un nuage visible ?

  • Uniquement de la vapeur d’eau visible
  • Des gouttelettes d’eau ou des cristaux de glace
  • Uniquement du dioxyde de carbone

Les gouttelettes et les cristaux interagissent avec la lumière et rendent le nuage visible. La vapeur d’eau est un gaz invisible.

Quel gaz émis par la combustion du charbon renforce l’effet de serre ?

  • Le dioxygène
  • Le diazote
  • Le dioxyde de carbone

Le CO₂ est un gaz à effet de serre. Le dioxygène et le diazote, principaux constituants de l’air, ne jouent pas ce rôle.

Quelle affirmation décrit correctement l’effet de serre ?

  • C’est un phénomène naturel renforcé par certaines activités humaines
  • Il est apparu avec les premières voitures
  • Il empêche toute énergie de partir dans l’espace

Les gaz concernés absorbent et réémettent une partie du rayonnement infrarouge. L’augmentation de leurs concentrations perturbe le bilan énergétique.

Lors d’une crue possible, que représentent les habitants et les bâtiments exposés ?

  • L’aléa
  • Les enjeux
  • La prévision

Les enjeux sont les personnes et les biens susceptibles d’être touchés. La crue possible correspond à l’aléa ; leur fragilité intervient dans la vulnérabilité.

Quel suivi aide à étudier la réponse du vivant au changement climatique ?

  • Une seule photo d’un jardin
  • Des cartes de répartition et des dates de floraison suivies dans la durée
  • Le seul nombre de visiteurs d’un zoo

Les suivis répétés permettent de repérer des évolutions. Il faut ensuite confronter ces observations aux données climatiques et aux autres facteurs possibles.

Que peut signifier le blanchissement d’un corail après un stress thermique ?

  • Le corail est forcément déjà mort
  • Le corail devient automatiquement plus résistant
  • Il a perdu des microalgues associées et se trouve fragilisé

La perte des algues prive le corail d’une source importante de nourriture. Il peut récupérer, mais un stress durable peut entraîner sa mort.

Quelle action vise directement l’atténuation du changement climatique ?

  • Préparer l’évacuation d’un quartier inondable
  • Réduire la combustion des énergies fossiles
  • Créer un abri contre le soleil

L’atténuation agit sur les causes du réchauffement. Se préparer aux inondations ou se protéger de la chaleur vise à réduire les dommages.

Une série indique une anomalie de température de +2 °C. Qu’est-ce que cela signifie ?

  • La température dépasse de 2 °C la référence indiquée
  • La température absolue vaut forcément 2 °C
  • Tous les lieux de la planète se sont réchauffés de 2 °C

Une anomalie est un écart à une référence, pour le lieu et la période étudiés. Elle ne fournit pas seule la température absolue ni une valeur universelle.

Le temps observé aujourd’hui dans ta ville relève de la météo.

Les normales climatiques sont habituellement calculées sur trente ans.

L’instrument qui recueille la pluie pour en mesurer la hauteur est le pluviomètre.

La température de l’air se mesure avec un thermomètre.

Le passage de l’eau liquide à la vapeur à sa surface s’appelle l’évaporation.

Le CO₂ porte le nom de dioxyde de carbone.

Le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre.

La zone géographique occupée par une espèce est son aire de répartition.

La diversité du vivant est appelée biodiversité.

La fragilité des personnes et des biens face à un aléa relève de leur vulnérabilité.

Réduire les émissions pour limiter les causes du réchauffement relève de l’atténuation.

Aménager des espaces ombragés pour mieux supporter les fortes chaleurs relève de l’adaptation.

Météorologie

Étude de l’atmosphère, de son état et de son évolution, notamment pour prévoir le temps.

Annoncer la pluie de demain relève de la prévision météorologique.

Climat

Caractéristiques statistiques des conditions atmosphériques sur une longue durée : moyennes, variations et extrêmes.

Un climat méditerranéen se caractérise notamment par des étés généralement secs.

Normale climatique

Référence statistique établie sur une période de trente ans.

1991–2020 est une période de référence utilisée pour les normales.

Zone climatique

Grande région regroupée selon des caractéristiques climatiques générales.

La France hexagonale se situe dans la grande zone tempérée, avec plusieurs types de climats.

Effet de serre

Mécanisme lié à l’absorption et à la réémission d’infrarouges par certains gaz, qui réchauffe la surface et les basses couches de l’atmosphère.

Le CO₂ participe à l’effet de serre.

Aléa et risque

L’aléa est un phénomène dangereux possible ; le risque dépend aussi des enjeux exposés et de leur vulnérabilité.

Un camping en zone inondable présente des enjeux exposés aux crues.

Biodiversité

Diversité des écosystèmes, des espèces et diversité génétique au sein des espèces.

Une mare contient différentes espèces qui interagissent avec leur milieu.

Aire de répartition

Zone géographique occupée par une espèce.

Elle peut changer lorsque de nouvelles populations s’installent ailleurs.

Phénologie

Étude des dates d’événements périodiques du vivant.

Suivre la date de floraison des mêmes arbres chaque printemps.

Blanchissement des coraux

Perte des microalgues associées lors d’un stress ; un corail blanchi peut être vivant mais fragilisé.

Une eau durablement trop chaude peut provoquer ce phénomène.

Atténuation

Action sur les causes du changement climatique, notamment en réduisant les émissions.

Consommer moins de combustibles fossiles.

Adaptation

Action visant à diminuer les dommages du climat actuel ou attendu.

Aménager des lieux ombragés pour réduire l’exposition à la chaleur.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre météo et climat en 5e ?

La météo décrit une situation atmosphérique précise, comme la pluie aujourd’hui ou le vent prévu demain. Le climat décrit les caractéristiques de ces conditions sur une longue durée, avec leurs moyennes et leur variabilité. Le critère essentiel est donc la durée et le type d’information, pas seulement la taille de la région étudiée.

Pourquoi utilise-t-on trente ans pour décrire le climat ?

Les conditions varient d’une année à l’autre. Une période de trente ans permet de calculer des références climatiques en limitant l’influence d’une année particulière. Ces « normales » facilitent les comparaisons. Ce n’est pas une durée obligatoire pour toutes les recherches : les scientifiques étudient aussi des évolutions sur d’autres échelles de temps.

Peut-il faire très froid malgré le réchauffement climatique ?

Oui. Le réchauffement concerne une évolution des températures moyennes, avec des différences entre régions et saisons. Des épisodes froids restent possibles. Pour tester une tendance climatique, il faut analyser un ensemble de mesures sur la durée ; une journée froide ou chaude ne suffit pas à trancher.

Quelles sont les grandes zones climatiques de la Terre ?

On distingue de façon simplifiée une zone chaude aux basses latitudes, deux zones tempérées aux latitudes intermédiaires et deux zones froides vers les pôles. Ces grandes bandes comportent des climats variés. L’altitude, les océans et le relief expliquent notamment pourquoi deux lieux de même latitude peuvent connaître des conditions différentes.

L’effet de serre est-il forcément mauvais ?

Non. L’effet de serre naturel contribue à maintenir des températures favorables à la vie telle que nous la connaissons. Le changement actuel vient notamment de son renforcement par les émissions humaines. Il faut donc distinguer le phénomène naturel et l’augmentation de son intensité liée à l’accumulation de certains gaz.

Le climat a-t-il déjà changé dans le passé ?

Oui. La Terre a connu de nombreux changements climatiques, dont des alternances de périodes glaciaires et interglaciaires. Les causes et les vitesses ont varié. L’existence de changements naturels passés n’explique pas automatiquement le changement actuel : les observations et les mécanismes physiques établissent aujourd’hui le rôle déterminant des activités humaines.

Comment le changement climatique modifie-t-il la biodiversité ?

Il peut modifier les conditions de survie et de reproduction, déplacer les aires de répartition et décaler des événements comme la floraison. Certaines relations entre espèces peuvent alors être perturbées. Les réponses dépendent des espèces et des milieux ; la fragmentation des habitats et les pollutions peuvent aggraver les difficultés.

Quelle différence entre aléa et risque naturel ?

L’aléa est la possibilité d’un phénomène potentiellement dangereux, comme une crue. Le risque dépend de cet aléa, mais aussi de ce qui est exposé et de sa vulnérabilité. Pour analyser une situation, repère donc le phénomène possible, les personnes ou biens concernés et les facteurs qui peuvent aggraver les dommages.

Ce chapitre peut-il servir pour le brevet ?

Les méthodes travaillées ici, comme lire un graphique et construire une explication à partir de documents, sont utiles pour la suite du collège et le brevet. Depuis la session 2026, la note finale de sciences est sur 20 ; l’épreuve concerne deux des trois disciplines scientifiques, dont la SVT peut faire partie. Aucun chapitre n’est garanti au sujet. En 5e, prépare d’abord les notions demandées par ton professeur.

Comment réviser ce chapitre et agir à son échelle ?

Apprends les définitions, explique avec tes mots l’effet de serre, puis entraîne-toi à justifier une réponse avec un document. Pour agir, distingue réduction des émissions, adaptation et protection de la biodiversité. Un projet de collège peut associer lutte contre le gaspillage, observation du vivant et amélioration des espaces ombragés, en lien avec les possibilités locales.

Fiches pour aller plus loin

Retrouve les autres cours de SVT et des prolongements pour la suite du cycle 4. Les séismes et le volcanisme permettent notamment de réutiliser les notions d’aléa, d’enjeux et de prévention dans d’autres situations.