Le Colonel Chabert de Balzac : Résumé & Fiche de Lecture 📚

Le Colonel Chabert est une nouvelle (ou court roman) d’Honoré de Balzac, publiée sous sa forme définitive en 1844. Elle raconte l’histoire d’un héros des guerres napoléoniennes, laissé pour mort à la bataille d’Eylau (1807), qui revient à Paris dix ans plus tard pour réclamer son nom, sa fortune et sa femme. Mais celle-ci, remariée à un comte et devenue riche, refuse de le reconnaître. Ce récit poignant met en scène l’affrontement entre l’honneur d’un monde révolu et le cynisme d’une société dominée par l’argent. C’est l’un des textes les plus étudiés au collège.


📋 Sommaire


📇 1. Carte d’identité de l’œuvre

Fiche d’identité — Le Colonel Chabert
Titre Le Colonel Chabert
Auteur Honoré de Balzac (1799 – 1850)
Dates de publication Première version en 1832 (sous le titre La Transaction). Version définitive en 1844, intégrée à La Comédie humaine.
Genre Nouvelle longue / court roman (environ 80 pages). Classée dans les « Scènes de la vie parisienne » de La Comédie humaine.
Mouvement Réalisme. Balzac est considéré comme le fondateur du roman réaliste français.
Narrateur Narrateur omniscient à la troisième personne
Lieu et époque Paris, 1818-1840 environ (Restauration). Retours en arrière sur les guerres napoléoniennes (1807, bataille d’Eylau).
La Comédie humaine Projet monumental de Balzac : plus de 90 romans et nouvelles qui forment un tableau complet de la société française (1815-1848). Le Colonel Chabert en fait partie, avec des personnages récurrents comme l’avoué Derville.

🏛️ 2. Contexte historique et biographie de Balzac

Le contexte historique

Le récit se situe pendant la Restauration (1815-1830), période où les Bourbons reviennent au pouvoir après la chute de Napoléon. C’est une époque de rupture : les héros de l’Empire napoléonien sont oubliés, voire persécutés. La nouvelle noblesse impériale cède la place à l’ancienne aristocratie et à la bourgeoisie d’affaires. Les anciens soldats de Napoléon, couverts de gloire mais sans fortune, se retrouvent marginalisés dans une société qui valorise désormais l’argent plutôt que l’honneur militaire.

La bataille d’Eylau (8 février 1807), en Prusse-Orientale, est l’une des plus sanglantes des guerres napoléoniennes : 25 000 morts côté français. C’est lors de cette bataille que le colonel Chabert mène la charge de cavalerie décisive et est laissé pour mort dans une fosse commune.

Balzac

Honoré de Balzac naît en 1799 à Tours. Après des études de droit (il travaille chez un avoué, comme Derville dans le roman), il se lance dans la littérature. Criblé de dettes toute sa vie, il travaille avec une énergie surhumaine et produit La Comédie humaine, un ensemble de plus de 90 œuvres qui forment un tableau exhaustif de la société française. Parmi ses romans les plus célèbres : Le Père Goriot, Eugénie Grandet, Illusions perdues, La Peau de chagrin.

Repère Détail
1799 Naissance de Balzac à Tours
1807 Bataille d’Eylau (cadre du récit)
1815-1830 Restauration — cadre temporel principal du récit
1832 Première publication sous le titre La Transaction
1842-1848 Organisation de La Comédie humaine
1844 Version définitive du Colonel Chabert
1850 Mort de Balzac à Paris, épuisé par le travail

📐 3. Structure du récit

Le Colonel Chabert est un récit continu, sans chapitres numérotés. On peut toutefois identifier trois grandes parties :

Partie Contenu Lieu
1. L’étude de l’avoué Chabert se présente chez l’avoué Derville et raconte son histoire : la bataille d’Eylau, la fosse commune, la résurrection, l’errance, le retour à Paris. Étude de Derville, Paris
2. La négociation Derville tente de négocier une transaction avec la comtesse Ferraud (l’ex-femme de Chabert). Celle-ci refuse puis tente de manipuler Chabert par la séduction et les sentiments. Paris, domaine de Grosley
3. Le renoncement Chabert découvre la manipulation de sa femme, renonce à tout et disparaît. Derville le retrouve des années plus tard à l’hospice de la Vieillesse, déchu et anonyme. Hospice de Bicêtre

📖 4. Résumé détaillé

L’étude de l’avoué Derville

Le récit s’ouvre dans l’étude de l’avoué Derville, à Paris. Un vieillard misérable, vêtu de haillons, se présente. Les clercs se moquent de lui. Il prétend être le colonel Chabert, héros de la bataille d’Eylau, officiellement mort depuis 1807. Derville, d’abord sceptique, accepte de l’écouter.

Chabert raconte son histoire. À Eylau, il a mené la charge de cavalerie qui a décidé de la victoire française. Blessé d’un coup de sabre sur la tête, il est tombé parmi les morts. On l’a jeté dans une fosse commune. Mais il n’était pas mort : il s’est réveillé sous les cadavres, a rampé hors de la fosse, et a été recueilli par des paysans prussiens. Pendant des années, il a erré en Europe, hospitalisé, amnésique, sans papiers, sans argent. Quand il a retrouvé la mémoire et qu’il est revenu à Paris, il a découvert que sa femme, la comtesse Rose Chapotel, s’était remariée avec le comte Ferraud, et qu’elle jouissait de toute la fortune de Chabert.

Chabert a tenté de se faire reconnaître, mais personne ne le croit : un mort qui revient est une absurdité administrative. Il vit dans une misère extrême. Derville, touché, décide de l’aider. Il lui avance de l’argent et entreprend les démarches juridiques.

La négociation avec la comtesse

Derville rend visite à la comtesse Ferraud. Celle-ci est devenue une femme du monde puissante et calculatrice. Elle a deux enfants avec le comte Ferraud. Sa position sociale dépend entièrement de son mariage actuel : si Chabert prouve qu’il est vivant, son premier mariage est toujours valide, son second mariage est nul, ses enfants sont illégitimes, et elle perd tout.

La comtesse refuse d’abord toute transaction. Puis, conseillée par Derville, elle accepte de rencontrer Chabert dans un domaine à la campagne (Grosley). Elle déploie une stratégie de séduction : elle accueille Chabert avec douceur, éveille ses anciens sentiments, lui montre de l’affection. Chabert, vieux soldat au cœur noble, est touché. Il commence à hésiter, à se dire qu’il pourrait accepter un compromis modeste pour ne pas nuire à la femme qu’il a aimée.

La révélation et le renoncement

Mais Chabert surprend une conversation entre la comtesse et son intendant. Il comprend que toute cette tendresse n’était qu’une manœuvre pour l’amener à renoncer à ses droits. La comtesse ne l’aime pas : elle le manipule. Chabert est brisé — non par la perte de sa fortune, mais par la trahison de la femme qu’il aimait. Il comprend que le monde a changé : l’honneur, la loyauté, la parole donnée ne valent plus rien face à l’argent et à la position sociale.

Chabert renonce à tout. Il refuse de poursuivre la procédure, refuse l’argent de Derville, refuse même son propre nom. Il disparaît. Derville le retrouve des années plus tard à l’hospice de Bicêtre, vieilli, méconnaissable, réduit à un numéro. Quand on lui demande son nom, il ne répond plus « colonel Chabert » mais « pas Chabert, numéro 164, salle 7 ». Il a perdu jusqu’à son identité.

Le récit se clôt sur la réflexion amère de Derville, qui quitte la profession d’avoué, dégoûté par ce qu’il a vu : « la société est une machine à broyer les honnêtes gens ».


👤 5. Les personnages

Personnage Rôle et signification
Colonel Chabert Héros de la Grande Armée, officiellement mort à Eylau. Personnage de l’honneur ancien : brave, loyal, désintéressé, incapable de tricher. Sa tragédie est celle du monde napoléonien confronté à la Restauration : les valeurs héroïques sont devenues inutiles. Il finit par renoncer à tout — y compris à son nom — dans un acte de désespoir qui est aussi une forme de dignité ultime.
La comtesse Ferraud (Rose Chapotel) Ex-femme de Chabert, remariée au comte Ferraud. Ancienne prostituée devenue comtesse — ascension sociale spectaculaire. Elle est calculatrice, manipulatrice, sans scrupules. Sa cruauté n’est pas gratuite : elle se bat pour protéger sa position et ses enfants. Balzac ne la condamne pas entièrement — il montre que la société la contraint à cette guerre. Mais son cynisme est glaçant.
Derville Avoué (officier ministériel, équivalent d’un avocat pour les procédures civiles). Personnage récurrent de La Comédie humaine. Honnête, lucide, compassionnel. Il est le témoin moral du récit — celui qui voit la vérité et ne peut rien y changer. Sa conclusion amère (dégoût de la société) est le dernier mot du récit.
Le comte Ferraud Second mari de la comtesse. Aristocrate de la Restauration. Il n’apparaît presque pas dans le récit mais il est le symbole de la nouvelle société : celle de la noblesse restaurée, qui profite de la chute de l’Empire.
Les clercs de l’étude Les jeunes clercs qui se moquent de Chabert au début du récit. Ils représentent l’indifférence de la société face aux victimes : un vieux soldat en haillons n’est qu’un objet de rire.

🎯 6. Thèmes principaux

L’identité et la mort sociale

Le thème central du récit est la question de l’identité : que reste-t-il d’un homme quand la société le déclare mort ? Chabert est vivant, mais légalement et socialement, il n’existe plus. Son nom appartient à un mort, sa fortune à une autre, sa femme à un autre. La « résurrection » physique de Chabert se heurte à l’impossibilité d’une résurrection sociale et juridique. Quand il renonce à son nom à la fin du récit (« numéro 164, salle 7 »), il accomplit lui-même sa mort sociale — il cesse d’exister en tant que personne.

L’honneur face à l’argent

Chabert incarne les valeurs héroïques de l’époque napoléonienne : le courage, la loyauté, le désintéressement. La comtesse incarne les valeurs de la Restauration : le calcul, la manipulation, l’argent. L’affrontement entre les deux est aussi l’affrontement entre deux mondes. L’ancien monde, celui de Napoléon et de l’honneur militaire, a été remplacé par un monde où seule compte la position sociale — et celle-ci dépend de l’argent, pas de la vertu.

La justice et le droit

Le récit se déroule dans le monde juridique (l’étude de l’avoué, les procédures, les transactions). Balzac montre que le droit n’est pas la justice. Le droit peut reconnaître Chabert comme vivant, mais il ne peut pas lui rendre son monde, son époque, son bonheur. Et le droit est aussi un instrument de pouvoir : la comtesse utilise les procédures pour retarder, compliquer, décourager. La justice est un mécanisme lent, coûteux et partial — elle favorise ceux qui ont de l’argent.

L’ingratitude et la trahison

Chabert a tout donné : son corps à la France, sa fortune à sa femme. Et il reçoit en retour le déni, le mensonge et la manipulation. La comtesse, qui lui doit tout (c’est la fortune de Chabert qui lui a permis de se remarier avantageusement), refuse de le reconnaître. L’ingratitude est ici sociale autant que personnelle : la nation elle-même a oublié ses héros.

Le passage du temps et la nostalgie de l’Empire

Chabert revient dans un monde qui n’est plus le sien. Paris a changé, la société a changé, les valeurs ont changé. Il est un revenant au sens littéral et au sens figuré : un homme du passé dans un présent qui ne veut pas de lui. Balzac, fasciné par Napoléon, utilise Chabert pour exprimer la nostalgie d’une grandeur perdue — l’Empire était brutal, mais il avait une grandeur que la Restauration n’a pas.


✍️ 7. Style et procédés d’écriture

Procédé Description et effet
Le récit enchâssé Chabert raconte son histoire à Derville : c’est un récit dans le récit. Ce procédé crée un effet de témoignage : Chabert devient le narrateur de sa propre tragédie, ce qui la rend plus vivante et plus pathétique.
Le portrait réaliste Balzac excelle dans les descriptions physiques qui révèlent l’être intérieur. Le portrait de Chabert (vieux, brisé, en haillons mais avec un regard de feu) oppose l’apparence misérable et la grandeur intérieure. Celui de la comtesse oppose l’élégance extérieure et la noirceur morale.
Le contraste Tout le récit fonctionne par contrastes : l’honneur de Chabert / le cynisme de la comtesse, la gloire passée / la misère présente, la vie / la mort officielle, le monde napoléonien / la Restauration. Ces oppositions structurent le récit et lui donnent sa force dramatique.
L’incipit théâtral Le récit s’ouvre dans l’étude de l’avoué, avec les dialogues comiques des clercs qui se moquent de Chabert. Ce début vivant, presque théâtral, installe le décor et crée un contraste saisissant avec la gravité de l’histoire qui suit.
Le récit de bataille Le récit de la bataille d’Eylau et de la résurrection de Chabert hors de la fosse commune est un morceau de bravoure épique. La description des cadavres, de l’obscurité, du froid, et la lutte de Chabert pour sortir de la fosse forment une scène d’une puissance narrative exceptionnelle.

💬 8. Citations clés

Citation / Passage Analyse
« Je suis le colonel Chabert, celui qui est mort à Eylau. » Oxymore fondateur du récit : être et être mort à la fois. Cette phrase résume tout le paradoxe de Chabert — un homme vivant dont l’existence légale est celle d’un mort. C’est aussi une phrase absurde pour quiconque l’entend, ce qui explique que personne ne le croie.
Le récit de la fosse commune : Chabert décrit son réveil sous les cadavres Passage d’une puissance épique et macabre. Chabert ressuscite littéralement d’entre les morts. La description est physique, sensorielle : le froid, les corps, l’odeur, la lutte pour bouger un bras. C’est une scène de renaissance — mais une renaissance qui mène à une seconde mort, sociale celle-là.
La comtesse déploie sa stratégie de séduction à Grosley Scène de manipulation : la comtesse joue la tendresse, l’émotion, le souvenir. Chabert, homme simple et loyal, est piégé par la comédie sentimentale. Le lecteur voit la manipulation que Chabert ne voit pas — ironie dramatique qui rend la scène à la fois cruelle et pathétique.
« Pas Chabert ! pas Chabert ! Je me nomme Hyacinthe… numéro 164, salle sept. » Les dernières paroles de Chabert à Derville. Il a renoncé à son nom, à son identité, à tout. Le héros de la Grande Armée est devenu un numéro. C’est la conclusion la plus tragique du récit : la mort sociale est pire que la mort physique.
Derville déclare son dégoût pour la profession et la société Les dernières lignes du récit. Derville, qui a vu les coulisses de la société, quitte la profession d’avoué. Sa conclusion est celle de Balzac lui-même : la société broie les honnêtes gens. Le témoin moral est lui aussi vaincu — non par la violence, mais par le dégoût.

🔍 9. Interprétation et portée

Une tragédie sociale

Le Colonel Chabert est une tragédie au sens classique : un héros est détruit par des forces qui le dépassent. Mais ces forces ne sont pas les dieux — ce sont la société, l’argent, le droit, l’ingratitude. Chabert est un héros tragique moderne : il ne peut rien contre un monde qui ne reconnaît plus ses valeurs.

La place dans La Comédie humaine

Le récit s’intègre dans le projet global de Balzac : peindre la société française dans toutes ses dimensions. Le Colonel Chabert montre la transition entre le monde napoléonien et la Restauration, entre l’héroïsme et l’argent. Derville, personnage récurrent, apparaît dans d’autres œuvres (comme Le Père Goriot), ce qui crée des liens entre les différents romans et donne l’illusion d’un monde vivant.

Une résonance intemporelle

L’histoire de Chabert dépasse son contexte historique. La question qu’il pose — que vaut un homme quand la société ne le reconnaît plus ? — est universelle. Elle s’applique aux anciens combattants oubliés, aux personnes déplacées qui perdent leurs papiers, aux victimes de la bureaucratie, à tous ceux que le système efface. Le colonel Chabert est le premier des « invisibles » de la littérature française.


❓ 10. Questions fréquentes (FAQ)

De quoi parle Le Colonel Chabert ?

Le Colonel Chabert raconte l’histoire d’un héros des guerres napoléoniennes, laissé pour mort à la bataille d’Eylau (1807), qui revient à Paris dix ans plus tard. Il découvre que sa femme s’est remariée avec un comte, qu’elle jouit de toute sa fortune et qu’elle refuse de le reconnaître. Aidé par l’avoué Derville, Chabert tente de récupérer son identité. Mais, trahi par sa femme qui le manipule, il renonce à tout et finit ses jours anonyme dans un hospice. C’est un récit sur l’identité perdue, l’injustice sociale et l’honneur face à l’argent.

Le Colonel Chabert est-il un roman ou une nouvelle ?

C’est un texte à la frontière des deux genres : environ 80 pages, ce qui en fait une nouvelle longue ou un court roman (parfois appelé « novella »). Balzac l’a d’abord publié en feuilleton (1832) puis l’a intégré aux « Scènes de la vie parisienne » de La Comédie humaine. En termes scolaires, on le qualifie souvent de « nouvelle » pour sa concentration dramatique et son unité d’action.

Qui est Derville dans Le Colonel Chabert ?

Derville est un avoué parisien — un officier ministériel chargé de représenter les clients devant les tribunaux civils. C’est un personnage récurrent de La Comédie humaine (il apparaît dans Le Père Goriot, Gobseck, César Birotteau). Dans Le Colonel Chabert, il est le seul à croire Chabert et à tenter de l’aider. Honnête et lucide, il est le témoin moral du récit. Sa conclusion désabusée — son dégoût pour la société — clôt le récit sur une note amère.

Pourquoi la comtesse refuse-t-elle de reconnaître Chabert ?

Si Chabert prouve qu’il est vivant, son premier mariage avec la comtesse redevient valide. Cela signifie que son second mariage (avec le comte Ferraud) est nul, ses deux enfants deviennent illégitimes, et elle perd sa position sociale, son titre et sa fortune. La comtesse se bat pour sa survie sociale. Balzac ne la présente pas simplement comme une méchante : il montre qu’elle est piégée dans un système où la position de la femme dépend entièrement du mariage.

Comment se termine Le Colonel Chabert ?

Chabert, découvrant la manipulation de sa femme, renonce à tout : son nom, sa fortune, sa procédure. Il disparaît. Derville le retrouve des années plus tard à l’hospice de Bicêtre, vieilli, méconnaissable, réduit à un numéro (« numéro 164, salle 7 »). Chabert a renoncé à son identité elle-même — il est devenu un mort-vivant social. Derville, dégoûté par cette société qui broie les honnêtes gens, quitte la profession d’avoué.

Qu’est-ce que La Comédie humaine de Balzac ?

La Comédie humaine est le titre donné par Balzac à l’ensemble de son œuvre romanesque : plus de 90 romans et nouvelles reliés entre eux par des personnages récurrents (comme Derville, Rastignac, Vautrin). L’ambition est de dresser un tableau complet de la société française entre 1815 et 1848. L’œuvre est divisée en « Scènes » (de la vie parisienne, de la vie de province, de la vie privée, etc.). Le Colonel Chabert appartient aux « Scènes de la vie parisienne ».

Pourquoi étudie-t-on Le Colonel Chabert au collège ?

Le Colonel Chabert est l’un des textes les plus étudiés au collège (généralement en 4e ou 3e) pour plusieurs raisons : il est court (accessible en une lecture), le récit est immédiatement captivant (un mort qui revient), les thèmes sont universels (l’identité, la justice, la trahison), et il permet d’étudier le réalisme balzacien, le contexte historique (Empire/Restauration), et l’argumentation (les stratégies de la comtesse face à Derville). C’est aussi une excellente porte d’entrée dans La Comédie humaine.


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