Démographie de la France : Chiffres Clés 2026

Population, natalité, mortalité, espérance de vie, fécondité, vieillissement, immigration — Données INSEE, bilan démographique 2025

69,1 M
Habitants
645 000
Naissances
1,56
Enfant / femme
−6 000
Solde naturel
⚠️ Fait historique (bilan 2025) : Pour la première fois depuis 1945, le solde naturel de la France est négatif : le nombre de décès (651 000) a dépassé le nombre de naissances (645 000) en 2025. La croissance démographique ne repose plus que sur le solde migratoire.



SECTION 01

Population totale

Au 1er janvier 2026, la France compte 69,1 millions d’habitants, soit une hausse de 0,25 % par rapport à un an auparavant (bilan démographique de l’INSEE publié le 13 janvier 2026). Parmi eux, 66,8 millions résident en France hexagonale et 2,3 millions dans les cinq départements d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte).

DatePopulation (millions)Croissance annuelle
1er janvier 202669,1+0,25 %
1er janvier 202568,6+0,25 %
1er janvier 202067,3+0,3 %
1er janvier 201065,0+0,5 %
1er janvier 200060,5+0,4 %
1er janvier 199056,6+0,5 %
1er janvier 195041,6
💡 Décryptage : La croissance de la population ralentit continûment depuis 2010 : elle est passée de +0,5 %/an à +0,25 %/an en 2025. Désormais, cette croissance repose exclusivement sur le solde migratoire (+176 000 personnes en 2025), le solde naturel étant devenu négatif.
📌 Structure par âge (au 1er janvier 2026)
Tranche d’âgePart de la populationÉvolution depuis 2006
Moins de 20 ans22,5 %En baisse (25,1 % en 2006)
20-64 ans55,3 %En baisse (58,6 % en 2006)
65 ans et plus22,2 %En forte hausse (16,4 % en 2006)
75 ans et plus11,1 %En forte hausse (8,2 % en 2006)
⚠️ Quasi-croisement historique : En 2026, la part des 65 ans et plus (22,2 %) est presque égale à celle des moins de 20 ans (22,5 %). Ce croisement, qui semblait encore lointain il y a dix ans, est le marqueur le plus visible du vieillissement de la population française.



SECTION 02

Natalité et fécondité

En 2025, 645 000 bébés sont nés en France, soit 2,1 % de moins qu’en 2024 et 24 % de moins qu’en 2010 (année du dernier point haut à 833 000 naissances). La baisse de la natalité est continue depuis quinze ans.

AnnéeNaissancesICF (enfants/femme)Variation / année précédente
2025645 0001,56−2,1 %
2024659 0001,61−2,4 %
2023678 0001,66−6,6 %
2022726 0001,79−1,9 %
2020736 0001,83−1,8 %
2014818 0001,98
2010833 0002,03Point haut
📌 L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF)

L’ICF mesure le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie si les taux de fécondité observés l’année considérée à chaque âge restaient inchangés. En 2025, il s’établit à 1,56 enfant par femme : c’est le niveau le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale (1917). Pour la seule France métropolitaine, il est de 1,53.

💡 Pourquoi cette baisse ? Selon les démographes, la chute de la fécondité ne s’explique pas par une diminution du nombre de femmes en âge de procréer (celui-ci est stable, voire en légère hausse). Les principaux facteurs identifiés sont : l’allongement des études, le recul de l’âge au premier enfant, les difficultés d’accès au logement, l’incertitude face à l’avenir (climat, géopolitique), et un pessimisme diffus — 36 % des Français estiment que leur situation personnelle va se dégrader (Fondation Jean Jaurès, 2025).
✅ Âge moyen à la maternité : Il continue de progresser : environ 31 ans en 2025. C’est entre 30 et 34 ans que la fécondité est la plus élevée. En 1975, l’âge moyen au premier enfant était de 24 ans.



SECTION 03

Mortalité et espérance de vie

En 2025, 651 000 personnes sont décédées en France, soit une hausse de 1,5 % par rapport à 2024. Cette augmentation est liée à une épidémie de grippe hivernale particulièrement virulente en janvier 2025, mais surtout à une cause structurelle : l’arrivée aux âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom (nées entre 1946 et 1974). En 2026, les plus anciennes de ces générations atteignent 80 ans.

IndicateurFemmesHommesÉcart
Espérance de vie à la naissance (2025)85,9 ans80,3 ans5,6 ans
Espérance de vie à la naissance (2024)85,8 ans80,2 ans5,6 ans
Espérance de vie à la naissance (2005)83,8 ans76,7 ans7,1 ans
Espérance de vie à la naissance (1995)81,9 ans73,8 ans8,1 ans
Espérance de vie sans incapacité à 65 ans (2024)11,8 ans10,5 ans1,3 ans
📌 Tendances de l’espérance de vie

L’espérance de vie continue de progresser lentement, mais l’écart entre hommes et femmes se réduit : il est passé de 8,1 ans en 1995 à 5,6 ans en 2025. Les hommes rattrapent progressivement leur retard, principalement grâce à la baisse de la mortalité prématurée (accidents, alcool, tabac). Par ailleurs, l’INSEE constate que l’espérance de vie est sensiblement plus élevée pour les personnes les plus aisées que pour les plus modestes, et que cet écart s’est accru sur la période 2020-2024.

⚠️ Mortalité infantile : Le taux de mortalité infantile s’établit à 4 décès pour 1 000 naissances vivantes en 2025, soit environ 2 550 décès avant l’âge d’un an. Ce taux, stable depuis plusieurs années, place la France en position moyenne en Europe, derrière les pays scandinaves (environ 2 à 3 ‰).



SECTION 04

Solde naturel et croissance démographique

Le solde naturel (naissances − décès) est le moteur historique de la croissance démographique française. En 2025, il est devenu négatif pour la première fois depuis 1945 : −6 000 (645 000 naissances contre 651 000 décès).

AnnéeNaissancesDécèsSolde naturelSolde migratoire (estimé)Croissance totale
2025645 000651 000−6 000+176 000+170 000
2024659 000642 000+17 000+152 000+169 000
2023678 000639 000+39 000+150 000 (est.)+189 000
2015800 000594 000+206 000+65 000+271 000
2010833 000551 000+282 000+39 000+321 000
📌 Un basculement historique

En 2010, le solde naturel représentait 88 % de la croissance démographique. En 2024, il n’en représentait plus que 10 %. En 2025, il est devenu négatif. Désormais, 100 % de la croissance démographique de la France repose sur le solde migratoire. Ce basculement, déjà intervenu en France métropolitaine en 2024, est confirmé à l’échelle nationale en 2025.

💡 Contexte européen : La France rejoint le groupe des pays européens dont le solde naturel est négatif, comme l’Allemagne (depuis 1972), l’Italie (depuis 1993) ou l’Espagne (depuis 2015). Les seuls pays de l’UE conservant un solde naturel positif significatif sont l’Irlande, Chypre et quelques pays de l’Est.



SECTION 05

Le vieillissement de la population

Le vieillissement de la population française s’accélère depuis le milieu des années 2010, sous le double effet de l’augmentation de l’espérance de vie et de l’arrivée des baby-boomers (nés entre 1946 et 1974) aux tranches d’âge élevées.

Indicateur200620162026
Part des 65 ans et plus16,4 %19,2 %22,2 %
Part des 75 ans et plus8,2 %9,3 %11,1 %
Part des moins de 20 ans25,1 %24,3 %22,5 %
Ratio actifs (20-64 ans) / 65+3,62,92,5
📌 Conséquences du vieillissement

Retraites : Le ratio entre actifs (20-64 ans) et retraités (65+) est passé de 3,6 en 2006 à 2,5 en 2026. En d’autres termes, il y a de moins en moins d’actifs pour financer les pensions de chaque retraité, ce qui met le système de retraite par répartition sous pression.

Santé : Le vieillissement entraîne une hausse structurelle des dépenses de santé et de prise en charge de la dépendance (Ehpad, aide à domicile). L’espérance de vie sans incapacité (11,8 ans à 65 ans pour les femmes, 10,5 ans pour les hommes) est un indicateur clé : vivre longtemps ne signifie pas toujours vivre en bonne santé.

Territoires : Le vieillissement est plus marqué dans les zones rurales, où le solde naturel est négatif depuis 2015. Les zones urbaines conservent un solde naturel positif grâce à la concentration de populations jeunes.

⚠️ Projection INSEE (2070) : Si les tendances actuelles se poursuivent, la France compterait environ 70 millions d’habitants en 2070, avec une personne sur quatre âgée de 65 ans ou plus. Le nombre de personnes de 85 ans et plus pourrait tripler.



SECTION 06

Mariages, PACS et familles

Les modes d’union en France ont profondément évolué depuis la création du PACS en 1999. On compte désormais presque autant de PACS que de mariages chaque année.

Indicateur2024Tendance
Mariages célébrés~247 000Légère hausse (+2 % vs 2023)
PACS conclus~210 000Stable / légère baisse
Âge moyen au mariage – Femmes~37,5 ansEn hausse constante (25 ans en 1975)
Âge moyen au mariage – Hommes~39 ansEn hausse constante (27 ans en 1975)
Taux de divorce~1,6 ‰ habitantsStable (doublé depuis 1964)
💡 Évolution des unions : En 2000, on célébrait plus de 300 000 mariages par an et le PACS n’existait que depuis un an. En 2024, le mariage et le PACS se partagent le terrain des unions officielles. Le PACS a même brièvement dépassé le mariage en 2020 (174 000 PACS contre 155 000 mariages, en raison des restrictions sanitaires). Sur les 15,4 millions de couples recensés en France, 72 % sont mariés et 8 % pacsés.
📌 Les familles en France

La France compte environ 8,3 millions de familles (au sens INSEE : au moins un parent avec un enfant mineur). Parmi elles, près de 1 famille sur 4 est monoparentale (principalement des mères seules). Les familles recomposées représentent environ 9 % des familles. Le nombre idéal d’enfants souhaité par les Français reste autour de 2,3 enfants, un chiffre stable depuis des décennies et nettement supérieur à la fécondité réelle (1,56).



SECTION 07

Immigration et solde migratoire

Le solde migratoire est la différence entre les personnes entrant sur le territoire et celles qui en sortent. Il est estimé à +176 000 personnes en 2025, en hausse par rapport à 2024 (+152 000). Il est désormais le seul moteur de la croissance démographique.

AnnéeSolde migratoire estiméPart dans la croissance totale
2025+176 000100 % (et plus, car solde naturel négatif)
2024+152 000~90 %
2023+150 000 (est.)~79 %
2015+65 000~24 %
2010+39 000~12 %
📌 Titres de séjour délivrés (2024)

En 2024, 343 000 premiers titres de séjour ont été délivrés en France. Leur répartition : étudiants (32 %), regroupement familial (26 %), motifs économiques (16 %), raisons humanitaires (16 %, soit environ 54 500 personnes — un niveau comparable à 2019), autres motifs (10 %).

💡 Territoires : Plus de la moitié des nouveaux arrivants (55 %) s’installent dans des départements urbains densément peuplés (Île-de-France, grandes métropoles). Seulement 15 % s’installent en zone rurale. Ce déséquilibre alimente les écarts de dynamisme démographique entre territoires.
⚠️ Note méthodologique : Le solde migratoire est une estimation de l’INSEE calculée par différence entre la croissance totale de la population (issue du recensement) et le solde naturel (issu de l’état civil). Il ne mesure pas directement les flux d’entrées et de sorties.



SECTION 08

La France dans l’Union européenne

Au sein de l’UE à 27, la France est le 2ème pays le plus peuplé (15 % de la population de l’UE), derrière l’Allemagne (19 %). Malgré la baisse de sa fécondité, la France reste l’un des pays les plus jeunes et les plus féconds d’Europe.

IndicateurFranceMoyenne UE-27Meilleur pays UE
ICF (fécondité)1,56~1,46France (malgré la baisse, toujours en tête avec l’Irlande)
Part des < 15 ans16,9 %14,6 %Irlande (18,9 %), Suède (17,1 %)
Part des 65+ ans22,2 %21,6 %Italie : la plus élevée (24,3 %)
Espérance de vie – Femmes85,9 ans84,4 ansEspagne (86,6 ans)
Espérance de vie – Hommes80,3 ans79,2 ansSuède (82,6 ans)
✅ Points forts de la France : Malgré la baisse continue de sa fécondité, la France conserve des atouts démographiques en Europe : 3ème rang pour la part de jeunes de moins de 15 ans (derrière l’Irlande et la Suède), espérance de vie féminine parmi les plus élevées de l’UE, et population totale en croissance (contrairement à l’Italie, l’Allemagne ou les pays baltes qui perdent des habitants hors immigration).
⚠️ Points de vigilance : L’écart de fécondité entre la France et ses voisins se réduit (la France était à 2,03 en 2010, elle est à 1,56 en 2025). Si la tendance se poursuit, la France pourrait converger vers le niveau de fécondité très bas de l’Allemagne ou de l’Italie (~1,3) dans les prochaines décennies, ce qui transformerait radicalement sa pyramide des âges.



FAQ

Questions fréquentes

Quelle est la population de la France en 2026 ?
69,1 millions d’habitants au 1er janvier 2026, dont 66,8 millions en France hexagonale et 2,3 millions en outre-mer (INSEE, bilan démographique publié le 13 janvier 2026).
Quel est le taux de fécondité en France en 2025 ?
1,56 enfant par femme, le niveau le plus bas depuis 1917. Le seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants/femme) n’est plus atteint depuis le début des années 1980.
Le solde naturel de la France est-il négatif ?
Oui, pour la première fois depuis 1945. En 2025 : 645 000 naissances contre 651 000 décès = solde de −6 000. La croissance démographique repose désormais entièrement sur le solde migratoire (+176 000).
Quelle est l’espérance de vie en France en 2025 ?
85,9 ans pour les femmes, 80,3 ans pour les hommes. L’écart entre les sexes se réduit (5,6 ans en 2025, contre 8,1 ans en 1995).
Combien de naissances en France en 2025 ?
645 000, soit −2,1 % vs 2024 et −24 % vs 2010 (833 000, le dernier point haut).
La France est-elle le pays le plus peuplé d’Europe ?
Non, c’est le 2ème de l’UE derrière l’Allemagne (~84 M). Mais la France compte davantage de jeunes de moins de 15 ans que la plupart des pays européens (16,9 % contre 14,6 % en moyenne UE).