🏥 Offres de Soins en France — Cours PASS/LAS
Professionnels de santé, secteur hospitalier, parcours de soins coordonnés, urgences, télémédecine et soins de ville
1. Offreurs de soins et producteurs de biens en santé
2. Professions médicales et pharmaceutiques
3. Médecins généralistes : effectifs, densité et répartition
4. Pharmaciens, dentistes et sages-femmes
5. Auxiliaires médicaux
6. Consommation de soins selon l’âge
7. Parcours de soins coordonnés
8. Le secteur hospitalier
9. Missions des hôpitaux publics et ESPIC
10. Les soins d’urgence (SAMU, SMUR, services d’urgence)
11. Soins de longue durée et établissements médico-sociaux
12. Alternatives à l’hospitalisation
13. La télésanté et la télémédecine
14. Le secteur de ville
15. Les officines de pharmacie
16. Exercices
17. FAQ
📋 Offreurs de soins et producteurs de biens en santé
L’offre de soins désigne l’ensemble des dispositifs mis en place pour répondre à la demande de soins, qu’ils soient curatifs ou préventifs. Elle repose sur trois grandes catégories d’acteurs qui forment le socle du système de santé français.
| Catégorie | Composition | Détails |
|---|---|---|
| Professionnels de santé | Professions médicales et pharmaceutiques + auxiliaires médicaux | Médecins, pharmaciens, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes, etc. Statuts divers : libéraux, salariés ou mixtes. |
| Secteur hospitalier | Établissements de santé | Établissements publics (CHR, CHU), établissements privés d’intérêt collectif (ESPIC : hôpitaux privés, centres de lutte contre le cancer, centres de dialyse) et établissements privés à but lucratif (cliniques). |
| Secteur de ville | Réseaux de santé pluridisciplinaires | Maisons de santé pluridisciplinaires (MSP), communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), centres de santé. Intègrent médecins, infirmiers et autres professionnels pour favoriser l’accès aux soins, la coordination et la continuité des prises en charge. |
👨⚕️ Professions médicales et pharmaceutiques
Les professions médicales et pharmaceutiques constituent le noyau central de l’offre de soins. Voici la répartition de leurs effectifs :
| Profession | Effectifs | Mode d’exercice dominant |
|---|---|---|
| Médecins | 220 000 | 1/2 libéral exclusif, 1/3 salariés, ~10 % mixtes (cabinet + hôpital) |
| Pharmaciens | 75 000 | Majoritairement en officine ; 22 000 salariés (surtout hospitaliers) |
| Chirurgiens-dentistes | 40 000 | Majoritairement libéraux exclusifs ; 15 % salariés |
| Sages-femmes | 20 000 | Majoritairement à l’hôpital |
🩺 Médecins généralistes : effectifs, densité et répartition
📈 Évolution des effectifs
Les effectifs médicaux ont connu une augmentation jusqu’en 2016, suivie d’une diminution puis d’une stagnation à partir de 2021. On observe une augmentation continue de la part de femmes dans la profession, qui atteint environ 50 % en 2021. Un phénomène marquant se dessine : la proportion de médecins généralistes diminue tandis que celle des spécialistes augmente. En France, il y a désormais davantage de médecins spécialistes que de généralistes. Or, les généralistes représentent la première étape vers l’accès aux soins et jouent le rôle d’orienteurs vers les spécialistes : leur diminution entraîne donc des difficultés d’accès aux soins.
🗺️ Répartition territoriale et déserts médicaux
La répartition des médecins généralistes sur le territoire français est très inégale. La densité moyenne s’élève à 140 médecins généralistes pour 100 000 habitants en 2021. On observe un phénomène d’héliotropisme : les régions attractives par leur climat et leur géographie (Sud, littoral) sont mieux dotées, tandis que les régions du Nord et du Centre présentent des zones de sous-densité, voire de véritables déserts médicaux. Entre 2012 et 2021, la densité de médecins généralistes a diminué dans la quasi-totalité des régions françaises, et ce malgré l’augmentation de la population.
🏢 Types d’exercice des médecins généralistes (2022)
La majorité des médecins généralistes exercent désormais en groupe (70 %), contre seulement 30 % en exercice seul. Parmi ceux qui exercent en groupe, on distingue deux configurations principales :
| Type de cabinet | Proportion | Composition |
|---|---|---|
| Cabinet pluriprofessionnel | 40 % | Avec des paramédicaux seulement (27 %), avec des paramédicaux et d’autres professions médicales (12 %), ou avec d’autres professionnels de santé (1 %) |
| Cabinet monoprofessionnel | 30 % | Avec d’autres médecins uniquement généralistes (26 %), ou avec des spécialistes/chirurgiens-dentistes (3 %) |
💊 Pharmaciens, dentistes et sages-femmes
🧪 Pharmaciens
Les effectifs de pharmaciens sont restés relativement stables autour de 70 000 entre 2012 et 2021. La part des femmes représente environ deux tiers de la profession (contre 50 % chez les médecins), avec une tendance à la hausse. En termes de densité territoriale, on retrouve le même héliotropisme que pour les médecins, avec une inégalité Nord-Sud marquée : les régions du Sud-Ouest sont mieux dotées que celles du Nord ou du Centre.
🦷 Chirurgiens-dentistes
Les effectifs de dentistes ont augmenté pour atteindre environ 40 000 sur la décennie 2012-2021. La part des femmes représente un peu moins de 50 % de la profession, avec une tendance croissante. La répartition territoriale montre à nouveau un héliotropisme, avec une densité très forte dans le Sud-Est (notamment en PACA) et des densités plus faibles dans les régions du Nord (ex. Normandie).
👩⚕️ Sages-femmes
Les effectifs de sages-femmes ont connu une augmentation continue, dépassant les 20 000 entre 2012 et 2021. Il s’agit d’une profession très féminisée. Les sages-femmes exercent majoritairement à l’hôpital, avec seulement 3 800 cabinets libéraux sur l’ensemble du territoire.
🏥 Auxiliaires médicaux
Les auxiliaires médicaux constituent une part essentielle de l’offre de soins. Voici la répartition de leurs effectifs et modes d’exercice :
| Profession | Effectifs | Mode d’exercice dominant |
|---|---|---|
| Infirmiers | + de 660 000 | 2/3 à l’hôpital exclusivement, le reste en libéral ou mixte |
| Aides-soignants | 390 000 | Majoritairement hospitaliers |
| Kinésithérapeutes | 86 000 | Plus des 3/4 en libéral ou mixte ; seulement 13 000 à l’hôpital |
| Manipulateurs radio | 34 000 | 26 000 à l’hôpital exclusivement |
| Orthophonistes | 24 000 | Largement en libéral |
| Psychomotriciens | 11 000 | Répartis entre libéral et hôpital |
| Ergothérapeutes | 10 000 | Majoritairement à l’hôpital |
| Orthoptistes | 4 400 | — |
| Audioprothésistes | 3 200 | — |
📊 Consommation de soins selon l’âge
La consommation de soins (consultations, recours aux soins) varie considérablement selon les tranches d’âge. En médecine générale, on observe un pic de consultations durant les premiers mois de vie, suivi d’une période de sous-consommation jusqu’à environ 45 ans, puis un nouveau pic chez les personnes âgées. La médecine spécialisée devient prédominante après 60 ans, en raison de l’apparition de maladies chroniques. En ce qui concerne les sages-femmes et la gynécologie, la forte consommation se concentre entre 15 et 50 ans, correspondant à la période de procréation.
🔗 Parcours de soins coordonnés
Le parcours de soins coordonnés impose à chaque assuré social de plus de 16 ans de désigner un médecin traitant auprès de sa caisse d’assurance maladie. Ce médecin traitant est le premier interlocuteur du patient et, le cas échéant, l’oriente vers d’autres professionnels de santé (spécialistes, hospitaliers). Le choix du médecin traitant est libre : il peut s’agir d’un généraliste ou d’un spécialiste, sans restriction géographique, et peut être modifié à tout moment.
Les soins spécialisés sont également dispensés dans les établissements hospitaliers sous forme de consultations externes (ambulatoires), sans hospitalisation, assurées par des praticiens spécialistes. Ces consultations sont intégrées au parcours de soins et sont prescrites par les médecins traitants.
🌍 Place de la France dans le paysage international
La France se situe au 26e rang mondial pour le nombre de médecins en exercice (3,2 pour 1 000 habitants), avec une population médicale relativement âgée (44 % des médecins ont 55 ans ou plus). En termes de médecins nouvellement diplômés, la France est 30e. Pour le personnel infirmier en exercice, elle se place au 12e rang.
🏨 Le secteur hospitalier
Le secteur hospitalier français est composé d’environ 3 000 établissements totalisant 386 000 lits :
| Type d’établissement | Nombre | Pourcentage | Lits |
|---|---|---|---|
| Établissements publics (CHR, CHU, etc.) | 1 300 | 45 % | 240 000 |
| ESPIC (établissements privés d’intérêt collectif) | 660 | 22 % | 55 000 |
| Établissements privés à but lucratif (cliniques) | 970 | 33 % | 90 000 |
⚖️ Missions des hôpitaux publics et ESPIC
Les établissements hospitaliers ont des missions multiples. Ils doivent assurer le diagnostic, la surveillance et le traitement des malades, des blessés et des femmes enceintes, en tenant compte de la singularité et des aspects psychologiques des personnes. Ils délivrent des soins avec ou sans hébergement, sous forme ambulatoire ou à domicile. Ils participent à la coordination des soins avec les professionnels exerçant en ville et les services médico-sociaux, ainsi qu’à la mise en œuvre de la politique de santé publique et des dispositifs de vigilance sanitaire. Ils mènent une réflexion sur l’éthique liée à l’accueil et à la prise en charge médicalisée. Enfin, ils participent à la formation, à l’enseignement et à la recherche en santé, notamment au sein des CHU.
Les hôpitaux publics et ESPIC partagent des missions fondamentales : l’égal accès à des soins de qualité pour tous, la permanence de l’accueil de jour comme de nuit (y compris en urgence), la continuité des soins pendant et après l’hospitalisation (en s’assurant que les patients disposent des conditions nécessaires à la poursuite de leur traitement, ou en les orientant vers des structures adaptées à leur situation de précarité), l’adaptation des soins aux besoins de chaque patient, et l’offre de soins préventifs, curatifs ou palliatifs.
🎗️ Centres de lutte contre le cancer
La France compte 20 centres de lutte contre le cancer répartis sur l’ensemble du territoire. Ce sont essentiellement des ESPIC, exclusivement dédiés à la cancérologie. Ils exercent des missions de service public, garantissent une prise en charge sans dépassement d’honoraires, visent l’excellence et sont à la pointe de la recherche et de l’innovation. Leur aspect privé réside principalement dans le recrutement des médecins et la gestion des ressources humaines.
🤝 Groupements hospitaliers de territoire (GHT)
Les GHT sont des dispositifs conventionnels, devenus obligatoires depuis juillet 2016, entre établissements publics de santé d’un même territoire. Les établissements membres s’engagent à se coordonner autour d’une stratégie de prise en charge commune et graduée du patient, formalisée dans un projet médical partagé. Le principe est d’inciter les établissements à mutualiser leurs équipes médicales et à répartir les activités de façon complémentaire, afin que chaque structure trouve son positionnement dans l’offre de soins régionale.
🚑 Les soins d’urgence (SAMU, SMUR, services d’urgence)
Les services d’aide médicale urgente (SAMU), situés dans les hôpitaux, et la permanence des soins assurent les soins préhospitaliers d’urgence. Le SAMU est accessible gratuitement sur tout le territoire national en composant le 15. Les centres partagent les informations avec les centres d’appel d’urgence de la police (17) et des pompiers (18), afin que les urgences médicales soient traitées de manière appropriée. Les centres d’appels médicaux et de pompiers répondent également au numéro d’urgence européen 112.
Les appels d’urgence arrivant au centre d’appel médical sont traités par des réceptionnistes spécialisés, supervisés par des médecins qui évaluent le niveau d’urgence. Selon la situation, ils peuvent envoyer une unité mobile de soins intensifs (SMUR), une équipe de premiers secours des pompiers ou un médecin généraliste de garde. Dans les autres cas, le patient est orienté vers le service d’urgence hospitalier le plus proche.
Le système de continuité des soins assure une réponse rapide et appropriée la nuit, les week-ends et les jours fériés. À leur arrivée à l’hôpital, les patients en situation d’urgence sont pris en charge dans un service d’urgence, chargé d’accueillir 24h/24 toute personne en situation d’urgence réelle ou ressentie, sans sélection.
🏠 Soins de longue durée et établissements médico-sociaux
Les établissements médico-sociaux regroupent notamment les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et les structures pour personnes handicapées. Les soins résidentiels ou temporaires pour les personnes âgées sont fournis par différents types d’institutions :
| Type de structure | Services proposés |
|---|---|
| Foyers logements collectifs | Installations non médicales (restauration, blanchisserie) mais quasiment aucun soin médical |
| Maisons de retraite (EHPAD) | Hébergement des personnes âgées avec offre de soins médicaux |
| Unités de soins de longue durée (USLD) | Accueil des personnes nécessitant un suivi médical constant (patients très malades et dépendants) |
🔄 Alternatives à l’hospitalisation
Plusieurs dispositifs permettent de limiter ou de remplacer l’hospitalisation complète :
La chirurgie ambulatoire permet de raccourcir les délais de prise en charge à 12 heures maximum, avec la garantie d’une sécurité des soins et d’un réel suivi médical. Elle comprend les actes chirurgicaux programmés réalisés dans les conditions nécessitant impérativement la sécurité d’un bloc opératoire, sous anesthésie adaptée, suivie d’une surveillance postopératoire en salle de réveil, permettant la sortie du patient le jour même. Parmi les interventions concernées : opération de la cataracte, extraction dentaire, arthroscopie du genou, chirurgie des varices, opération des végétations et des amygdales. Ces actes ne peuvent pas être réalisés en cabinet médical. L’objectif est d’atteindre un taux de recours à la chirurgie ambulatoire de 70 %, contre 54 % en 2022 (le taux est passé de 46 % en 2012 à 54 % en 2022).
L’hospitalisation à domicile (HAD) permet de maintenir, sous certaines conditions, le confort de vie des patients et de leurs proches. Les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) assurent la surveillance médicale, les soins d’hygiène et les soins paramédicaux. L’accueil temporaire en EHPAD permet d’améliorer la qualité de vie des personnes et d’accorder un temps de répit aux aidants.
📱 La télésanté et la télémédecine
La télésanté se déploie pour permettre à tous un accès à distance aux soins médicaux et paramédicaux. Il s’agit d’une forme de pratique médicale à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication, mettant en rapport un ou plusieurs professionnels de santé entre eux ou avec un patient.
| Type d’acte | Description |
|---|---|
| Téléconsultation | Consultation à distance depuis le domicile du patient ou un EHPAD. Inclut diagnostics et prescriptions. Doit être réalisée après orientation par le médecin traitant pour les spécialistes. S’inscrit dans le parcours de soins coordonnés. |
| Téléexpertise | Échanges entre confrères : un médecin sollicite l’avis d’autres experts sur la pathologie de son patient. |
| Téléassistance | Un professionnel de santé assiste un de ses collègues au cours d’un soin à distance. |
| Télésurveillance | Recueil des informations médicales depuis le lieu de vie du patient. |
| Réponse médicale | Appels téléphoniques d’urgence dans le cadre de la régulation médicale (SAMU). |
🏘️ Le secteur de ville
Les soins ambulatoires (ou soins de ville) désignent les soins effectués en cabinet de ville, dispensaires, centres de soins, lors de consultations externes d’hôpitaux publics ou privés, en cures thermales et les analyses en laboratoire. Ils sont dispensés par les médecins, dentistes et auxiliaires médicaux dans le cadre de leur activité libérale. Le secteur de ville représente environ 48 000 cabinets libéraux d’infirmiers, 37 000 masseurs-kinésithérapeutes, 36 500 médecins, 30 000 chirurgiens-dentistes, 12 000 pédicures et 3 800 cabinets de sages-femmes.
Les soins à domicile sont principalement fournis par des médecins et des infirmiers indépendants, et dans une moindre mesure par les SSIAD, qui prennent en charge les soins de nursing (toilette) ou les actes infirmiers (pansements, distribution de médicaments, injections). Les soins intermédiaires fournissent des soins temporaires aux patients dépendants et des services de répit à leurs aidants, favorisant une meilleure autonomie. Le financement relève de l’assurance maladie ou des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), qui prennent en charge, dans le cadre de l’aide sociale, les services ménagers et les prestations d’aide à la personne pour les actes essentiels de la vie quotidienne.
🏡 Les maisons de santé
Les maisons de santé sont des structures pluriprofessionnelles constituées de professionnels médicaux, auxiliaires médicaux ou pharmaciens. Les professionnels qui y exercent doivent élaborer un projet de santé attestant de leur exercice coordonné. Les maisons de santé concluent avec l’agence régionale de santé un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens préalablement à tout versement d’aide financière. Les professionnels y ont un statut libéral.
🏥 Les centres de santé
Dans la lignée des dispensaires, les centres de santé ont une mission sociale d’accès aux soins pour tous. Ils sont surtout implantés dans les zones urbaines défavorisées et pratiquent quasi systématiquement le tiers payant et des tarifs conventionnels, même pour des spécialités comme la gynécologie ou l’ophtalmologie. Il en existe trois catégories : centres de santé médicaux, infirmiers et dentaires. Ils peuvent être gérés par des associations, des collectivités territoriales ou par des assureurs de santé (centres mutualistes). Contrairement aux maisons de santé, les professionnels qui y exercent sont salariés.
📍 Plateformes territoriales d’appui
Les plateformes territoriales d’appui ont pour objectifs d’apporter un soutien aux professionnels pour la prise en charge des situations complexes (patients présentant plusieurs pathologies associées à des problèmes sociaux, psychosociaux ou économiques), d’informer et d’orienter les professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales de leur territoire, d’appuyer l’organisation des parcours complexes (incluant les admissions et sorties d’établissements), et de soutenir les initiatives professionnelles en matière de sécurité des parcours et d’accès aux soins.
🤝 Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
Les CPTS sont des dispositifs constitués à l’initiative des professionnels de santé d’un territoire. Elles assurent une meilleure coordination territoriale (organisation des soins et des parcours de patients), mais n’ont pas pour objet la coordination clinique autour du patient (contrairement aux MSP, centres de santé ou équipes de soins primaires). Elles sont composées de professionnels de santé du premier ou du second recours, d’acteurs médico-sociaux et sociaux, et d’établissements de santé d’un même territoire.
💊 Les officines de pharmacie
La distribution des médicaments est étroitement réglementée en France. Les grossistes répartiteurs ont une mission de service public et sont soumis au contrôle de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) concernant la gamme de médicaments fournis, le niveau des stocks, les délais de livraison et leurs marges bénéficiaires.
Les pharmacies détiennent un monopole sur la distribution des médicaments délivrés sur ordonnance. Elles doivent être la propriété d’un pharmacien qualifié ou d’un groupe de pharmaciens associés, qui ne peuvent pas posséder plus d’une officine. Le nombre de pharmacies est réglementé par un numerus clausus tenant compte de la population à desservir et de la distance à la pharmacie la plus proche. Les pharmaciens bénéficient d’incitations financières pour la délivrance de médicaments génériques.
La publicité directe aux consommateurs pour les médicaments est soumise à autorisation préalable et limitée aux spécialités remplissant trois critères : délivrance sans ordonnance, non couverture par l’assurance maladie, et absence de restriction publicitaire dans l’autorisation de mise sur le marché. Les vaccins constituent la seule exception à cette règle. La vente de médicaments en ligne est autorisée, mais exclusivement par des pharmaciens, dans le cadre d’une activité directement liée à une pharmacie physique et autorisée par les agences régionales de santé.
