📖 Le Père Goriot — Résumé Partie par Partie
Les 4 parties détaillées — de la pension Vauquer à l’enterrement de Goriot
Partie 1 — « Une pension bourgeoise »
Balzac décrit la pension Vauquer avec une précision sociologique célèbre — la maison, la rue, le quartier, la salle à manger, la propriétaire (« sa personne expliquait la pension, comme la pension impliquait sa personne »). Les pensionnaires sont présentés : Goriot (un vieillard ruiné), Rastignac (un étudiant ambitieux), Vautrin (un faux rentier au passé mystérieux), Victorine Taillefer (une orpheline déshéritée). Goriot, autrefois respectable, est devenu l’objet de moqueries — on l’appelle « le père Goriot ». Rastignac découvre que Goriot est le père de deux grandes dames : la comtesse de Restaud et la baronne de Nucingen.
Partie 2 — « L’entrée dans le monde »
Rastignac entre dans le grand monde — guidé par sa cousine la vicomtesse de Beauséant, qui lui enseigne les règles de la société : « Traitez le monde comme il mérite de l’être […] Plus froidement vous calculerez, plus loin vous irez. » Rastignac devient l’amant de Delphine de Nucingen (la fille cadette de Goriot). Vautrin lui propose un marché diabolique : il fera tuer le frère de Victorine Taillefer — Rastignac l’épousera et héritera d’un million. Rastignac est tenté — mais hésite.
Partie 3 — « Trompe-la-Mort »
L’identité de Vautrin est révélée : il est Jacques Collin, dit « Trompe-la-Mort », un forçat évadé. Il est trahi par Mlle Michonneau (une pensionnaire stipendiée par la police) et arrêté. Avant son arrestation, il prononce un discours cynique sur la société : « Il n’y a pas de principes, il n’y a que des événements. » Le frère de Victorine est tué en duel (le plan de Vautrin s’est exécuté) — Rastignac refuse d’en profiter. Goriot continue à se ruiner pour ses filles — il vend ses derniers biens pour payer les dettes de Delphine et Anastasie.
Partie 4 — « La mort du père »
Goriot s’effondre — frappé d’apoplexie. Il agonise dans sa chambre misérable de la pension, en appelant ses filles : « Anastasie ! Delphine ! » Elles ne viennent pas — Anastasie est empêtrée dans un scandale financier, Delphine se prépare pour un bal. Seuls Rastignac et l’étudiant en médecine Bianchon veillent le mourant. Goriot meurt en murmurant : « Ah ! si j’étais riche, […] elles seraient là toutes les deux. » Ses filles envoient leurs voitures vides à l’enterrement — elles ne viennent pas en personne. Rastignac paie l’enterrement. Au cimetière du Père-Lachaise, il regarde Paris s’étendre à ses pieds et lance son défi célèbre : « À nous deux maintenant ! » Puis il va dîner chez Delphine de Nucingen — l’ambition l’emporte.
