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Amortissements et Dépréciations en Comptabilité 📊
📑 Sommaire
- Qu’est-ce qu’un amortissement ?
- Quelles immobilisations sont amortissables ?
- Les notions clés : base, durée, VNC, valeur résiduelle
- Le plan d’amortissement : les 4 éléments
- L’amortissement linéaire
- Le prorata temporis
- Tableau d’amortissement linéaire (exemple complet)
- L’amortissement dégressif
- Tableau d’amortissement dégressif (exemple complet)
- Linéaire vs dégressif : comparaison détaillée
- L’amortissement dérogatoire
- L’amortissement en unités d’oeuvre
- L’amortissement par composants
- Les écritures d’amortissement
- L’amortissement au bilan
- Les dépréciations d’actifs
- Révision du plan d’amortissement après dépréciation
- Amortissement et cession d’immobilisation
- Durées d’amortissement usuelles
- Exercice 1 : Amortissement linéaire avec prorata
- Exercice 2 : Amortissement dégressif complet
- Exercice 3 : Dépréciation et révision du plan
- Erreurs fréquentes à l’examen
- Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un amortissement ? 📊
L’amortissement est la constatation comptable de la perte de valeur d’une immobilisation due à l’usure, au temps ou à l’obsolescence. Il permet de répartir le coût d’un bien sur sa durée d’utilisation, exercice par exercice.
Selon le PCG (art. 214-13) : « L’amortissement d’un actif est la répartition systématique de son montant amortissable en fonction de son utilisation. »
Exemple concret : une entreprise achète un véhicule utilitaire 20 000 € et prévoit de l’utiliser 5 ans. Plutôt que de comptabiliser 20 000 € de charge la première année (ce qui fausserait les résultats), elle enregistre 4 000 € de charge chaque année pendant 5 ans. C’est l’amortissement.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Nature | C’est une charge calculée (pas de sortie de trésorerie — l’argent a déjà été payé à l’achat) |
| Compte de charge | 6811 — Dotations aux amortissements sur immobilisations (exploitation) |
| Compte de bilan | 28xx — Amortissements de l’immobilisation (compte soustractif à l’actif) |
| Périodicité | Enregistré en fin d’exercice (écriture d’inventaire, journal OD) |
| Caractère | Irréversible — un amortissement ne peut jamais être annulé (contrairement à une dépréciation) |
| Obligatoire ? | Oui — même si l’entreprise est en déficit, l’amortissement doit être comptabilisé (art. 39-2 CGI) |
💡 Pourquoi amortir ? Pour respecter deux principes comptables : l’indépendance des exercices (chaque exercice supporte sa part de charge) et l’image fidèle (les immobilisations au bilan doivent refléter leur valeur réelle, pas leur coût d’origine).
Quelles immobilisations sont amortissables ? ✅❌
La règle est simple : une immobilisation est amortissable si son utilisation est limitée dans le temps.
| Amortissable ✅ | Compte | Non amortissable ❌ | Compte |
|---|---|---|---|
| Constructions (bâtiments) | 213 | Terrains (sauf carrières, mines) | 211 |
| Installations techniques, machines | 215 | Fonds de commerce | 207 |
| Matériel de transport (véhicules) | 2182 | Droit au bail (en principe) | 206 |
| Matériel informatique | 2183 | Immobilisations financières | 26-27 |
| Mobilier (bureaux, chaises) | 2184 | Œuvres d’art | — |
| Brevets, licences | 205 | Marques (en général) | — |
| Logiciels | 205 | ||
| Agencements et aménagements | 2135 | ||
| Frais de développement (sous conditions) | 203 |
⚠️ Les biens non amortissables ne sont pas « intouchables » : ils peuvent faire l’objet de dépréciations si leur valeur baisse. Un terrain dont la valeur chute (pollution, expropriation) sera déprécié, pas amorti.
Les notions clés 📋
| Notion | Définition | Exemple |
|---|---|---|
| Valeur d’origine (VO) | Coût d’acquisition de l’immobilisation (prix d’achat + frais accessoires). HT si TVA déductible, TTC sinon. | Machine 10 000 € HT + 500 € de frais d’installation = VO de 10 500 € |
| Valeur résiduelle (VR) | Valeur estimée du bien à la fin de son utilisation, nette des coûts de sortie. | Véhicule revendu 3 000 € après 5 ans → VR = 3 000 € |
| Base amortissable | VO − VR = montant total à amortir | 10 500 − 0 = 10 500 € (si VR = 0) |
| Durée d’utilisation | Durée pendant laquelle l’entreprise prévoit d’utiliser le bien (peut différer de la durée fiscale) | 5 ans pour une machine, 3 ans pour un ordinateur |
| Annuité d’amortissement | Le montant de la dotation d’un exercice | 10 500 / 5 = 2 100 € par an |
| Amortissements cumulés | Total des annuités depuis la mise en service | Après 3 ans : 3 × 2 100 = 6 300 € |
| Valeur nette comptable (VNC) | VO − Amortissements cumulés − Dépréciations | 10 500 − 6 300 = 4 200 € (après 3 ans) |
⚠️ En pratique : si l’énoncé d’examen ne mentionne pas de valeur résiduelle, prenez VR = 0. Si l’énoncé ne mentionne pas de frais accessoires, la VO = le prix d’achat HT.
Le plan d’amortissement : les 4 éléments 📐
Avant de calculer quoi que ce soit, il faut établir un plan d’amortissement pour chaque immobilisation. Ce plan repose sur 4 éléments :
| # | Élément | Comment le déterminer |
|---|---|---|
| 1 | La base amortissable | VO − VR (coût d’acquisition moins valeur résiduelle) |
| 2 | La durée d’utilisation | Durée prévue par l’entreprise (ou durée fiscale usuelle) |
| 3 | Le mode d’amortissement | Linéaire (par défaut), dégressif (si éligible), unités d’oeuvre |
| 4 | La date de début | Date de mise en service (pas la date d’achat ni de livraison, sauf coïncidence) |
💡 À l’examen : avant de vous lancer dans les calculs, identifiez toujours ces 4 éléments. C’est la méthode systématique qui évite les erreurs.
L’amortissement linéaire (ou constant) 📏
C’est la méthode de droit commun — celle qui s’applique par défaut si aucune autre n’est mieux adaptée (PCG art. 214-8). Les annuités sont constantes sur toute la durée.
| Formule | Calcul |
|---|---|
| Taux linéaire | 100% / Durée d’utilisation |
| Annuité | Base amortissable × Taux linéaire |
| Base amortissable | Valeur d’origine − Valeur résiduelle |
Exemple : machine de 10 000 €, durée 5 ans, valeur résiduelle nulle.
Taux = 100% / 5 = 20% par an
Annuité = 10 000 × 20% = 2 000 € chaque année
Après 5 ans : amortissements cumulés = 10 000 €, VNC = 0 €
Caractéristiques du linéaire : la base de calcul est toujours la valeur d’origine (pas la VNC), le prorata temporis se calcule en jours (convention 360 jours), et la date de départ est la date de mise en service.
Le prorata temporis ⏰
Quand un bien est acquis ou mis en service en cours d’année, la première annuité est réduite proportionnellement au temps d’utilisation effectif. La dernière annuité vient compléter le plan pour que la somme totale = base amortissable.
| Méthode | Prorata calculé en | Point de départ | Convention |
|---|---|---|---|
| Linéaire | Jours | Date de mise en service | 360 jours/an, 30 jours/mois |
| Dégressif | Mois entiers | 1er jour du mois d’acquisition | 12 mois/an, mois d’acquisition = mois complet |
Exemple détaillé — Prorata linéaire
Machine de 10 000 €, durée 5 ans, mise en service le 15 avril N.
Nombre de jours du 15/04 au 31/12 (convention 30j/mois) :
Avril : 30 − 15 + 1 = 16 jours (du 15 au 30)
Mai à décembre : 8 mois × 30 = 240 jours
Total = 16 + 240 = 256 jours
| Année | Calcul | Annuité (€) |
|---|---|---|
| N (1ère année) | 2 000 × 256/360 | 1 422,22 |
| N+1 à N+4 | 2 000 (années pleines) | 2 000 × 4 = 8 000 |
| N+5 (complément) | 2 000 × 104/360 | 577,78 |
| Total | 10 000,00 ✅ | |
Le complément N+5 (104 jours = les jours « manquants » de la première année : 360 − 256 = 104) ferme le plan. La somme fait bien 10 000 €.
Tableau d’amortissement linéaire — Exemple complet 📊
Machine acquise le 01/07/N pour 12 000 € HT, durée d’utilisation 4 ans, valeur résiduelle nulle.
Taux = 100% / 4 = 25%
Annuité complète = 12 000 × 25% = 3 000 €
Prorata 1ère année : du 01/07 au 31/12 = 180 jours / 360 = 1/2
| Année | Base (€) | Taux | Annuité (€) | Amort. cumulés (€) | VNC (€) |
|---|---|---|---|---|---|
| N | 12 000 | 25% × 180/360 | 1 500 | 1 500 | 10 500 |
| N+1 | 12 000 | 25% | 3 000 | 4 500 | 7 500 |
| N+2 | 12 000 | 25% | 3 000 | 7 500 | 4 500 |
| N+3 | 12 000 | 25% | 3 000 | 10 500 | 1 500 |
| N+4 | 12 000 | 25% × 180/360 | 1 500 | 12 000 | 0 |
| Total | 12 000 | ||||
Vérification : 1 500 + 3 000 + 3 000 + 3 000 + 1 500 = 12 000 ✅. La première et la dernière année sont tronquées (6 mois chacune = 180 jours). Le plan s’étend sur 5 exercices pour une durée de 4 ans (à cause du prorata).
L’amortissement dégressif 📉
L’amortissement dégressif est une méthode fiscale qui permet d’amortir plus rapidement en début de vie du bien. Les annuités sont décroissantes. Son intérêt : augmenter les charges les premières années → réduire le résultat imposable → économie d’impôt immédiate.
Conditions d’éligibilité
| Condition | Détail |
|---|---|
| Bien neuf | Le dégressif ne s’applique qu’aux biens acquis neufs (pas d’occasion) |
| Durée ≥ 3 ans | La durée d’utilisation doit être d’au moins 3 ans |
| Types de biens éligibles | Matériel et outillage industriel, matériel de manutention, installations de sécurité, matériel de bureau (sauf mobilier), équipements informatiques, installations antipollution |
| Biens exclus | Véhicules de tourisme, mobilier, bâtiments, biens acquis d’occasion |
Coefficients fiscaux
| Durée d’utilisation | Coefficient | Exemple (taux linéaire → dégressif) |
|---|---|---|
| 3 ou 4 ans | 1,25 | 25% × 1,25 = 31,25% (durée 4 ans) |
| 5 ou 6 ans | 1,75 | 20% × 1,75 = 35% (durée 5 ans) |
| ≥ 7 ans | 2,25 | 10% × 2,25 = 22,5% (durée 10 ans) |
Les 4 règles du dégressif
| Règle | Linéaire (pour comparaison) | Dégressif |
|---|---|---|
| Base de calcul | Valeur d’origine (fixe) | VNC en début d’exercice (décroissante) |
| Prorata temporis | En jours (360j) | En mois entiers (mois d’acquisition = mois complet) |
| Date de départ | Mise en service | 1er jour du mois d’acquisition |
| Basculement | Pas de basculement | Quand annuité dégressive ≤ VNC / durée restante → on passe au linéaire |
Tableau d’amortissement dégressif — Exemple complet 📊
Machine acquise le 15 avril N pour 10 000 €, durée 5 ans.
Taux linéaire = 100% / 5 = 20%
Coefficient = 1,75 (durée 5 ans)
Taux dégressif = 20% × 1,75 = 35%
Prorata 1ère année : acquisition en avril → 9 mois (avril à décembre, mois complet)
| Année | VNC début (€) | Annuité dégressive (€) | Linéaire restante (€) | Retenue (€) | Cumulés (€) | VNC fin (€) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| N | 10 000 | 10 000 × 35% × 9/12 = 2 625 | 10 000/5 × 9/12 = 1 500 | 2 625 (dégr.) | 2 625 | 7 375 |
| N+1 | 7 375 | 7 375 × 35% = 2 581 | 7 375 / 4,25 = 1 735 | 2 581 (dégr.) | 5 206 | 4 794 |
| N+2 | 4 794 | 4 794 × 35% = 1 678 | 4 794 / 3,25 = 1 475 | 1 678 (dégr.) | 6 884 | 3 116 |
| N+3 | 3 116 | 3 116 × 35% = 1 091 | 3 116 / 2,25 = 1 385 | 1 385 (lin.) ← bascule | 8 269 | 1 731 |
| N+4 | 1 731 | — | 1 731 / 1,25 = 1 385 | 1 385 (lin.) | 9 654 | 346 |
| N+5 | 346 | — | 346 (complément) | 346 (lin.) | 10 000 | 0 |
| Total | 10 000 | |||||
Lecture du tableau :
En N+3, l’annuité dégressive (1 091 €) devient inférieure à l’annuité linéaire restante (3 116 / 2,25 = 1 385 €). On bascule en linéaire : on divise la VNC par la durée restante et on applique des annuités constantes de 1 385 €.
La durée restante se calcule en tenant compte du prorata initial : la durée totale = 5 ans + 3 mois de complément. Au début de N+3, il reste 2 ans et 3 mois = 2,25 années.
Linéaire vs dégressif : comparaison détaillée 📊
Comparons les deux méthodes sur le même bien (10 000 €, 5 ans) :
| Année | Annuité linéaire (€) | Annuité dégressive (€) | Écart (€) |
|---|---|---|---|
| N (9 mois) | 1 500 | 2 625 | +1 125 |
| N+1 | 2 000 | 2 581 | +581 |
| N+2 | 2 000 | 1 678 | −322 |
| N+3 | 2 000 | 1 385 | −615 |
| N+4 | 2 000 | 1 385 | −615 |
| N+5 | 500 | 346 | −154 |
| Total | 10 000 | 10 000 | 0 |
Constat : le total est identique (10 000 €). La différence est uniquement dans la répartition temporelle. Le dégressif « accélère » les charges au début, le linéaire les répartit uniformément. L’avantage est purement fiscal et temporaire.
| Linéaire | Dégressif | |
|---|---|---|
| Nature | Comptable et économique | Fiscale |
| Annuités | Constantes | Décroissantes puis constantes (après bascule) |
| Base | Valeur d’origine (fixe) | VNC (variable) |
| Prorata | En jours / 360 | En mois / 12 |
| Date de départ | Mise en service | 1er jour du mois d’acquisition |
| Applicable à | Toutes les immobilisations amortissables | Biens neufs éligibles, durée ≥ 3 ans |
| Avantage | Simplicité, stabilité des charges | Économie d’IS les premières années |
| Impact résultat | Résultat stable | Résultat plus faible au début, plus fort à la fin |
L’amortissement dérogatoire 📑
Quand l’entreprise applique le dégressif (fiscalement avantageux) alors que le mode économique est le linéaire, la différence entre les deux constitue l’amortissement dérogatoire.
Principe : amortissement dérogatoire = amortissement fiscal (dégressif) − amortissement économique (linéaire)
| Situation | Fiscal > Économique | Fiscal < Économique |
|---|---|---|
| Calcul | Excédent = fiscal − économique | Déficit = économique − fiscal |
| Écriture | Dotation dérogatoire | Reprise dérogatoire |
| Comptes | Débit 68725 / Crédit 145 | Débit 145 / Crédit 78725 |
Tableau comparatif avec amortissement dérogatoire
Reprenons l’exemple : machine 10 000 €, 5 ans, prorata 9 mois.
| Année | Linéaire (éco.) | Dégressif (fiscal) | Dérogatoire | Type |
|---|---|---|---|---|
| N | 1 500 | 2 625 | +1 125 | Dotation |
| N+1 | 2 000 | 2 581 | +581 | Dotation |
| N+2 | 2 000 | 1 678 | −322 | Reprise |
| N+3 | 2 000 | 1 385 | −615 | Reprise |
| N+4 | 2 000 | 1 385 | −615 | Reprise |
| N+5 | 500 | 346 | −154 | Reprise |
| Total | 10 000 | 10 000 | 0 |
Le total des dérogatoires est toujours nul : ce qui a été doté en plus les premières années est repris ensuite. L’amortissement dérogatoire figure au passif du bilan dans les provisions réglementées (capitaux propres).
L’amortissement en unités d’oeuvre 📐
Le mode en unités d’oeuvre répartit le coût en fonction de l’utilisation réelle du bien (kilomètres parcourus, heures de fonctionnement, unités produites), et non en fonction du temps.
Formule : Annuité = Base amortissable × (Unités consommées dans l’exercice / Total des unités prévues)
Exemple : véhicule utilitaire de 30 000 €, VR = 0, utilisation prévue : 150 000 km sur 5 ans.
| Année | Km parcourus | Annuité (€) | Cumulés (€) | VNC (€) |
|---|---|---|---|---|
| N | 35 000 | 30 000 × 35 000/150 000 = 7 000 | 7 000 | 23 000 |
| N+1 | 40 000 | 30 000 × 40 000/150 000 = 8 000 | 15 000 | 15 000 |
| N+2 | 30 000 | 30 000 × 30 000/150 000 = 6 000 | 21 000 | 9 000 |
| N+3 | 25 000 | 30 000 × 25 000/150 000 = 5 000 | 26 000 | 4 000 |
| N+4 | 20 000 | 30 000 × 20 000/150 000 = 4 000 | 30 000 | 0 |
Ce mode est utilisé quand l’usure dépend davantage de l’utilisation que du temps (matériel de chantier, véhicules de livraison, machines de production). Il est recommandé par le PCG quand il reflète mieux le rythme de consommation des avantages économiques.
L’amortissement par composants 🔧
Quand une immobilisation est composée d’éléments ayant des durées d’utilisation significativement différentes, chaque composant doit être identifié et amorti séparément. C’est une obligation du PCG (art. 214-9).
On distingue deux types de composants :
| Type | Définition | Exemple |
|---|---|---|
| Composant de 1ère catégorie | Élément principal qui doit être remplacé régulièrement pendant la durée de vie de l’immobilisation | Toiture d’un immeuble (remplacée tous les 25 ans vs structure 50 ans) |
| Composant de 2ème catégorie | Dépenses futures de gros entretien/réparations prévues dès l’acquisition | Ravalement de façade tous les 15 ans, révision majeure d’un moteur |
Exemple chiffré : immeuble de bureaux acquis 500 000 €
| Composant | Valeur (€) | Durée | Annuité linéaire (€) |
|---|---|---|---|
| Structure (gros oeuvre) | 350 000 | 50 ans | 7 000 |
| Toiture | 60 000 | 25 ans | 2 400 |
| Installations techniques (chauffage, électricité) | 50 000 | 15 ans | 3 333 |
| Agencements intérieurs | 40 000 | 10 ans | 4 000 |
| Total | 500 000 | 16 733 |
Sans composants, l’immeuble serait amorti sur 50 ans : 10 000 €/an. Avec composants : 16 733 €/an. La différence (6 733 €) reflète la réalité économique — le chauffage et les agencements seront remplacés bien avant la structure.
Les écritures d’amortissement ✏️
Écriture de dotation annuelle (amortissement linéaire/économique)
Machine (compte 215), dotation de 2 000 € :
| Compte | Libellé | Débit (€) | Crédit (€) |
|---|---|---|---|
| 6811 | Dotations aux amortissements sur immobilisations | 2 000 | |
| 2815 | Amortissements des installations techniques | 2 000 |
Écriture de dotation dérogatoire
Excédent fiscal sur économique = 1 125 € (année N de l’exemple précédent) :
| Compte | Libellé | Débit (€) | Crédit (€) |
|---|---|---|---|
| 68725 | Dotations aux amortissements dérogatoires | 1 125 | |
| 145 | Amortissements dérogatoires | 1 125 |
Écriture de reprise dérogatoire
Économique supérieur au fiscal = 322 € (année N+2) :
| Compte | Libellé | Débit (€) | Crédit (€) |
|---|---|---|---|
| 145 | Amortissements dérogatoires | 322 | |
| 78725 | Reprises sur amortissements dérogatoires | 322 |
Correspondance comptes d’immobilisation ↔ comptes d’amortissement
| Immobilisation | Compte | Amortissement | Compte |
|---|---|---|---|
| Logiciels, brevets | 205 | Amort. concessions, brevets | 2805 |
| Constructions | 213 | Amort. constructions | 2813 |
| Installations techniques | 215 | Amort. installations | 2815 |
| Matériel de transport | 2182 | Amort. matériel transport | 28182 |
| Matériel informatique | 2183 | Amort. matériel info | 28183 |
| Mobilier | 2184 | Amort. mobilier | 28184 |
💡 Astuce : le compte d’amortissement = 28 + les chiffres du compte d’immobilisation. Le 8 en 2ème position signifie « amortissement » dans les classes 2 et 3.
L’amortissement au bilan 📋
Au bilan, les immobilisations apparaissent en trois colonnes dans l’actif :
| Immobilisation | Brut (€) | Amort. et dépréciations (€) | Net (€) |
|---|---|---|---|
| Logiciels | 6 000 | 4 000 | 2 000 |
| Installations techniques | 10 000 | 6 000 | 4 000 |
| Matériel informatique | 3 600 | 2 400 | 1 200 |
| Mobilier | 5 000 | 3 000 | 2 000 |
| Total immobilisations corporelles | 24 600 | 15 400 | 9 200 |
Le net (VNC) est la valeur qui figure au total de l’actif. Le brut et les amortissements sont donnés pour information. Le tableau des amortissements (mouvements de l’exercice : dotations et sorties) est présenté en annexe des comptes annuels.
Les dépréciations d’actifs 📉
La dépréciation est la constatation d’une perte de valeur ponctuelle et non prévue d’un actif. Contrairement à l’amortissement, elle est réversible : si la valeur remonte, on peut reprendre la dépréciation.
| Amortissement | Dépréciation | |
|---|---|---|
| Cause | Usure normale, obsolescence programmée | Perte de valeur ponctuelle, non prévue |
| Caractère | Prévisible, régulier, irréversible | Imprévisible, ponctuel, réversible |
| Plan préétabli ? | Oui (plan d’amortissement) | Non — constatée après test de dépréciation |
| Actifs concernés | Immobilisations à durée limitée | Tous les actifs : immobilisations (amortissables ou non), stocks, créances |
| Quand ? | Chaque année, systématiquement | Quand un indice de perte de valeur existe (fin d’exercice) |
| Compte de dotation | 6811 (exploitation) | 68161 (immo corporelles) / 68162 (immo incorporelles) / 6817 (actif circulant) |
| Compte de bilan | 28xx | 29xx (immo) / 39x (stocks) / 491 (créances clients) |
| Reprise ? | Jamais | Oui : 78161, 78162, 7817 |
Test de dépréciation
À chaque clôture, l’entreprise vérifie s’il existe des indices de perte de valeur (baisse du marché, obsolescence technologique, dommage physique, changement d’utilisation). Si oui, elle estime la valeur actuelle de l’actif :
Valeur actuelle = max (valeur vénale, valeur d’usage)
| Notion | Définition |
|---|---|
| Valeur vénale | Prix de vente net estimé (prix de marché − coûts de sortie) |
| Valeur d’usage | Valeur des flux de trésorerie futurs attendus de l’utilisation du bien |
Si valeur actuelle < VNC → dépréciation nécessaire pour le montant de la différence.
Écriture de dépréciation d’une immobilisation
Machine (compte 215), VNC = 8 000 €, valeur actuelle estimée = 6 000 €. Dépréciation = 2 000 €.
| Compte | Libellé | Débit (€) | Crédit (€) |
|---|---|---|---|
| 68161 | Dotations aux dépréciations des immo corporelles | 2 000 | |
| 2915 | Dépréciations des installations techniques | 2 000 |
Reprise de dépréciation
L’année suivante, la valeur actuelle remonte. La dépréciation (ou une partie) n’est plus justifiée → reprise.
| Compte | Libellé | Débit (€) | Crédit (€) |
|---|---|---|---|
| 2915 | Dépréciations des installations techniques | 2 000 | |
| 78161 | Reprises sur dépréciations des immo corporelles | 2 000 |
⚠️ Plafond de reprise : la VNC après reprise ne peut jamais dépasser la VNC qu’aurait eu le bien s’il n’avait jamais été déprécié (c’est-à-dire la VNC du plan d’amortissement initial).
Dépréciations des autres actifs
| Actif | Compte dépréciation | Dotation | Reprise |
|---|---|---|---|
| Stocks obsolètes/invendus | 39x (391, 397…) | 6817 | 7817 |
| Créances clients douteuses | 491 | 6817 | 7817 |
| Immobilisations incorporelles | 290x | 68162 | 78162 |
| Immobilisations financières | 296, 297 | 68662 | 78662 |
Révision du plan d’amortissement après dépréciation 🔄
C’est un point très fréquent au DCG. Quand une dépréciation est constatée, le plan d’amortissement doit être révisé de manière prospective :
| Étape | Action |
|---|---|
| 1 | Constater la dépréciation (écriture ci-dessus) |
| 2 | Nouvelle base amortissable = VNC après dépréciation − valeur résiduelle (inchangée) |
| 3 | Répartir cette nouvelle base sur la durée d’utilisation restante |
| 4 | Calculer les nouvelles annuités |
Exemple : machine de 14 000 €, 5 ans, linéaire, mise en service le 15/05/N. VR = 0.
Annuité complète = 14 000 / 5 = 2 800 €.
Annuité N = 2 800 × 226/360 = 1 757,78 € (du 15/05 au 31/12 = 226 jours).
Annuité N+1 = 2 800 €.
VNC au 31/12/N+1 = 14 000 − 1 757,78 − 2 800 = 9 442,22 €.
Au 31/12/N+1, test de dépréciation : valeur actuelle = 7 000 €.
Dépréciation = 9 442,22 − 7 000 = 2 442,22 €.
Durée restante au 31/12/N+1 = 3 ans et 134 jours ≈ 3,372 ans.
Nouvelle annuité = 7 000 / 3,372 = 2 076,28 € par an (sur les exercices N+2, N+3, N+4, avec prorata N+5).
Si plus tard la valeur remonte (reprise de dépréciation), le plan est à nouveau révisé, mais la VNC ne peut jamais remonter au-dessus du plan initial.
Amortissement et cession d’immobilisation 🔄
Quand on vend une immobilisation, les étapes sont :
| Étape | Écriture | Journal |
|---|---|---|
| 1. Compléter l’amortissement | Débit 6811 / Crédit 28xx (du 01/01 à la date de cession, prorata) | OD |
| 2. Sortie du bien | Débit 28xx (amort. cumulés) + Débit 657 (VNC) / Crédit 21xx (valeur brute) | OD |
| 3. Produit de cession | Débit 411 ou 512 (TTC) / Crédit 757 (HT) + Crédit 44571 (TVA) | VE ou BQ |
Le résultat de cession = prix de cession HT (compte 757) − VNC (compte 657). Positif = plus-value, négatif = moins-value.
📌 Réforme PCG 2025 : les cessions d’immobilisations sont enregistrées en exploitation (comptes 657/757), plus en résultat exceptionnel (anciens 675/775).
Durées d’amortissement usuelles 📅
| Type d’immobilisation | Durée usuelle | Taux linéaire | Dégressif possible ? |
|---|---|---|---|
| Bâtiments / Constructions | 20 à 50 ans | 2% à 5% | Non |
| Agencements et aménagements | 10 à 20 ans | 5% à 10% | Non (en général) |
| Installations techniques, machines | 5 à 10 ans | 10% à 20% | Oui |
| Matériel de transport (véhicules utilitaires) | 4 à 5 ans | 20% à 25% | Oui (utilitaires neufs) |
| Véhicules de tourisme | 4 à 5 ans | 20% à 25% | Non |
| Matériel informatique | 3 à 5 ans | 20% à 33% | Oui |
| Mobilier | 5 à 10 ans | 10% à 20% | Non |
| Logiciels | 1 à 3 ans | 33% à 100% | Oui (si acquis) |
| Brevets | Durée de protection (≤ 20 ans) | 5% à 100% | Non |
Ces durées sont indicatives. L’entreprise fixe la durée en fonction de la durée d’utilisation prévue. L’énoncé d’examen précise toujours la durée à utiliser.
Exercice 1 : Amortissement linéaire avec prorata 📝
Énoncé : La SARL Martin acquiert une machine-outil le 01/04/N pour 24 000 € HT. Durée d’utilisation : 6 ans. Valeur résiduelle : 0 €. Méthode linéaire. Exercice du 01/01 au 31/12.
1. Présentez le tableau d’amortissement.
Taux = 100% / 6 = 16,67%. Annuité complète = 24 000 / 6 = 4 000 €.
Prorata N (01/04 au 31/12) = 270 jours / 360 = 3/4.
| Année | Base (€) | Annuité (€) | Cumulés (€) | VNC (€) |
|---|---|---|---|---|
| N | 24 000 | 4 000 × 270/360 = 3 000 | 3 000 | 21 000 |
| N+1 | 24 000 | 4 000 | 7 000 | 17 000 |
| N+2 | 24 000 | 4 000 | 11 000 | 13 000 |
| N+3 | 24 000 | 4 000 | 15 000 | 9 000 |
| N+4 | 24 000 | 4 000 | 19 000 | 5 000 |
| N+5 | 24 000 | 4 000 | 23 000 | 1 000 |
| N+6 | 24 000 | 4 000 × 90/360 = 1 000 | 24 000 | 0 |
| Total | 24 000 | |||
2. Écriture au 31/12/N :
| Compte | Libellé | Débit | Crédit |
|---|---|---|---|
| 6811 | Dotations aux amortissements | 3 000 | |
| 2815 | Amortissements installations techniques | 3 000 |
3. La machine est vendue le 01/07/N+3 pour 10 000 € HT.
Complément d’amortissement (01/01 au 01/07/N+3) = 4 000 × 180/360 = 2 000 €.
Amortissements cumulés à la cession = 15 000 + 2 000 = 17 000 €.
VNC = 24 000 − 17 000 = 7 000 €.
Résultat de cession = 10 000 − 7 000 = +3 000 € (plus-value).
Écriture complément : Débit 6811 : 2 000 / Crédit 2815 : 2 000
Sortie : Débit 2815 : 17 000 + Débit 657 : 7 000 / Crédit 215 : 24 000
Cession : Débit 512 : 12 000 / Crédit 757 : 10 000 + Crédit 44571 : 2 000
Exercice 2 : Amortissement dégressif complet 📝
Énoncé : Matériel industriel acquis neuf le 10 juillet N pour 20 000 € HT. Durée : 5 ans. Amortissement dégressif.
Taux linéaire = 20%. Coefficient = 1,75. Taux dégressif = 35%.
Prorata N : juillet à décembre = 6 mois.
| Année | VNC début | Dégressive | Linéaire restante | Retenue | Cumulés | VNC fin |
|---|---|---|---|---|---|---|
| N | 20 000 | 20 000×35%×6/12 = 3 500 | 20 000/5×6/12 = 2 000 | 3 500 | 3 500 | 16 500 |
| N+1 | 16 500 | 16 500×35% = 5 775 | 16 500/4,5 = 3 667 | 5 775 | 9 275 | 10 725 |
| N+2 | 10 725 | 10 725×35% = 3 754 | 10 725/3,5 = 3 064 | 3 754 | 13 029 | 6 971 |
| N+3 | 6 971 | 6 971×35% = 2 440 | 6 971/2,5 = 2 788 | 2 788 ← bascule | 15 817 | 4 183 |
| N+4 | 4 183 | — | 4 183/1,5 = 2 789 | 2 789 | 18 606 | 1 394 |
| N+5 | 1 394 | — | 1 394 | 1 394 | 20 000 | 0 |
| Total | 20 000 | |||||
Basculement en N+3 : dégressive (2 440) < linéaire restante (2 788).
Exercice 3 : Dépréciation et révision du plan 📝
Énoncé : Matériel acquis le 01/01/N pour 15 000 €. Durée 5 ans, linéaire, VR = 0. Au 31/12/N+1, valeur actuelle estimée à 7 000 €. Au 31/12/N+3, la valeur remonte à 5 500 €.
1. Plan d’amortissement initial :
Annuité = 15 000 / 5 = 3 000 €/an.
| Année | Annuité (€) | Cumulés (€) | VNC plan initial (€) |
|---|---|---|---|
| N | 3 000 | 3 000 | 12 000 |
| N+1 | 3 000 | 6 000 | 9 000 |
| N+2 | 3 000 | 9 000 | 6 000 |
| N+3 | 3 000 | 12 000 | 3 000 |
| N+4 | 3 000 | 15 000 | 0 |
2. Dépréciation au 31/12/N+1 :
VNC au 31/12/N+1 = 9 000 €. Valeur actuelle = 7 000 €.
Dépréciation = 9 000 − 7 000 = 2 000 €.
Écriture : Débit 68161 : 2 000 / Crédit 2915 : 2 000.
3. Plan révisé à partir de N+2 :
Nouvelle base = VNC après dépréciation = 7 000 €. Durée restante = 3 ans.
Nouvelle annuité = 7 000 / 3 = 2 333,33 €.
| Année | Annuité révisée (€) | Amort. cumulés (€) | Dépréc. (€) | VNC (€) | VNC plan initial (€) |
|---|---|---|---|---|---|
| N+2 | 2 333,33 | 8 333,33 | 2 000 | 4 666,67 | 6 000 |
| N+3 | 2 333,33 | 10 666,67 | 2 000 | 2 333,33 | 3 000 |
| N+4 | 2 333,33 | 13 000,00 | 2 000 | 0 | 0 |
4. Au 31/12/N+3, la valeur remonte à 5 500 € :
VNC actuelle (après amort. + dépréciation) = 2 333,33 €.
VNC du plan initial au 31/12/N+3 = 3 000 € (plafond de reprise).
La valeur actuelle (5 500 €) > VNC plan initial (3 000 €) → la reprise est plafonnée à 3 000 €.
Reprise possible = VNC plan initial − VNC actuelle avant reprise.
VNC actuelle (amort. cumulés 10 666,67) = 15 000 − 10 666,67 − 2 000 = 2 333,33 €.
VNC plan initial = 3 000 €. Reprise = 3 000 − 2 333,33 = 666,67 €.
Écriture : Débit 2915 : 666,67 / Crédit 78161 : 666,67.
Après reprise : dépréciation résiduelle = 2 000 − 666,67 = 1 333,33 €. VNC = 3 000 €. Le plan est de nouveau révisé pour la dernière année.
Erreurs fréquentes à l’examen ⚠️
| Erreur | Pourquoi c’est faux | Correction |
|---|---|---|
| Oublier le prorata temporis la 1ère année | Si le bien est acquis en cours d’année, la 1ère annuité doit être réduite | Linéaire : prorata en jours/360. Dégressif : prorata en mois/12. |
| Oublier la dernière annuité (complément) | Si la 1ère année est tronquée, il faut une dernière année complémentaire | Toujours vérifier : somme des annuités = base amortissable. |
| Amortir un terrain | Les terrains ne sont pas amortissables | Seules les constructions sur le terrain sont amorties, pas le terrain. |
| Confondre amortissement et dépréciation | L’amortissement est planifié et irréversible. La dépréciation est ponctuelle et réversible. | Amort. = 6811/28xx. Dépréc. = 6816x/29xx. |
| En dégressif, prendre la VO comme base chaque année | La base du dégressif est la VNC (décroissante), pas la VO | Annuité N = VNC début N × taux dégressif. |
| Oublier le basculement linéaire (dégressif) | Quand dégressive < linéaire restante, on bascule | Comparer les deux chaque année. Retenir la plus grande. |
| Ne pas compléter l’amortissement avant cession | La VNC à la cession doit intégrer le prorata du dernier exercice | Passer une dotation complémentaire du 01/01 à la date de cession. |
| Après dépréciation, ne pas réviser le plan | La base change → les annuités futures changent | Nouvelle base = VNC après dépréciation / durée restante. |
| Reprendre une dépréciation au-delà du plan initial | La VNC après reprise ne peut pas dépasser la VNC du plan initial | Plafond de reprise = VNC plan initial − VNC avant reprise. |
Questions fréquentes sur les amortissements 🤔
C’est quoi un amortissement en comptabilité ?
La constatation comptable de la perte de valeur d’une immobilisation (usure, obsolescence). Il répartit le coût sur la durée d’utilisation. C’est une charge calculée (compte 6811) sans sortie de trésorerie. Irréversible, obligatoire même en déficit.
Comment calculer un amortissement linéaire ?
Annuité = (VO − VR) / Durée. Taux = 100% / Durée. Si acquisition en cours d’année, prorata en jours (360j). Voir les exemples complets.
Comment calculer un amortissement dégressif ?
Taux = linéaire × coefficient (1,25 / 1,75 / 2,25). Appliqué à la VNC (pas la VO). Basculement en linéaire quand dégressive < VNC / durée restante. Prorata en mois. Voir le tableau détaillé.
Quelle différence entre amortissement et dépréciation ?
Amortissement = perte prévisible, irréversible, planifiée. Dépréciation = perte imprévue, réversible, ponctuelle. Voir la section complète.
Quelles immobilisations sont amortissables ?
Celles à durée d’utilisation limitée : machines, véhicules, informatique, mobilier, bâtiments, logiciels, brevets. Pas amortissables : terrains, fonds de commerce, immobilisations financières. Voir le tableau détaillé.
C’est quoi le prorata temporis ?
L’ajustement de la 1ère (et dernière) annuité quand le bien est acquis en cours d’année. Linéaire : jours/360. Dégressif : mois/12 (mois d’acquisition = complet). Voir la section dédiée.
Comment présenter un tableau d’amortissement ?
5 colonnes : Année / Base / Annuité / Cumulés / VNC. Dernière VNC = VR (souvent 0). Somme annuités = base amortissable. Le plan s’étend sur N+1 exercices si prorata.
Quelles sont les écritures d’amortissement ?
Dotation économique : Débit 6811 / Crédit 28xx. Dérogatoire : Débit 68725 / Crédit 145 (ou inverse pour reprise). Voir les écritures détaillées.
Qu’est-ce que l’amortissement dérogatoire ?
La différence entre l’amortissement fiscal (ex : dégressif) et l’amortissement économique (linéaire). Doté quand le fiscal > économique (68725/145), repris quand l’inverse se produit (145/78725). Figure au passif dans les provisions réglementées. Total sur la durée = 0. Voir la section détaillée.
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