Economics CFA Level 1

Structures de marché · Cycles économiques · Politique fiscale & monétaire · Géopolitique · Commerce international · Marché des changes · Taux croisés — Modules 19-27 du curriculum 📈

6–9%
Pondération
11-16
Questions estimées
9
Learning Modules
⭐⭐
Difficulté

Economics est une matière conceptuelle et vocabulaire-intensive du CFA Level 1. Elle couvre la microéconomie (structures de marché), la macroéconomie (cycles, politiques fiscale et monétaire), la géopolitique, le commerce international et les marchés des changes. Son poids à l’examen est modéré (6-9%), mais le volume de vocabulaire anglais technique est important — c’est souvent la matière où les candidats francophones passent le plus de temps à lire. Nous recommandons de l’étudier proche de l’examen dans notre guide de préparation pour que le vocabulaire soit « frais » le jour J.

📌 Stratégie : Economics est à étudier en 9ème position (avant la relecture finale d’Ethics). C’est une matière descriptive avec beaucoup de mémorisation et peu de calculs (sauf les taux de change en LM8). Le vocabulaire anglais se retient mieux quand étudié proche de l’examen.

LM1. The Firm and Market Structures

Le module le plus technique d’Economics — beaucoup de concepts microéconomiques à maîtriser.

Les 4 structures de marché

CritèrePerfect CompetitionMonopolistic CompetitionOligopolyMonopoly
Nb de firmesTrès nombreusesNombreusesQuelques-unesUne seule
Différenciation produitAucune (homogène)LégèreForteUnique (pas de substitut proche)
Pricing powerAucun (price taker)LimitéÉlevé (interdépendance)Maximum
Barrières à l’entréeAucuneFaiblesÉlevéesTrès élevées
Profit long termeProfit économique = 0Profit éco. = 0Profit éco. possibleProfit éco. possible
Courbe de demandeHorizontale (= MR = P)Pente négative (MR < P)Pente négative (kinked possible)Pente négative (MR < P)
ExemplesMarchés agricolesRestaurants, vêtementsAutomobile, telecomServices publics réglementés

Concepts clés de profit et coûts

ConceptL’essentiel
Economic profitTR − Total economic cost (inclut les opportunity costs). Différent de l’accounting profit qui n’inclut que les coûts explicites
Profit maximizationMR = MC (et MC croissant). Règle universelle, valable pour toutes les structures
BreakevenTR = TC, soit P = ATC. La firme couvre tous ses coûts (économiques)
Shutdown decisionCourt terme : shutdown si P < AVC (minimum average variable cost). La firme perd moins en fermant qu'en produisant
Economies of scaleCoût unitaire ↓ quand output ↑ (spécialisation, pouvoir de négociation). Diseconomies : coût unitaire ↑ (bureaucratie, problèmes de communication)
Minimum efficient scalePoint minimum de la courbe LRATC — output à partir duquel les economies of scale sont épuisées
HHI (Herfindahl-Hirschman Index)Σ(share²) pour toutes les firmes. Mesure la concentration du marché. HHI < 1500 = peu concentré, 1500-2500 = modérément, > 2500 = très concentré
🎯 Oligopoly : les modèles
Nash Equilibrium : aucun joueur ne peut améliorer sa situation unilatéralement. Cournot : les firmes choisissent leur quantité simultanément. Kinked demand curve : rigidité des prix — les concurrents suivent les baisses mais pas les hausses. Prisoner’s dilemma : les firmes ont intérêt à coopérer mais finissent par se trahir.
💡 Pour l’analyste financier
Identifier la structure de marché permet de prévoir la marge et la profitabilité long terme. Monopolistic competition → marges faibles et convergence vers profit éco. = 0. Oligopoly/Monopoly → marges potentiellement élevées et durables.

LM2. Understanding Business Cycles

ConceptL’essentiel
4 phases du cycleExpansion (PIB ↑, emploi ↑, confiance ↑) → Peak (sommet) → Contraction/Recession (PIB ↓, chômage ↑) → Trough (creux) → reprise. Une recession = 2 trimestres consécutifs de contraction du PIB réel
Credit cycleExpansion : conditions de crédit faciles → croissance → excès → resserrement → contraction. Le cycle du crédit amplifie le business cycle. Les banques jouent un rôle central
UnemploymentFrictional (entre deux emplois, volontaire). Structural (inadéquation compétences/besoins, long terme). Cyclical (lié au cycle économique). Full employment = seulement frictional + structural
InflationDemand-pull : excès de demande agrégée. Cost-push : hausse des coûts de production (pétrole, salaires). Stagflation = inflation + stagnation économique
Capital spendingPlus volatile que la consommation. Les décisions d’investissement sont pro-cycliques et amplifient le cycle (accélérateur)
InventoriesDébut d’expansion : inventaires bas → rebuilding. Fin d’expansion : inventaires excédentaires → destockage contribue à la contraction

Economic Indicators

TypeDéfinitionExemples
LeadingChangent avant le cycle — pouvoir prédictifIndices boursiers, building permits, money supply (M2), consumer expectations, yield curve spread, new orders manufacturing
CoincidentChangent en même temps que le cycleIndustrial production, personal income, manufacturing & trade sales, nonfarm payrolls
LaggingChangent après le cycle — confirment les tendancesUnemployment rate, CPI, average prime rate, ratio inventory/sales, duration of unemployment
Key insight : le taux de chômage est un lagging indicator (il continue de monter après le début de la reprise). Les indices boursiers sont des leading indicators (ils anticipent la reprise). C’est un classique de l’examen.

LM3. Fiscal Policy

ConceptL’essentiel
Outils fiscauxGovernment spending (G) : transferts, infrastructure, services publics. Taxation (T) : impôts directs (income tax) et indirects (TVA, excise). Budget deficit = G > T
Fiscal stanceExpansionary : ↑G ou ↓T → stimule la demande. Contractionary : ↓G ou ↑T → freine l’inflation. Le structural deficit exclut les effets cycliques
Fiscal multiplier1 / (1 − MPC × (1−t)). MPC = propension marginale à consommer. Plus MPC est élevé, plus l’effet multiplicateur est fort. Exemple : si MPC = 0.8 et t = 0.25, multiplier = 1/(1−0.6) = 2.5
Balanced budget multiplierSi G et T augmentent du même montant, l’effet net sur le PIB est positif (= 1). Parce que le spending a un effet multiplicateur plein, tandis que la taxe n’impacte que la part consommée
National debtCumul des déficits passés. Debt/GDP = indicateur de soutenabilité. Risques : crowding out (l’emprunt public évince l’investissement privé), hausse des taux, pression inflationniste
Ricardian equivalenceThéorie selon laquelle les agents anticipent les impôts futurs nécessaires pour rembourser la dette → la politique fiscale n’a pas d’effet (contesté en pratique)
LagsRecognition lag (identifier le problème) + action lag (adopter la politique, lent pour le fiscal vs rapide pour le monétaire) + impact lag (effet sur l’économie). Les lags réduisent l’efficacité de la politique fiscale

LM4. Monetary Policy

ConceptL’essentiel
Rôles de la banque centrale(1) Monopole d’émission de monnaie (2) Banquier du gouvernement (3) Banquier des banques (prêteur en dernier ressort) (4) Superviseur du système bancaire (5) Gestion des réserves de change et conduite de la politique monétaire
ObjectifsObjectif principal : stabilité des prix (inflation targeting, typiquement 2%). Objectifs secondaires : plein emploi, croissance, stabilité financière, stabilité du taux de change
OutilsPolicy rate (taux directeur) : le levier principal. Open market operations (achat/vente de titres). Reserve requirements (taux de réserves obligatoires). QE (achats massifs d’actifs quand les taux sont à zéro — zero lower bound)
Transmission mechanismPolicy rate ↓ → taux d’intérêt de marché ↓ → crédit plus accessible → consommation & investissement ↑ → PIB ↑ → inflation ↑ (avec lag). Canaux : taux d’intérêt, crédit, prix des actifs, taux de change, attentes
Expansionary↓ Policy rate, ↑ Money supply. Pour stimuler l’économie en récession
Contractionary↑ Policy rate, ↓ Money supply. Pour combattre l’inflation
Inflation targetingLa BC annonce un objectif d’inflation explicite (2% pour la plupart). Avantages : transparence, ancrage des anticipations. La crédibilité et l’indépendance de la BC sont essentielles
LimitesLiquidity trap : quand les taux sont à zéro, la politique monétaire conventionnelle est inefficace. Pushing on a string : même avec des taux bas, les banques refusent de prêter si l’économie est trop risquée
Interaction fiscal/monétaireIdéal : coordination. Easy fiscal + Easy monetary = très expansionniste. Tight fiscal + Tight monetary = très restrictif. Combinaisons mixtes = effets incertains sur le PIB et les taux d’intérêt
⚠️ Piège fréquent à l’examen : la politique monétaire a un action lag court (la BC peut agir rapidement) mais un impact lag long (6-18 mois pour l’effet sur l’économie). La politique fiscale a un action lag long (processus législatif) mais un impact lag plus court sur certaines variables.

LM5. Introduction to Geopolitics

Module descriptif et récent dans le curriculum (ajouté en 2023). Beaucoup de vocabulaire, peu de calculs.

ConceptL’essentiel
State vs Non-State actorsState : gouvernements, armées, banques centrales. Non-State : ONG, multinationales, organisations terroristes, institutions internationales (FMI, BM, OMC)
Cooperation vs Non-CooperationLa coopération se fait quand les bénéfices > coûts pour tous les participants. Hierarchy of interests : sécurité nationale > intérêts économiques > considérations humanitaires
GlobalisationIntégration croissante des économies mondiales. Moteurs : technologie, réduction des barrières commerciales, flux de capitaux. Risques de rollback : populisme, protectionnisme, crises
Institutions internationalesFMI : stabilité financière internationale, prêts conditionnels. World Bank : développement des pays émergents. OMC : régulation du commerce mondial, résolution des différends
Archetypes of country behaviorAutarky (isolation), Hegemony (domination), Multilateralism (coopération), Bilateralism (accords bilatéraux)
Tools of geopoliticsNational security (armée, alliances). Economic (sanctions, aide, accords commerciaux). Financial (SWIFT, gel d’actifs). Soft power (culture, diplomatie, éducation)
Geopolitical risk typesEvent risk (guerre, coup d’état). Exogenous risk (pandémie, catastrophe naturelle). Thematic risk (changement climatique, cyberattaques). Évaluer via des signposts (indicateurs d’alerte précoce)

LM6. International Trade

ConceptL’essentiel
Comparative advantageUn pays doit se spécialiser dans le bien pour lequel il a le coût d’opportunité le plus faible (pas le coût absolu le plus faible — c’est l’absolute advantage). Le commerce bénéficie aux deux pays même si l’un est plus productif dans tout
Bénéfices du tradeSpécialisation → ↑ production totale → ↑ consommation → ↓ prix pour les consommateurs → ↑ variété de produits. Gains from trade = consumer surplus + producer surplus
Coûts du tradePerte d’emplois dans les secteurs non compétitifs, dépendance aux importations, risques liés à la spécialisation excessive
TariffsTaxe sur les importations. Effets : ↑ prix domestique, ↓ imports, ↑ production domestique, deadweight loss (perte sèche), recettes fiscales pour l’État. Les consommateurs perdent, les producteurs domestiques gagnent
QuotasLimite quantitative sur les importations. Même effet que les tariffs sur les prix et les quantités, mais pas de recettes fiscales pour l’État. La « quota rent » va aux détenteurs de licences d’importation
Export subsidiesAide financière aux exportateurs. Rend les produits domestiques artificiellement compétitifs à l’étranger. Les consommateurs domestiques paient plus cher, les contribuables financent le subsidy
Trading blocs(1) Free Trade Area (pas de tariffs entre membres, tariffs propres vs extérieur — ex: USMCA). (2) Customs Union (+ tarif extérieur commun — ex: Mercosur). (3) Common Market (+ libre circulation des facteurs). (4) Economic Union (+ politiques communes — ex: UE). (5) Monetary Union (+ monnaie commune — ex: zone euro)
Distinction critique : Comparative advantage ≠ Absolute advantage. Un pays avec un absolute advantage dans tout bénéficie toujours du commerce en se spécialisant dans le bien où son avantage est relativement le plus grand. C’est probablement le concept le plus testé de LM6.

LM7. Capital Flows and the FX Market

ConceptL’essentiel
FX Market basicsLe plus grand marché financier au monde (~$7.5T/jour). OTC (pas de bourse centralisée). 24h/24 (Londres, NY, Tokyo). Participants : banques, banques centrales, corporates, hedge funds, retail
Exchange rate quotationPrice currency / Base currency. Ex : EUR/USD = 1.10 → 1 EUR = 1.10 USD. L’USD est la price currency, l’EUR la base. Si EUR/USD ↑, l’euro s’apprécie (il faut plus d’USD pour acheter 1 EUR)
Bid-Ask spreadBid = prix auquel le dealer achète la base currency. Ask (offer) = prix auquel il la vend. Spread = ask − bid. Plus le marché est liquide, plus le spread est faible
Spot vs ForwardSpot : livraison immédiate (T+2). Forward : livraison à une date future à un taux fixé aujourd’hui. Le taux forward reflète le différentiel de taux d’intérêt entre les deux devises
Exchange rate regimesFree floating (déterminé par le marché — USD, EUR, GBP). Managed float (la BC intervient occasionnellement). Fixed/Pegged (la BC maintient un taux fixe). Currency board (engagement légal de convertibilité à un taux fixe, backed par des réserves). Dollarization (adoption d’une devise étrangère)
Impossible trinityUn pays ne peut avoir simultanément : (1) libre circulation des capitaux, (2) taux de change fixe, (3) politique monétaire indépendante. Il doit renoncer à l’un des trois
Balance of PaymentsCurrent account (trade balance + services + income + transfers). Capital account (transferts de capital). Financial account (investissements directs, portefeuille, réserves). BOP = 0 (par construction)
Capital restrictionsContrôles sur les flux de capitaux entrants/sortants. Motivations : stabiliser le taux de change, protéger l’économie des flux spéculatifs. Coûts : réduction de l’efficience, dissuasion des investisseurs étrangers

LM8. Exchange Rate Calculations

Le seul module véritablement calculatoire d’Economics. Maîtrisez les cross-rates et les forwards.

ConceptFormule / Méthode
Cross-rateSi on connaît A/B et A/C, on peut calculer B/C = (A/C) / (A/B). Ou si on a A/B et C/B → A/C = (A/B) × (B/C). Astuce : disposez les quotes pour que la devise intermédiaire s’annule
Bid-ask cross-ratePour calculer le bid cross-rate, utilisez bid/ask (et inversement). Le bid sera toujours < ask. Vérifiez toujours que votre spread est positif
Forward rateF = S × (1 + r_price)^T / (1 + r_base)^T. Ou en points : Forward points = F − S. Si r_price > r_base → forward premium sur la base currency (F > S)
Forward premium/discountSi F > S → la base currency est à forward premium (elle s’apprécie dans le forward). Si F < S → forward discount
Covered Interest Rate Parity (CIP)F/S = (1 + r_price) / (1 + r_base). Élimine l’arbitrage entre investir dans la devise domestique vs étrangère avec un hedge forward. Si CIP ne tient pas → opportunité d’arbitrage
Arbitrage triangulaireSi les cross-rates implicites ne sont pas cohérentes entre 3 paires de devises, il y a une opportunité d’arbitrage. Stratégie : acheter la devise sous-évaluée, vendre la surévaluée via le circuit triangulaire
⚠️ Piège n°1 : price currency vs base currency. Dans EUR/USD = 1.10, l’EUR est la base et l’USD est la price. Pour calculer le forward, appliquez le taux de la price currency au numérateur et le taux de la base currency au dénominateur. Inversez et vous obtenez un résultat faux.

LM9. Exchange Rates: Determination and Forecasting

ThéorieL’essentiel
Purchasing Power Parity (PPP)Absolute PPP : le taux de change devrait égaliser le prix d’un panier de biens entre deux pays. Relative PPP : la variation du taux de change = différentiel d’inflation. %ΔS ≈ π_domestic − π_foreign. Fonctionne à long terme, pas à court terme
International Fisher EffectLe différentiel de taux d’intérêt nominaux = différentiel d’inflation attendue. (r_nom,A − r_nom,B) ≈ (π_A − π_B). Combiné avec PPP : le pays avec des taux plus élevés devrait voir sa monnaie se déprécier
Balance of Payments approachUn current account deficit persistant → pression à la dépréciation (le pays a besoin de devises étrangères). Compensé si le financial account attire suffisamment de capitaux étrangers
Asset market approachLes taux de change sont déterminés par l’offre et la demande d’actifs financiers. À court terme, les flux de capitaux dominent les flux commerciaux
Carry tradeEmprunter dans une devise à taux bas, investir dans une devise à taux élevé. Profitable si la devise à taux élevé ne se déprécie pas autant que prévu par UIP. Risque : crash risk (unwinding brutal si sentiment change)

📐 Formules clés — Economics

Economics est une matière principalement conceptuelle, mais quelques formules reviennent à l’examen.

FormuleExpressionModule
Profit maximizationMR = MC (avec MC croissant)LM1
BreakevenP = ATC (TR = TC)LM1
Shutdown conditionP < minimum AVCLM1
HHIΣ (market share %)² — ex: 3 firmes à 40%, 30%, 30% → HHI = 1600+900+900 = 3400LM1
Fiscal multiplier1 / (1 − MPC × (1−t))LM3
Tax multiplier−MPC / (1 − MPC × (1−t))LM3
Balanced budget multiplier= 1 (ΔG = ΔT → ΔPIB = ΔG)LM3
Fisher equation(1+r_nom) = (1+r_réel)(1+π) — approx: r_nom ≈ r_réel + πLM4
Quantity theory of moneyM × V = P × Y (money supply × velocity = price level × real output)LM4
Cross-rateB/C = (A/C) / (A/B) — annuler la devise communeLM8
Forward rate (CIP)F/S = (1 + r_price) / (1 + r_base)LM8
Forward premium/discount(F − S) / S × (360/days)LM8
Relative PPP%ΔS ≈ π_domestic − π_foreignLM9
International Fisher(r_nom,A − r_nom,B) ≈ (π_A − π_B)LM9

⚠️ Erreurs fréquentes à éviter

ErreurCorrection
Confondre comparative et absolute advantageComparative = coût d’opportunité le plus bas. Absolute = productivité la plus élevée. Le commerce est basé sur le comparative advantage
Penser que le taux de chômage est un leading indicatorC’est un lagging indicator. Le marché boursier, les building permits et le M2 sont des leading indicators
Inverser price et base currency dans les calculs FXEUR/USD = 1.10 → EUR = base, USD = price. F/S = (1 + r_price) / (1 + r_base). Le taux de la price currency va au numérateur
Confondre demand-pull et cost-push inflationDemand-pull = excès de demande agrégée (trop de monnaie). Cost-push = hausse des coûts de production (pétrole, salaires)
Penser que la politique monétaire agit instantanémentL’action lag est court (la BC décide vite), mais l’impact lag est de 6-18 mois. La BC agit sur les anticipations autant que sur les taux
Oublier l’impossible trinityUn pays ne peut PAS avoir simultanément : taux fixe + libre circulation des capitaux + politique monétaire indépendante. Il doit en abandonner un
Confondre free trade area et customs unionFTA = tarifs éliminés entre membres, mais chaque membre garde ses propres tarifs vs l’extérieur. Customs Union = + tarif extérieur commun
Penser que PPP fonctionne à court termePPP est un concept de long terme. À court terme, les flux de capitaux et les différentiels de taux d’intérêt dominent les mouvements de change

📖 Stratégie d’étude pour Economics

📅 Temps recommandé
25-35 heures sur ~2-3 semaines. Étudiez Economics en 9ème position (avant la relecture finale d’Ethics) pour que le vocabulaire soit frais le jour de l’examen
🎯 Priorisation
Haute priorité : 4 structures de marché, leading/coincident/lagging indicators, fiscal vs monetary policy, FX calculations (cross-rates, forwards). Modérée : business cycle phases, PPP, CIP, trade blocs. Basse : géopolitique (descriptif, 1-2 questions)
📝 Ce qui tombe le plus
Les questions Economics au CFA Level 1 sont souvent conceptuelles : identifier une structure de marché, classifier un indicator, analyser l’effet d’une politique. Les calculs FX (cross-rates, forwards) sont les seules questions réellement calculatoires
🔄 Méthode
Lisez chaque LM + end-of-chapter questions. Créez des flashcards pour le vocabulaire anglais (fiscal multiplier, crowding out, stagflation, kinked demand curve, etc.). Les vidéos Mark Meldrum sont excellentes pour cette matière

Questions fréquentes

Economics est-elle une matière importante au CFA Level 1 ?
Sa pondération directe est modeste (6-9%, 11-16 questions). Mais les concepts économiques (taux d’intérêt, inflation, politique monétaire, taux de change) apparaissent aussi dans Fixed Income, Equity et Portfolio Management. Négliger Economics crée des lacunes dans ces matières. Le ratio effort/points est correct si vous priorisez bien les modules.
Faut-il un background en économie ?
Non. Le curriculum couvre tout depuis les bases. Les candidats avec un background en éco trouvent cette matière facile. Pour les autres, les concepts sont accessibles mais le volume de vocabulaire anglais technique est le vrai défi. Prévoyez des flashcards dès le début.
Quels sont les modules les plus testés ?
LM1 (Market Structures) et LM8 (Exchange Rate Calculations) sont les plus testés. LM1 pour les questions conceptuelles sur les 4 structures et la maximisation du profit. LM8 pour les calculs de cross-rates et forwards. Ensemble, ils représentent probablement la moitié des questions Economics.
Quand étudier Economics dans mon planning ?
En avant-dernière position (9ème sur 10), juste avant la relecture finale d’Ethics. Economics est une matière à forte mémorisation — le vocabulaire se retient mieux quand étudié proche de l’examen. Consultez notre planning de révision complet.
La géopolitique (LM5) est-elle vraiment au programme ?
Oui, ajoutée en 2023. C’est le module le plus descriptif d’Economics : institutions internationales, archetypes de comportement étatique, types de risque géopolitique. Attendez-vous à 1-2 questions maximum. Lisez-le une fois, notez les termes clés, ne passez pas plus de 3-4h dessus.
Comment ne pas confondre les effets de la politique fiscale et monétaire ?
Mnémonique : Fiscal = Government spending & Taxes (le Parlement décide, action lente, impact plus direct). Monetary = Interest rates & Money supply (la Banque Centrale décide, action rapide, impact avec lag de 6-18 mois). Les deux ont le même objectif (stabiliser l’économie) mais des mécanismes et des lags différents.