📝 Méthode de la Dissertation de Philosophie — Guide Complet

De l’analyse du sujet à la conclusion : la méthode pas à pas pour réussir la dissertation de philo au bac, avec exemples rédigés.

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Étapes
4h
Durée épreuve
20
Points
📝
Coefficient 8
💡 L’essentiel : une dissertation de philosophie n’est pas un exposé de connaissances. C’est un exercice de réflexion argumentée qui montre votre capacité à poser un problème, à examiner plusieurs réponses possibles et à construire un raisonnement progressif. La méthode compte autant que les connaissances.



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⏱️ Gestion du temps (4 heures)

Étape Durée Ce que vous faites
Analyse du sujet 30 min Définir les termes, reformuler, trouver le problème
Problématique + plan 30 min Formuler la problématique, structurer les 3 parties avec arguments
Rédaction au brouillon (intro) 20 min Rédiger l’introduction intégralement au brouillon
Rédaction au propre 2h20 Introduction + 3 parties + conclusion
Relecture 20 min Orthographe, cohérence, transitions
⚠️ Règle d’or : ne commencez JAMAIS à rédiger au propre avant d’avoir un plan détaillé avec les arguments de chaque sous-partie. L’heure investie au brouillon est celle qui rapporte le plus de points.



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🔍 Analyser le sujet (30 min au brouillon)

C’est l’étape la plus importante. Une mauvaise analyse = un hors-sujet. Prenez le temps.

Étape 1a — Identifier le type de sujet
Les sujets de philo prennent trois formes :

1. Question fermée : « La liberté est-elle une illusion ? » → Réponse oui/non attendue, puis dépassement.
2. Question ouverte : « Que signifie être libre ? » → Exploration des différentes significations.
3. Citation à discuter : « Peut-on dire avec Sartre que « l’homme est condamné à être libre » ? » → Analyser puis discuter la thèse.

Étape 1b — Définir chaque terme du sujet
Prenez chaque mot important du sujet et donnez-en plusieurs définitions (sens courant, sens philosophique, sens étymologique). C’est dans les écarts entre ces définitions que se loge le problème.

Exemple : « Le travail est-il une libération ? »
Travail : activité productive (sens économique), effort pénible (étymologie : tripalium, instrument de torture), moyen d’accomplissement (Hegel).
Libération : se défaire d’une contrainte, accéder à l’autonomie, s’épanouir.
Est-il : question de nature (le travail est-il PAR NATURE libérateur ?) ou question de fait (le travail PEUT-il libérer ?).

Étape 1c — Repérer les présupposés
Chaque sujet contient des présupposés implicites que vous devez identifier et questionner.

Exemple : « Faut-il craindre la technique ? »
Présupposé : la technique pourrait être dangereuse. Mais pourquoi ? Est-ce la technique elle-même ou l’usage qu’on en fait ?

Étape 1d — Reformuler le sujet
Reformulez le sujet avec vos propres mots pour vérifier que vous l’avez compris. Vous devez pouvoir l’expliquer simplement à quelqu’un qui ne l’a pas lu.

Exemple : « La conscience de soi suppose-t-elle autrui ? » → « A-t-on besoin des autres pour se connaître soi-même, ou peut-on se connaître seul ? »

✅ Test : si après l’analyse, vous pouvez formuler au moins deux réponses contradictoires au sujet, vous avez trouvé le problème. Sinon, continuez à creuser.



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❓ Dégager la problématique

La problématique n’est pas une simple reformulation du sujet. C’est la tension, le paradoxe, le conflit entre deux réponses possibles.

Qu’est-ce qu’une bonne problématique ?
Une problématique met en évidence un paradoxe ou une tension qui rend le sujet philosophiquement intéressant. Elle montre pourquoi la réponse n’est pas évidente.

Mauvaise problématique : « Le travail est-il une libération ? » (simple répétition du sujet)
Bonne problématique : « Si le travail est étymologiquement lié à la souffrance (tripalium), comment peut-il être en même temps ce par quoi l’homme s’accomplit et se libère ? La libération par le travail suppose-t-elle des conditions particulières, ou le travail est-il libérateur par nature ? »

Méthode pour trouver la problématique
1. Répondez spontanément OUI au sujet. Notez les arguments.
2. Répondez spontanément NON. Notez les arguments.
3. Identifiez ce qui fait que les deux réponses sont légitimes → c’est votre tension.
4. Formulez cette tension sous forme de question.
Exemple
Sujet : « La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne ? »
Réponse 1 (oui) : Être libre = ne subir aucune contrainte extérieure, être maître de soi-même. Obéir = soumettre sa volonté à celle d’un autre → contraire de la liberté.

Réponse 2 (non) : Obéir à une loi juste peut être une forme de liberté (Rousseau). Ne pas obéir du tout = anarchie, loi du plus fort. Obéir à la raison ou à soi-même ≠ soumission.

Problématique : « Si la liberté semble exclure toute obéissance, l’expérience montre pourtant que certaines formes d’obéissance — à la loi, à la raison, à soi-même — sont la condition même de la liberté. Dès lors, la vraie liberté réside-t-elle dans l’absence de toute règle ou dans le choix éclairé des règles auxquelles on se soumet ? »



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📋 Construire le plan

Le plan dialectique (le plus courant et le plus sûr)
Partie I — Thèse : la réponse la plus spontanée, celle du « sens commun » ou d’une première analyse. Vous la défendez avec des arguments solides et des références.

Partie II — Antithèse : vous montrez les limites de la thèse. Une autre réponse, opposée ou nuancée, est possible. Nouveaux arguments, nouvelles références.

Partie III — Synthèse / Dépassement : vous ne faites PAS un compromis mou (« un peu oui, un peu non »). Vous reformulez le problème à un niveau supérieur. Vous montrez que le sujet demandait une distinction que ni la thèse ni l’antithèse ne faisaient.

🚫 Erreur fatale : la partie III ne doit JAMAIS être un simple résumé des parties I et II. C’est le moment de proposer une réponse originale qui dépasse l’opposition. C’est là que se fait la différence entre une copie moyenne et une bonne copie.
Exemple de plan
« Le travail est-il une libération ? »
I. Le travail libère l’homme
— A. Le travail libère de la nature et du besoin (Hegel, dialectique du maître et de l’esclave : l’esclave accède à la conscience de soi par le travail)
— B. Le travail structure l’identité et donne un rôle social (Voltaire : « le travail éloigne trois grands maux »)
— C. Le travail développe les capacités humaines (Marx jeune : l’homme se réalise dans la transformation de la nature)

II. Mais le travail peut aussi aliéner
— A. Le travail salarié peut être une exploitation (Marx : travail aliéné, l’ouvrier ne se reconnaît pas dans son produit)
— B. La division du travail mutile l’individu (Smith, Chaplin : le travailleur devient un rouage)
— C. Le travail moderne brouille la frontière vie pro/vie perso (burn-out, souffrance au travail)

III. Ce n’est pas « le travail » qui libère, mais certaines conditions du travail
— A. La liberté par le travail dépend de l’autonomie qu’il laisse (Arendt : distinction travail / œuvre / action)
— B. Un travail libérateur suppose le choix, le sens et la reconnaissance (Honneth, Dejours)
— C. La vraie question n’est pas « le travail libère-t-il ? » mais « quel travail, dans quelles conditions ? » → la liberté est politique, pas seulement économique

Les autres plans possibles
Plan progressif (thématique) : chaque partie approfondit la précédente sans opposition frontale. Partie I = niveau superficiel, Partie II = analyse plus profonde, Partie III = réponse philosophique forte. Adapté aux sujets ouverts (« Que signifie… ? »).

Plan par distinction conceptuelle : chaque partie examine un sens différent du concept central. Ex : « Qu’est-ce qu’être libre ? » → I. Liberté comme absence de contrainte / II. Liberté comme autonomie / III. Liberté comme accomplissement de soi.

Structure d’une sous-partie (A, B, C)
Chaque sous-partie suit le même schéma :

1. Idée : une phrase qui énonce clairement l’argument.
2. Explication : développement du raisonnement (3-5 phrases).
3. Référence : citation ou auteur qui appuie l’argument.
4. Exemple : illustration concrète (facultatif mais valorisé).
5. Lien : transition vers la sous-partie suivante.



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🚀 Rédiger l’introduction (toujours au brouillon)

L’introduction est votre vitrine. Le correcteur s’en fait une première impression décisive. Rédigez-la intégralement au brouillon.

Les 4 étapes de l’introduction
1. Accroche (2-3 phrases) : une situation concrète, une citation, un paradoxe, une observation du quotidien qui amène naturellement au sujet. Pas de « De tout temps, les hommes… ».

2. Analyse du sujet (3-4 phrases) : définition des termes clés, repérage des présupposés. Montrez au correcteur que vous avez compris les enjeux.

3. Problématique (2-3 phrases) : formulez la tension, le paradoxe. C’est le cœur de l’introduction.

4. Annonce du plan (2-3 phrases) : présentez les 3 parties de façon fluide (pas « dans un premier temps… dans un deuxième temps… »).

Exemple d’introduction rédigée
« La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne ? »
[Accroche] Lorsqu’un enfant refuse d’obéir à ses parents au nom de sa « liberté », on sourit de cette naïveté. Pourtant, l’idée que la liberté se définit par l’absence de toute contrainte extérieure semble intuitivement juste : être libre, n’est-ce pas faire ce que l’on veut ?

[Analyse] Le sujet invite à examiner le lien entre liberté et obéissance. « Obéir » signifie soumettre sa volonté à celle d’un autre ou à une règle. « N’obéir à personne » supposerait une indépendance totale. Or, la liberté a aussi un sens politique (vivre sous des lois justes) et un sens moral (agir selon la raison). Ces différents sens entrent en tension.

[Problématique] Si la liberté semble exclure toute forme de soumission, l’expérience montre que vivre sans aucune règle — la loi du plus fort — est l’opposé même de la liberté. Dès lors, la vraie liberté réside-t-elle dans le refus de toute obéissance, ou dans le choix éclairé des règles auxquelles on consent à se soumettre ?

[Plan] Nous verrons d’abord en quoi la liberté semble effectivement incompatible avec l’obéissance. Puis nous montrerons que certaines formes d’obéissance, loin de supprimer la liberté, en sont la condition. Enfin, nous proposerons que la liberté authentique consiste non pas à n’obéir à personne, mais à n’obéir qu’à soi-même — c’est-à-dire à la loi que l’on se prescrit par la raison.

🚫 Accroches interdites :
— « De tout temps, les hommes se sont interrogés sur… » (vide)
— « Le dictionnaire Larousse définit la liberté comme… » (scolaire)
— « La liberté est un sujet très intéressant. » (inutile)
— Commencer directement par « Dans un premier temps… » (pas d’accroche)



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📖 Rédiger le développement

Structure de chaque partie
Chaque partie contient 2 à 3 sous-parties (idéalement 3). Chaque sous-partie fait environ 10-15 lignes.

Début de partie : une phrase d’introduction qui annonce l’idée directrice de la partie.
Sous-parties A, B, C : un argument par sous-partie (idée → explication → référence → exemple).
Fin de partie : une phrase de bilan + une transition vers la partie suivante.

Les transitions
La transition entre les parties est obligatoire. Elle fait le lien logique entre ce qui précède et ce qui suit. Structure :

1. Bilan : « Nous avons vu que… » (1 phrase)
2. Limite : « Cependant, cette analyse ne rend pas compte de… » (1 phrase)
3. Annonce : « C’est pourquoi il faut examiner… » (1 phrase)

Comment intégrer les références philosophiques
Bien : « Pour Kant, le devoir moral est inconditionnel : il ne dépend ni des circonstances ni des conséquences. Comme il l’écrit dans les Fondements de la métaphysique des mœurs, il faut « agir uniquement d’après la maxime qui fait que tu puisses vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle ». Cela signifie que… »

Mal : « Kant a dit : « Agis uniquement d’après la maxime… » » (citation plaquée sans explication)

✅ Règle des 3 niveaux : un bon paragraphe argumentatif contient (1) votre idée personnelle, (2) une référence philosophique qui l’appuie, (3) un exemple concret qui l’illustre. Si vous avez ces trois niveaux dans chaque sous-partie, votre copie sera solide.



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🎯 Rédiger la conclusion

Les 3 étapes de la conclusion
1. Récapitulation du parcours (3-4 phrases) : résumez les étapes de votre réflexion (pas les parties, mais le mouvement de la pensée).

2. Réponse au sujet (1-2 phrases) : donnez votre réponse finale, claire et directe. Le correcteur doit savoir quelle est votre position.

3. Ouverture (1-2 phrases, facultatif) : élargissez vers un problème connexe. Pas une question vague (« Mais finalement, qu’est-ce que la liberté ? ») mais un prolongement précis et stimulant.

Exemple de conclusion
« La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne ? »
[Récapitulation] Notre réflexion nous a conduits d’une conception spontanée de la liberté comme absence de toute contrainte à une compréhension plus profonde. Si refuser toute obéissance semble garantir l’indépendance, nous avons vu que cette liberté « sauvage » conduit paradoxalement à la soumission au plus fort ou aux passions. L’obéissance à des lois justes, loin d’être contraire à la liberté, en constitue la condition politique.

[Réponse] La liberté ne consiste donc pas à n’obéir à personne, mais à n’obéir qu’à la loi que l’on se donne soi-même par l’exercice de la raison — ce que Kant nomme l’autonomie.

[Ouverture] Reste à savoir si cette autonomie est réellement accessible à tous, ou si les inégalités sociales et culturelles ne rendent pas cette liberté rationnelle elle-même inégalement distribuée.

🚫 À éviter en conclusion :
— « En conclusion, cette question est très complexe et chacun a son avis. » (non-réponse)
— Introduire une idée nouvelle qui n’a pas été développée
— Terminer par une question vague sans rapport avec le sujet



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🚫 Les 10 erreurs les plus fréquentes

# Erreur Pourquoi c’est grave Comment corriger
1 Pas de problématique Sans problème, pas de philosophie. Le correcteur ne voit qu’un exposé. Formulez toujours une tension entre deux réponses possibles.
2 Plan I = oui / II = non / III = « ça dépend » La partie III ne doit pas être un compromis mou mais un dépassement. La partie III reformule le problème à un niveau supérieur.
3 Citations plaquées sans explication Réciter n’est pas philosopher. Une citation non analysée est inutile. Expliquez toujours POURQUOI cette citation éclaire votre propos.
4 Exemples sans arguments Un exemple illustre un argument, il ne le remplace pas. Formulez d’abord l’idée, puis illustrez-la par l’exemple.
5 Hors-sujet Traiter un sujet voisin = 0 points. Fréquent quand l’analyse est bâclée. Revenez au sujet à chaque paragraphe. Chaque argument doit y répondre.
6 Pas de transitions La copie semble décousue, le correcteur ne voit pas la progression. Bilan + limite + annonce entre chaque grande partie.
7 Introduction trop longue Plus de 15-20 lignes, c’est trop. L’intro pose le problème, elle ne le résout pas. 4 étapes max : accroche, analyse, problématique, plan.
8 Réciter un cours La dissertation teste votre réflexion, pas votre mémoire. Utilisez le cours comme outil au service de VOTRE argumentation.
9 Opinion personnelle sans argument « Je pense que… » sans justification n’est pas de la philosophie. Toute affirmation doit être justifiée par un raisonnement.
10 Négliger la forme Orthographe, syntaxe, mise en page : le correcteur lit 80+ copies. Sautez des lignes entre les parties. Aérez. Relisez 20 min.



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Exemple : plan détaillé complet

Sujet type bac
« Peut-on être heureux sans être libre ? »

Analyse :
Bonheur : état de satisfaction durable, plénitude, accomplissement.
Liberté : absence de contrainte (liberté négative) / autonomie (liberté positive) / libre arbitre.
Peut-on : est-ce possible ? est-ce légitime ?
Sans : le bonheur est-il conditionné par la liberté ou indépendant d’elle ?

Problématique : « Si le bonheur semble supposer la maîtrise de sa vie — donc la liberté —, certaines traditions philosophiques (stoïcisme, épicurisme) montrent qu’on peut atteindre le bonheur en acceptant les contraintes extérieures. Le bonheur a-t-il besoin de la liberté pour être authentique, ou peut-on être heureux même dans la servitude ? »

I. Le bonheur semble impossible sans liberté
A. Le bonheur suppose le choix : sans liberté de choisir sa vie, la satisfaction est imposée, pas choisie (Mill : « mieux vaut être un Socrate insatisfait qu’un porc satisfait »).
B. L’esclave peut avoir du plaisir mais pas de bonheur au sens fort (Aristote : l’eudaimonia suppose l’activité libre de l’âme).
C. Les régimes totalitaires fabriquent un « bonheur » de façade (Huxley, Le Meilleur des mondes) → un bonheur sans liberté n’est-il qu’une illusion ?

Transition : Le bonheur semble donc exiger la liberté. Pourtant, des philosophes montrent qu’on peut être heureux MALGRÉ les contraintes extérieures, voire grâce à leur acceptation.

II. Le bonheur peut se trouver au-delà de la liberté extérieure
A. Le stoïcisme : le bonheur réside dans l’acceptation de ce qui ne dépend pas de nous (Épictète : esclave et philosophe, il distingue ce qui dépend de nous / ce qui n’en dépend pas).
B. L’ataraxie épicurienne : le bonheur = absence de trouble, accessible en limitant ses désirs, même en prison.
C. La sagesse orientale (bouddhisme) : le détachement du désir de liberté est lui-même source de sérénité.

Transition : Si le bonheur intérieur est possible sans liberté extérieure, cela suppose toutefois une forme de liberté intérieure. Le vrai enjeu est peut-être de distinguer deux formes de liberté.

III. Le bonheur authentique suppose une liberté intérieure, même sans liberté extérieure
A. La distinction liberté extérieure / liberté intérieure est la clé : on peut être prisonnier et libre intérieurement (Mandela, Frankl : Découvrir un sens à sa vie).
B. La liberté nécessaire au bonheur n’est pas l’absence de toute contrainte mais l’autonomie : la capacité à donner un sens à sa situation (Sartre : « l’homme est condamné à être libre » même en situation contrainte).
C. Le bonheur sans AUCUNE forme de liberté (ni extérieure ni intérieure) est une contradiction : un être totalement déterminé ne peut pas « être » heureux, car il n’y a pas de sujet conscient de son bonheur.

Conclusion : On peut être heureux sans liberté extérieure, à condition de conserver une liberté intérieure — la capacité de donner du sens, de choisir son attitude face au réel. Un bonheur sans aucune forme de liberté serait une satisfaction animale, pas un bonheur humain.



Checklist avant de rendre votre copie

  • J’ai défini les termes clés du sujet dans l’introduction
  • Ma problématique formule un vrai paradoxe / une tension
  • Mon plan progresse (chaque partie apporte quelque chose de nouveau)
  • La partie III n’est PAS un résumé mais un dépassement
  • Chaque sous-partie contient : idée + explication + référence
  • Mes citations sont expliquées, pas simplement plaquées
  • Les transitions entre parties sont rédigées
  • Ma conclusion répond clairement au sujet
  • J’ai sauté des lignes entre les grandes parties
  • J’ai relu l’orthographe et la ponctuation (20 min minimum)

❓ Questions fréquentes

Faut-il toujours faire un plan en 3 parties ?
C’est la norme au bac français, oui. Un plan en 2 parties est théoriquement possible mais risqué (il manque le dépassement). Un plan en 3 parties est attendu par les correcteurs. Chaque partie doit contenir 2 à 3 sous-parties.
Combien de pages faut-il écrire ?
Il n’y a pas de longueur officielle, mais une bonne copie de bac fait généralement 6 à 8 pages (copies doubles). Moins de 4 pages, c’est trop court. Plus de 10 pages, vous êtes probablement trop bavard. La qualité prime toujours sur la quantité.
Peut-on donner son avis personnel ?
Oui, mais votre avis doit être argumenté philosophiquement. « Je pense que la liberté est importante » n’est pas un argument. « La liberté est la condition du bonheur car sans elle, la satisfaction est subie et non choisie, comme le montre Mill… » est un argument philosophique qui exprime aussi votre position.
Que faire si je ne connais aucune citation sur le sujet ?
Vous pouvez reformuler les idées des philosophes sans les citer textuellement : « Pour Kant, le devoir moral ne dépend pas des conséquences de l’action. » C’est tout à fait acceptable. Vous pouvez aussi utiliser des exemples concrets bien analysés pour compenser. L’essentiel est la qualité du raisonnement.
Dissertation ou explication de texte : que choisir au bac ?
La dissertation convient mieux si vous avez une bonne culture philosophique (auteurs, citations) et aimez construire un raisonnement libre. L’explication de texte convient si vous êtes bon en analyse de texte et préférez être guidé par un support. En cas de doute, la dissertation est souvent plus « payante » car elle valorise la réflexion personnelle.

Méthode de la dissertation de philosophie — Cours et Fiches

Dernière mise à jour : février 2026