L'État : Cours Complet

Philosophie Terminale — Contrat social, souveraineté, séparation des pouvoirs, démocratie, totalitarisme

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2026
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SECTION 01

Introduction : qu'est-ce que l'État ?

📌 Définition

L'État est une institution politique qui exerce une autorité souveraine sur un territoire et une population. Il se distingue du gouvernement (qui change) par sa permanence, et de la société civile (qui est l'ensemble des individus et de leurs relations privées) par son pouvoir de contrainte.

L'État moderne se caractérise par trois éléments : un territoire délimité, une population soumise à son autorité, et un pouvoir souverain qui détient le monopole de la force légitime.

📐 Les grandes questions :

• L'État est-il nécessaire ou pourrait-on s'en passer ?

• D'où vient la légitimité du pouvoir étatique ?

• L'État garantit-il la liberté ou la menace-t-il ?

• L'État sert-il le bien commun ou les intérêts d'une classe dominante ?

• Quelles limites doit-on poser au pouvoir de l'État ?

SECTION 02

L'état de nature

📌 Une fiction théorique

L'« état de nature » est une hypothèse philosophique : que seraient les hommes sans État, sans loi, sans société organisée ? Ce n'est pas (sauf chez Rousseau) une description historique mais un outil de pensée pour justifier — ou contester — l'existence de l'État.

Philosophe Vision de l'état de nature Conclusion
Hobbes Guerre de tous contre tous : « l'homme est un loup pour l'homme ». Chacun craint la mort violente. L'État absolu est nécessaire pour sortir de la violence.
Locke Liberté et égalité naturelles, mais insécurité des droits (pas de juge impartial). L'État libéral protège les droits naturels.
Rousseau L'homme naturel est bon, solitaire, paisible. La société le corrompt (propriété, inégalité). Le contrat social doit retrouver la liberté sous la loi commune.
💡 Aristote : l'homme est un animal politique

Aristote refuse la fiction de l'état de nature. Pour lui, l'homme est par nature un animal politique (zôon politikon) : il ne peut s'accomplir que dans la cité (polis). Vivre hors de la cité, c'est être « une bête ou un dieu ». L'État n'est pas un artifice né d'un contrat : il est naturel.

SECTION 03

Hobbes : le Léviathan

📌 La peur comme fondement de l'État

Dans le Léviathan (1651), Hobbes part d'un constat pessimiste : à l'état de nature, les hommes sont égaux en force et en ruse, et tous désirent les mêmes choses. Sans autorité commune, c'est la guerre de tous contre tous (bellum omnium contra omnes). La vie y est « solitaire, misérable, dangereuse, brutale et brève ».

📘 Le contrat hobbesien

Pour échapper à cette violence, les individus passent un contrat : chacun renonce à son droit naturel sur toute chose et transfère sa puissance à un souverain unique (le Léviathan). Ce souverain — un individu ou une assemblée — concentre tout le pouvoir. En échange, il assure la sécurité de tous.

Le souverain n'est pas partie au contrat : il est au-dessus. Les sujets ne peuvent pas lui résister, car c'est leur propre volonté qui l'a institué. Le seul cas où l'obéissance cesse : si le souverain ne peut plus protéger la vie des sujets.

⚠️ Critique : l'absolutisme

Hobbes justifie un État absolu : pas de séparation des pouvoirs, pas de droit de résistance, pas de liberté d'expression contre le souverain. Locke objectera que ce remède est pire que le mal : confier tout le pouvoir à un seul, c'est remplacer la guerre de tous par la tyrannie d'un seul.

SECTION 04

Locke : l'État libéral

📌 L'État protecteur des droits naturels

Locke, dans les Deux traités du gouvernement civil (1689), part d'un état de nature plus optimiste que Hobbes : les hommes y sont libres et égaux, dotés de droits naturels (vie, liberté, propriété). Le problème n'est pas la guerre mais l'insécurité : sans juge impartial, chacun est juge de ses propres causes.

✅ Un État limité

Le contrat lockien fonde un État dont la seule fonction est de protéger les droits naturels. Le pouvoir est limité : l'État ne peut pas violer les droits qu'il est censé protéger. S'il le fait, le peuple a le droit de résistance — voire de révolution.

Locke est le fondateur du libéralisme politique : l'État est un instrument au service des individus, pas une fin en soi. Le pouvoir est un dépôt (trust) que le peuple confie et peut reprendre.

Critère Hobbes Locke
État de nature Guerre, violence, peur Liberté, égalité, insécurité
But de l'État Sécurité à tout prix Protection des droits naturels
Pouvoir Absolu, indivisible Limité, divisé, révocable
Droit de résistance Non (sauf si le souverain ne protège plus) Oui (si l'État viole les droits)
Héritage Absolutisme Libéralisme, constitutionnalisme

SECTION 05

Rousseau : la volonté générale

📌 Le problème du Contrat social

Rousseau pose le problème ainsi : « Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant. »

📐 La solution : la volonté générale

Chaque citoyen s'aliène totalement à la communauté — mais comme tous font de même, personne n'est soumis à un individu particulier. La souveraineté appartient au peuple entier qui exprime la volonté générale : ce que tous veulent comme intérêt commun (pas la somme des intérêts particuliers).

La loi est l'expression de la volonté générale. Obéir à la loi qu'on a contribué à faire, c'est obéir à soi-même — c'est la liberté civile.

🎯 Volonté générale ≠ volonté de tous

La volonté de tous est la somme des volontés particulières (chacun veut son intérêt privé). La volonté générale vise l'intérêt commun. La majorité peut se tromper si elle vote selon ses intérêts particuliers. La volonté générale est toujours droite, mais le peuple peut être trompé sur ce qui constitue le bien commun.

⚠️ Critique : la tyrannie de la majorité ?

Benjamin Constant et Tocqueville reprochent à Rousseau de justifier une souveraineté illimitée du corps politique. Si la volonté générale est toujours juste, alors la majorité a toujours raison — et les individus peuvent être « forcés d'être libres ». Le risque est la tyrannie de la majorité : une démocratie qui opprime les minorités au nom du peuple.

SECTION 06

Montesquieu : la séparation des pouvoirs

📌 Le pouvoir arrête le pouvoir

Montesquieu, dans De l'esprit des lois (1748), établit le principe fondamental de l'État de droit moderne : pour éviter l'abus de pouvoir, il faut que « le pouvoir arrête le pouvoir ». La solution est la séparation des pouvoirs.

Pouvoir Fonction Qui l'exerce
Législatif Faire les lois Le Parlement (représentants du peuple)
Exécutif Appliquer les lois Le gouvernement, le chef de l'État
Judiciaire Juger les conflits et sanctionner Les tribunaux, magistrats indépendants
✅ Le principe

Si un même individu ou organe concentre les trois pouvoirs, c'est le despotisme. La liberté politique n'existe que lorsque ces trois pouvoirs sont distincts et indépendants. Chacun contrôle et limite les autres (système de checks and balances).

📘 Montesquieu et les types de gouvernement

Montesquieu distingue trois types de gouvernement, chacun animé par un principe :

République : principe = vertu (amour des lois et de l'égalité).

Monarchie : principe = honneur (chacun veut se distinguer).

Despotisme : principe = crainte (le tyran gouverne par la terreur).

SECTION 07

Weber : le monopole de la violence légitime

📌 Définition sociologique de l'État

Max Weber donne la définition sociologique la plus célèbre de l'État : « L'État est une communauté humaine qui revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime dans un territoire donné. »

L'État n'est pas le seul à user de la violence — mais il est le seul à pouvoir le faire légitimement. La police, l'armée, les prisons — toute cette violence n'est considérée comme acceptable que parce qu'elle émane de l'État.

📐 Les trois types de légitimité

1. Traditionnelle : le pouvoir est légitime parce qu'il l'a toujours été (monarchie héréditaire, coutume).

2. Charismatique : le pouvoir repose sur les qualités exceptionnelles d'un leader (prophète, héros, révolutionnaire).

3. Rationnelle-légale : le pouvoir est légitime parce qu'il est fondé sur des règles impersonnelles (constitution, lois, procédures). C'est le type dominant des États modernes.

SECTION 08

Marx : l'État comme instrument de domination

📌 L'État est une superstructure

Pour Marx, l'État n'est pas neutre : il est l'instrument de la classe dominante. Dans une société capitaliste, l'État protège les intérêts de la bourgeoisie (propriété privée, exploitation) sous couvert de servir l'intérêt général.

L'État fait partie de la superstructure (institutions politiques, juridiques, culturelles) qui reflète et perpétue l'infrastructure (les rapports économiques de production). Le droit, la police, l'armée sont des instruments de domination de classe.

🎯 Le dépérissement de l'État

Marx prévoit que la révolution prolétarienne instaurera d'abord une dictature du prolétariat (phase de transition), puis qu'avec la disparition des classes sociales, l'État deviendra inutile et dépérira. Dans la société communiste achevée, il n'y aura plus besoin d'État car il n'y aura plus de classes antagonistes. Engels résume : « l'État n'est pas aboli, il s'éteint. »

⚠️ Critique historique

L'histoire a montré que les régimes se réclamant de Marx (URSS, Chine, Cuba) n'ont pas produit le dépérissement de l'État mais au contraire un renforcement considérable de sa puissance — jusqu'au totalitarisme. La « dictature du prolétariat » est devenue dictature tout court.

SECTION 09

L'anarchisme : contre l'État

📌 L'État est le problème, pas la solution

Les anarchistes (Proudhon, Bakounine, Kropotkine) refusent tout État, même révolutionnaire. L'État est par nature oppressif : quelle que soit sa forme (monarchie, démocratie, dictature du prolétariat), il concentre le pouvoir et écrase la liberté individuelle.

📘 Bakounine contre Marx

Bakounine objecte à Marx : si vous donnez tout le pouvoir à un État « prolétarien », il ne dépérira jamais — les dirigeants deviendront une nouvelle classe dominante. La liberté ne peut pas naître de la domination, même temporaire. Il faut abolir l'État immédiatement et organiser la société par la fédération libre de communes autonomes.

💡 Limites de l'anarchisme

Comment organiser la justice, la défense, les grands travaux collectifs sans autorité centrale ? Les anarchistes répondent par l'entraide (Kropotkine) et l'autogestion. Mais les expériences historiques (Commune de Paris, Espagne 1936) ont été brèves et vulnérables face aux États organisés.

SECTION 10

Totalitarisme : Arendt

📌 Un phénomène radicalement nouveau

Hannah Arendt, dans Les Origines du totalitarisme (1951), analyse le nazisme et le stalinisme comme des régimes d'un type inédit, irréductibles à la tyrannie ou au despotisme classiques.

⚠️ Les caractéristiques du totalitarisme

1. L'idéologie totale : une vision du monde qui prétend tout expliquer (loi de la race, loi de l'histoire) et ne tolère aucune contestation.

2. La terreur : instrument permanent de gouvernement, qui frappe même les fidèles du régime. Personne n'est en sécurité.

3. La destruction de la sphère privée : il n'y a plus d'espace personnel, familial ou associatif hors du contrôle de l'État-parti.

4. L'atomisation des individus : le totalitarisme détruit tous les liens sociaux (familles, syndicats, partis) pour ne laisser que des individus isolés face à la machine étatique.

5. La superfluité : les camps de concentration visent à prouver que les êtres humains sont superflus, interchangeables, « de trop ».

✅ Totalitarisme ≠ dictature

La dictature traditionnelle cherche le pouvoir et se contente de la soumission extérieure. Le totalitarisme cherche la domination totale : il veut transformer la nature humaine elle-même, contrôler les pensées, pas seulement les actes. C'est pourquoi Arendt le considère comme un phénomène radicalement nouveau.

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L'État de droit et la démocratie

📌 L'État soumis au droit

L'État de droit est un État où le pouvoir est lui-même soumis à des règles juridiques supérieures (Constitution, droits fondamentaux). Personne — pas même le souverain — n'est au-dessus de la loi.

📐 Les piliers de l'État de droit

1. La séparation des pouvoirs (Montesquieu).

2. La hiérarchie des normes : la loi est soumise à la Constitution, les décrets sont soumis à la loi.

3. Les droits fondamentaux : liberté d'expression, de conscience, d'association — des droits que l'État ne peut pas supprimer.

4. Le contrôle juridictionnel : un juge indépendant vérifie que l'État respecte ses propres règles.

🎯 Tocqueville : les risques de la démocratie

Tocqueville, dans De la démocratie en Amérique (1835-1840), admire la démocratie mais identifie deux risques :

1. La tyrannie de la majorité : la majorité impose sa volonté sans respecter les droits des minorités.

2. Le despotisme doux : un État-providence paternaliste qui prend en charge tous les aspects de la vie des citoyens, les rendant passifs et dépendants — « un pouvoir immense et tutélaire » qui « ne brise pas les volontés, mais il les amollit ».

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Tableau récapitulatif des thèses

Philosophe Thèse sur l'État Concepts clés
Aristote L'homme est un animal politique ; l'État est naturel Zôon politikon, cité, bien commun
Hobbes L'État absolu est nécessaire pour échapper à la guerre de tous Léviathan, contrat, état de nature, sécurité
Locke L'État libéral protège les droits naturels ; le peuple peut résister Droits naturels, trust, résistance
Rousseau L'État légitime exprime la volonté générale du peuple Contrat social, volonté générale, liberté civile
Montesquieu La séparation des pouvoirs empêche le despotisme Législatif/exécutif/judiciaire, checks and balances
Weber L'État a le monopole de la violence légitime 3 types de légitimité, bureaucratie
Marx L'État est l'instrument de domination de la classe dominante Superstructure, lutte des classes, dépérissement
Bakounine Tout État est oppressif ; il faut l'abolir immédiatement Anarchisme, fédéralisme, autogestion
Arendt Le totalitarisme est un phénomène nouveau : domination totale Terreur, idéologie, atomisation, superfluité
Tocqueville La démocratie risque la tyrannie de la majorité et le despotisme doux Égalité des conditions, corps intermédiaires

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Exercices types bac

🧠 Comparez les conceptions de l'état de nature chez Hobbes et Rousseau.
Pour Hobbes, l'état de nature est une guerre de tous contre tous — les hommes sont égaux en force et en méchanceté, et sans État, la vie est brutale et brève. Pour Rousseau, l'homme naturel est bon, solitaire et paisible — c'est la société (propriété, inégalité) qui le corrompt. Hobbes en conclut que l'État absolu est nécessaire ; Rousseau que le contrat social doit retrouver la liberté perdue.
🧠 Qu'est-ce que le monopole de la violence légitime (Weber) ?
Weber définit l'État comme la communauté qui revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime sur un territoire. D'autres acteurs peuvent user de violence, mais seul l'État le fait légitimement (police, armée, justice). Cette légitimité peut être traditionnelle (coutume), charismatique (leader exceptionnel) ou rationnelle-légale (constitution et lois). C'est le type dominant dans les démocraties modernes.
🧠 Pourquoi Marx considère-t-il l'État comme un instrument de domination ?
Pour Marx, l'État est une superstructure qui reflète les rapports économiques (infrastructure). Dans une société capitaliste, l'État protège la propriété privée et les intérêts de la bourgeoisie sous couvert d'intérêt général. Le droit, la police et l'armée sont des instruments de domination de classe. L'État ne dépérira qu'avec la disparition des classes sociales après la révolution.
🧠 En quoi le totalitarisme diffère-t-il de la dictature selon Arendt ?
La dictature cherche le pouvoir politique et se contente de la soumission extérieure. Le totalitarisme vise la domination totale : il veut transformer la nature humaine, contrôler les pensées, détruire toute sphère privée et atomiser les individus. Il utilise une idéologie totale et la terreur permanente. C'est un phénomène historiquement nouveau (nazisme, stalinisme), pas une simple tyrannie renforcée.
🧠 Qu'est-ce que la séparation des pouvoirs et pourquoi est-elle nécessaire ?
Montesquieu distingue le pouvoir législatif (faire les lois), exécutif (les appliquer) et judiciaire (juger). Si un même individu concentre ces trois pouvoirs, c'est le despotisme. La séparation garantit la liberté politique : chaque pouvoir contrôle et limite les autres, empêchant les abus. C'est le fondement de l'État de droit moderne.
🧠 Dissertation express : « L'État est-il l'ennemi de la liberté ? » — Plan en 3 parties.
I. Oui, l'État menace la liberté — Marx : l'État est domination de classe. Bakounine : tout pouvoir opprime. Arendt : le totalitarisme détruit la liberté radicalement. Tocqueville : même la démocratie risque le despotisme doux.
II. Non, l'État est la condition de la liberté — Hobbes : sans État, c'est la guerre. Locke : l'État protège les droits naturels. Rousseau : la loi votée en commun est liberté. Montesquieu : la séparation des pouvoirs garantit la liberté politique.
III. La question est celle des limites de l'État — L'État de droit est la solution : un État assez fort pour protéger la liberté, assez limité pour ne pas l'écraser. Les droits fondamentaux, la séparation des pouvoirs et le contrôle juridictionnel sont les garde-fous qui permettent à l'État d'être au service de la liberté.

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Questions fréquentes

L'État en philo ?
Institution souveraine sur un territoire. Monopole de la violence légitime (Weber).
État de nature ?
Hobbes : guerre. Locke : liberté insécure. Rousseau : bonté corrompue par la société.
Le contrat social ?
Accord pour quitter l'état de nature. 3 versions : Hobbes (absolu), Locke (libéral), Rousseau (démocratique).
Séparation des pouvoirs ?
Montesquieu : législatif/exécutif/judiciaire. Le pouvoir arrête le pouvoir. Anti-despotisme.
Le totalitarisme ?
Arendt : domination totale. Idéologie, terreur, atomisation. ≠ simple dictature.
Marx et l'État ?
Instrument de la classe dominante. Superstructure. Dépérira avec la fin des classes.
L'anarchisme ?
Tout État opprime. Bakounine, Proudhon. Fédération libre, autogestion.
État de droit ?
Pouvoir soumis au droit. Séparation des pouvoirs, droits fondamentaux, contrôle juridictionnel.
Despotisme doux ?
Tocqueville : État paternaliste qui amollit les volontés. Risque démocratique.
Ça tombe au bac ?
Oui, notion majeure. État/liberté, contrat social, violence légitime, État de droit.