📝 Méthode du Commentaire de Texte — Bac de Français

La méthode complète pas à pas : de la première lecture à la conclusion, avec grille d’analyse, exemples rédigés et erreurs à éviter.

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Étapes
4h
Durée épreuve
20
Points
📝
Épreuve écrite
💡 L’essentiel : le commentaire de texte n’est ni un résumé, ni une explication mot à mot, ni un catalogue de procédés. C’est une analyse organisée qui montre comment la forme du texte (style, figures, rythme, structure) produit du sens. La question centrale est toujours : comment l’auteur s’y prend-il pour exprimer / produire tel effet ?



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⏱️ Gestion du temps (4 heures)

Étape Durée Ce que vous faites
Lecture + compréhension 20 min 3 lectures, repérage du genre, du thème, du mouvement, des impressions
Analyse détaillée 40 min Grille d’analyse, repérage des procédés avec leur effet
Plan (axes + sous-parties) 20 min Regrouper les observations en 2-3 axes cohérents
Rédaction intro (brouillon) 15 min Rédiger l’introduction intégralement au brouillon
Rédaction au propre 2h05 Introduction + 2 ou 3 axes + conclusion
Relecture 20 min Orthographe, citations, transitions



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📖 Lire et comprendre le texte (3 lectures)

Lecture 1 — Compréhension globale
Lisez le texte une première fois sans rien noter. Objectif : comprendre le sens général.

Après cette lecture, répondez mentalement à :
Qui parle ? (narrateur, poète, personnage)
De quoi ? (thème principal)
À qui ? (destinataire, lecteur)
Quel effet le texte produit-il ? (émotion, surprise, persuasion, beauté…)

Lecture 2 — Contextualisation
Exploitez le paratexte (chapeau, titre de l’œuvre, nom de l’auteur, date) pour situer le texte :

Genre : roman, poésie, théâtre, essai, autobiographie ?
Mouvement littéraire : classicisme, romantisme, réalisme, symbolisme, surréalisme… ?
Contexte : que savez-vous de l’auteur et de l’époque ?
Registre dominant : lyrique, pathétique, comique, tragique, polémique, didactique ?

Lecture 3 — Repérage actif (crayon en main)
C’est la lecture la plus importante. Surlignez, annotez, entourez :

— Les champs lexicaux dominants
— Les figures de style marquantes
— Les effets de rythme et de sonorité
— Les changements de ton, les ruptures, les contrastes
— Les mots ou expressions qui vous surprennent
— La structure du texte (mouvements, paragraphes, strophes)

⚠️ Piège : ne commencez JAMAIS l’analyse sans avoir compris le sens littéral du texte. Si un passage vous résiste, relisez-le. Un contresens sur le sens global = copie hors-sujet.



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🔍 Analyser le texte avec la grille

Sur votre brouillon, passez systématiquement en revue les catégories suivantes. Notez à chaque fois le procédé ET l’effet qu’il produit.

Énonciation
Qui parle ? Narrateur interne/externe, je/il, point de vue (omniscient, interne, externe).
À qui ? Présence d’un « tu/vous » ? Apostrophe au lecteur ?
Temps verbaux : présent de narration, passé simple, imparfait (arrière-plan), futur, impératif.
Modalisation : l’auteur exprime-t-il un doute, une certitude, un jugement ? (adverbes, conditionnel, vocabulaire évaluatif)
Lexique et champs lexicaux
— Quels sont les champs lexicaux dominants ? (mort, nature, amour, combat, lumière…)
— Y a-t-il des oppositions lexicales ? (ombre/lumière, vie/mort)
— Le vocabulaire est-il concret ou abstrait ? Familier, courant, soutenu ?
— Repérez les connotations : un mot peut signifier plus que son sens littéral.
Figures de style
Ne listez pas les figures pour elles-mêmes. Pour chaque figure repérée, posez-vous la question : quel effet produit-elle ?

Métaphore/comparaison : rend concret l’abstrait, crée une image
Personnification : donne vie à un objet ou concept
Hyperbole : amplifie, traduit l’excès d’émotion
Litote : dit moins pour suggérer plus
Antithèse/oxymore : met en tension deux réalités opposées
Anaphore : martèle, insiste, crée un rythme
Énumération/accumulation : effet de profusion ou d’étouffement
Chiasme : croisement qui souligne un renversement

Rythme et sonorités (surtout en poésie)
Rythme des phrases : phrases courtes (urgence, choc) vs longues (ampleur, méditation)
Enjambement, rejet, contre-rejet : mettent un mot en valeur en poésie
Allitérations : répétition de consonnes (dureté avec [k], [t] ; douceur avec [l], [m])
Assonances : répétition de voyelles (ouverture avec [a], [o] ; fermeture avec [i], [u])
Versification : alexandrin, octosyllabe, vers libre, rimes (plates, croisées, embrassées, riches, pauvres)
Structure et progression
— Combien de mouvements dans le texte ? (parties logiques, changements de ton, de sujet)
— Y a-t-il une progression ? (du général au particulier, du calme au violent, de l’espoir au désespoir…)
— Y a-t-il une chute ou un retournement ?
— Le début et la fin du texte se répondent-ils ?



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📋 Dégager les axes de lecture (= construire le plan)

Qu’est-ce qu’un axe de lecture ?
Un axe de lecture est une idée directrice qui organise votre analyse. Ce n’est pas un thème vague (« l’amour ») mais une interprétation précise du texte (« une déclaration d’amour qui masque une angoisse de mort »).

Un bon commentaire a 2 ou 3 axes. Chaque axe contient 2-3 sous-parties.

Méthode pour trouver les axes
1. Relisez toutes vos observations au brouillon.
2. Regroupez-les par thème ou effet commun. Les procédés qui convergent vers la même idée vont ensemble.
3. Formulez chaque groupe comme une phrase affirmative (pas une question).
4. Ordonnez vos axes : du plus évident au plus subtil, du plus descriptif au plus interprétatif.
✅ Règle d’or : chaque axe doit mêler fond et forme. Un axe purement thématique (« le texte parle de la nature ») ou purement formel (« les figures de style ») est mauvais. Le bon axe dit : « La nature est idéalisée par un lyrisme qui traduit la nostalgie de l’auteur. »
Exemple d’axes
Texte : extrait des Fleurs du mal, Baudelaire, « L’Invitation au voyage »
Axe I : Un tableau poétique idéalisé — l’ailleurs comme espace de rêverie sensorielle
→ Champs lexicaux des sens, images luxueuses, rythme berçant du pentasyllabe

Axe II : Une déclaration d’amour voilée — la femme et le paysage fusionnent
→ Comparaisons femme/paysage, ton intime du « mon enfant, ma sœur », refrain comme incantation

Axe III : La quête d’un idéal inaccessible — le voyage comme métaphore de l’aspiration poétique
→ Conditionnel, « là-bas », tension entre rêve et réalité, le spleen sous la beauté

🚫 Mauvais axes :
— « I. Les figures de style / II. Le vocabulaire / III. La structure » → plan technique, pas d’interprétation
— « I. Le début du texte / II. Le milieu / III. La fin » → explication linéaire déguisée
— « I. L’amour / II. La mort » → thèmes sans analyse de la forme



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🚀 Rédiger l’introduction

Les 5 étapes de l’introduction du commentaire
1. Accroche (1-2 phrases) : contexte littéraire, mouvement, époque. Pas de « Depuis la nuit des temps… ».

2. Présentation de l’œuvre et de l’auteur (1-2 phrases) : Nom, titre, date, genre. Situez brièvement l’extrait dans l’œuvre.

3. Résumé/situation du passage (2-3 phrases) : De quoi parle ce texte précisément ? Résumez le contenu en quelques phrases sans paraphraser.

4. Problématique (1-2 phrases) : Quelle question littéraire le texte pose-t-il ? Comment l’auteur s’y prend-il pour produire tel effet ?

5. Annonce du plan (1-2 phrases) : Présentez vos 2-3 axes de façon fluide.

Exemple d’introduction rédigée
Baudelaire, « L’Invitation au voyage », Les Fleurs du mal (1857)
[Accroche] Le romantisme puis le symbolisme ont fait du voyage l’un des thèmes majeurs de la poésie, entre quête d’ailleurs et exploration intérieure.

[Présentation] Charles Baudelaire, figure centrale de la modernité poétique, publie en 1857 Les Fleurs du mal, recueil dans lequel il explore la tension entre Spleen et Idéal. « L’Invitation au voyage » appartient à la section « Spleen et Idéal » et s’adresse à la femme aimée.

[Situation] Dans ce poème, le poète invite une femme à partir vers un pays imaginaire où tout ne serait qu’ordre, beauté et volupté. Le texte mêle paysage rêvé, déclaration amoureuse et aspiration à un ailleurs idéal.

[Problématique] Comment Baudelaire parvient-il, par un jeu subtil de correspondances sensorielles et de musicalité, à faire du voyage un idéal poétique autant qu’amoureux ?

[Plan] Nous analyserons d’abord comment le poème compose un tableau sensoriel idéalisé, puis comment la femme et le paysage fusionnent dans une déclaration d’amour voilée, avant de montrer que cette invitation cache une quête d’absolu caractéristique de l’esthétique baudelairienne.



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📖 Rédiger le développement

Structure d’un paragraphe d’analyse
Chaque paragraphe (sous-partie) suit le schéma A.P.E. :

A — Argument : L’idée que vous défendez dans ce paragraphe (1-2 phrases).
P — Procédé : La citation exacte du texte + le nom du procédé littéraire identifié (1-2 phrases).
E — Effet / Interprétation : L’effet produit sur le lecteur, le sens que cela donne au texte (2-3 phrases).

C’est le cœur du commentaire. Pas de procédé sans effet. Pas d’effet sans citation.

Exemple de paragraphe rédigé (méthode A.P.E.)
[Argument] Le poème sollicite les cinq sens pour créer un univers de plénitude sensorielle.

[Procédé + citation] Baudelaire convoque la vue (« les soleils mouillés / De ces ciels brouillés »), l’odorat (« les plus rares fleurs / Mêlant leurs odeurs ») et le toucher implicite dans la douceur évoquée. L’accumulation de ces sensations crée une synesthésie, procédé cher à Baudelaire, qui fusionne les perceptions dans une expérience totale.

[Effet] Le lecteur est plongé dans un espace qui n’est pas seulement visuel mais charnel, comme si le poème lui-même devenait un paysage habitable. Cette saturation sensorielle transforme le voyage géographique en voyage intérieur, en accord avec la théorie baudelairienne des « correspondances ».

⚠️ Les 3 erreurs les plus courantes dans le développement :

1. La paraphrase : reformuler le texte sans l’analyser. « Le poète dit qu’il veut partir → L’auteur exprime un désir de voyage. » Ce n’est pas de l’analyse.

2. Le catalogue de procédés : lister des figures sans les relier à un sens. « Il y a une métaphore, puis une anaphore, puis une allitération. » Et alors ? Quel effet ?

3. L’oubli des citations : analyser le texte sans jamais le citer. Vos analyses doivent toujours s’appuyer sur des mots précis du texte entre guillemets.

Les transitions entre les axes
Comme en dissertation, une transition relie deux axes :

1. Bilan : « Nous avons montré que le poème construit un univers sensoriel idéalisé. »
2. Pivot : « Mais cette rêverie n’est pas seulement paysagère : elle est intimement liée à la figure de la femme aimée. »
3. Annonce : « C’est ce lien entre paysage et amour qu’il convient d’examiner. »



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🎯 Rédiger la conclusion

Les 3 étapes de la conclusion
1. Bilan des axes (2-3 phrases) : Résumez le parcours de votre analyse (pas les procédés, mais les interprétations).

2. Réponse à la problématique (1-2 phrases) : Comment le texte répond-il à la question posée en introduction ?

3. Ouverture (1-2 phrases) : Rapprochement avec un autre texte du même auteur, du même mouvement, ou abordant le même thème sous un angle différent. Pas de question vague.

Exemple de conclusion
[Bilan] « L’Invitation au voyage » se révèle ainsi bien plus qu’un simple poème de rêverie exotique. Par un jeu de correspondances sensorielles, une fusion de la femme et du paysage, et une musicalité envoûtante, Baudelaire construit un espace poétique où le voyage devient la métaphore d’un Idéal toujours recherché.

[Réponse] Le poème tire sa puissance de cette tension : l’ailleurs rêvé est d’autant plus séduisant qu’il est irréalisable, et c’est la poésie elle-même qui devient le seul vrai voyage.

[Ouverture] On pourrait rapprocher ce poème du « Voyage » qui clôt les Fleurs du mal, où l’invitation se transforme en plongée désespérée « au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau », signe que l’Idéal baudelairien est inséparable du Spleen.



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Grille d’analyse — Aide-mémoire au brouillon

Gardez cette grille en tête pendant votre analyse. Passez chaque catégorie en revue systématiquement.

Catégorie Quoi chercher Questions à se poser
Situation d’énonciation Qui parle, à qui, quand, où, pourquoi Le narrateur est-il impliqué ? Y a-t-il un destinataire explicite ?
Registre Lyrique, pathétique, tragique, comique, satirique, épique, polémique, didactique Quel(s) effet(s) le texte vise-t-il sur le lecteur ?
Champs lexicaux Groupes de mots liés à un même thème Quels thèmes dominent ? S’opposent-ils ?
Figures de style Métaphore, comparaison, personnification, hyperbole, litote, antithèse, oxymore, anaphore… QUEL EFFET produit chaque figure ?
Temps verbaux Présent, imparfait, passé simple, futur, conditionnel, impératif Y a-t-il des ruptures temporelles ? Que signifient-elles ?
Syntaxe Phrases longues/courtes, exclamatives, interrogatives, négatives Le rythme traduit-il une émotion particulière ?
Sonorités Allitérations, assonances, rimes Les sons renforcent-ils le sens ? (harmonie imitative)
Structure Mouvements du texte, progression, chute Le texte progresse-t-il ? Y a-t-il un retournement ?



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Les 8 erreurs les plus fréquentes

# Erreur Comment corriger
1 Paraphraser (reformuler le texte sans analyser) Posez-vous toujours : « COMMENT l’auteur dit-il cela ? » et pas seulement « QUE dit-il ? »
2 Catalogue de procédés sans interprétation Chaque procédé doit être suivi de son EFFET. « Il y a une métaphore → elle crée l’image de… ce qui souligne… »
3 Plan linéaire déguisé (I = début, II = milieu, III = fin) Organisez par AXES thématiques, pas par ordre d’apparition dans le texte.
4 Oublier de citer le texte Chaque analyse doit s’appuyer sur au moins une citation entre guillemets avec indication de vers/ligne.
5 Axe purement thématique (« le thème de l’amour ») Ajoutez la dimension formelle : « Comment l’auteur exprime-t-il l’amour ? Par quels moyens ? »
6 Contresens sur le texte Vérifiez le sens littéral de chaque phrase avant d’interpréter.
7 Introduction sans problématique Formulez toujours une question sur la manière dont le texte fonctionne.
8 Conclusion identique à l’introduction La conclusion résume votre analyse (pas le texte) et apporte un éclairage final.



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Exemple : plan détaillé complet

Texte type bac
Victor Hugo, « Demain, dès l’aube… », Les Contemplations (1856)

Contexte : Poème écrit en mémoire de Léopoldine, fille de Hugo, morte noyée en 1843. Le poète décrit un voyage vers sa tombe.

Problématique : Comment Hugo transforme-t-il un simple récit de voyage en une méditation poignante sur le deuil et l’amour paternel ?

Axe I — Un poème de voyage : le mouvement et la progression
A. Une marche obstinée : verbes de mouvement (« j’irai », « je marcherai »), futur de certitude, anaphore de « je » → détermination du poète.
B. Un itinéraire concret : références géographiques (forêt, montagne, Harfleur), temporalité précise (« demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne ») → ancrage réaliste qui rend le voyage tangible.
C. Un rythme de marche : alexandrins réguliers, enjambements qui imitent le pas, progression du poème qui mime la progression physique.

Axe II — Un voyage intérieur : la méditation du deuil
A. L’enfermement dans la douleur : « je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe, ni les voiles au loin… » → négations accumulées, le monde extérieur est nié. Le poète est aveugle à la beauté, enfermé dans son chagrin.
B. La solitude du deuil : « seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées » → accumulation d’adjectifs et participes, posture de douleur, anonymat qui universalise le deuil.
C. La chute finale : « Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe / Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. » → le « tu » révélé seulement à la fin. Le lecteur comprend rétrospectivement que tout le poème était adressé à la fille morte. Effet de surprise et d’émotion par retardement.

Axe III — La poésie comme tombeau : le poème transfigure la mort
A. Le dialogue avec l’absente : « tu vois, je sais que tu m’attends » → présent qui maintient la morte vivante dans l’espace du poème. La poésie comme lieu de rencontre avec les morts.
B. La nature comme miroir : le paysage du voyage reflète l’état intérieur. L’aube (espoir ?), la nuit (deuil), les fleurs du bouquet final (beauté dans la mort).
C. Le poème lui-même est le « tombeau » littéraire : Hugo inscrit le souvenir de Léopoldine dans la durée de l’œuvre. La poésie vainc la mort en préservant la mémoire.

Checklist avant de rendre votre copie

  • J’ai présenté l’auteur, l’œuvre, le genre et l’extrait dans l’introduction
  • Ma problématique porte sur le COMMENT (la manière), pas seulement le QUOI (le thème)
  • Mes axes mêlent fond (thème) et forme (procédés)
  • Chaque paragraphe suit le schéma Argument → Procédé + Citation → Effet
  • J’ai cité le texte entre guillemets dans chaque sous-partie
  • Je n’ai pas paraphrasé (reformulé sans analyser)
  • Mes transitions relient les axes entre eux
  • Ma conclusion répond à la problématique et propose une ouverture pertinente
  • J’ai sauté des lignes entre les grandes parties
  • J’ai relu l’orthographe et vérifié les citations (20 min minimum)

❓ Questions fréquentes

Commentaire ou dissertation : que choisir au bac de français ?
Le commentaire convient si vous êtes bon en analyse de texte et repérez facilement les procédés littéraires. La dissertation convient si vous avez une bonne culture littéraire (œuvres, mouvements, courants). Au bac de français, le commentaire est souvent le choix le plus sûr car vous avez le texte sous les yeux.
Faut-il connaître l’œuvre complète pour commenter un extrait ?
Ce n’est pas obligatoire mais c’est un atout. Connaître l’œuvre vous permet de situer l’extrait dans son contexte narratif et de faire des rapprochements pertinents. Si vous ne connaissez pas l’œuvre, exploitez à fond le paratexte (chapeau, titre, date).
Faut-il faire 2 ou 3 axes ?
2 axes bien développés (3 sous-parties chacun) valent mieux que 3 axes superficiels. Au bac, 2 axes complets suffisent pour une très bonne note. Si vous avez assez de matière, 3 axes montrent une analyse plus fine. Ne faites jamais 3 axes si le troisième est faible.
Comment éviter la paraphrase ?
Testez chaque phrase que vous écrivez avec cette question : « Est-ce que je pourrais dire la même chose sans avoir lu le texte ? » Si oui, c’est de la paraphrase. L’analyse dit quelque chose que seul le texte permet de voir : un procédé, un effet, un choix d’écriture.
Combien de figures de style faut-il repérer ?
Ce n’est pas une question de quantité. 5 à 8 procédés bien analysés valent mieux que 20 procédés listés sans interprétation. Sélectionnez les plus significatifs — ceux qui contribuent réellement au sens du texte. La qualité de l’analyse prime toujours.

Méthode du commentaire de texte — Bac de français — Cours et Fiches

Dernière mise à jour : février 2026