📖 Glossaire SES Terminale — Tous les Termes à Connaître
Plus de 200 définitions essentielles du programme de SES, classées par chapitre. Chaque terme avec une définition claire et un exemple concret.
💡 Conseil : en SES, une copie qui utilise le vocabulaire précis du programme est toujours mieux notée. Les correcteurs vérifient que vous maîtrisez les concepts clés. Apprenez les définitions, mais surtout entraînez-vous à les reformuler avec vos mots et à les illustrer par un exemple.
📑 Sommaire — 12 Chapitres
📈 1. Sources de la croissance
🌍 2. Commerce international
📉 3. Instabilité financière
🏛️ 4. Politiques économiques EU
💼 5. Marché du travail
⚖️ 6. Marché & concurrence
👥 7. Socialisation
📊 8. Structure sociale
🔒 9. Contrôle social & déviance
🪜 10. Mobilité sociale
✊ 11. Engagement politique
🤝 12. Justice sociale
🌍 2. Commerce international
📉 3. Instabilité financière
🏛️ 4. Politiques économiques EU
💼 5. Marché du travail
⚖️ 6. Marché & concurrence
👥 7. Socialisation
📊 8. Structure sociale
🔒 9. Contrôle social & déviance
🪜 10. Mobilité sociale
✊ 11. Engagement politique
🤝 12. Justice sociale
CH.1
📈 Quels sont les sources et les défis de la croissance économique ?
Le premier chapitre du programme — et souvent le premier sujet du bac.
PIB (Produit Intérieur Brut)
Somme des valeurs ajoutées de toutes les unités de production résidentes sur un territoire pendant un an. C’est l’indicateur principal de la richesse produite.
Le PIB de la France était d’environ 2 800 milliards € en 2023.
Valeur ajoutée (VA)
Richesse réellement créée par une entreprise : VA = Chiffre d’affaires − Consommations intermédiaires.
Un boulanger achète 2 € de farine et vend un pain 3 € → VA = 1 €.
Croissance économique
Augmentation soutenue et durable de la production de biens et services, mesurée par le taux de variation du PIB réel.
PIB réel / PIB nominal
Le PIB nominal est mesuré en prix courants (non corrigé de l’inflation). Le PIB réel est en prix constants (corrigé de l’inflation). Seul le PIB réel mesure l’évolution réelle de la production.
Facteurs de production
Les ressources utilisées pour produire : le facteur travail (heures de travail) et le facteur capital (machines, bâtiments, logiciels).
Productivité globale des facteurs (PGF)
Part de la croissance qui n’est pas expliquée par l’augmentation du travail et du capital. Elle reflète le progrès technique au sens large.
L’informatisation a fait bondir la PGF dans les années 1990.
Progrès technique
Ensemble des innovations (de produit, de procédé, organisationnelles) qui permettent de produire plus ou mieux avec les mêmes ressources.
Croissance endogène
Théorie selon laquelle le progrès technique est un produit de l’activité économique (investissement en R&D, éducation, infrastructures), pas un facteur extérieur. Auteurs : Romer, Lucas, Barro.
Innovation
Mise en application économique d’une invention. Schumpeter distingue 5 types : nouveau produit, nouveau procédé, nouveau marché, nouvelle source de matières premières, nouvelle organisation.
Destruction créatrice
Concept de Schumpeter : les innovations détruisent les anciennes activités pour en créer de nouvelles. Le progrès économique passe par cette dynamique de renouvellement.
Le streaming a détruit le DVD mais créé Netflix, Spotify, etc.
Institutions
Ensemble des règles formelles (lois, droits de propriété) et informelles (normes, confiance) qui encadrent l’activité économique. Des institutions de qualité favorisent la croissance (North).
IDH (Indice de Développement Humain)
Indicateur composite mesurant le développement (pas seulement la richesse) : espérance de vie + niveau d’éducation + revenu par habitant. Compris entre 0 et 1.
Soutenabilité
Capacité de la croissance à ne pas compromettre les ressources des générations futures. Soutenabilité forte : le capital naturel n’est pas substituable. Soutenabilité faible : le capital technique peut remplacer le capital naturel.
Limites du PIB
Le PIB ne mesure pas le travail domestique, le bénévolat, l’économie souterraine, les inégalités, ni les dégradations environnementales.
CH.2
🌍 Quels sont les fondements du commerce international et de l’internationalisation de la production ?
Avantage comparatif
Théorie de Ricardo : un pays a intérêt à se spécialiser dans la production où il est relativement le plus efficace (ou le moins inefficace), même s’il est moins efficace que les autres partout.
Le Portugal produit vin et drap moins cher que l’Angleterre, mais il a un avantage comparatif plus grand dans le vin → il se spécialise dans le vin.
Dotation factorielle
Théorie HOS (Heckscher-Ohlin-Samuelson) : chaque pays se spécialise dans les productions utilisant le facteur dont il est relativement bien doté (travail abondant → produits intensifs en travail).
Commerce intra-branche
Échanges de produits similaires entre pays de même niveau de développement (ex : la France exporte des voitures vers l’Allemagne et en importe). Expliqué par la différenciation des produits et les économies d’échelle.
Commerce inter-branche
Échanges de produits différents entre pays (ex : pétrole contre machines). Expliqué par les avantages comparatifs.
Chaîne de valeur mondiale
Découpage de la production en étapes réalisées dans différents pays. Chaque pays se spécialise dans un segment (conception, assemblage, distribution).
L’iPhone : conçu aux USA, composants coréens/japonais, assemblé en Chine.
Compétitivité-prix
Capacité à proposer des produits à un prix inférieur aux concurrents. Dépend des coûts de production, de la productivité et du taux de change.
Compétitivité hors-prix (structurelle)
Capacité à vendre grâce à la qualité, l’innovation, la marque, le design, le SAV. Ex : Apple vend cher grâce à la compétitivité hors-prix.
Libre-échange
Doctrine économique prônant la suppression des obstacles au commerce (droits de douane, quotas). Défendue par l’OMC.
Protectionnisme
Politique visant à protéger la production nationale de la concurrence étrangère par des droits de douane, quotas, normes, subventions. Argument de l’industrie naissante (List).
Firme multinationale (FMN)
Entreprise qui réalise une partie de sa production à l’étranger via des filiales. Elle effectue des IDE (investissements directs à l’étranger).
CH.3
📉 Comment expliquer les crises financières et réguler le système financier ?
Bulle spéculative
Hausse excessive et auto-entretenue du prix d’un actif, déconnectée de sa valeur fondamentale. Finit toujours par éclater (krach).
Bulle internet (2000), bulle immobilière des subprimes (2007).
Aléa moral
Situation où un agent prend davantage de risques parce qu’il sait qu’il ne supportera pas les conséquences négatives. Lié à l’asymétrie d’information.
Les banques « too big to fail » prennent plus de risques car elles savent que l’État les sauvera.
Risque systémique
Risque qu’un choc localisé (faillite d’une banque) se propage à l’ensemble du système financier par effet de contagion.
Régulation financière
Ensemble des règles encadrant les marchés financiers pour limiter les crises : ratios prudentiels (Bâle III), supervision bancaire, interdiction de certains produits spéculatifs.
Titrisation
Technique consistant à transformer des créances (prêts) en titres financiers revendus sur les marchés. Disperse le risque mais le rend opaque.
Subprimes
Crédits immobiliers à taux variable accordés à des ménages américains peu solvables. Leur défaut de paiement massif en 2007-2008 a déclenché la crise financière mondiale.
CH.4
🏛️ Quelles politiques économiques dans le cadre européen ?
Politique conjoncturelle
Action de court terme pour stabiliser l’économie : politique budgétaire (dépenses/recettes de l’État) et politique monétaire (taux d’intérêt, masse monétaire).
Politique budgétaire
Utilisation du budget de l’État (recettes et dépenses) pour agir sur l’activité. Expansionniste = hausse des dépenses ou baisse des impôts. Restrictive = l’inverse.
Politique monétaire
Action de la banque centrale (BCE en zone euro) sur les taux d’intérêt et la masse monétaire. Taux bas → encourage le crédit et la croissance. Taux hauts → freine l’inflation.
Multiplicateur keynésien
Mécanisme par lequel une hausse des dépenses publiques entraîne une hausse du PIB plus que proportionnelle, via les revenus distribués et redépensés.
Pacte de stabilité et de croissance (PSC)
Règles budgétaires de la zone euro : déficit public < 3% du PIB et dette publique < 60% du PIB. Limite la marge de manœuvre budgétaire des États membres.
Politique structurelle
Actions de long terme visant à transformer les structures de l’économie : réformes du marché du travail, de l’éducation, des retraites, de la concurrence.
Zone monétaire optimale (ZMO)
Théorie de Mundell : une monnaie unique fonctionne si les pays ont des chocs symétriques, une mobilité du travail et des transferts budgétaires. La zone euro ne remplit pas toutes ces conditions.
CH.5
💼 Comment le marché du travail fonctionne-t-il ?
Population active
Ensemble des personnes en âge de travailler qui occupent un emploi (actifs occupés) ou en recherchent un (chômeurs au sens du BIT).
Taux de chômage
(Nombre de chômeurs / Population active) × 100. Au sens du BIT : être sans emploi, disponible et en recherche active.
Chômage structurel
Chômage lié aux structures de l’économie (inadéquation des qualifications, rigidités du marché du travail). Durable, ne disparaît pas avec la reprise.
Chômage conjoncturel
Chômage lié au ralentissement de l’activité économique. Temporaire, se résorbe avec la reprise.
Salaire d’efficience
Théorie selon laquelle les entreprises ont intérêt à payer un salaire supérieur au salaire d’équilibre pour motiver les salariés, réduire le turnover et attirer les meilleurs profils. Conséquence : chômage involontaire.
Asymétrie d’information
Situation où l’une des parties dispose de plus d’informations que l’autre. Sur le marché du travail : l’employeur ne connaît pas parfaitement la productivité du candidat.
Segmentation du marché du travail
Dualisme entre un marché primaire (CDI, bons salaires, protection) et un marché secondaire (CDD, intérim, précarité, faible rémunération).
Négociations collectives
Discussions entre partenaires sociaux (syndicats et organisations patronales) pour fixer les conditions de travail et de rémunération (conventions collectives).
Flexibilité
Capacité d’adaptation de l’entreprise à la demande. Flexibilité externe : CDD, intérim. Flexibilité interne : modulation du temps de travail, polyvalence.
CH.6
⚖️ Comment les marchés imparfaitement concurrentiels fonctionnent-ils ?
Concurrence pure et parfaite (CPP)
Modèle théorique avec 5 conditions : atomicité, homogénéité, libre entrée, transparence, mobilité des facteurs. Rarement réalisé dans la réalité.
Monopole
Situation où un seul offreur est présent sur le marché. Il est « price maker » (fixe le prix). Peut être légal (brevet, concession) ou naturel (coûts fixes énormes).
Oligopole
Marché dominé par un petit nombre d’offreurs qui se surveillent mutuellement. Risque de collusion (entente sur les prix).
Pouvoir de marché
Capacité d’une entreprise à fixer son prix au-dessus du coût marginal. Plus le pouvoir de marché est grand, plus le prix est élevé.
Barrières à l’entrée
Obstacles empêchant de nouvelles entreprises d’entrer sur un marché : brevets, investissements lourds, réglementation, effets de réseau.
L’aviation nécessite des milliards d’investissement → barrière à l’entrée forte.
Externalité
Effet de l’activité d’un agent sur un tiers sans compensation par le marché. Positive (ruche d’abeilles → pollinisation gratuite) ou négative (pollution).
Bien public
Bien non rival (la consommation de l’un ne réduit pas celle de l’autre) et non excluable (on ne peut empêcher personne d’en bénéficier). Ex : éclairage public, défense nationale.
Politique de la concurrence
Ensemble des actions publiques visant à garantir la concurrence : lutte contre les ententes, les abus de position dominante et contrôle des concentrations.
CH.11
✊ Quelles mutations de l’engagement politique dans les sociétés démocratiques ?
Engagement politique
Participation d’un individu à la vie politique : vote, militantisme, manifestation, pétition, boycott, action en ligne.
Participation conventionnelle
Formes d’engagement prévues par les institutions : voter, adhérer à un parti, se présenter aux élections.
Participation non conventionnelle
Formes d’engagement hors du cadre institutionnel : manifestation, grève, boycott, occupation, désobéissance civile, activisme en ligne.
Abstention
Fait de ne pas aller voter. Peut exprimer un désintérêt (abstention dans le jeu) ou une protestation (abstention hors du jeu).
Variables lourdes du vote
Facteurs sociaux qui influencent le vote : classe sociale, religion, âge, diplôme, patrimoine. Elles expliquent les régularités du comportement électoral.
Vote sur enjeu
Vote motivé par les positions des candidats sur des enjeux précis (pouvoir d’achat, immigration, écologie) plutôt que par l’identité sociale de l’électeur. Montée en puissance avec l’individualisation.
Action collective
Action menée par un groupe pour défendre des intérêts communs ou promouvoir une cause. Ex : grève, mouvement social, campagne associative.
Paradoxe de l’action collective (Olson)
Si le bénéfice d’une action est collectif, chaque individu a intérêt à laisser les autres agir sans y participer (passager clandestin). Problème : si tout le monde raisonne ainsi, l’action n’a pas lieu.
Nouveaux mouvements sociaux (NMS)
Mouvements apparaissant depuis les années 1960-70, centrés sur des enjeux culturels et identitaires (féminisme, écologie, droits LGBT) plutôt que sur des revendications matérielles (salaires).
❓ Questions fréquentes
Faut-il apprendre toutes les définitions de SES pour le bac ?
Oui, la maîtrise du vocabulaire est évaluée dans chaque épreuve. Les correcteurs vérifient que vous utilisez les concepts du programme avec précision. Concentrez-vous sur les définitions en gras dans votre manuel et celles listées ici. Reformulez avec vos mots, ne récitez pas.
Comment utiliser une définition dans une copie de SES ?
Intégrez la définition naturellement dans votre argumentation, sans copier-coller une formulation scolaire. Formule type : « La croissance économique, c’est-à-dire l’augmentation soutenue du PIB réel, est mesurée par… ». Ajoutez toujours un exemple concret.
Quels sont les auteurs les plus importants en SES ?
Les incontournables : Schumpeter (innovation, destruction créatrice), Keynes (multiplicateur, intervention étatique), Ricardo (avantage comparatif), Bourdieu (capital culturel, reproduction), Durkheim (socialisation, anomie), Weber (stratification, État), Rawls (justice, voile d’ignorance), Marx (classes, aliénation).
Quelle différence entre SES au bac et SES en prépa ?
Au bac, on attend une restitution organisée des connaissances avec des concepts précis et des exemples. En prépa (ECG), on attend en plus une réflexion critique, des références croisées et une problématisation plus poussée. Le glossaire du bac reste la base.
Peut-on citer des exemples d’actualité au bac de SES ?
Oui, c’est même très valorisé. Les correcteurs apprécient les copies qui illustrent les concepts avec des exemples récents (crise Covid, inflation post-2022, transitions écologiques, réformes des retraites). Cela montre que vous comprenez les concepts et savez les appliquer.
📚 Fiches de SES
📈 Sources de la croissance
🌍 Commerce international
📝 Méthode dissertation SES
📋 Méthode épreuve composée
🪜 Mobilité sociale
🏠 Tous les cours de lycée
Glossaire SES Terminale — Cours et Fiches
Dernière mise à jour : février 2026


CH.7
👥 Comment la socialisation contribue-t-elle à expliquer les différences de comportement ?