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♠️ En bref
Le continuation bet (c-bet) est la mise que vous faites au flop après avoir été le dernier relanceur préflop. C’est l’une des armes les plus fréquentes et les plus rentables du poker — mais aussi l’une des plus mal utilisées. Trop de joueurs c-bet « par automatisme » sur chaque flop, sans réfléchir à la texture du board ni au range adverse. Cette fiche vous apprend quand miser, quel sizing utiliser, et quand checker.
Pré-requis : avoir lu les positions, les mains de départ et le 3-bet.
Sommaire
- Qu’est-ce qu’un continuation bet ?
- Pourquoi le c-bet fonctionne
- Les textures de board
- Sizing du c-bet selon la texture
- Quand c-bet (et quand ne pas c-bet)
- L’art du check : quand ne pas miser
- C-bet en pot multiway
- Le double barrel (mise au turn)
- Le triple barrel (mise à la river)
- Défendre face au c-bet
- Les erreurs fréquentes
- Questions fréquentes
1. Qu’est-ce qu’un continuation bet ? 📖
Le continuation bet (c-bet, parfois écrit « cbet ») est une mise faite au flop par le joueur qui a été le dernier agresseur préflop — c’est-à-dire celui qui a relancé (open raise) ou surrelancé (3-bet) en dernier.
Exemple : vous ouvrez à 2,5 BB depuis le CO avec A♠ J♦. Seule la BB défend. Le flop tombe K♣ 8♠ 3♦. Vous misez — c’est un c-bet. Vous « continuez » l’agression initiée préflop.
Pourquoi « continuation » ? Parce que vous poursuivez (continue) l’histoire racontée préflop. En relançant préflop, vous avez représenté une main forte. En misant au flop, vous maintenez cette pression — que vous ayez touché le flop ou non.
2. Pourquoi le c-bet fonctionne 💡
Le c-bet est rentable pour 3 raisons combinées :
Raison 1 : L’adversaire rate le flop la plupart du temps
Avec des cartes non-pairées, un joueur ne touche aucune paire au flop que ~2 fois sur 3 (67%). Cela signifie que la majorité du temps, votre adversaire n’a rien — et une mise suffit à le faire coucher.
Raison 2 : Vous avez l’initiative
En tant que relanceur préflop, vous êtes perçu comme ayant un range plus fort que le caller. L’adversaire respecte cette image : quand vous misez, il doit se demander si vous avez touché — alors que lui sait souvent qu’il n’a rien.
Raison 3 : Vous gagnez de 2 façons
Avec un c-bet, vous gagnez soit parce que l’adversaire se couche (fold equity), soit parce que vous avez la meilleure main (value). Même un c-bet bluff qui ne fonctionne que 50% du temps peut être rentable si le sizing est petit (voir section sizing).
3. Les textures de board 🎨
La texture du board est le facteur n°1 qui détermine si vous devez c-bet ou checker. Tous les flops ne se valent pas.
Boards secs (dry)
Peu ou pas de tirages possibles. Les cartes ne sont ni connectées ni de la même couleur.
Exemples : K♠ 7♦ 2♣ · A♦ 8♣ 3♠ · Q♠ 5♦ 2♥
Caractéristiques : très peu de combinaisons de tirages. L’adversaire a touché ou n’a pas touché — peu de zones grises. Favorable au c-bet car le range du caller contient beaucoup de mains qui n’ont rien connecté.
Boards humides (wet / drawy)
Beaucoup de tirages possibles : cartes connectées, cartes de la même couleur, ou les deux.
Exemples : 8♥ 9♥ T♣ · J♠ T♠ 7♦ · 6♥ 7♥ 8♣
Caractéristiques : tirages quinte, tirages couleur, combo draws. Le range du caller a souvent connecté d’une manière ou d’une autre. Moins favorable au c-bet — l’adversaire ne fold pas aussi facilement.
Boards à cartes hautes (high card boards)
Exemples : A♠ K♣ 5♦ · K♠ Q♥ 3♣ · A♦ J♠ 8♣
Caractéristiques : ces boards favorisent le range de l’agresseur préflop. L’ouvreur a plus d’As, de Rois, de Dames dans son range que le caller. C’est ce qu’on appelle un « avantage de range ». Très favorable au c-bet — même avec un petit sizing.
Boards à cartes basses (low card boards)
Exemples : 5♠ 4♦ 2♣ · 7♥ 6♣ 3♦ · 8♠ 5♦ 3♣
Caractéristiques : ces boards favorisent davantage le caller, qui défend souvent avec des petites paires, des connecteurs et des cartes basses que l’ouvreur n’a pas dans son range. Moins favorable au c-bet.
Boards pairés
Exemples : K♠ K♦ 4♣ · 8♣ 8♦ 3♠ · 5♥ 5♣ J♦
Caractéristiques : quand le board est pairé, il y a moins de combinaisons de mains fortes possibles (brelan, full). Le range du caller a rarement touché. Très favorable au c-bet à petit sizing — l’adversaire ne peut presque jamais avoir quelque chose.
4. Sizing du c-bet selon la texture 📏
Le sizing du c-bet n’est pas « une taille unique ». Il doit s’adapter à la texture du board.
| Texture du board | Sizing recommandé | Fréquence de c-bet | Logique |
|---|---|---|---|
| Sec, cartes hautes (K♠ 7♦ 2♣) | 25-33% du pot | Très élevée (70-90%) | L’adversaire rate souvent. Un petit sizing suffit pour faire fold et minimise le risque |
| Pairé (8♣ 8♦ 3♠) | 25-33% du pot | Très élevée (75-90%) | Personne n’a rien la plupart du temps. Misez petit avec tout votre range |
| Sec, cartes basses (5♠ 4♦ 2♣) | 33-50% du pot | Moyenne (40-60%) | Le caller a plus de petites cartes. Soyez sélectif — checkez parfois |
| Moyennement drawy (Q♥ 9♣ 6♠) | 50-66% du pot | Moyenne (50-65%) | Plus de tirages = besoin de donner de pires cotes. Misez plus gros mais pas avec tout |
| Très drawy (8♥ 9♥ T♣) | 66-80% du pot | Basse-moyenne (30-50%) | L’adversaire a souvent connecté. Ne misez qu’avec des mains solides ou des tirages forts |
| Monotone (3 cartes même couleur) | 33-50% du pot (si vous c-bet) | Basse (25-40%) | Tout le monde a peur de la couleur. Checkez souvent — même avec des bonnes mains |
💡 Tendance moderne : le poker résolu par solveur montre une tendance claire — sur les boards secs et à cartes hautes, la stratégie optimale est souvent de c-bet petit (25-33%) avec une fréquence très élevée (voire 100% du range). Sur les boards drawy, c’est l’inverse : c-bet plus gros mais moins souvent, en sélectionnant mieux vos mains.
5. Quand c-bet (et quand ne pas c-bet) ✅❌
C-bet quand…
- Vous avez touché le board : top paire, overpair, brelan, deux paires → misez pour value
- Le board est sec et haut : A-8-3, K-7-2 → vous avez un avantage de range, misez petit avec tout
- Vous avez un tirage fort : flush draw, OESD, combo draw → semi-bluff, vous gagnez de 2 façons
- Le board est pairé : J-J-5, 8-8-3 → personne n’a rien, misez petit automatiquement
- Vous êtes en position heads-up : en 1 contre 1 avec la position, le c-bet est très puissant
Ne c-bet PAS quand…
- Le board est très drawy et vous n’avez rien : 8♥ 9♥ T♣ avec A♠ 2♦ → vous n’avez ni paire, ni tirage, ni equity. Check-fold
- Le board favorise le range du caller : 5-4-3 quand vous avez ouvert UTG → votre range contient peu de petites cartes
- Vous êtes en pot multiway : en 1 contre 2 ou 3, la probabilité que quelqu’un ait touché est beaucoup plus élevée
- Votre main a une bonne showdown value mais rien de plus : 9♠ 9♦ sur A♣ K♦ 7♠ → votre main peut gagner au showdown si vous checkez, mais ne sera payée que par mieux si vous misez
- L’adversaire est un calling station : quelqu’un qui ne fold jamais face au c-bet rend vos bluffs inutiles. Ne misez que pour value
6. L’art du check : quand ne pas miser 🤫
Beaucoup de joueurs perçoivent le check comme un signe de faiblesse. C’est faux. Checker fait partie intégrante d’une stratégie équilibrée.
Pourquoi checker est parfois meilleur
Protéger votre range de check : si vous ne checkez que quand vous n’avez rien, l’adversaire le sait et attaquera systématiquement. En checkant aussi avec des bonnes mains (overpair sur board drawy, set sur board monotone), vous rendez votre range de check imprévisible.
Pot control : avec une main de force moyenne (paire moyenne, bottom pair), vous ne voulez pas construire un gros pot. Checker permet de garder le pot petit et d’atteindre le showdown sans trop investir.
Piéger (slow-play sélectif) : sur un board très sec (K♠ 7♦ 2♣) avec un set de 7, checker peut être meilleur que miser — l’adversaire n’a rien et ne paiera pas un c-bet. En checkant, vous lui donnez une chance de bluffer au turn, ou de toucher quelque chose qu’il paiera.
Mains à checker sur certaines textures
| Votre main | Board | Action | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| A♠ K♦ (overcards) | 8♥ 5♣ 3♦ | Check (souvent) | Vous avez manqué le board. AK a une bonne showdown value — pas besoin de bluffer et de se faire check-raise |
| Q♠ Q♦ (overpair) | J♥ T♥ 8♣ | Check (parfois) | Board extrêmement drawy. Miser gros risque d’être check-raisé par un combo draw. Checker protège votre range |
| 7♠ 7♦ (set) | K♣ 7♥ 2♠ | Check (souvent) | Board ultra-sec. L’adversaire n’a presque jamais quelque chose. Laissez-le bluffer au turn |
| A♥ 9♥ (nut flush draw) | K♥ 6♥ 2♣ | Check ou bet (mixte) | Vous pouvez c-bet comme semi-bluff OU checker pour caller un éventuel bet adverse et voir le turn |
7. C-bet en pot multiway 👥
Le c-bet en pot multiway (3 joueurs ou plus) est fondamentalement différent du c-bet en heads-up.
Pourquoi c’est différent
- Plus d’adversaires = plus de chances que quelqu’un ait touché : avec 2 adversaires, la probabilité qu’au moins un ait connecté le board est beaucoup plus élevée
- L’un d’eux peut check-raise : en multiway, un joueur peut checker avec une main forte en attendant que vous misiez, puis relancer
- Votre fold equity diminue : il faut que TOUS les adversaires se couchent pour que votre bluff fonctionne
Règles en multiway
- Réduisez drastiquement votre fréquence de c-bet : de ~60-70% en heads-up à ~25-35% en multiway
- Ne c-bet que pour value ou avec des tirages très forts : top paire top kicker+, overpair, combo draws
- Abandonnez les « air bets » : c-bet avec rien (pur bluff) en multiway est rarement rentable
- Le sizing peut rester similaire : 50-66% du pot avec vos mains de value
8. Le double barrel (mise au turn) 📈
Le double barrel est un c-bet au turn après avoir c-bet au flop. C’est la continuation logique de votre histoire — mais tous les turns ne justifient pas une deuxième mise.
Quand double barrel
Vous avez toujours la meilleure main : overpair sur un board qui n’a pas changé (ex : vous avez KK sur J-7-2, le turn est un 4 → misez pour value).
Le turn améliore votre range : un As ou un Roi tombe au turn → c’est une « scare card » qui favorise votre range d’ouvreur plus que le range du caller.
Le turn vous donne un tirage : vous aviez c-bet au flop avec overcards, et le turn vous donne un flush draw ou un OESD → double barrel en semi-bluff.
Le turn complète un tirage évident et vous pouvez le représenter : la 3ème carte d’une couleur tombe → vous pouvez représenter la couleur même si vous ne l’avez pas (bluff).
Quand ne pas double barrel
Le turn est une « brique » et vous n’avez rien : si le turn ne change rien et que vous bluffez depuis le flop sans tirage, abandonner est souvent correct.
L’adversaire a montré de la force : s’il a suivi votre c-bet sur un board drawy, il a probablement quelque chose. Un deuxième barrel sans main forte est risqué.
Sizing du double barrel : généralement 60-75% du pot. Plus gros que le c-bet flop car le pot a grossi et vous devez maintenir la pression.
9. Le triple barrel (mise à la river) 🎯
Le triple barrel est la mise sur les 3 streets : flop, turn ET river. C’est le « gros jeu » — le plus coûteux quand ça échoue, mais le plus dévastateur quand ça fonctionne.
Triple barrel pour value
Avec une main forte (overpair+, top paire top kicker sur un board favorable, brelan, couleur, quinte), misez 3 streets pour extraire le maximum. L’adversaire avec une main décente (deuxième paire, top paire kicker moyen) paiera souvent 3 mises.
Sizing river : 60-100% du pot. Plus gros que les streets précédentes car c’est votre dernière chance d’extraire.
Triple barrel en bluff
Le triple barrel bluff est réservé aux situations spécifiques :
- Votre ligne raconte une histoire crédible : vous avez c-bet flop et barrel turn de façon cohérente, et la river complète un tirage que vous pouvez représenter
- L’adversaire a un range « cappé » : s’il n’a fait que suivre (jamais relancé), il a rarement une main très forte. Il est plus susceptible de coucher face à une grosse mise river
- La river est une « scare card » : un As, un Roi, ou la complétion d’un tirage évident
⚠️ Attention : le triple barrel bluff est le play le plus risqué du poker. Si l’adversaire call, vous perdez 3 streets de mises. Ne le tentez que quand vous avez une raison stratégique claire — jamais par frustration ou par ego.
10. Défendre face au c-bet 🛡️
Quand vous avez suivi un open préflop et que l’adversaire c-bet au flop, vous avez 3 options : fold, call, ou raise (check-raise).
Principes de défense
Ne foldez pas trop souvent : si vous fold 70%+ face aux c-bet, tout adversaire compétent c-bet 100% de son range et vous imprime. Visez un fold de ~40-55% selon la texture.
Utilisez le check-raise : le check-raise est votre arme la plus puissante en défense. Avec des sets, des deux paires, et des tirages forts (semi-bluff), le check-raise met une pression énorme sur l’adversaire et construit le pot quand vous avez l’avantage.
Flat call avec vos mains moyennes : top paire kicker moyen, deuxième paire, tirages — ces mains ne sont pas assez fortes pour raise mais trop fortes pour fold.
Que faire selon votre main
| Votre main | Action | Pourquoi |
|---|---|---|
| Set, deux paires+ | Check-raise (la plupart du temps) | Construisez le pot quand vous avez la meilleure main |
| Top paire bon kicker | Call (généralement) | Trop fort pour fold, pas assez pour raise (sauf sur board sec) |
| Flush draw / OESD | Check-raise (semi-bluff) ou call | Le check-raise ajoute la fold equity à l’equity du tirage |
| Deuxième paire, troisième paire | Call (sur boards secs) / Fold (sur boards drawy avec gros sizing) | Dépend du sizing et de la texture |
| Gutshot | Call (si les cotes le permettent) / Fold | Seul 4 outs — besoin de bonnes cotes implicites |
| Rien (air) | Fold | Pas assez d’equity pour call. Gardez vos jetons pour de meilleurs spots |
11. Les erreurs fréquentes 🚫
Erreur 1 : C-bet 100% des flops
L’ère du « always c-bet » est révolue. Les joueurs modernes check-raise et float (call pour bluffer plus tard) de façon bien plus efficace. C-bet 100% sur tous les flops vous expose à des check-raises fréquents et vous fait perdre de l’argent avec vos bluffs sur les boards défavorables. Adaptez votre fréquence à la texture.
Erreur 2 : Même sizing sur tous les boards
Miser 66% du pot sur K♣ 7♦ 2♠ (board sec) est trop gros — un sizing de 25-33% fait le même travail pour moins de risque. À l’inverse, miser 25% sur 8♥ 9♥ T♣ (board drawy) est trop petit — les tirages ont de bonnes cotes pour suivre. Adaptez le sizing à la texture.
Erreur 3 : C-bet en multiway comme en heads-up
En multiway, votre c-bet doit être beaucoup plus sélectif. Miser avec top paire faible kicker en pot à 3 joueurs est une erreur — quelqu’un a probablement mieux. Resserrez votre range de c-bet en multiway.
Erreur 4 : Ne jamais check-raise en défense
Si vous ne check-raise jamais, vous devenez exploitable. L’adversaire sait que quand vous checkez, vous abandonnez — et il c-bet avec impunité. Le check-raise (avec des mains fortes ET des semi-bluffs) est essentiel pour vous défendre.
Erreur 5 : Double barrel sans plan
Beaucoup de joueurs c-bet au flop, puis « automatiquement » misent au turn sans raison. Si le turn ne change rien et que vous bluffez toujours, demandez-vous : « Pourquoi l’adversaire va-t-il se coucher maintenant s’il n’a pas fold au flop ? ». Chaque barrel doit avoir une raison stratégique.
Erreur 6 : Abandonner trop vite quand on est check-raisé
Être check-raisé fait peur — mais coucher systématiquement face au check-raise transforme chacun de vos c-bet en cadeau. Avec top paire bon kicker et des tirages forts, vous devez parfois call ou même 3-bet le check-raise.
Questions fréquentes ❓
Quelle est une bonne fréquence de c-bet ?
En 6-max cash game en heads-up, une fréquence globale de 55-65% est saine. Mais cette moyenne masque de grandes variations par texture : 80-90% sur les boards secs à cartes hautes, 30-40% sur les boards très drawy. En multiway, descendez à 25-35%.
Faut-il toujours c-bet quand on a touché le flop ?
Non. Toucher le flop ne signifie pas automatiquement miser. Avec un set sur un board ultra-sec et un seul adversaire, checker est souvent meilleur car l’adversaire n’a rien à payer. Avec top paire sur un board drawy, miser est presque toujours correct pour protéger votre main.
C-bet en position vs hors de position : quelle différence ?
En position (IP) : vous c-bet plus souvent car si l’adversaire check le turn, vous pouvez checker back et voir la river gratuitement. Vous contrôlez le pot.
Hors de position (OOP) : c-bet moins souvent car si l’adversaire call, vous devez agir en premier au turn sans information. Votre range de c-bet doit être plus fort et plus sélectif.
Comment savoir si un adversaire c-bet trop souvent ?
En ligne, vérifiez la stat « C-bet Flop % » dans votre HUD. Au-dessus de 75%, le joueur c-bet probablement trop — exploitez-le en check-raise plus souvent et en float (call avec l’intention de bluffer au turn). En live, observez : s’il mise à chaque flop, c’est un signal.
Le c-bet change-t-il en pot 3-bet ?
Oui, significativement. Dans un pot 3-bet, le SPR (Stack-to-Pot Ratio) est plus faible — les tapis sont plus engagés par rapport au pot. Cela signifie que les mises engagent plus rapidement votre stack. Le c-bet en pot 3-bet utilise souvent un sizing de 25-33% du pot car le pot est déjà gros, et la fréquence de c-bet est plus élevée car le 3-betteur a un avantage de range plus marqué.
Qu’est-ce qu’un « delayed c-bet » ?
Un delayed c-bet (c-bet retardé) consiste à checker le flop, puis miser le turn. C’est utile quand le flop ne favorise pas un c-bet immédiat mais que le turn améliore votre range ou apporte une scare card. C’est un outil puissant car l’adversaire ne s’y attend souvent pas — il pense que vous avez abandonné au flop.
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